La chansonnette [12]

Gilles Servat
Gwerz Marv Pontkallek (Histoire de la mort de Pontcallec)
1972

Hier soir, Arte a diffusé Que la fête commence, ce film de 1975 dans lequel Bertrand Tavernier évoque la Régence, alors que Louis XV était encore un marmouset. Le régent, sous les traits de Philippe Noiret, est confronté à une forme de cabale antifiscale venue de Bretagne, menée par un nobliau local : le marquis de Pontcallec (interprété par Jean-Pierre Marielle), qui rêve de renverser le régent voire qui imagine une république de Bretagne. Cet épisode des débuts du XVIIIe siècle est généralement connu sous le nom de « conspiration de Pontcallec ». Mal ficelée, la conspiration échoue et les meneurs sont décapités à Nantes en 1720. Cette scène intervient à la fin du film, et l’on entend alors la voix, en breton, de Gilles Servat. Servat avait, en effet, raconté la mort de Poncallec trois ans plus tôt, sur l’album très militant intitulé « La Blanche Hermine ».

Hitchcock au pied de l’Acropole

Athènes n’est pas la mecque du street art comme est en train de le devenir Rome. Néanmoins, même si les grands noms en semblent absents, Athènes laisse parfois découvrir quelques jolies petites choses, comme ce panneau consacré à Hitchcock sur des tôles ondulées, à fort peu d’encablures de l’Acropole. Sur la partie gauche de l’œuvre, on reconnait Psychose … :

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Les Oiseaux au centre … :

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… et La mort aux trousses à droite :

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Faut pas prendre les bouseux pour des culs-terreux (et inversement)

affichePromised Land
Film de Gus Van Sant (2012)

Disons-le d’emblée : ce n’est pas le meilleur film de Gus Van Sant. Dotée d’une morale un peu gnangnan, avec un happy end attendu et trop américain pour conclure un grand film, Promised Land peut décevoir. Néanmoins, l’histoire qu’il raconte, et que servent fort bien Matt Damon, assez peu à l’aise dans ses pompes, et Frances McDormand, qui a la froideur et la distance de ceux pour qui « tout ceci n’est qu’un job », met le doigt sur un certain nombre de problématiques actuelles : l’environnement, la misère et ceux qui l’exploitent, la manipulation.
De quoi s’agit-il donc ? nos deux héros sont expédiés par une compagnie exploitant du gaz de schiste dans un bled paumé de Pennsylvanie, tellement paumé « qu’on se croirait dans le Kentucky ». Le but de leur mission est de convaincre, moyennant dollars, les habitants de la commune de leur céder des terres afin de réaliser les forages qui libèreront le gaz de schiste et feront couler l’or et la félicité aux pieds des habitants pour l’instant sans le sou.
Nos deux personnages pensent que la chose sera facile : des gens de la campagne, pas plus éveillés qu’un banc d’huîtres, et en plus suffisamment pauvres pour accepter le gain immédiat, du genre qui ne réfléchit pas plus loin que le bout du capot de son tracteur. Pour faire passer la pilule, ils s’habillent local, avec chemise à carreaux pour monsieur, et tentent de s’insérer dans ce microcosme rural qu’ils sous-estiment.
Mais le bât blesse vite. Un retraité de chez Boeing et d’autres habitants de la petite ville ont entendu parler de l’extraction du gaz de schiste, ils connaissent la fracturation hydraulique : et oui, Matt Damon et Frances Mc Dormand l’apprennent à leurs dépens, à la campagne aussi, on connait Google et on sait s’en servir. La plus grande crainte des deux héros est qu’un écolo quelconque fourre son nez dans cette affaire. Ecolo qui, bien sûr, ne manque pas d’arriver. Et là, un grand jeu de « qui manipule qui » se met en place. Même si sa conclusion est un peu téléphonée, cela reste un des meilleurs ressorts du film.
Au final : une fable avec une morale à la fin, jouée avec finesse. Et même si on sent bien que ce n’est pas du grand Gus Van Sant, on se laisse facilement emporter jusqu’à la 103e minute.

Rediffusion ce soir, à 20 h 50, sur Canal+ Décalé

La fillette et la bicyclette

WADJDA
Film de Haifaa Al-Mansour

l'afficheL’histoire de cette femme saoudienne qui parvient à tourner un film, et en plus à le réussir, a suffisamment fait le buzz pour que le cinéma Utopia de Bordeaux soit obligé de programmer Wadjda dans une salle beaucoup grande que celle qui était initialement prévue. Ce succès est pleinement justifié tant ce film est subtil, optimiste et même franchement drôle, abordant avec une grande délicatesse toute l’hypocrisie de la dictature saoudienne et les conditions de vie délirantes imposées aux femmes.
Wadjda est donc une mouflette d’une douzaine d’années, une pré-ado en baskets n’ayant pas la langue dans sa poche. Elle s’oppose avec naïveté à la société machiste dans laquelle elle vit, sans comprendre pourquoi c’est une honte d’être une femme dans ce pays-là. Fuir devant les hommes, devoir se cacher, ne pas oser ce que font les hommes. Parmi ces actes typiquement masculins, il y a le vélo. Les filles n’y ont pas droit : c’est impudique et ça rend stérile. Or Wadjda est amie avec le jeune Abdallah, un minot de son âge ou un poil plus jeune, beau comme un cœur. Et Abdallah a un vélo, avec des rubans accrochés au guidon et qui volent dans le vent. Wadjda aimerait faire la course avec Abdallah. C’est son objectif, celui pour lequel elle est prête à tout.
Wadjda est un film sur l’enfance, sur une certaine forme d’insouciance. La gamine découvre à ses dépens qu’il n’est pas toujours bon de dire la vérité aux adultes. C’est aussi un film féministe, ce qui transparait nettement dans les relations qu’elle a avec sa mère, en particulier à la fin du film. Celle-ci est confrontée au quotidien à la brutalité légale des hommes, du chauffeur qui lui parle comme à un chien, à son mari qui convole en justes deuxièmes noces. C’est là toute la force de ce film : nous faire toucher du doigt la réalité de cette société ultra-religieuse, tout en nous faisant sourire et même rire (les scènes dans lesquelles Wadjda négocie pour acheter le vélo interdit ou pour se procurer la somme nécessaire sont à se tordre de rire).

Pour conclure, voici la bande-annonce du film :

 

Le défi des graffeurs

GIMME THE LOOT
Film d’Adam LEON

l'afficheSofia et Malcolm sont deux potes, deux graffeurs qui laissent leurs marques à la bombe sur les murs en hauteur de New York City, du street art comme j’aime. Partenaires, comme ils se décrivent eux-mêmes, ils se lancent un défi après avoir été écœurés de constater que leur œuvre avait été taguée par des minables tout juste bons à tracer des virgules de merde. Pour réussir ce défi, il leur faut graisser la patte à un gardien de stade, et ils n’ont que quelques heures pour trouver le blé.
Le film file vite, peut-être caméra sur l’épaule, dans les rues du Bronx, du Queens et de Manhattan, avec leurs habitants et leurs habitudes. Petite galerie de portraits au passage, qui nous montre que nos deux loustics, malgré la bonne volonté qu’ils y mettent, ne seront jamais ni des truands ni des méchants. D’où le désespoir de Malcolm, amoureux au premier regard, qui se laisse embobiner par une bourgeoise apprentie pétasse et néanmoins adepte de certains produits végétaux que la police fédérale réprouve.
Le film, tourné avec peu de dollars mais un enthousiasme contagieux, nous offre 1 h 20 de balade dans New York ainsi qu’une jolie histoire, avec de l’amitié et des chaussures de sport.

Street art [16]

Le grain de sable dans l’engrenage

We want sex equality
Film de Nigel COLE

1968. Il fait chaud en Angleterre ce printemps-là. Dans l’atelier de sellerie d’une gigantesque usine Ford, les nénettes (seules femmes de l’usine) ôtent la chemise et bossent en soutif pour pallier l’effet de la chaleur. Rien de sexy là-dedans, mais leur atelier est, comme le dit un acteur du film, un « taudis ». Pas d’autre mot. Mais quoi, on va pas se battre pour des nanas. Pourtant, sans elle, la Ford Cortina, alors produit phare de la marque, n’aura ni siège ni garniture de portière. Autant dire que la production peut s’arrêter net.
Une poignée d’ouvrières, donc, menées par Rita O’Grady (interprétée par Sally Hawkins, jolie bouille et faux airs d’Ariane Ascaride dans Marius et Jeannette), prennent conscience de l’inégalité des salaires hommes / femmes, à une époque où, s’il est enfin envisageable qu’une femme soit ministre, il semble incongru qu’elle puisse réclamer davantage qu’être bien traitée par son mari, faut déjà qu’elle s’estime fort privilégiée s’il ne la bat pas.
Ce combat, qui aurait pu donner un film larmoyant et lourdaud, aboutit à une jolie comédie, au rythme soutenu, sans trahir un seul instant le propos initial. L’interprétation sans fausse note, jusque dans les seconds, troisièmes rôles et au-delà (les assistants de la ministre sont ainsi un poème à eux seuls !), permet à la fois de passer un excellent moment de cinéma, et de prendre conscience de la nécessité du combat féministe. En effet, si les lois européennes accordent aux femmes les mêmes salaires que les hommes, on sait bien que le combat réel est loin d’être gagné.

Franges, bandeau et nattes

True Grit (film de Joel et Ethan COEN)

Il y eut autrefois un True Grit avec John Wayne, même histoire mais autre manière de la raconter, je ne l’ai pas vu : je n’aime pas les westerns, enfin pas trop, enfin ça dépend. Par contre, les films des frères Coen ne m’ont pas à ce jour déçue, et une fois de plus la magie a opéré.
Les franges, ce sont celles de la tenue folklorique d’un Texas ranger interprété par Matt Damon, décidément capable de tout jouer, y compris un type un peu lourdaud et franchement chauvin, préférant son Texas natal à toute autre contrée au monde, et dont ici le personnage répond au nom de LaBoeuf, ce qui donne un délectable « Lebif » en VO. Le bandeau, c’est celui qui couvre l’œil du personnage interprété par Jeff Bridges, pochard de compétition, hargneux dès qu’il s’agit de mettre la main et le flingue sur un dangereux criminel moyennant un nombre significatif de dollars. Ces dollars sont en l’occurrence fournie par une gamine de 14 ans, désirant à tout prix venger la mort de son père : les nattes, ce sont les siennes. Une tchatche d’enfer, à tel point que quiconque négociant avec elle est sûr d’y laisser des plumes. Les deux mecs manient les flingues, elle manie la rhétorique, et parvient à accompagner les deux loustics dans la quête de l’assassin du papa, même si elle est encore en âge de recevoir une bonne fessée quand elle désobéit.
Au final, un vrai grand film d’aventure, avec les paysages de l’Arkansas, les rebondissements à la Indiana Jones (Spielberg n’est pas producteur de True Grit pour rien), les plans en plongée magnifiquement maîtrisés. Une histoire qui tient en haleine jusqu’au bout, de l’ours à cheval jusqu’au feu de bois en pleine nuit tandis que nos deux héros racontent leurs souvenirs de la guerre de Sécession, au moins ça dépayse !

What’s new ? [vendredi 10 décembre 2010, 8 h 10]

  • Une remise du prix Nobel de la Paix sans son lauréat ni personne pour le représenter : même la Birmanie n’a pas fait cela, laissant partir à Oslo un membre de la famille de Aung San Suu Kyi. Plusieurs journaux reviennent sur le sujet aujourd’hui, honte sur la Chine, mais un seul en France, à ma connaissance, fait sa une sur le sujet : La Croix (illustration ci-contre). J’ai par contre choisi de mettre en lien un article du Washington Post traduit et publié par Courrier International avant-hier : la Chine du XXIe siècle représentée par une chaise vide ?
  • Puisque nous parlons de dissidents, j’apprends en parcourant le site des Inrocks que la prochaine héroïne de Luc Besson sera Aung San Suu Kyi.
  • Finissons cette note de manière superficielle, histoire de bien commencer la journée en affrontant les frimas avec enthousiasme : Hiver précoce, le retour en force du pot-au-feu (Le Télégramme).

What’s new ? [mercredi 27 octobre 2010, 10 h 15]

What’s new ? [jeudi 1er juillet 2010, 7 h 40]

—> Illustration : un tuyau du chauffage central urbain, banal à Berlin, soit en bleu comme ici, soit en rose pour les filles, photographié sur Unter den Linden en décembre 2008.

What’s new ? [jeudi 25 février 2010, 9 h 05]

  • Une idée de voyage : redécouvrez New York (Libé).
  • L’article est paru il y a une semaine dans le Daily Telegraph et son auteur voit dans chaque Français mâle et parisien un coureur de jupons ne regardant chez la femme que la partie communément appelé « fessier »: tous des pervers et des cochons (Courrier International).
  • Si un film cartonne au box-office, ce n’est pas grâce à son scénario, sa mise en scène ou le talent de ses acteurs, mais parce-qu’il obéit à des règles mathématiques précises : une formule pour les films à succès (Sciences&Avenir).

—> Illustration : affiches de films classés parmi les 50 films qui ont rapporté le plus d’argent depuis 1937  (classement wikipedia, établi en tenant compte de l’inflation, et qui donc place Autant en emporte le vent au 1er rang, et non Avatar, tout de même classé 3e alors qu’il est encore en salle actuellement).

What’s new ? [mercredi 4 novembre 2009, 18 h 30]

  • Redim-0La mort de Claude LEVI-STRAUSS fait la une de la plupart des journaux aujourd’hui, celle de Libé, accompagnée d’un très long papier, est superbe d’émotion et de sobriété. Sciences&Avenir rend hommage à sa manière à ce grand bonhomme, en re-publiant un article que la rédaction du magazine lui avait consacré il y a un an : les 100 ans d’un géant.
  • Les films allemands, malgré des productions de qualité et quelques succès publics mérités, restent peu connus hors d’Allemagne : le cinéma allemand entre ivresse et gueule de bois (La Libre Belgique).
  • Que faire contre la plaie des bouchons en ville ? je dirais bien : « prendre le bus », mais ça ne ferait pas un article bien long. 4 idées publiées par LePost, puisées à Londres, à Séoul, en Suisse et à Paris.

What’s new ? [vendredi 23 octobre 2009, 17 h 40]

  • Un fait divers pas banal : occupés à discuter, des pilotes oublient d’atterrir (Nouvel Obs) et se rendent compte de leur bévue après avoir fait faire 240 km en trop à leur A320 reliant San Diego à Minneapolis. Heureusement qu’il restait assez de kérosène !
  • Le cinéma coréen semble renaître de cendres dont je n’avais pas connaissance, mais on ne peut pas être au courant de tout : renaissance ou décadence du cinéma coréen ? (Courrier International), ou le retour du vieux débat « quantité contre qualité ».
  • C’était bien avant le mp3. Même bien avant les CD, c’est dire si c’est vieux. Slate a collecté les photos Magnum : 33 tours et puis s’en vont.

Le coup de poing

logoEVENTO (1ère biennale d’art contemporain – Bordeaux – 9 au 18 octobre 2009)

Amos GITAÏ, Citations

Le coup de poing. C’est exactement ce que j’ai ressenti en entrant dans la base sous-marine, peut-être le contraste de ce lieu très sombre avec la belle journée ensoleillée du dehors (mais cette expo était encore plus percutante, voire angoissante, la nuit). Plus sûrement le volume sonore, très au-delà de ce que mes oreilles ont l’habitude d’entendre.

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Je connais assez mal le cinéma d’Amos GITAÏ, j’avoue. C’était donc aussi une découverte, qui vaut autant par les films, quelque soit leur niveau de violence (ce docu sur Alessandra Mussolini, avec la foule scandant Mu-sso-li-ni ad libitum, stressant), que par le décor. Des extraits de films qui tournent en boucle, projetés en grande partie sur le béton brut et délabré d’une base sous-marine où quelques objets rouillés sont encore agrippés. La photo ci-dessus ne rend pas grand chose, c’était un peu ambitieux de sortir la boîte à images sur ce coup-là, peut-être comprendrez-vous un peu mieux ce que j’ai ressenti avec le petit bout filmé qui suit :

What’s new ? [dimanche 27 septembre 2009, 18 h 00]

  • Selon les jeux qui rythmèrent ton enfance, la nouvelle qui suit va emplir ton petit cœur d’émotion larmoyante et nostalgique, ou au contraire te plonger dans une affliction profonde sur l’air de « où va la culture ? ». Je préfère en rire et me dire que ça, au moins, ça ne passera jamais à l’Utopia : un film sur la poupée Barbie serait en préparation (AlloCiné). Damned !
  • Dans la catégorie « encore une question que tout le monde se pose » : un avion peut-il voler en marche arrière ? la réponse est oui, mais pas n’importe quel coucou, un jeune Suisse vient de le prouver (Sciences&Avenir).
  • Redim-0Pour le plaisir des yeux, L’Internaute publie 20 photos de tête à tête avec les insectes. C’est très beau, sans la moindre prétention scientifique (ce n’est pas le site pour ça). Dommage que l’ergonomie du site soit si agaçante.

What’s new ? [samedi 26 septembre 2009, 18 h 30]

  • On va pas rigoler bien longtemps : l’impact du réchauffement en France se précise, et la facture va être salée (Le Monde). Si on assiste à ce qui est annoncé, à savoir une élévation de la température moyenne en France métropolitaine de 3°C à 4°C d’ici la fin du siècle, la répétition de phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses ou autres) va s’accélérer et le déficit en eau douce pourrait s’avérer hautement problématique.
  • Redim-0Un auteur d’AgoraVox revient de manière précise et fouillée sur un film que j’ai particulièrement aimé, et quoique aujourd’hui un peu daté, il reste un grand moment de bonheur à chaque re-visionnage : retour sur le Déclin de l’Empire Américain (Denys Arcand, 1986). L’article va bien au-delà du film, évoquant justement cette idée de déclin ou plutôt d’impression de déclin, en dépassant le cadre québecois du film. Après cela, on est libre d’adhérer ou non au point de vue de l’auteur.
  • On décroche la palme qu’on peut ! Afrique du Sud : le pays le plus inégalitaire au monde (20 minutes). Classement sérieux qui s’appuie sur le coefficient de Gini (calcul savant qui mesure l’inégalité au sein d’une population ; on considère qu’au-delà de 0,4, la situation peut être explosive), et qui détrône le Brésil, jusque là détenteur du record qui ne fait vraiment pas plaisir. L’article est malheureusement un peu rapide.

Bavardages new-yorkais

Redim-afficheWHATEVER WORKS
Film de Woody ALLEN

Les films de Woody Allen sont des films bavards. On y parle beaucoup, de tout, avec option nœuds au cerveau ou fou rire total. Les films de Woody Allen dont l’action (?) se déroule à New-York sont encore plus bavards que les autres, mais en prime on peut voir la statue de la Liberté en vraie et pas en carte postale, voire se faire traiter de néanderthaliens, oui, nous, le public présent dans la salle.
Avec Whatever works, et bien qu’il n’y joue pas, Woody nous sort une de ses comédies modèle spécial pour ses fans, mais qui a cette fois le mérite de plier aussi de rire les plus récalcitrants (je sais de quoi je parle, j’en ai un à la maison). L’absence du maître en tant qu’acteur passe assez inaperçu tant l’acteur qui joue le personnage de Boris, pivot de cette désopilante farce, est un clone mental du binoclard. Le héros est ainsi un type que la vie térifie, qui s’écoute parler, un misanthrope au grand cœur qui n’ose pas l’avouer. Gravitent autour de lui, ce génie méconnu de la mécanique quantique, quelques potes et surtout une drôlesse ayant a priori le QI d’une huître. Leur rencontre et les épisodes qui suivent, plus proches de la comédie de boulevard que du film intello, mais aux dialogues ciselés avec une lame aussi fine que tranchante, nous emmènent dans une valse rapide entre rires et demi-surprises. Et surtout, on y apprend enfin une des grandes vérités que nous recherchons tous : Dieu est gay et décorateur. Si.

—> A cliquer :

Les joies de la mer

A chaque fois que je me rends sur l’île, je ne peux m’empêcher de penser au film Liberté-Oléron. Petit extrait pour se mettre en forme avant que je replonge corps et âmes dans ma douzaine de copies de bac du jour :