Rendez-vous à l’hôtel de police

P1020988Restons dans le XIIe arrondissement, plus précisément dans la partie surélevée de la coulée verte évoquée dans la précédente note.
Un immeuble, probablement banal vu d’en-bas, attire immanquablement le regard : il s’agit de l’hôtel de police du XIIe, situé à l’angle de l’avenue Dausmenil et de la rue de Rambouillet. À première vue, on pense à un bâtiment des années 1930, notamment en raison des immenses statues qui le dominent, des clones massifs d’un personnage d’apparence antique.

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Or il n’y a rien d’ancien dans ce bâtiment. Abritant donc un commissariat de police, mais aussi des logements, il a été inauguré en 1991. Il est l’œuvre de l’architecte espagnol Manuel NUÑEZ-YANOWSKI, qui a aussi sévit en région parisienne dans les années 1980 et 1990 (les « arènes de Picasso », à Noisy-le-Grand, c’est lui), ainsi qu’à Alger, Saint-Petersbourg, Sofia, etc.

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Les statues qui ornent le toit du bâtiment sont le reproduction en plusieurs exemplaires d’un esclave sculpté en son temps par Michel-Ange.

à cliquer :

Photos : mai 2016

Voilà comment traverser tranquillement le XIIe arrondissement

Quand la provinciale monte à Paris, elle est saisie par le bruit. Et donc cherche des lieux calmes, où déambuler en toute sérénité. La coulée verte René-Dumont, qui traverse tout le XIIe arrondissement correspond exactement à ses attentes.
La balade, d’un peu plus de 4 km, a été inaugurée en 1993. Elle a été aménagée sur une voie ferrée désaffectée depuis 1969 et en partie surélevée par rapport aux rues. Elle a même inspiré le High Line Park de New York, ce qui apporte beaucoup de fierté au-dedans de la provinciale.
La balade démarre rue de Lyon, derrière l’opéra Bastille, et la première partie est donc constituée de ce chemin surélevé que je viens d’évoquer : il s’agit de la partie supérieure du viaduc des arts. La balade est de plus en plus courue, y compris au sens propre du terme.

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Elle offre une vue extraordinaire sur les immeubles haussmanniens qu’on ne voit habituellement que d’en bas …

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… et enjambe allègrement des avenues et des boulevards, comme ici le boulevard Diderot :

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La partie surélevée s’achève au niveau du jardin de Reuilly, sur lequel elle passe via un petit pont de bois assez désagréable, animé d’un mouvement pouvant presque donner le mal de mer si on y séjourne trop longtemps :

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La balade retrouve le plancher des vaches, et alternent alors des tunnels … :

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… et des zones boisées, à la végétation dense sentant agréablement l’humus :

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La fin de la promenade est assez abrupte : on arrive sur un large trottoir entre une avenue passante de la commune de St-Mandé et le périph’, mais cela n’a que peu d’importance : le bois de Vincennes est proche.

Photos : mai 2016

Collection # 351

Le grèbe huppé et ses petits
Paris, mai 2016

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De jeunes Parisiens

La saison peace and love commence à donner quelques résultats. Dans le lac Dausmenil, la jeune génération s’exerce aux plaisirs de la natation. Les jeunes cygnes, par exemple :

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Il y a aussi de jeunes grèbes huppés, un oiseau que je vois suffisamment rarement pour marquer un temps d’arrêt :

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Et puis, et je n’avais jamais vu cet animal en version « djeun », voici les jeunes foulques, à la bouille rouge. Serait-ce pour que les adultes les repèrent sans mal ? ou pour faire peur aux prédateurs ?

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Photos : Paris, mai 2016

Echos locaux (mardi 29 mars 2016)

  • Des œuvres du peintre bordelais Albert Marquet sont actuellement exposées au Musée d’art moderne de la ville de Paris. C’est un journal normand qui en parle (La Manche Libre).
  • La chalarose est un champignon très destructeur qui s’attaque aux frênes, à tel point que ceux-ci risquent purement et simplement de disparaître. Le champignon ravageur, parti du nord de l’Europe (premiers cas en Pologne et en Lituanie en 1992), est arrivé en France en 2008 (premier cas en Haute-Saône). Pour l’instant cantonné à un grand quart nord-est du pays, il poursuit sa progression vers le sud et l’ouest (Ouest-France).
  • Les réfugiés arrivent vaille que vaille de Syrie. Avec les beaux jours, on sait qu’ils vont être encore plus nombreux à fuir l’enfer absolu pour un autre enfer, celui imposé par les passeurs. Et pour quoi au bout du compte ? la Méditerranée comme tombeau, l’Europe comme muraille ?  Et quand tout cela est franchi, finalement, que l’Angleterre rêvée semble à portée de main, on tente le tout pour le tout, jusqu’à se cacher sous les essieux d’une remorque de camion. Et d’être écrasé (Nord Littoral). Quand on est prêt à prendre autant de risques pour sauver sa peau d’une guerre qui n’en finit pas, qu’on n’aille surtout pas me dire que c’est pour toucher les alloc’ ou pour se dorer la pilule sur le dos du contribuable, ça pourrait me mettre très en colère.

Echos locaux (jeudi 18 février 2016)

  • Capture d’écran 2016-02-18 à 13.18.46Et si la série Trepalium, sur Arte, prédisait un avenir effectivement aussi proche que sombre ? et si 80% de l’humanité se retrouvait sans emploi ? et si les robots, au final moins empathiques que les droïdes de protocole dans Star Wars, nous piquaient nos jobs ? La Voix du Nord signale que des robots seront désormais employés dans des gares : l’aventure commence le 1er mars à Paris (gare de Lyon). Les robots de modèle Pepper pourront porter les bagages ou aider les personnes ayant des difficultés à se déplacer. La SNCF assure que cela ne supprimera aucun emploi. A voir …
  • Avis de recherche dans Le Journal de l’Orne : une alliance a été trouvée à Mayenne le jour de la St-Valentin. Elle appartient soit à Bernard soit à Christine, qui ont été unis par les liens sacrés du mariage le 10 novembre 1975. Le journal demande de faire circuler : mission accomplie.
  • J’entendais sur Inter ce matin que le ciel avait offert un joli spectacle aux habitants de l’Isère hier soir. Après avoir pensé au pire (crash aérien) puis au rigolo (OVNI), il s’est avéré qu’il s’agissait d’une pluie de météorites. Le Dauphiné Libéré rapporte que des impacts ont été constatés dans le Vercors et le Grésivaudan.

Photo : Grenoble, février 2011

C’était dans le journal … le 30 janvier 1916

En 1915, des dirigeables (les « zeppelin ») allemands ont en vain tenté de bombarder Paris. Le 29 janvier 1916, l’un d’eux réussit son coup, bombardant le XXe arrondissement. Dès le lendemain, la presse rend compte de l’affaire. L’Humanité rapporte ainsi que « deux arbres furent déracinés » face au numéro 84 du boulevard de Belleville, qu’une autre bombe, tombée au 88 de la rue Ménilmontant aurait fait « plusieurs blessés », et que « la plus violente explosion se produisit rue Haxo » : l’immeuble a été détruit (photo).
L’Intransigeant dresse un bilan plus précis : 19 bombes ont été larguées, faisant 23 morts et 29 blessés, le tout dans un temps relativement bref (40 mn entre le début de l’alerte et la dernière bombe). Ce journal insiste sur le lourd bilan humain, rappelant que les bombes sont tombées sur « un quartier assez populeux », dont les maisons n’ont pas la robustesse des immeubles en pierres de taille des beaux quartiers. L’Intransigeant publie, en fin d’article, la liste nominative des morts : la plus jeune avait 18 mois, c’était une fillette prénommée Andrée. Six victimes n’étaient toujours pas identifiées au moment du bouclage du journal.