Echos locaux (mardi 9 février 2016)

  • La Voix du Nord relate une expérience menée en Angleterre, consistant à mesurer le QI des chiens, notamment afin de savoir si ledit QI a un lien avec la santé du toutou. Les chiens choisis pour l’étude sont des border collies. L’expérience s’est déroulée dans un bâtiment construit pour l’occasion, et il fut notamment demandé aux chiens de trouver une gamelle bien cachée ou de sélectionner d’un seul coup d’œil la gamelle la plus pleine. Il parait que les chiens étaient ravis.
  • Le Patriote Beaujolais laisse tomber le jaja local pour rendre honneur à la mousse : la meilleure bière du monde serait une bière brassée dans l’Ain, plus précisément par la brasserie artisanale Rivière d’Ain.
  • Un sondage dans Le Maine Libre : « êtes-vous influencés par les médailles décernées aux meilleurs fabricants de rillettes ? »
  • imageLe Courrier du Pays de Retz s’intéresse à une expérience menée par un maître d’école de Rouans, dans le sud de la Loire-Atlantique : pour motiver sa classe, ce monsieur transforme ses élèves en Harry Potter. Les gamins apportent même leur baguette magique à l’école. Cerise sur le gâteau : voyage à Londres pour tout le monde.

Source de l’illustration : Flickr

Ecureuil roux vs écureuil gris

NY / Battery ParkEn Amérique du Nord, l’écureuil est majoritairement gris. Tout comme son cousin roux européen, il n’est pas farouche et déambule sans problème en zone urbaine (les photos qui illustrent cette note ont été prises à New York pendant l’été 2010).
Les deux petits rongeurs attirent inévitablement la sympathie, avec leur petite bouille rigolote, leur agitation constante, et leurs yeux rigolards. Bref, on les aime. Sauf que pour l’écureuil, comme pour d’autres espèces animales, c’est chacun chez soi : le gris en Amérique, le roux en Europe, afin d’éviter une concurrence impitoyable entre les deux.
Il y a un siècle, des écureuils gris ont été introduits sur les îles britanniques : aujourd’hui, l’écureuil gris a remplacé son cousin roux sur la quasi-totalité du territoire. Le problème se pose aussi dans le nord de l’Italie, où le gris est arrivé en 1948. Chassé au Royaume-Uni et en Irlande, il ne l’est plus en Italie depuis 1990, car des pseudo-écolos le trouvaient mignon.

NY / Battery Park
Or, l’écureuil gris concurrence l’écureuil roux pour la nourriture : le roux mange moins, se reproduit donc moins, et tend à disparaitre. Le gris est aussi bien malgré lui porteur d’un virus fatal pour le roux. Au final, l’écureuil gris est donc, malgré sa jolie bobine, classé parmi les espèces invasives et menaçantes pour la biodiversité. L’écureuil gris se rapproche de la Suisse et de la France, le Muséum d’Histoire Naturelle invite d’ailleurs les internautes à signaler toute présence de cette petite bête : cliquez ici si jamais vous voyez un écureuil gris.

Source : Museum National d’Histoire Naturelle

Solide comme une dent de bernique

sep 12La bernique (ou patelle) a une dent. J’appris cela hier en papillonnant sur les sites de Courrier International et du Journal de la Science, tous deux relatant les conclusions d’expériences menées par des scientifiques de l’université de Porsthmouth.
Cette dent est bien planquée dans le mollusque, lui-même quasi-invicible sous sa coquille conique. Une bête de course, cette bernique ! la quenotte lui sert à râper le rocher façon parmesan, afin d’y brouter la végétation ultra-rase qui y pousse. Et pour râper du caillou, faut une dent bigrement solide.
C’est cette hyper-solidité que les chercheurs britanniques ont mis en évidence, concluant que la dent en question constituait le matériau le plus solide au monde. Cela est lié à la présence d’un minéral appelé « goethite », dont le nom vient de Goethe, le poète allemand ayant été féru de minéralogie. Cette découverte pourra peut-être, à terme, permettre la mise au point de nouveaux matériaux très résistants, notamment dans l’aéronautique ou la construction automobile.
Dent solide, chapeau pointu turltutu, mais la bernique n’est pas invincible pour autant. Elle peut rencontrer plus fort qu’elle : il s’agit du bigorneau perceur. J’ignore ce qu’il fait de la dent.

mars 13

Photos : île d’Oléron, septembre 2012 (photo carrée en haut à droite) et mars 2013 (le bigorneau perceur)

Les froggies parlent aux froggies

la grenouilleLe doux nom de « froggies » que les sujets de Sa Gracieuse Majesté utilisent pour désigner les Français vient, tout le monde le sait, du mot « frog » qui signifie « grenouille ». L’Albion, perfide ou non, ne prend certes pas ses voisins de Channel pour des batraciens, mais l’habitude bien française de manger des cuisses de grenouilles est une caractéristique montée en épingle depuis fort longtemps déjà. Car le Frenchy mange des grenouilles (enfin seulement les pattes) au déjeuner et au dîner 365 jours par an. C’est d’ailleurs à ça que l’Anglais le reconnait.
C’est là que l’archéologie remet les pendules à l’heure, en l’occurrence l’heure du repas. Des fouilles dans la région de Stonehenge, là où se trouvent les jolis menhirs, ont mis au jour des restes de repas datant du mésolithique, ce qui nous ramène grosso modo 8000 ans en arrière. On apprend ainsi, en lisant Sciences&Avenir et Ouest-France, que les ancêtres préhistoriques de nos amis anglais se régalaient de saumon, de truite, d’auroch, de cerf, de chevreuil, de noisettes et de noix, mais aussi de grenouilles. Et oui, en ce temps-là on faisait pas son dégoûté devant la nourriture, on goûtait à tous les plats, même si on n’avait pas encore inventé la persillade et la cuisson au beurre.
Alors, c’est qui le plus froggy des deux ?

Le grain de sable dans l’engrenage

We want sex equality
Film de Nigel COLE

1968. Il fait chaud en Angleterre ce printemps-là. Dans l’atelier de sellerie d’une gigantesque usine Ford, les nénettes (seules femmes de l’usine) ôtent la chemise et bossent en soutif pour pallier l’effet de la chaleur. Rien de sexy là-dedans, mais leur atelier est, comme le dit un acteur du film, un « taudis ». Pas d’autre mot. Mais quoi, on va pas se battre pour des nanas. Pourtant, sans elle, la Ford Cortina, alors produit phare de la marque, n’aura ni siège ni garniture de portière. Autant dire que la production peut s’arrêter net.
Une poignée d’ouvrières, donc, menées par Rita O’Grady (interprétée par Sally Hawkins, jolie bouille et faux airs d’Ariane Ascaride dans Marius et Jeannette), prennent conscience de l’inégalité des salaires hommes / femmes, à une époque où, s’il est enfin envisageable qu’une femme soit ministre, il semble incongru qu’elle puisse réclamer davantage qu’être bien traitée par son mari, faut déjà qu’elle s’estime fort privilégiée s’il ne la bat pas.
Ce combat, qui aurait pu donner un film larmoyant et lourdaud, aboutit à une jolie comédie, au rythme soutenu, sans trahir un seul instant le propos initial. L’interprétation sans fausse note, jusque dans les seconds, troisièmes rôles et au-delà (les assistants de la ministre sont ainsi un poème à eux seuls !), permet à la fois de passer un excellent moment de cinéma, et de prendre conscience de la nécessité du combat féministe. En effet, si les lois européennes accordent aux femmes les mêmes salaires que les hommes, on sait bien que le combat réel est loin d’être gagné.

What’s new ? [lundi 4 octobre 2010, 21 h 45]

What’s new ? [mardi 27 avril 2010, 18 h 45]

What’s new ? [jeudi 4 mars 2010, 16 h 45]

What’s new ? [mardi 2 février 2010, 18 h 55]

  • Un signe de ponctuation né en 1962, mais dont personne ne se sert : l’interrobang ?! mais c’est quoi ce truc ? De quoi nous laisser exclarrogatifs ! (Rue 89).
  • J’en ai goûté au week-end dernier, et c’est très bon. Je me faisais tout un monde de cette panse de brebis farcie qui fait le délice des Ecossais, et j’avais tort. Me voici ainsi ravie d’en savoir un peu plus et de choper même la recette : la nuit du Haggis (CaféBabel).
  • En 1310, il fut écrit que ce breuvage guérissait tout : l’armagnac, déjà sept siècles de qualité (La Dépêche).

Du pinard so british …

Les effets du réchauffement climatique n’affectent pas que les poissons (note d’avant-hier) et les oiseaux migrateurs (article dans Sud-Ouest aujourd’hui), mais aussi l’agriculture, ce dont on se doutait bien un peu. La hausse globale des températures permet ainsi de cultiver des plantes à des latitudes où, jusque-là, on était déjà bien heureux de pouvoir récolter de vulgaires patates.
Courrier International, traduisant un article du Spiegel, traite cette semaine de l’exemple anglais, et ce qu’on y apprend ne manque pas d’intérêt. Quelques gentlemen se sont mis dans la tête, il y a une vingtaine d’années pour les plus hardis, de se lancer dans la viticulture, y compris dans des régions fort nordiques. Les cépages ont été choisis pour résister au froid, et les résultats semblent assez encourageants : un blanc sec primé dans un concours, un mousseux suffisamment bien travaillé pour que les producteurs de Champagne s’y intéressent, sans parler des retombées économiques de l’affaire. Les doux excentriques du début ont fait des émules : on compte plus de 400 vignerons aujourd’hui en Grande-Bretagne, dont certains produisent des vins de très bonne qualité (tandis que d’autres font encore de la piquette, mais il faut un début à tout), y compris dans la grande banlieue de Londres. Le réchauffement climatique pourrait même permettre d’étendre cette activité en Ecosse.

—> A cliquer :

  • une vidéo présentant un vignoble de la région de Londres (octobre 2009 ; environ 4 mn).
  • dans un même ordre d’idée : une note que j’avais rédigée il y a longtemps sur le vignoble canadien.

What’s new ? [mercredi 4 novembre 2009, 18 h 30]

  • Redim-0La mort de Claude LEVI-STRAUSS fait la une de la plupart des journaux aujourd’hui, celle de Libé, accompagnée d’un très long papier, est superbe d’émotion et de sobriété. Sciences&Avenir rend hommage à sa manière à ce grand bonhomme, en re-publiant un article que la rédaction du magazine lui avait consacré il y a un an : les 100 ans d’un géant.
  • Les films allemands, malgré des productions de qualité et quelques succès publics mérités, restent peu connus hors d’Allemagne : le cinéma allemand entre ivresse et gueule de bois (La Libre Belgique).
  • Que faire contre la plaie des bouchons en ville ? je dirais bien : « prendre le bus », mais ça ne ferait pas un article bien long. 4 idées publiées par LePost, puisées à Londres, à Séoul, en Suisse et à Paris.

What’s new ? [mardi 27 octobre 2009, 17 h 45]

  • La pauvreté gagne. Pour se sortir tant bien que mal des galères de RMI (touché ou pas), des chambres d’hôtel qu’il faut partager, certains hommes tentent de vendre le peu qu’ils ont dégoté à aussi miséreux qu’eux, malgré l’interdiction légale que la police applique à coup d’amendes impayables et à coups de talons : les marchés de la misère se créent malgré tout, à partir de babioles ringardes et dépareillées posées sur une vieille couverture parce-qu’il faut bien bouffer (Les Inrocks).
  • Ça s’appelle un pliosaure. C’est un bestiau façon dinosaure, dont les restes fossilisés viennent d’être trouvés : un monstre marin sur la côte anglaise, dont le crâne à lui seul mesure plus de 2 mètres de long, ramène ainsi ce pauvre Nessie au rang de jouet pour enfant (Nouvel Obs).
  • T25 images pour un hommage à tous ces gens qui attendent le train, qui prennent le train, qui s’entassent dans le métro, qui jaillissent des tunnels du métro : en voiture s’il vous plait ! (photos de l’agence Magnum publiées par Slate).

—> Illustration : Max ERNST, Le train engourdi, 1929

What’s new ? [vendredi 2 octobre 2009, 16 h 30]

  • Les Ig Nobel 2009 viennent d’être décernés. J’attends toujours ce moment avec la fébrilité du blogueur de fond qui va s’en payer une bonne tranche et partager avec les copains. Petit rappel : ce prix bidon est octroyé, dans le cadre d’une prestigieuse université étatsunienne, par des scientifiques à des découvertes ou innovations dont l’inutilité est largement compensée par le potentiel « franche poilade » et « grosse rigolade ». Cette année, on a ainsi eu droit à un soutien-gorge qui se transforme en masque à gaz, entre autres joyeusetés pas toujours de bon goût :  hommage à la Noiraude (Sciences&Avenir ; lisez l’article pour en comprendre le titre). Dans le même esprit, mais en support papier : la page « Insolites » du Courrier International sorti hier (n°987) est largement consacrée à des petites annonces parues sur le site anglais Craigslist ; c’est franchement désopilant. Il y a ainsi quelqu’un qui cherche une âme charitable pouvant cacher des œufs de Pâques dans son appartement en son absence, et un cadre surbooké qui est prêt à embaucher un assistant qui lirait ses textos à sa place. Tout est à l’avenant, et ça repose de la dure cruauté du monde.
  • Selon une étude danoise dont les résultats sont relatés dans le quotidien belge Le Soir, un bébé sur deux sera centenaire dans les pays développés, si l’espérance de vie continue de progresser au rythme actuel. Hypothèse pas si évidente : on a déjà constaté un tassement de cette espérance de vie dans plusieurs pays riches, dont les Etats-Unis, ce que l’article, trop bref, ne mentionne pas.
  • Redim-0C’est à croire que les diplômes peuvent rendre vraiment idiot, et ça fait longtemps que ça dure : le bizutage reste à la mode (Métro Toulouse), et on recommence à voir, comme chaque année, jeunes filles et jeunes hommes habillés de sacs poubelles et brandissant des poireaux, ça c’est pour la version soft.

—> Illustration : vue de dos (encore heureux !), une demoiselle qui arborait un adooooorable chapeau ; ce n’était pas dans le cadre d’un bizutage, mais dans celui, tout aussi tarte, d’un enterrement de vie de jeune fille, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre en lisant les inscriptions sur les t-shirts de ses coéquipières.

Au week-end prochain, on attrape la grippe

Vous avez quelque chose de prévu samedi soir ? Fêter le bac, par exemple ? Et si on pimentait un peu tout ça ? C’est vrai, quoi … Marre des soirées déguisées, des soirées à thème, des fêtes où on va danser mais c’est pas sûr, et surtout (et là je pense en priorité aux djeuns qui viennent de décrocher la queue du Mickey avec ou sans mention) des murges phénoménales qui peuvent accessoirement expédier aux urgences (et en plus, c’est même pas drôle). Les ados british ont une idée beaucoup plus fun, qui risque de devenir tendance : la grippe-party. Arguments :
— la grippe-porcine-mais-faut-pas-l’appeler-comme-ça touche plus d’habitants d’Albion que d’autres pays européens,
— la grippe en question risque de devenir de plus en plus virulente (un virus peut muter, l’hiver va arriver, et en plus le tamiflu ne marche pas à tous les coups),
— donc autant la choper maintenant tandis qu’elle n’est pas trop méchante, ça évitera de passer par la case vaccin à l’automne, d’autant plus qu’il n’est prêt.
Du coup, on entasse un max de gens bien serrés, avec si possible un ou deux contaminés dans le lot, on s’éternue bien franchement dans le museau, on se sert la paluche sans la laver à aucun moment (d’où jack-pot pour les champions : la grippe + la gastro, ça c’est délire j’te raconte pas). L’activité consistant à se transmettre du H1N1 étant peu ludique à la base, on y met des trucs qui se mange, de la musique qui se danse et de la lumière qui s’allume et qui s’éteint pour l’ambiance boite de nuit. Pas bête, non ? A ceci près que le gouvernement de sa gracieuse majesté n’est pas trop pour, mais ça doit être une bande de ronchons qui ne savent pas s’amuser …

Sources : Zigonet et 20 minutes