La chansonnette [11]

Marc Ogeret
La Chanson de Craonne
1973

Dès les premiers mois, une fois qu’il est enfin évident que le conflit sera long, les soldats ne supportent plus la guerre, ou plus exactement les conditions dans lesquelles elle se déroule, les sacrifices qu’ils offrent à la patrie pour des résultats militaires inexistants. C’est le sentiment de se battre pour rien qui est à l’origine de contestations qui trouvent leur apogée dans les mutineries de 1917, mais qui s’expriment aussi dans les chansons, dont cette fameuse Chanson de Craonne, interprétée ici par Marc Ogeret en 1973 (vous pouvez en lire le texte ici et ici). Inutile de préciser que l’état-major appréciait fort peu ce genre de ritournelle. Il parait même qu’une récompense était promise à quiconque en dénoncerait l’auteur.
Il se trouve que je pense à cette chanson aujourd’hui, car d’après un titre de Sud-Ouest (je ne suis pas allée plus loin, n’étant pas abonnée), l’interprétation de cette œuvre lors des commémorations du 11 novembre, à Dolus d’Oléron (Charente-Maritime) a tourné à la polémique. Des anciens combattants (qui, de toute façon, ne sont plus ceux de la guerre de 14) n’ont apparemment pas apprécié ce moment, pourtant probablement fort, de la cérémonie. L’aspect antimilitariste, mais aussi défaitiste, voire désespéré, du texte, choquerait-il encore aujourd’hui ?

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La chansonnette [10]

Bombes 2 Bal
La voiture

Ça bouge bien, c’est chantant et dansant, ça m’a fait penser aux Femmouzes T, duo féminin toulousain de la décennie passée, mais c’est Bombes 2 Bal (groupe toulousain itou), dans lequel danse une certaine Flore Sicre : serait-elle de la même famille que Claude Sicre, co-fondateur des Fabulous Troubadours ? Bref, tout ça c’est la même veine, vivante, populaire et joyeuse. J’ignorais tout de ce groupe, qui a pourtant dix ans, avant de l’avoir entendu en arrivant au taf hier matin, sur FIP comme il se doit. Le morceau en question n’est peut-être pas à écouter en boucle en voiture, car la phrase « justement les flics sont là » pourrait s’avérer flippante. Mais, en même temps, cette chansonnette est tellement drôle …

La chansonnette [9]

BOURVIL
Un clair de lune à Maubeuge
1962

Il y a cent ans aujourd’hui naissait André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil. Acteur doué, désopilant et sensible, cet André-là faisait aussi dans la chansonnette, et, paradoxalement aux talents du comédien, je trouvais les prestations musicales mièvres, pour ne pas dire niaises. Jusqu’à ce que Tom Novembre, dans un album paru en 2006 et simplement intitulé André, reprenne les titres de Bourvil, et sa voix extraordinaire, son humour aussi, m’ont vendu l’André Raimbourg en moins d’un été, avec une mention spéciale pour le Clair de lune à Maubeuge, dont voici la version originale, celle de Bourvil donc :

La chansonnette [7]

IDIR
Pourquoi cette pluie ?

L’ambiance musicale de ce blog est définitivement influencée par la météo. Après la canicule vinrent les orages, et aujourd’hui de très grosses averses empêchent toute sortie de plus de dix minutes, sauf à apprécier d’être trempé en cinq secondes. D’où cette grave question, posée par la voix chaude et douce d’Idir :

La chansonnette [6]

Capture d_écran 2017-06-19 à 17.01.09QUARTIERS NORDS
Ah putain qu’il fait chaud (2012)

Illustration par le son de la carte publiée ce jour par Météo-France, et dont l’exactitude est indéniable. Par contre, côté chanson, ni le texte (quoique … les mouettes qui bronzent …) ni la mélodie ne devraient rester dans les annales.
Un seul slogan (quand baignade pas possible pour cause de turbin) : tous aux abris !

La chansonnette [5]

SUZANNE GABRIELLO
Z’avez pas lu Kafka ?
1966

Suzanne Gabriello a sévit sur scène et sur 45 tours (si tu ne sais pas ce que c’est, demande à ton papa ou à ta maman) dans les années 1960, principalement en parodiant les titres de chanteurs à la mode, comme Pierre Perret (Les jolies colonies de la France) ou Charles Aznavour (Je m’voyais en bas de l’affiche). En 1966, elle s’attaque à Nino Ferrer, notamment avec cette parodie de Mirza. Entendue lundi matin en allant justifier mon salaire, cette chansonnette m’a mis de bonne humeur pour la journée :