La chansonnette [9]

BOURVIL
Un clair de lune à Maubeuge
1962

Il y a cent ans aujourd’hui naissait André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil. Acteur doué, désopilant et sensible, cet André-là faisait aussi dans la chansonnette, et, paradoxalement aux talents du comédien, je trouvais les prestations musicales mièvres, pour ne pas dire niaises. Jusqu’à ce que Tom Novembre, dans un album paru en 2006 et simplement intitulé André, reprenne les titres de Bourvil, et sa voix extraordinaire, son humour aussi, m’ont vendu l’André Raimbourg en moins d’un été, avec une mention spéciale pour le Clair de lune à Maubeuge, dont voici la version originale, celle de Bourvil donc :

La chansonnette [7]

IDIR
Pourquoi cette pluie ?

L’ambiance musicale de ce blog est définitivement influencée par la météo. Après la canicule vinrent les orages, et aujourd’hui de très grosses averses empêchent toute sortie de plus de dix minutes, sauf à apprécier d’être trempé en cinq secondes. D’où cette grave question, posée par la voix chaude et douce d’Idir :

La chansonnette [6]

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Ah putain qu’il fait chaud (2012)

Illustration par le son de la carte publiée ce jour par Météo-France, et dont l’exactitude est indéniable. Par contre, côté chanson, ni le texte (quoique … les mouettes qui bronzent …) ni la mélodie ne devraient rester dans les annales.
Un seul slogan (quand baignade pas possible pour cause de turbin) : tous aux abris !

La chansonnette [5]

SUZANNE GABRIELLO
Z’avez pas lu Kafka ?
1966

Suzanne Gabriello a sévit sur scène et sur 45 tours (si tu ne sais pas ce que c’est, demande à ton papa ou à ta maman) dans les années 1960, principalement en parodiant les titres de chanteurs à la mode, comme Pierre Perret (Les jolies colonies de la France) ou Charles Aznavour (Je m’voyais en bas de l’affiche). En 1966, elle s’attaque à Nino Ferrer, notamment avec cette parodie de Mirza. Entendue lundi matin en allant justifier mon salaire, cette chansonnette m’a mis de bonne humeur pour la journée :

La chansonnette [4]

MURIELLE BERGER
Les fesses blanches
1972

Qu’est-ce qu’il fait chaud mes enfants ! le cagnassou nous est tombé dessus d’un coup, ça donne des envies de plage, forcément. Mais il faut savoir raison garder, un minimum de pudeur s’impose, et donc pas question d’oser le bronzage intégral : en 1966, Lucette Raillat explique dans une chansonnette sans prétention sa technique de bronzage, qui lui permet de garder les fesses blanches. Six ans plus tard, une version canadienne de la même bluette est interprétée par Murielle Berger :

La chansonnette [3]

MADELEINE PEYROUX
J’ai deux amours
2004

En 1930, Joséphine Baker, qui amène à Paris tout l’exotisme dont l’Européen moyen semble avoir besoin (et qu’il assouvira un an plus tard en déambulant dans les allées de l’exposition coloniale de la Porte Dorée et du Lac Daumesnil), Mme Baker, disais-je, avoue son amour pour son pays (les Etats-Unis) et Paris, sur une musique de Vincent Scotto, très porté lui aussi sur la mystique coloniale (on lui doit notamment La Petite Tonkinoise, qui fait aussi partie du répertoire de Joséphine Baker).
En 2004, la sublime chanteuse de jazz Madeleine Peyroux s’offre cette sucrerie patriotique. Sa version, que je préfère à celle d’origine, est passée hier matin sur FIP. J’ai eu envie de la vous faire partager :