La chansonnette [28]

JULIETTE
C’est ça, l’rugby !
Concert à Toulouse, février 2018

Ce week-end, mon ovalie va mal : Bordeaux a perdu, La Rochelle s’est planté, Pau a morflé. Mais, par les hasards de FIP et de sa programmation définitivement adéquat, je tombe sur Juliette, qui chante le rugby entre Montauban et Perpignan. C’était en concert à Toulouse. La dame jouait à domicile, je te dis pas l’ambiance …

La chansonnette [27]

Les Ogres de Barback et La Tribu de Pierre Perret
Au café du canal
2017

Toute la chanson que j’aime en trois minutes vingt neuf. Les keums de Zebda, Alexis HK, Olivia Ruiz, Rosemary (la chanteuse de Moriarty), François Morel , bref que des gens bien, généreux, plein d’amour au-dedans d’eux. Et ces gens, réunis par les Ogres de Barback, nous offrent un hommage XXL à Pierre Perret, un autre type que j’aime bien. Je viens de tomber sur ce titre en batifolant sur Youtube en cette fin de journée un peu longuette, et ça fait un bien fou. Faites-vous plaisir, montez le son :

La chansonnette [26]

JULIETTE
Procrastination
Le Pont des Artistes (France-Inter), 2018

Ah ça, pour procrastiner, je procrastine grave. Il y a toujours mieux à faire que se remettre au boulot, parce-que « travailler c’est trop dur et voler c’est pas beau ». Trop chaud. Trop été. Même si les jours raccourcissent. Même si les zélés collègues inondent ma boite mail. Je lirai tout leur blabla demain. Ou vendredi. Ou pas. Bref, tout ça pour dire que la chanson de Juliette, Procrastination, me sied à ce jour à merveille.

La chansonnette [25]

Benjamin Biolay
Los Angeles
2002

Je ne sais pas très bien ce qui me plait dans les chansons de Benjamin Biolay, mais toujours est-il que son album de 2002, Rose Kennedy, m’a depuis fort longtemps tapé dans l’oreille. Et c’est donc tout naturellement que j’y ai pensé en entendant parler des tout derniers séismes en Californie, ressentis aussi à Los Angeles, comme dans la chanson.

La chansonnette [24]

Ivan Rebroff
Ah, si j’étais riche !
1969

Ivan Rebroff (1931-2008) était un chanteur allemand aux talents multiples (opérette, variété, chants religieux, etc) et aux quatre octaves, ce qui n’est pas courant. Il chantait aussi bien en allemand qu’en hébreu ou en italien, et même en français, comme nous allons le voir avec cet extrait de la comédie musicale Un violon sur le toit :

La chansonnette [23]

Hubert-Félix Thiéfaine
22 mai
1978

Dernier épisode des chansons qui sentent vaguement l’eau bénite avant reprise d’une activité normale. L’événement majeur de mai 68 ne fut pas une rébellion estudiantine, mais un banal accident de la route dont fut victime un brave séminariste. Premier album de Thiéfaine. Et titre par lequel il a commencé son concert à l’Arena de Bordeaux en octobre dernier.
Bien que ce soit encore un peu tôt, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine. Portez vous bien.

La chansonnette [22]

Claude Nougaro
Plume d’ange
1977

Poursuivons notre virée spirituelle du temps d’Avent, cette fois avec l’histoire d’un « ange réglementaire » qui offrit une de ses plumes à l’auteur du conte que vous allez entendre. Posez-vous un quart d’heure et écoutez cette si belle histoire.


La chansonnette [21]

Alexis HK
Torture jésuite
2018

Poursuivons la petite série des chansons de l’Avent. Nous abordons aujourd’hui « un sujet pas du tout clivant : la culture judéo-chrétienne », comme l’a dit Alexis HK lors de son concert à L’Inox à Bordeaux, en novembre dernier. Alexis HK n’a pas, à ce jour, enregistré ce titre sur CD, et ne le chante que sur scène.


La chansonnette [20]

Georges Brassens
Tempête dans un bénitier
1976

En ces temps d’Avent, où la compulsion consumériste surfe sur la vague de la Nativité, il m’a semblé bon de ranger un peu tout le fatras bondieusard, quitte à fâcher le blogonaute pieux égaré sur mes terres impies. D’où quelques chansonnettes catholico-bizarres, voire plus ésotériques encore. La première de cette série date de 1976. J’avais alors huit ans et Jeannette chantais Porque te vas à la radio . Mais il faut rester sérieux, se souvenir de Vatican II, et surtout de ce que Brassens en fit : « il ne savent pas ce qu’ils perdent, tous ces fichus calotins, sans le latin, la messe nous emmerde ».

La chansonnette [19]

Petula Clark
L’agent secret
1966 ou 1967

Une petite chansonnette sans prétention, rendant hommage à un personnage de ciné, à savoir James Bond, le fameux 007 qui, lui, ne se fit pas zigouiller comme ses prédécesseurs (même le 04, « ils ont fini par l’abattre »). Rappelons au passage que Petula Clark, bien qu’aussi British que Bond lui-même, a chanté en français, en espagnol, en allemand, et, je crois même en japonais.

La chansonnette [18]

INDOCHINE
J’ai demandé à la lune (2002)

Ami blogonaute, habitué ou de passage, as-tu vu la lune ces derniers jours ? Pleine comme un œuf hier, illuminant mon trajet en bus vers le boulot côté sud au petit matin. Une bonne bouille toute ronde et rassurante, chaude comme une chocolatine et douce comme du miel. J’ai alors pensé à Guédiguian, mon Marseillais préféré : je crois que le film en question est Mon père est ingénieur, dans lequel Indochine chante « J’ai demandé à la lune ». Je crois bien que c’est la seule chanson de ce groupe que j’aime vraiment.

La chansonnette [17]

Rachid Taha
Agatha
2006

Tu parles d’un mauvais coup, d’une mauvaise blague, d’une mauvaise planète comme on disait autrefois en Bretagne celtique : le Rachid est décédé. Taha est mort. 59 ans. Pas juste. Pas drôle. Trop tôt. La dernière chanson de lui que j’ai écoutée, c’est Agatha. En direct de son album Diwan 2 de 2006. Un titre de Francis Bebey, camerounais, lui-même mort en 2001. L’Afrique, le rock et la chanson ont le blues. Et moi aussi.

La chansonnette [16]

PICON MON AMOUR
La Fabuleuz (2017)

Jojo joue de tout, Marlène chante en s’accompagnant de l’accordéon. À eux deux, ils forment le duo Picon Mon Amour et enchainent les concerts (plus de 300 en quatre ans, si j’en crois leur site web). Ils seront d’ailleurs début juillet dans le Gard puis en Ardèche. Avec La Fabuleuz, ils nous proposent un tour de France :

 

La chansonnette [15]

Grand Corps Malade
Patrick (2018)

Patrick, c’est toi le plus grand. Ce n’est pas moi qui le dit mais Fabien, alias Grand Corps Malade, une vrai grand, lui. Donc, Fabien déambule avec un guitariste dans Levallois-Perret, y compris au marché où il interloque le badaud. Et il nous parle d’un certain Patrick, élu de la République et victime des juges méchants. Toute allusion à un homme politique réel n’est ni fortuite ni involontaire. Comme d’habitude chez Fabien, le texte est précis, ciselé, pointu et drôle.

La chansonnette [14]

Ray Ventura
Vive les bananes (1936)

Les bananes, c’est le top : y’a pas d’os dedans. J’avais entendu ce titre il y a fort longtemps, et même plus longtemps encore. Oublié, donc, jusqu’à ce que FIP me le remette dans l’oreille en fin de semaine dernière. Ray Ventura, 1936. J’adore.

La chansonnette [13]

Jacques HIGELIN
Je suis mort, qui qui dit mieux (live 2013)

Il est mort, ben v’là aut’chose. C’est une belle journée de soleil, on se dirige mollement mais surement vers le week-end, et les infos nous plombent l’ambiance : ce Jacques-là ne nous éblouira plus sur scène.

 

La chansonnette [12]

Gilles Servat
Gwerz Marv Pontkallek (Histoire de la mort de Pontcallec)
1972

Hier soir, Arte a diffusé Que la fête commence, ce film de 1975 dans lequel Bertrand Tavernier évoque la Régence, alors que Louis XV était encore un marmouset. Le régent, sous les traits de Philippe Noiret, est confronté à une forme de cabale antifiscale venue de Bretagne, menée par un nobliau local : le marquis de Pontcallec (interprété par Jean-Pierre Marielle), qui rêve de renverser le régent voire qui imagine une république de Bretagne. Cet épisode des débuts du XVIIIe siècle est généralement connu sous le nom de « conspiration de Pontcallec ». Mal ficelée, la conspiration échoue et les meneurs sont décapités à Nantes en 1720. Cette scène intervient à la fin du film, et l’on entend alors la voix, en breton, de Gilles Servat. Servat avait, en effet, raconté la mort de Poncallec trois ans plus tôt, sur l’album très militant intitulé « La Blanche Hermine ».

La chansonnette [11]

Marc Ogeret
La Chanson de Craonne
1973

Dès les premiers mois, une fois qu’il est enfin évident que le conflit sera long, les soldats ne supportent plus la guerre, ou plus exactement les conditions dans lesquelles elle se déroule, les sacrifices qu’ils offrent à la patrie pour des résultats militaires inexistants. C’est le sentiment de se battre pour rien qui est à l’origine de contestations qui trouvent leur apogée dans les mutineries de 1917, mais qui s’expriment aussi dans les chansons, dont cette fameuse Chanson de Craonne, interprétée ici par Marc Ogeret en 1973 (vous pouvez en lire le texte ici et ici). Inutile de préciser que l’état-major appréciait fort peu ce genre de ritournelle. Il parait même qu’une récompense était promise à quiconque en dénoncerait l’auteur.
Il se trouve que je pense à cette chanson aujourd’hui, car d’après un titre de Sud-Ouest (je ne suis pas allée plus loin, n’étant pas abonnée), l’interprétation de cette œuvre lors des commémorations du 11 novembre, à Dolus d’Oléron (Charente-Maritime) a tourné à la polémique. Des anciens combattants (qui, de toute façon, ne sont plus ceux de la guerre de 14) n’ont apparemment pas apprécié ce moment, pourtant probablement fort, de la cérémonie. L’aspect antimilitariste, mais aussi défaitiste, voire désespéré, du texte, choquerait-il encore aujourd’hui ?

La chansonnette [10]

Bombes 2 Bal
La voiture

Ça bouge bien, c’est chantant et dansant, ça m’a fait penser aux Femmouzes T, duo féminin toulousain de la décennie passée, mais c’est Bombes 2 Bal (groupe toulousain itou), dans lequel danse une certaine Flore Sicre : serait-elle de la même famille que Claude Sicre, co-fondateur des Fabulous Troubadours ? Bref, tout ça c’est la même veine, vivante, populaire et joyeuse. J’ignorais tout de ce groupe, qui a pourtant dix ans, avant de l’avoir entendu en arrivant au taf hier matin, sur FIP comme il se doit. Le morceau en question n’est peut-être pas à écouter en boucle en voiture, car la phrase « justement les flics sont là » pourrait s’avérer flippante. Mais, en même temps, cette chansonnette est tellement drôle …

La chansonnette [9]

BOURVIL
Un clair de lune à Maubeuge
1962

Il y a cent ans aujourd’hui naissait André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil. Acteur doué, désopilant et sensible, cet André-là faisait aussi dans la chansonnette, et, paradoxalement aux talents du comédien, je trouvais les prestations musicales mièvres, pour ne pas dire niaises. Jusqu’à ce que Tom Novembre, dans un album paru en 2006 et simplement intitulé André, reprenne les titres de Bourvil, et sa voix extraordinaire, son humour aussi, m’ont vendu l’André Raimbourg en moins d’un été, avec une mention spéciale pour le Clair de lune à Maubeuge, dont voici la version originale, celle de Bourvil donc :

La chansonnette [8]

PIERRE PERRET
Les jolies colonies de vacances
1966

La chansonnette [7]

IDIR
Pourquoi cette pluie ?

L’ambiance musicale de ce blog est définitivement influencée par la météo. Après la canicule vinrent les orages, et aujourd’hui de très grosses averses empêchent toute sortie de plus de dix minutes, sauf à apprécier d’être trempé en cinq secondes. D’où cette grave question, posée par la voix chaude et douce d’Idir :

La chansonnette [6]

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Ah putain qu’il fait chaud (2012)

Illustration par le son de la carte publiée ce jour par Météo-France, et dont l’exactitude est indéniable. Par contre, côté chanson, ni le texte (quoique … les mouettes qui bronzent …) ni la mélodie ne devraient rester dans les annales.
Un seul slogan (quand baignade pas possible pour cause de turbin) : tous aux abris !

La chansonnette [5]

SUZANNE GABRIELLO
Z’avez pas lu Kafka ?
1966

Suzanne Gabriello a sévit sur scène et sur 45 tours (si tu ne sais pas ce que c’est, demande à ton papa ou à ta maman) dans les années 1960, principalement en parodiant les titres de chanteurs à la mode, comme Pierre Perret (Les jolies colonies de la France) ou Charles Aznavour (Je m’voyais en bas de l’affiche). En 1966, elle s’attaque à Nino Ferrer, notamment avec cette parodie de Mirza. Entendue lundi matin en allant justifier mon salaire, cette chansonnette m’a mis de bonne humeur pour la journée :

La chansonnette [4]

MURIELLE BERGER
Les fesses blanches
1972

Qu’est-ce qu’il fait chaud mes enfants ! le cagnassou nous est tombé dessus d’un coup, ça donne des envies de plage, forcément. Mais il faut savoir raison garder, un minimum de pudeur s’impose, et donc pas question d’oser le bronzage intégral : en 1966, Lucette Raillat explique dans une chansonnette sans prétention sa technique de bronzage, qui lui permet de garder les fesses blanches. Six ans plus tard, une version canadienne de la même bluette est interprétée par Murielle Berger :

La chansonnette [3]

MADELEINE PEYROUX
J’ai deux amours
2004

En 1930, Joséphine Baker, qui amène à Paris tout l’exotisme dont l’Européen moyen semble avoir besoin (et qu’il assouvira un an plus tard en déambulant dans les allées de l’exposition coloniale de la Porte Dorée et du Lac Daumesnil), Mme Baker, disais-je, avoue son amour pour son pays (les Etats-Unis) et Paris, sur une musique de Vincent Scotto, très porté lui aussi sur la mystique coloniale (on lui doit notamment La Petite Tonkinoise, qui fait aussi partie du répertoire de Joséphine Baker).
En 2004, la sublime chanteuse de jazz Madeleine Peyroux s’offre cette sucrerie patriotique. Sa version, que je préfère à celle d’origine, est passée hier matin sur FIP. J’ai eu envie de la vous faire partager :

La chansonnette [2]

YVES SIMON
Au pays des merveilles de Juliet
1973

La chansonnette [1]

JEAN-LOUIS FOULQUIER
Et dans l’air flottait ton parfum
1977

Les visites dans la mine d’or qu’est le site de l’INA apportent toujours leur lot de surprises, lot qui fait qu’on y retourne le lendemain, c’est addictif. Et donc, pas plus tard qu’il y a cinq minutes, je suis tombée sur une émission de 1977, diffusée en plein après-midi pour les femmes au foyer, c’était encore un peu la mode à l’époque. L’émission s’appelait « Aujourd’hui madame ». Sur le plateau : que des nénettes, à deux hommes près. Ces dames ont le look réel ou supposé de leurs téléspectatrices : c’est normal, certaines sont des téléspectarices. La première qui s’exprime porte queue de cheval et cardigan violet, elle déboule en direct du XVe arrondissement de Paris. Cette dame, sous des abords gentillets, tacle l’artiste invité au niveau du genou. Il est vrai que sa chansonnette ne casse pas trois pattes à un canard, mais après tout, son auteur et interprète est avant tout homme de radio. Le quidam ainsi visé est Jean-Louis Foulquier, pas si à l’aise au milieu de cette rangée de femmes bien alignées sur leurs chaises. Et, en direct, il chante sa bluette.  Le player du site de l’INA faisant des siennes (c’est habituel), vous pouvez retrouvez la chanson en question sur YouTube et retrouver l’extrait de l’émission en cliquant ici :