Lotus

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L’événement n’a rien d’exceptionnel : il se produit tous les étés. Et pourtant, même Sud Ouest en parle. Brièvement, mais quand même. Il faut dire que l’événement est magnifique, détournant de sa principale préoccupation (en l’occurrence : voir des grenouilles) tous les admirateurs du jardin botanique de Bordeaux. L’événement n’a donc peut-être rien d’exceptionnel mais il est important : les lotus sacrés sont en fleurs (et, accessoirement, les jeunes grenouilles vont bien).

Photos prises avec bonheur au jardin botanique de Bordeaux (le grand, celui de La Bastide), le 11 août 2017

À Bordeaux à vélo …

… on dépasse les autos. Air connu. À certains endroits, et même pas forcément aux heures de pointe, ça marche aussi à pied. C’est dire à quel point s’obstiner à circuler en voiture dans cette ville relève de plus en plus du défi, voire de la sottise (sauf cas de force majeure, bien sûr). Le vélo est donc un moyen malin de déambuler dans Bordeaux, mais aussi de s’en échapper. Et on peut vraiment aller loin :

Photos prises hier, près du Pont de Pierre

Des oiseaux dans la ville : juillet 2017

Le mois de juillet permet de voir de nombreux juvéniles. À Bordeaux, au début du mois, les hirondelles trouvaient encore le nid familial bien agréable :

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Certains sont plus téméraires, ou malchanceux, comme ce que je suppose être un jeune pigeon, à Toulouse il y a quelques jours :

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Mais c’est surtout à Stockholm que j’ai vu le plus de jeunes oiseaux. C’est même un festival. Petit catalogue :

des bernaches nonnettes (en gris clair de part et d’autre des adultes sur la photo) :

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des choucas des tours :

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des goélands :

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une très jeune mouette, trop jeune même pour divaguer seule en centre-ville :

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et des foulques, si rigolos avec leur tête orange :

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D’ici quelques jours, j’évoquerai peut-être aussi, toujours pour Stockholm, les grèbes huppés, les cygnes, des grives que j’ai eu du mal à identifier, …

Collection # 406

SHAKE WELL 2017
Bordeaux – Caserne Niel – 7, 8 & 9 juillet

 

À la recherche des hommes nus

P1130960Votre mission consiste, si vous l’acceptez, à trouver vingt hommes nus dans Bordeaux. Ces hommes sont grands (1,90 m), faits de bronze, et identiques à leur créateur, le britannique Antony GORMLEY.
Vous avez jusqu’au 25 octobre pour accomplir votre mission. Celle-ci étant purement récréative, ce message ne se détruira pas dans cinq secondes.

Photo réalisée hier en rive droite

Des oiseaux dans la ville : juin 2017

Ce mois de juin fut, ornithologiquement parlant, fort mince. Entre la canicule et les averses orageuses à répétition, le temps ne fut clairement pas propice à des déambulations urbaines. Et puis il y eut le bac, avec le temps passé à surveiller, à corriger et à préparer les oraux, là encore rien de favorable aux balades en ville, quelle que soit la ville. En effet, ce mois-ci, il y eut deux villes : Bordeaux bien sûr, puis Pamiers, en Ariège, où j’ai passé quelques heures sous un cagnard d’enfer.
Bordeaux fut placée sous le signe de la grive, vue en grand nombre et à plusieurs reprises :

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Dans une flaque d’eau d’un parc, un oiseau faisait trempette et se désaltérait. Vu sa couleur et sa taille, je penche pour le serin cini :

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À Pamiers, j’ai surtout vu des rougequeues … :

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… et des bergeronnettes :

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C’était dans le journal … le 22 juin 1917

La poudrerie de St-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux, est une des plus vieilles entreprises françaises. Créée au XVIIe siècle sur les bords de la jalle de Blanquefort, rivière dont elle tirait son énergie, elle employait 1900 personnes à la veille de la Première guerre mondiale. Pendant cette guerre, son volume de production est multiplié par douze. Ce sont essentiellement des femmes qui y travaillent, et leur rôle est évidemment fondamental en temps de guerre : cette poudre dite « poudre B » (à base de nitrocellulose) est précieuse pour l’armée (source). Les ouvrières ont donc là un réel levier leur permettant de faire aboutir leurs revendications salariales, revendications pour lesquelles elles se mettent en grève en juin 1917. L’info ne fait pas la une des journaux nationaux, mais L’Humanité y consacre quand même un entrefilet en dernière page (cliquez sur l’image pour accéder au document entier et pour le lire plus facilement) :