Voilà pourquoi nous n’avons pas déjeuné dehors ce midi

Nous étions prévenus, Sud-Ouest avait fait le job. Mais soyons francs, bien que fans du grand dehors, bien que pas si gênés que ça par un crachin qui ne mouille même pas, quand ce sont des glaçons qui tombent du ciel, nous capitulons. Lâchement. En fait, ce que nous ne supportons pas, c’est le bruit. Et 80 dB, c’est trop.

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La demoiselle de mai

Les demoiselles sont des insectes proches des libellules, mais avec un corps beaucoup plus menu et des ailes difficiles à distinguer tant elles sont fines et transparentes. Comme la libellule, la demoiselle fait partie de la famille des odonates.
Une des plus courantes de ces demoiselles, bien visible au printemps, est l’ischnure élégant, que l’on reconnait à coup sûr à la tache bleue à l’extrémité de son abdomen. L’ischnure est surtout observable près des plans d’eau, la femelle pondant ses œufs dans les plantes aquatiques.

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Un ischnure élégant dans le département de la Gironde en mai 2018

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le printemps ne fait pas non plus l’hirondelle

L’hirondelle se fait rare. Hormis quelques spécimens aperçus il y a environ un mois en Charente-Maritime, et quelques rares oiseaux du côté de Bordeaux, l’hirondelle met du temps à venir cette année. Le nid le plus proche de chez moi est toujours déséspérément vide. Les hirondelles vont-elles venir ? sont-elles en rade sur la route qui les amène d’Afrique ? sont-elles juste simplement en retard ?
Un peu de tout cela, comme l’explique le site Ornithomédia. D’une part, depuis quelques années, on constate une baisse très nette des effectifs des hirondelles, qu’il s’agisse de l’hirondelle rustique ou de l’hirondelle de fenêtre. Habituellement, les hirondelles ont deux couvées par an. Or, depuis environ cinq ans, la seconde nichée ne donne bien souvent aucun oisillon : cette baisse drastique de la natalité explique, entre autres causes, la baisse des effectifs.
Mais la météo pourrait bien avoir aussi sa part de responsabilité dans la mort des oiseaux en cours de migration, ou plus simplement dans leur arrivée tardive. De mauvaises conditions climatiques, comme les tempêtes ou les pluies trop fortes, mais aussi le froid tardif, peuvent tuer les oiseaux. Ornithomédia cite ainsi, entre autres exemples, une vague de froid en octobre 1974 qui aurait tué des milliers d’hirondelles, aboutissant à une baisse des effectifs de 25% au printemps suivant en Suisse. Il se peut donc que nos hirondelles aient du mal à revenir d’Afrique, notamment parce-qu’elles peinent à arriver en Espagne et ensuite à en partir : la péninsule ibérique vient de connaître un hiver particulièrement long. Depuis plusieurs semaines, la Galice connait un temps froid et pluvieux, il a même neigé en avril : les oiseaux migrateurs sont inévitablement perturbé par cet hiver qui n’en finit pas.
Pour en revenir à nos hirondelles de chez nous, soit elles sont en retard et j’aurai le plaisir de vous les montrer prochainement, soit elles sont trop peu nombreuses à avoir survécu, ce qui ne serait pas de bon augure pour l’espèce.

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Une hirondelle rustique dans un village de Dordogne en juin 2017

C’est la saison des grenouilles

Le printemps coasse, mais de là à voir le batracien sonore et amoureux, il y a souvent un pas (dans le marécage, en général, pas facile en chaussures de ville). Le batracien sait pourtant se faire urbain et peu farouche, donc facilement visible pour qui est un peu attentif. Jouer à trouver les grenouilles n’amuse pas que les enfants. Le meilleur spot bordelais, à ma connaissance, est le jardin botanique de la Bastide.

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Une grenouille dans le jardin botanique de la Bastide (Bordeaux), mai 2018

L’émeraude et le roncier

La micrommate émeraude (micrommata virescens) est une jolie araignée verte, qui se confond avec les feuillages dans lesquelles elle déambule. Cette parfaite adaptation à la végétation fait qu’elle se fond parfaitement bien dans le paysage : j’ai failli passer à côté d’elle sans la voir, alors qu’elle était posée sur une feuille de roncier. De ce fait, elle n’a pas besoin de tisser de toile pour capturer ses proies : elle compte sur l’effet de surprise. Selon l’INPN, elle chasse à l’affut : elle attend qu’une proie se présente, l’attrape vivement, et file la manger dans la végétation.

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Micrommate émeraude observée dans l’agglomération bordelaise en mai 2018

Paresse autorisée

En cette journée de lutte intense contre l’impérieuse nécessité de corriger les bacs blancs, je me permets de vous offrir ce brin de muguet de mon jardin, qui a fait du zèle en fleurissant il y a quinze jours. Ainsi, aujourd’hui, il fait comme moi : il paresse mollement, s’offre un jour de vacances en pleine semaine, ce qui s’apparente à une certaine forme de luxe.

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Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.