Le nouveau refuge

Depuis 2010, de drôles de cabanes voient le jour dans la métropole bordelaise. On peut y passer la nuit gratuitement (à condition de réserver), dans un confort sommaire car le but, c’est la proximité avec la nature (où ce qui y ressemble). Plus de la moitié de ces refuges se trouvent en rive droite, mais ces surprenantes et minimalistes cahutes poussent aussi en rive gauche. C’est d’ailleurs là, plus précisément dans le quartier du lac, qu’a été installé le tout dernier refuge, nommé « Neptunea », et qui peut accueillir 6 personnes. Quant à sa forme, vous êtes libres d’y voir ce que bon vous semble …

à cliquer : la page des refuges urbains sur le site de Bordeaux-Métropole

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Des oiseaux dans la ville (septembre 2017)

Je ne reviendrai pas au-delà du raisonnable sur le cordonbleu à joues rouges, vu à Bordeaux ce mois-ci mais probablement échappé d’une cage : j’en ai parlé le 12 septembre. Il n’est plus davantage question d’évoquer les hirondelles : elles semblent avoir toutes mis les bouts, sans un dernier au-revoir depuis les fils électriques. Actuellement, ce sont plutôt les étourneaux qui se rassemblent. Je pensais que les milans étaient tous partis, mais j’ai vu trois rapaces qui m’y ont fait beaucoup pensé pas plus tard que la semaine dernière. Voici un des ces spécimens, pris de vraiment trop loin pour que la photo soit bonne :

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Mais il n’y a pas que les migrateurs. Les moineaux batifolent … :

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… les rouge-queues déambulent … :

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… et même les traquets motteux prennent plaisir à se balader sur les quais (c’était la première fois que j’identifiais cet oiseau en plein centre de Bordeaux) :

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Et l’oiseau ouvrit sa cage …

Je reviens sur la photo de la semaine postée ici-même dimanche. Cet oiseau n’a rien à faire en Europe, et donc l’avoir vu en plein Bordeaux est pour le moins incongru. Il s’agit d’un cordonbleu à joues rouges, un oiseau à peine plus grand qu’un moineau, vivant exclusivement en Afrique subsaharienne, et qu’il ne faut pas confondre avec le cordonbleu de l’Angola, même si leurs chants se ressemblent (ce que je suis bien incapable de vérifier). Que faisait-il donc là, à part chercher quelques graines à se mettre dans le bec ? S’il ne s’est pas échappé d’une cage, le mystère reste entier.

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Pour tout savoir ou presque sur cet oiseau, rendez-vous sur oiseaux.net

Rouge dans le sens des départs, orange dans le sens des retours

migrP1150644.jpgContrairement aux apparences suggérées par le titre de cette note, je ne parle pas aujourd’hui des encombrements réguliers de la rocade bordelaise, mais des migrations diverses des oiseaux : nous sommes effectivement à ce temps charnière, où ceux qui ont niché dans la région ou plus nord, partent vers le sud avec les petits suffisamment forts pour faire le voyage, tandis ceux qui hivernent du côté du Bassin d’Arcachon commencent à arriver.
Parmi les premiers à partir, il y eut les milans noirs, qui ont, en bloc (14 000 oiseaux d’un coup), franchi les Pyrénées au début du mois d’août (à lire ici). Les hirondelles sont encore là, mais nous savons bien que leur départ approche, alors qu’elles n’ont pas encore gobé tous les moustiques. Depuis quelques jours, ce sont les cigognes qui mettent cap au sud (photo en haut à droite). Elles ont été vues en grand nombre en Aveyron et dans l’Hérault il y a moins d’une semaine, et hier, sur le coup de midi, elles cherchaient les courants ascendants au-dessus de chez moi, donc à Bordeaux, et c’était beau :

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Dans le même temps, les hivernants commencent peut-être à arriver. Je me demande si les petits bouchons flottants vus hier à Arès (Bassin d’Arcachon) n’étaient pas des grèbes castagneux :

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Cela n’est, en aucun cas, signe d’arrivée précoce de l’hiver (ni signe de tempête) : nous savons tous que c’est le passage des grues qui sonne le changement de saison.

Photos réalisées le 2/09/2017 dans le département de la Gironde

Des oiseaux dans la ville : août 2017

Un peu fade, ce mois d’août, que ce soit à Bordeaux ou à Toulouse. Il y eut bien quelques merles et moineaux, des hordes d’étourneaux, mais l’exception ne fut point la règle, ce qui est finalement logique.
À Bordeaux, le faucon crécerelle a fait un retour remarqué au début du mois … :

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… tandis que quelques rares cormorans, avec leurs jolis yeux bleus, ne se décidaient pas à migrer vers l’océan. Le spécimen ci-dessous a été vu aujourd’hui même au Jardin Public :

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À Toulouse, où je n’ai passé que quelques heures en fin de mois, ce fut sur la Garonnette (un vieux bras de Garonne) que le miracle eut lieu. Tout d’abord du quasi-ordinaire en milieu humide, quoique urbain, avec l’aigrette garzette … :

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… et surtout un petit limicole que je n’avais pas encore eu l’occasion d’observer, à savoir un chevalier cul-blanc :

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Lotus

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L’événement n’a rien d’exceptionnel : il se produit tous les étés. Et pourtant, même Sud Ouest en parle. Brièvement, mais quand même. Il faut dire que l’événement est magnifique, détournant de sa principale préoccupation (en l’occurrence : voir des grenouilles) tous les admirateurs du jardin botanique de Bordeaux. L’événement n’a donc peut-être rien d’exceptionnel mais il est important : les lotus sacrés sont en fleurs (et, accessoirement, les jeunes grenouilles vont bien).

Photos prises avec bonheur au jardin botanique de Bordeaux (le grand, celui de La Bastide), le 11 août 2017

À Bordeaux à vélo …

… on dépasse les autos. Air connu. À certains endroits, et même pas forcément aux heures de pointe, ça marche aussi à pied. C’est dire à quel point s’obstiner à circuler en voiture dans cette ville relève de plus en plus du défi, voire de la sottise (sauf cas de force majeure, bien sûr). Le vélo est donc un moyen malin de déambuler dans Bordeaux, mais aussi de s’en échapper. Et on peut vraiment aller loin :

Photos prises hier, près du Pont de Pierre