Des pistes pour un nouveau gouvernement ?

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Nous sommes certes soulagés mais néanmoins dans le flou. Jean Castex, Premier ministre en exercice, présentera sous sous peu la démission de son gouvernement : ce n’est pas la loi qui l’exige, mais la tradition. Les législatives, mi-juin, apporteront une couleur un peu plus définitive au quinquennat qui démarre, mais entre les deux ? pour l’intérim, on fait comment ? on convoque des personnages de Walt Disney ?

Gérard Lenorman
Si j’étais président (1980)

Résistance face à l’aveuglement

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

À tous ces gens qui ne voteront pas demain, à tous ceux qui cèderont aux sirènes simplistes de certains réseaux sociaux manipulés par une extrême-droite sans scrupule, je dédie cette chanson de Pigalle, ode aux imbéciles heureux ou en colère, mais tellement imbéciles qu’ils en sont dangereux. La chanson peut aussi être lue ici. Aux urnes, citoyens !

Pigalle
Faut pas s’inquiéter

Souvenir des seventies dans le 6e arrondissement

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, On ne va pas en faire toute une histoire, Un peu d'art dans un monde de brutes

Déambulation urbaine et parisienne, du côté du quartier latin. Comme sur de nombreux murs, un peu de street art. Du mignon en mosaïque orange, un casimir tenant une grappe de raisin. Parce-que la rue porte le nom de Casimir Delavigne. Un Casimir. Une grappe. La vigne. Jeu de mots, aurait dit maître Capello. Seventies, suite.

Bien évidemment, le vrai Casimir Delavigne n’avait rien d’un personnage pour série télé. C’était un poète de la première moitié du XIXe siècle, qui a même composé quelques opérettes. Il était proche de Scribe et de Crébillon et, pour être franchement honnête, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur avant d’avoir le regard attiré par le Casimir orange placé au-dessus de la plaque de rue portant son nom.

Salle des profs atomisée

Je suis prof mais je me soigne, La chansonnette, Le monde tel qu'il va, Un peu d'art dans un monde de brutes

Il arrive que les enseignants aient, entre eux et dans l’intimité de la salle des profs, d’autres sujets de conversation que les élèves. Entre la machine à café et les photocopieurs, il y a certes encore largement « ça serait quand même bien que la mère de Lucienne laisse sa fille se débrouiller seule » ou « t’as vu les progrès de Martine ? » ou « quelqu’un sait pourquoi Yvan est absent depuis huit jours ? ». Mais il y a surtout désormais « il est devenu incontrôlable, et c’est ce qui fait peur », « je ne sais pas comment parler de la menace nucléaire aux gamins », « je croyais vraiment qu’il s’arrêterait au Donbass », « a priori, ses bidasses, ce ne sont pas des flèches, c’est pas rassurant », etc. Bref, Poutine occupe nos conversations, monopolise nos récrés, et génère une angoisse sourde face à laquelle le covid semble une bien petite chose. Dans dix jours, on vire pourtant les masques. Cette perspective ne parvient même pas à nous réjouir.
Pour sourire quand même, nous pouvons toujours ré-écouter La java des bombes atomiques de Boris Vian :

Les rues de Lorient

La chansonnette, Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Dans un temps fort proche, il me fut donné de faire un tour dans la ville de Lorient (Morbihan). Et, par les hasards de la déambulation, j’ai repensé à la « Chanson des gars de Lorient », qui, de rues en places, de cours en avenues, propose un tour complet de la ville.

Rhum et Eau
La chanson des gars de Lorient
(quelque part sur scène en 2011)

La gare St-Jean en peinture

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Poésie ferroviaire pour ce quatrième soir de l’an 2022. Dans le quartier Belcier, à Bordeaux, sous un pont sur lequel passe le tramway, un artiste graffeur a peint la gare St-Jean, cette si jolie gare du temps d’avant avec sa belle verrière toute belle depuis les récents travaux de rénovation :

L’artiste y a aussi mis du train. Du TGV du temps d’avant, orange comme un Casimir … :

… et il a même ajouté une précision technique, à savoir le record de vitesse de ce TGV du temps d’avant :

Photos réalisées dans le quartier Belcier (Bordeaux) dans le temps d’avant 2022, donc en décembre 2021

Peindre le théâtre

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Jusqu’au 2 janvier, le grand théâtre de Bordeaux est peint à la main. Enfin presque. Le décor, peint à la main, donc (oui, quand même), est projeté sur le théâtre par des vidéoprojecteurs positionnés de manière adéquate sur le grand hôtel qui lui fait face. Et c’est magique, même quand le tram passe et, qu’à son tour, il chope les couleurs.

Ambiance festive à Bordeaux

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Comme qui dirait qu’il y a du Noël dans l’air. Comme qui dirait qu’il y a comme une envie de joyeuseté et de légèreté, même avec masque obligatoire sur le nez et paluches hydroalcoolisées. Comme dirait que samedi dernier une fanfare, sur les marches du Grand Théâtre, a, notamment, joué Abba. Petit extrait, pour que la bonne humeur entre dans vos foyers :

Quand Libé peint LR tel qu’il est

Le monde tel qu'il va, Un peu d'art dans un monde de brutes

Il fut dit que LR était le parti gaulliste. Soit. Mais aujourd’hui ? cette droite bien classique, bien XVIe arrondissement, collier de perle et rictus obligé, tombe carrément dans le lourd, le gras pour ne pas dire graveleux, la droite extrême, intolérante, rance et bête. C’est en tout cas ce que montre le résultat du premier tour des primaires, dont sortent du chapeau Mme Valérie Pécresse et M. Eric Ciotti, deux choupinets avides d’aider leurs prochains, ouverts au monde, tout ça tout ça, enfin presque. Face à ce résultat qui ne me surprend même pas tant l’incurie et la bêtise de pas mal de nos contemporains me laissent sans voix, Libé a eu l’idée de couvrir le sujet par une image de une parodiant le tableau de Grant Wood, American Gothic.

Grant Wood a peint ce tableau en 1930, donc juste après le krach boursier qui a mis les Etats-Unis à genoux. On y voit un homme peu joyeux et sa fille célibataire, et pas plus joyeuse, devant une bicoque austère comme une église. C’est d’ailleurs en passant devant une maison qui lui a fait penser à une église que Grant Wood a peint ce tableau. Les personnages sont graves, sévères, rien ne laisse voir en eux la moindre once de douceur, ils sont sous la vague de la crise, et tentent, malgré tout, de rester droits dans leurs bottes, fourche à la main, parce-qu’on ne sait jamais. Chez ces gens-là, comme chantait Brel, …

J’ai revu mamie

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Souvenons-nous du mois de juin : j’avais vu, et donc évoqué ici même, une œuvre murale représentant une mamie joliment sexy (piqûre de rappel en cliquant ici, ce qui, d’ailleurs, doit au passage vous encourager à la piqûre de rappel pour le vaccin anti-covid, c’est hors sujet mais c’est dit).
Figurez-vous que j’ai revu jolie mamie récemment, sur un mur du quartier St-Michel. Comme quoi, Bordeaux c’est tout petit, Mamie sillonne la ville de mur en mur sans fatigue apparente.

J’ai vu le lion, l’ours et le martin-pêcheur

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Dans les chansons populaires, on voit le loup, le renard et la belette. Les trois animaux chantent, la jument de Michao et son petit poulain gloutonnent l’herbe du pré et le fêtard entonne le refrain.
Dans la vraie vie, le quidam de base déambule du côté de la place St-Michel à Bordeaux, et croise de forts beaux animaux tagués par A-MO sur le rideau de fer baissé d’un resto.
Et, anecdotiquement, ce soir en rentrant du boulot, j’ai entendu des grues, plein de grues, mais je ne les pas vues car il faisait déjà trop nuit.

Faisons connaissance avec le Sirba Octet

Un peu d'art dans un monde de brutes

Faut que je vous fasse un aveu : un peu neuneu que je suis, je viens d’apprendre que la musique yiddish, avec clarinette qui tremble (ou pas), s’appelle le « klezmer » : c’était le sujet de la note d’hier, avec Catherine Ringer aux manettes. Ce genre, né de la culture yiddish, est tout sauf figé, il bouge, il jazze, il rocke, il swingue. Parmi les groupes actuels de klezmer se trouve le Sirba Octet, créé par un violoniste en 2004. Il a notamment accompagné Catherine Lara dans quelques unes de ses anciennes chansons, mais ce n’est pas le sujet ce soir. Ecoutons, si vous le voulez bien, « Kolomishka », un traditionnel yiddish enregistré en 2019 :

Catherine Ringer et le klezmer

Un peu d'art dans un monde de brutes

J’ai eu le bonheur, en septembre, de voir Catherine Ringer sur scène. Lorsqu’elle a chanté Le Petit Train, des crétins incultes ont défilé en mode chenille en faisant tchou-tchou. Ces niais ne comprenaient donc pas le sens de cette chanson qui, sous des airs swinguant, relate la déportation puis la destruction des Juifs d’Europe. La sensibilité de Catherine Ringer est aussi là.
En 2015, invitée par un clarinettiste de musique klezmer, elle a interprété, en yiddish et un peu en français, une chanson de Mordechaï Gebirtig, assassiné en 1942 dans le ghetto de Varsovie. Par sa voix, sa présence, elle a montré, outre son immense talent, la beauté de la musique traditionnelle ashkénaze, et aussi son actualité. Le klezmer est bien vivant et est source d’inspiration à l’échelle mondiale. J’ai ouï dire qu’il y avait même du klezmer breton, je vais creuser ça sous peu.
Mais, dans l’immédiat, écoutons Catherine Ringer et David Krakauer :

Bébel au métro Raspail

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Boulevard Raspail, Paris. Sur le sol, sur le bitume sans âme du trottoir, juste devant la bouche du métro Raspail, un graffeur a collé M’sieur Belmondo sur fond bleu et mode cinoche. Je me demande même s’il ne s’agit pas de Pierrot le fou, de Godard.

Retour chez Gainsbourg

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les hasards d’une déambulation parisienne nous amènent, mon homme et moi, rue de Verneuil, dans le 7e. C’est là que, pas mal d’années plus tôt et par un hasard semblable, j’étais tombée sur la maison de Gainsbourg. Ce retour vers la maison qui me semble être la plus taguée de Paris a des airs de pèlerinage en ce mois d’octobre 2021 :

Les tags ont bougé, changé, ont été abimés aussi. Tout n’est pas joli à regarder, mais il reste, de ci de là, malgré tout, une forme d’émotion :

Une chanson de Jonasz dans le 14e

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Une plaque de rue ordinaire en plein 14e arrondissement de Paris. Le Passage Tenaille. Une plaque de rue qu’un quidam a agrémenté, a modifié, a poétisé, et même a jonaszisé :

Souvenir donc de cette chanson de Jonasz, « J,veux pas qu’tu t’en ailles » :

Yolande, François et Georges

Un peu d'art dans un monde de brutes

En ce mois anniversaire du centenaire de la naissance de Georges Brassens, des hommages divers et variés tendent à fleurir d’ici de là, jusque dans les bacs des disquaires, ce qui est bien le moins que l’on pouvait espérer. Si les commémorations des dates à chiffre rond ont souvent tendance à me laisser indifférente, j’avoue avoir un petit faible pour ce qu’ont produit Yolande Moreau et François Morel à propos de Brassens. Le CD s’intitule « Brassens dans le texte ». Pour le savourer, rendez-vous chez votre dealer de bonne musique habituel. Les deux artistes étaient les invités de la première partie de 28 minutes lundi. Ce n’est pas inintéressant de les écouter :

Une chansonnette

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Voilà le Sarko à deux doigts d’être derrière les barreaux, même si, appel suspensif aidant, il peut encore déambuler. Sa désinvolture lors de son dernier procès lui coûte cher, ça lui apprendra. Et ça me rappelle la chanson qu’Alexis HK lui avait consacré en 2009, le décrivant dans le rôle d’un coq de combat prêt à tout et même au pire pour avoir sa place au soleil.

Alexis HK
Chicken manager (2009)

Pour lire les paroles, c’est par ici

Le petit tunnel aux animaux d’A-MO

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Au début du mois de juillet, je me souviens avoir évoqué le street artist A-MO ici-même (souviens toi aussi camarade en cliquant ici). Puis j’ai vu ensuite d’autres animaux du même artiste sur le rideau de fer d’une armurerie, à Nantes. Le commerce en question a comme qui dirait jeté un froid entre A-MO et moi, vu mon inexistant penchant pour tout ce qui ressemble à un truc qui tue. Puis le petit peu de temps qui nous sépare du début de l’été a passé, et j’ai refait amie-amis avec les animaux d’A-MO, en l’occurrence au niveau d’un micro-tunnel pour vélos, qui passe sous une voie ferrée dans le nord de l’agglomération de Bordeaux, plus précisément sur la commune de Bruges. Le fond bleu est un peu kitsch, mais peu importe, les animaux sont agréables à regarder.

Visages marqués

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Ce sont trois profils féminins identiques, figés sur un mur triste du côté du quai des Chartrons à Bordeaux. Je les ai vus dans l’été, mais peut-être sont-ils là depuis longtemps. Trois visages marqués du sceau de marques connues, dénonçant ainsi le poids des firmes multinationales sur nos vies ordinaires. J’ignore qui en est l’auteur.

Vers les antennes, les pieds ! Vers les antennes !

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Allez, on s’étire, on se tournoie, on se plie, on se contraint. Faut faire du sport, remuscler les abdos, déconfiner la masse musculaire. Faut sporter urbain pour se porter bien. HHHHune DDDDeux ! HHHHune DDDDeux ! Et on tend bien ses pieds vers ses antennes, tout le monde, même toi. On gire, on vire, on contorsionne, on obéit à la règle et on se plie de rire face aux petits panneaux, du côté de la place St-Michel à Bordeaux.

Un détail de plus de trois mètres de haut

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Un Détail » est une œuvre monumentale réalisée par le Pessacais Benoît Maire pour le parvis de la MECA côté Garonne. Du gigantesque dans du gigantesque.
En haut des marches se trouve donc ainsi, bien plantée mais pas lourde pour autant (je ne parle pas du poids — 800 kg — mais du ressenti), une demi-tête d’Hermès en bronze, conçue par Benoît Maire et réalisée dans une fonderie artisanale de Mérignac. Une œuvre à voir sous tous les angles, sous toutes les lumières aussi (il faudra donc une piqûre de rappel, car les photos d’hier ont été réalisées sous un crachin tenace) :

Arrière-pensées félines

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

L’expo du Chat de Geluck, actuellement sur les quais de Bordeaux, mérite d’être vue sous tous les angles et pas seulement de face. Prenons l’exemple du chat docteur :

A première vue, une scène mignonnette. Un chat de cartoon devenu médecin pour autres animaux, y compris les oiseaux. Le monde est un conte de fée, et puis on a bien le droit de rêver, quant à l’auteur — monsieur Geluck —, il fait bien ce qu’il veut de son personnage. Tournons néanmoins juste un peu autour du félin de bronze, et là, la vérité éclate, le chat fomente, l’instinct revient :

Le Chat est donc un chat ordinaire, pas plus toubib que moi supérieure de couvent. Un vrai chat, comme j’ai pu en voir un il y a peu dans les herbes folles, le mulot couinant encore dans sa gueule (photo floue, j’ai fait ce que j’ai pu, le chat était rapide) :

Vingt chats sur les quais pour fêter le vin

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

On l’appelle « Fête du vin », mais on y voit surtout quelques bateaux et des sculptures sur les quais, qui n’ont rien à voir avec le vin. Bordeaux est une ville pleine de paradoxes. Peu importe … Les sculptures représentent le chat, pardon Le Chat, avec toutes ses majuscules, c’est-à-dire celui de Geluck.
Ces chats sont au nombre de vingt. Ils sont bien alignés sur les quais, et c’est drôle, joli, ludique, poétique, et surtout à voir bien au-delà de la fête du vin (jusque début octobre je crois).

Mimil fait semblant de ne pas voir les fautes d’orthographe

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Mimil, c’est le personnage à t-shirt rayé inventé et dessiné par Selor, un des graffeurs phares de Bordeaux. Et, aujourd’hui, il y avait bac : philo le matin, français l’après-midi. Huit heures de surveillance en tout : dire que j’en suis sortie un peu neuneu est un euphémisme, mais l’orage en cours devrait me remettre les idées d’aplomb.
Je pense à Mimil et au bac parce-qu’entre les deux, il y a un lien : l’orthographe. Soyons honnête, je n’ai pas lu les copies, mais, un peu par hasard, j’ai vu que la chose n’était pas totalement maîtrisée par tous les candidats, au même titre que le déchiffrage de l’heure sur une pendule à aiguilles (rare mais authentique ; je parle du déchiffrage par un candidat au bac, pas de la pendule).
Et puis j’ai aussi souvenir d’un resto où j’ai récemment déjeuné, et où les cartes et ardoises comportaient presque autant d’erreurs orthographiques et grammaticales que de mots. Tout cela nous ramène à notre Mimil, et à un dessin le représentant vu très récemment à Bordeaux, dans le quartier des Chartrons :

Mamie est sexy

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Balade en rive droite et en berge de Garonne. De-ci de-là, quelques murs graffés, dont les dessins se perdent éventuellement derrière les plantes qui gagnent du terrain et qui font le mur à leur manière. Mais, quand même, deux panneaux m’interpellent et me font sourire : ils représentent une mamie en été avec tous les détails afférents … :

… voire plus si affinités :

Photos réalisées à Bordeaux en juin 2021

Quand Selor honore Brassens

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Selor est un des meilleurs graffeurs sévissant actuellement sur Bordeaux. Depuis déjà pas mal de temps, il a repris une chanson de Brassens sur un rideau métallique de boutique, du côté des Chartrons. Je n’avais jamais pris le temps de photographier cette allusion à La non-demande en mariage, c’est désormais chose faite :

Le côté désagréable du printemps

Chronique du grand confinement, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le printemps est un moment merveilleux : les jours qui rallongent, les zozios qui batifolent, le soleil qui donne des couleurs, les premières fraises, les asperges …
Le printemps est un moment désagréable néanmoins, non pas à cause de cet insupportable covid et de ses conséquences absurdes (quoique …), mais parce-que c’est une saison qui pique. Un moustique vu il y a trois semaines, un moustique tué il y en a deux, un moustique qui a piqué il y a quelques jours. Ma délicate cheville droite s’en gratte encore. Ce qui m’amène à un dessin urbain vu récemment :

Toujours plus haut

Chronique du grand confinement, Je suis prof mais je me soigne, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

10 km de rayon autour du nid. Pour des vacances imposées, c’est limité. 10 km de libre parcours, avec parcs et jardins ouverts, c’est toujours mieux que la punition XXL du printemps 2020. Il faut toujours voir le moins mauvais côté des choses.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, respectant à la lettre l’ordonnance ministérielle, mes baskets m’ont trainée jusqu’au Bois du Bouscat, un joli espace forestier en bordure d’hippodrome. Et là, au milieu des chênes, les pieds dans le marécage, il y a de très grandes échelles blanches. Des échelles qui incitent à voir le monde d’en haut, à prendre du recul à défaut d’avoir le dessus. L’optimisme tient à peu de choses, finalement.

Un chouia d’humour à deux balles

Je suis prof mais je me soigne, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

La semaine est finie, enfin, et, une fois encore, quelle semaine ! l’impression d’avoir mené deux vies parallèles, de n’avoir jamais touché terre. Le temps de rien, le stress des parents qui nous insultent et nous roulent dans la boue, parce-qu’ils en ont marre d’avoir leurs gosses à la maison un jour sur deux, que le covid c’est pas si grave, tout le monde sait bien que les profs sont des Jedis. Tellement Jedi que, parfois, je me sens tentée par le côté obscur de la force, mais la séance rigolote de cet après-midi, avec 18 élèves de première qui ont fait la même chose que leurs camarades « en distanciel » (que ce mot est laid …), validant à la seconde près les résultats de chacun sur pronote, … la séance rigolote, disais-je, a un peu remis les pendules à l’heure et les mouflets ont trimé fort bien et sans rechigner. Néanmoins, cette consolation n’a pas eu raison de la fatigue globale, et l’avachissement vespéral dans le canapé s’est accompagné d’un petit tour dans quelques photos d’Oléron relativement récentes, notamment ces deux-ci, prises dans le port du Château, en mode jeu de mot et humour à deux balles, et ça fait du bien :