La chansonnette [1]

Jean-Louis Foulquier
« Et dans l’air flottait ton parfum »
1977

Les visites dans la mine d’or qu’est le site de l’INA apportent toujours leur lot de surprises, lot qui fait qu’on y retourne le lendemain, c’est addictif. Et donc, pas plus tard qu’il y a cinq minutes, je suis tombée sur une émission de 1977, diffusée en plein après-midi pour les femmes au foyer, c’était encore un peu la mode à l’époque. L’émission s’appelait « Aujourd’hui madame ». Sur le plateau : que des nénettes, à deux hommes près. Ces dames ont le look réel ou supposé de leurs téléspectatrices : c’est normal, certaines sont des téléspectarices. La première qui s’exprime porte queue de cheval et cardigan violet, elle déboule en direct du XVe arrondissement de Paris. Cette dame, sous des abords gentillets, tacle l’artiste invité au niveau du genou. Il est vrai que sa chansonnette ne casse pas trois pattes à un canard, mais après tout, son auteur et interprète est avant tout homme de radio. Le quidam ainsi visé est Jean-Louis Foulquier, pas si à l’aise au milieu de cette rangée de femmes bien alignées sur leurs chaises. Et, en direct, il chante sa bluette.  Le player du site de l’INA faisant des siennes (c’est habituel), vous pouvez retrouvez la chanson en question sur YouTube et retrouver l’extrait de l’émission en cliquant ici :

Fipette, mon amie …

Fipette, mon amie,

Tu as changé bien sûr, depuis le temps que je te connais. J’ai découvert ta voix à Nantes à ta naissance, ce qui ne nous rajeunit ni l’une ni l’autre. J’étais gamine et tu annonçais déjà les spectacles locaux, en douce, entre deux morceaux d’une musique intelligente, drôle, séduisante, et surtout bougrement jazzy.
Puis je t’ai connue, chère Fipette, à Paris, puis à Bordeaux. Tu n’avais pas tout à fait les mêmes intonations et, à l’heure des infos routières, le rond-point de La Gardette avait remplacé le triangle de Roquencourt. Et, coincés dans les embouteillages, tes auditeurs vibraient sur du jazz manouche ou fredonnaient « Le coq et la pendule ».
Aujourd’hui j’apprends que, par souci de garder du brouzouf, par crainte de dépenses prohibitives (mais tu ne coûtes rien, Fipette, tu es si douce et si discrète, on ne peut pas faire d’économie sur ton dos), par crainte de dépenses, disais-je, la reine-mère Radio France veut te sucrer le micro : les trois dernières antennes régionales de FIP (Nantes, Strasbourg, Bordeaux) sont vouées à la disparition pure et simple au profit de FIP Paris, déjà diffusée un peu partout.
1Et cela me déplait profondément. Depuis le temps que l’on déambule ensemble, moi dans la voiture et toi de l’autre côté du poste, on se connait, forcément, ça crée des liens. Il est donc totalement inenvisageable, chère Fipette, que tu me lâches les oreilles. Et c’est pour cela que j’invite les blogonautes habitués et de passage à signer la pétition ad hoc.

Une sphère en hiver

p1090030Petit retour en arrière : dans le cadre d’une manifestation artistique estivale oléronaise, une sphère en bois flotté réalisée par Philippe ARDY avait trouvé sa place aux abords de la plage de Gatseau (à lire ici). Ce lieu est certes splendide, mais exposé aux vents hivernaux voire aux taquineries mesquines des dégradeurs de tout poil. Il avait donc, très tôt, été envisagé de déplacer l’œuvre vers un lieu plus calme.
C’est chose faite. La sphère est désormais perchée sur la citadelle du Chäteau d’Oléron, et on peut même la voir d’assez loin.

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Photos : Le Chäteau d’Oléron, 31/12/16 et 01/01/17

Du bois dont on fait les sphères

spherep1060191-jpgSur les plages, il n’est pas rare de trouver du bois flotté, souvent même d’assez gros morceaux. Beaucoup de gens s’en servent comme déco. Philippe ARDY, ex-diplomate désormais sculpteur sur l’île d’Oléron (atelier à La Baudissière), a réalisé une jolie sphère de 3,50 m de diamètre à l’aide de ces fameux bois flottés, ceux-ci étant fixés de manière très discrète à une armature métallique. La sphère a été installée sur la plage de Gatseau dans le cadre de la biennale d’art Amers, qui s’est déroulée cet été dans l’ensemble des communes de l’île (à lire dans Sud-Ouest). Aujourd’hui, cette sphère est toujours présente, mais, afin qu’elle puisse affronter l’hiver, elle devra être déplacée. Et pour cela, il faut des sous : l’œuvre est à vendre (se rendre sur Ulule pour les détails).

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Photos : St-Trojan-les-Bains, octobre 2016

C’est d’la bombe, bébé !

De la bombe de peinture, bien sûr ! Le festival de street art Shake Well, version 2016, s’est tenu le premier week-end de juillet, mais le résultat est visible jusqu’à la démolition des bâtiments qui ont servi de supports, et qui laisseront place sous peu à des immeubles sans âme voire très laids. Dans l’immédiat, le lieu a une âme, il vit, et c’est beau. Pour admirer tout ça, attendez la fin de journée ou émergez tôt le matin pour ne pas cuire sous le cagnard, et rendez-vous du côté des bassins à flot : les vieux hangars encore debout et l’ancienne usine Lesieur méritent le détour.

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Photos prises à Bordeaux en juillet et août 2016

Allo ? Allo ? À l’eau, quoi !

C’est officiel et voulu par sa seigneurie Macron : la cabine téléphonique doit avoir disparu du paysage d’ici décembre 2017. Argument : l’avènement de la téléphonie mobile a rendu ladite cabine obsolète. Selon un article paru ce matin dans La Dépêche (qui en a même fait sa une !), les cabines sont utilisées moins d’une minute par jour, alors autant les démanteler ou … en faire autre chose : une boite à livres, par exemple. Ou, pourquoi pas, un aquarium ?
Dans le cadre du Voyage à Nantes 2016 (jusqu’au 28 août), Benedetto BUFALINO et Benoît DESEILLE ont ainsi transformé une cabine du quartier Sainte-Croix de manière fort poétique :

Photos prises à Nantes en juillet 2016