Bébel au métro Raspail

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Boulevard Raspail, Paris. Sur le sol, sur le bitume sans âme du trottoir, juste devant la bouche du métro Raspail, un graffeur a collé M’sieur Belmondo sur fond bleu et mode cinoche. Je me demande même s’il ne s’agit pas de Pierrot le fou, de Godard.

Retour chez Gainsbourg

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les hasards d’une déambulation parisienne nous amènent, mon homme et moi, rue de Verneuil, dans le 7e. C’est là que, pas mal d’années plus tôt et par un hasard semblable, j’étais tombée sur la maison de Gainsbourg. Ce retour vers la maison qui me semble être la plus taguée de Paris a des airs de pèlerinage en ce mois d’octobre 2021 :

Les tags ont bougé, changé, ont été abimés aussi. Tout n’est pas joli à regarder, mais il reste, de ci de là, malgré tout, une forme d’émotion :

Une chanson de Jonasz dans le 14e

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Une plaque de rue ordinaire en plein 14e arrondissement de Paris. Le Passage Tenaille. Une plaque de rue qu’un quidam a agrémenté, a modifié, a poétisé, et même a jonaszisé :

Souvenir donc de cette chanson de Jonasz, « J,veux pas qu’tu t’en ailles » :

Yolande, François et Georges

Un peu d'art dans un monde de brutes

En ce mois anniversaire du centenaire de la naissance de Georges Brassens, des hommages divers et variés tendent à fleurir d’ici de là, jusque dans les bacs des disquaires, ce qui est bien le moins que l’on pouvait espérer. Si les commémorations des dates à chiffre rond ont souvent tendance à me laisser indifférente, j’avoue avoir un petit faible pour ce qu’ont produit Yolande Moreau et François Morel à propos de Brassens. Le CD s’intitule « Brassens dans le texte ». Pour le savourer, rendez-vous chez votre dealer de bonne musique habituel. Les deux artistes étaient les invités de la première partie de 28 minutes lundi. Ce n’est pas inintéressant des les écouter :

Une chansonnette

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Voilà le Sarko à deux doigts d’être derrière les barreaux, même si, appel suspensif aidant, il peut encore déambuler. Sa désinvolture lors de son dernier procès lui coûte cher, ça lui apprendra. Et ça me rappelle la chanson qu’Alexis HK lui avait consacré en 2009, le décrivant dans le rôle d’un coq de combat prêt à tout et même au pire pour avoir sa place au soleil.

Alexis HK
Chicken manager (2009)

Pour lire les paroles, c’est par ici

Le petit tunnel aux animaux d’A-MO

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Au début du mois de juillet, je me souviens avoir évoqué le street artist A-MO ici-même (souviens toi aussi camarade en cliquant ici). Puis j’ai vu ensuite d’autres animaux du même artiste sur le rideau de fer d’une armurerie, à Nantes. Le commerce en question a comme qui dirait jeté un froid entre A-MO et moi, vu mon inexistant penchant pour tout ce qui ressemble à un truc qui tue. Puis le petit peu de temps qui nous sépare du début de l’été a passé, et j’ai refait amie-amis avec les animaux d’A-MO, en l’occurrence au niveau d’un micro-tunnel pour vélos, qui passe sous une voie ferrée dans le nord de l’agglomération de Bordeaux, plus précisément sur la commune de Bruges. Le fond bleu est un peu kitsch, mais peu importe, les animaux sont agréables à regarder.

Visages marqués

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Ce sont trois profils féminins identiques, figés sur un mur triste du côté du quai des Chartrons à Bordeaux. Je les ai vus dans l’été, mais peut-être sont-ils là depuis longtemps. Trois visages marqués du sceau de marques connues, dénonçant ainsi le poids des firmes multinationales sur nos vies ordinaires. J’ignore qui en est l’auteur.

Vers les antennes, les pieds ! Vers les antennes !

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Allez, on s’étire, on se tournoie, on se plie, on se contraint. Faut faire du sport, remuscler les abdos, déconfiner la masse musculaire. Faut sporter urbain pour se porter bien. HHHHune DDDDeux ! HHHHune DDDDeux ! Et on tend bien ses pieds vers ses antennes, tout le monde, même toi. On gire, on vire, on contorsionne, on obéit à la règle et on se plie de rire face aux petits panneaux, du côté de la place St-Michel à Bordeaux.

Un détail de plus de trois mètres de haut

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Un Détail » est une œuvre monumentale réalisée par le Pessacais Benoît Maire pour le parvis de la MECA côté Garonne. Du gigantesque dans du gigantesque.
En haut des marches se trouve donc ainsi, bien plantée mais pas lourde pour autant (je ne parle pas du poids — 800 kg — mais du ressenti), une demi-tête d’Hermès en bronze, conçue par Benoît Maire et réalisée dans une fonderie artisanale de Mérignac. Une œuvre à voir sous tous les angles, sous toutes les lumières aussi (il faudra donc une piqûre de rappel, car les photos d’hier ont été réalisées sous un crachin tenace) :

Arrière-pensées félines

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

L’expo du Chat de Geluck, actuellement sur les quais de Bordeaux, mérite d’être vue sous tous les angles et pas seulement de face. Prenons l’exemple du chat docteur :

A première vue, une scène mignonnette. Un chat de cartoon devenu médecin pour autres animaux, y compris les oiseaux. Le monde est un conte de fée, et puis on a bien le droit de rêver, quant à l’auteur — monsieur Geluck —, il fait bien ce qu’il veut de son personnage. Tournons néanmoins juste un peu autour du félin de bronze, et là, la vérité éclate, le chat fomente, l’instinct revient :

Le Chat est donc un chat ordinaire, pas plus toubib que moi supérieure de couvent. Un vrai chat, comme j’ai pu en voir un il y a peu dans les herbes folles, le mulot couinant encore dans sa gueule (photo floue, j’ai fait ce que j’ai pu, le chat était rapide) :

Vingt chats sur les quais pour fêter le vin

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

On l’appelle « Fête du vin », mais on y voit surtout quelques bateaux et des sculptures sur les quais, qui n’ont rien à voir avec le vin. Bordeaux est une ville pleine de paradoxes. Peu importe … Les sculptures représentent le chat, pardon Le Chat, avec toutes ses majuscules, c’est-à-dire celui de Geluck.
Ces chats sont au nombre de vingt. Ils sont bien alignés sur les quais, et c’est drôle, joli, ludique, poétique, et surtout à voir bien au-delà de la fête du vin (jusque début octobre je crois).

Mimil fait semblant de ne pas voir les fautes d’orthographe

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Mimil, c’est le personnage à t-shirt rayé inventé et dessiné par Selor, un des graffeurs phares de Bordeaux. Et, aujourd’hui, il y avait bac : philo le matin, français l’après-midi. Huit heures de surveillance en tout : dire que j’en suis sortie un peu neuneu est un euphémisme, mais l’orage en cours devrait me remettre les idées d’aplomb.
Je pense à Mimil et au bac parce-qu’entre les deux, il y a un lien : l’orthographe. Soyons honnête, je n’ai pas lu les copies, mais, un peu par hasard, j’ai vu que la chose n’était pas totalement maîtrisée par tous les candidats, au même titre que le déchiffrage de l’heure sur une pendule à aiguilles (rare mais authentique ; je parle du déchiffrage par un candidat au bac, pas de la pendule).
Et puis j’ai aussi souvenir d’un resto où j’ai récemment déjeuné, et où les cartes et ardoises comportaient presque autant d’erreurs orthographiques et grammaticales que de mots. Tout cela nous ramène à notre Mimil, et à un dessin le représentant vu très récemment à Bordeaux, dans le quartier des Chartrons :

Mamie est sexy

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Balade en rive droite et en berge de Garonne. De-ci de-là, quelques murs graffés, dont les dessins se perdent éventuellement derrière les plantes qui gagnent du terrain et qui font le mur à leur manière. Mais, quand même, deux panneaux m’interpellent et me font sourire : ils représentent une mamie en été avec tous les détails afférents … :

… voire plus si affinités :

Photos réalisées à Bordeaux en juin 2021

Quand Selor honore Brassens

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Selor est un des meilleurs graffeurs sévissant actuellement sur Bordeaux. Depuis déjà pas mal de temps, il a repris une chanson de Brassens sur un rideau métallique de boutique, du côté des Chartrons. Je n’avais jamais pris le temps de photographier cette allusion à La non-demande en mariage, c’est désormais chose faite :

Le côté désagréable du printemps

Chronique du grand confinement, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le printemps est un moment merveilleux : les jours qui rallongent, les zozios qui batifolent, le soleil qui donne des couleurs, les premières fraises, les asperges …
Le printemps est un moment désagréable néanmoins, non pas à cause de cet insupportable covid et de ses conséquences absurdes (quoique …), mais parce-que c’est une saison qui pique. Un moustique vu il y a trois semaines, un moustique tué il y en a deux, un moustique qui a piqué il y a quelques jours. Ma délicate cheville droite s’en gratte encore. Ce qui m’amène à un dessin urbain vu récemment :

Toujours plus haut

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10 km de rayon autour du nid. Pour des vacances imposées, c’est limité. 10 km de libre parcours, avec parcs et jardins ouverts, c’est toujours mieux que la punition XXL du printemps 2020. Il faut toujours voir le moins mauvais côté des choses.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, respectant à la lettre l’ordonnance ministérielle, mes baskets m’ont trainée jusqu’au Bois du Bouscat, un joli espace forestier en bordure d’hippodrome. Et là, au milieu des chênes, les pieds dans le marécage, il y a de très grandes échelles blanches. Des échelles qui incitent à voir le monde d’en haut, à prendre du recul à défaut d’avoir le dessus. L’optimisme tient à peu de choses, finalement.

Un chouia d’humour à deux balles

Je suis prof mais je me soigne, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

La semaine est finie, enfin, et, une fois encore, quelle semaine ! l’impression d’avoir mené deux vies parallèles, de n’avoir jamais touché terre. Le temps de rien, le stress des parents qui nous insultent et nous roulent dans la boue, parce-qu’ils en ont marre d’avoir leurs gosses à la maison un jour sur deux, que le covid c’est pas si grave, tout le monde sait bien que les profs sont des Jedis. Tellement Jedi que, parfois, je me sens tentée par le côté obscur de la force, mais la séance rigolote de cet après-midi, avec 18 élèves de première qui ont fait la même chose que leurs camarades « en distanciel » (que ce mot est laid …), validant à la seconde près les résultats de chacun sur pronote, … la séance rigolote, disais-je, a un peu remis les pendules à l’heure et les mouflets ont trimé fort bien et sans rechigner. Néanmoins, cette consolation n’a pas eu raison de la fatigue globale, et l’avachissement vespéral dans le canapé s’est accompagné d’un petit tour dans quelques photos d’Oléron relativement récentes, notamment ces deux-ci, prises dans le port du Château, en mode jeu de mot et humour à deux balles, et ça fait du bien :

7 mn avec Mme Arnica

Je suis prof mais je me soigne, Un peu d'art dans un monde de brutes

Fin de semaine, et quelle semaine ! Entre les dernières évaluations (des oraux dans toutes les classes, ce qui demande un chouia de concentration) et la paperasse de fin de trimestre (des bulletins, des bulletins, encore des bulletins, et autres fiches diverses pleines de cases à cocher), sans parler des cours à préparer, je constate que la semaine de 35 heures ressemble clairement à un temps partiel. Bref, une pause s’impose, et je déambule sur Youtube pour lâcher un peu la pression, rayon vieilleries qui font encore tellement rire. Je tombe ainsi sur Pierre Dac et Francis Blanche, du temps tellement d’avant que je n’étais même pas née, et m’esclaffe comme une gamine devant un numéro de clown face à Madame Arnica. Même si ce sketch est archi connu, c’est un régal.

Une chansonnette

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Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

Une histoire et au lit !

Un peu d'art dans un monde de brutes

Le rituel de l’histoire avant de dormir est fondamental pour l’équilibre des enfants. Et pour celui des adultes aussi, d’ailleurs. Rien ne vaut un bon vieux conte, avec l’arrivée du prince charmant dans la scène finale :

Une chansonnette

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Dès à présent, je ne vais faire que des choses pas essentielles. Voir des gens que j’aime (parce-que quand on s’applique, respecter le protocole sanitaire, c’est facile, et ça évite de se confiner à Versailles façon chef d’État pris le nez dans le pot de confiture). Écouter de la musique, même si dans la vraie vie, c’est encore prohibé (mais j’ai commencé aujourd’hui même par Petrucciani à Marciac en 1996, sur le site de l’INA). Lire, bien sûr. Et puis l’océan, la forêt, quelques amis, … Rien d’essentiel, puisque l’essentiel serait de pouvoir déambuler dans IKEA mais pas d’aller au musée. Rien d’essentiel puisque l’essentiel serait de faire la queue devant des dealers de la fast fashion plustôt que d’aller au théâtre. Bref, je mets sous couvert la colère, le bouillonnement, la rage, et vous confie aux bonnes mains et aux bonnes paroles d’une vraie bonne personne : Grand Corps Malade. Portez-vous bien et à l’année prochaine.

Grand Corps Malade
Pas essentiel (2020)

Une chansonnette

La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est une histoire de magie, de tour de prestidigitation, voire d’envoutement : Grand Corps Malade est passé de la case « slameur » à la case « chanteur ». Pour ce faire et pour son dernier album, il a convié des nénettes que j’aime bien (Véronique Sanson, par exemple) et cela donne des résultats parfois magiques. Comme ce titre avec Suzane, de l’envoutement eu sens propre du terme. Ne vous contentez pas d’écouter, regardez aussi les images (je crois que ça s’appelle un clip, enfin de mon temps, on disait comme ça) :

Grand Corps Malade et Suzane
Pendant 24 heures (2020)

Une impression de normalité

Chronique du grand confinement, Je suis prof mais je me soigne, Un peu d'art dans un monde de brutes

Comme tous les lundis, j’ai émergé un peu après le journal d’Inter de 6 h, et j’ai consacré la matinée à préparer des cours pour la semaine. Ayant un emploi du temps (presque) tout pourri, je n’ai pas trop le choix. La hiérarchie avait convié, protocole sanitaire oblige, les seuls collègues ayant cours ce matin pour l’hommage à Samuel Paty. Je n’ai donc pas assisté à ce temps pourtant important. Plongée dans les théories de Clausewitz sur la guerre (il n’y a rien que du joyeux dans le programme de spé de terminale), j’ai sorti de mon esprit ce confinement saison 2, encore plus insupportable que le premier, car largement lié à l’incurie profonde de ceux qui nous gouvernent.
Puis, après déjeuner, j’ai enfourché le vélo pour écouter les exposés de gentils poussins de première. Rien que du normal. Pas un policier. Pas un militaire aux abords de l’établissement. Rien que du comme avant.
Juste une nouveauté, une seule : une nouvelle petite série dans les programmes courts d’Arte. Ça s’intitule « De Gaulle à la plage » et, ce soir, le grand Charles portait des tongs pour la première fois (à voir en cliquant ici). Quelle aventure …

Tout est normal : De Gaulle porte des tongs ! (capture d’écran Arte)

Une chansonnette

Je suis prof mais je me soigne, La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Je pourrais jouer les commentatrices de base et de blog à propos des récents propos du patron-président. Je pourrais, mais je n’ai pas envie. Pas ce soir. D’errements en errances, l’homme une fois encore nous fait porter le chapeau. Et que je te mets du couvre-feu pour respecter le p… de métro-boulot-dodo sacré, seule cause justifiant à la vie d’être vécue ! Alors, non, je n’irai pas plus loin car mon énervement ne changerait rien.
Je pourrais, dans le même temps, faire mon égoïste fiérote de ne pas être dans ces fameuses villes visées par l’interdiction de moufter après 21 h. Et, pourtant, le pire, c’est que demain, je vais encore tancer les marmots à propos du masque, sur l’air de « vous voyez ce qui nous pend au nez … d’ailleurs, cachez-le, votre nez, oui, vous, Claude-Baptiste, et vous aussi Angèle-Sophie ». Non, rien de tout cela.
J’ai juste envie de partager avec vous un petit bout de ma playlist qui est tombée dans mes oreilles alors que je rejoignais mon home sweet home dans le tram ce soir (si vous le souhaitez, cliquez ici pour lire les paroles) :

Brigitte Fontaine
Cul béni (2006)

T’as le bonjour d’Alber

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les portraits d’Alber jaillissent sur les murs de Bordeaux depuis au moins cinq ou six ans, régulièrement et dans des quartiers différents. Alber, né en 1986, a d’abord fait ses armes dans le Loir-et-Cher, puis s’est mis à sillonner Paris et les murs de province, laissant au passage la trace de son talent. Dernièrement, j’ai vu une des ses œuvres dans le quartier des Chartrons, à Bordeaux, en l’occurrence un portrait féminin :

Pour en savoir plus : une interview d’Alber, datant d’octobre 2019

Que d’eau ! que d’eau !

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Que d’eau, que d’eau ! » s’était écrié le président Mac Mahon en 1875, lorsque la Garonne avait entrepris d’inonder Toulouse. « Que d’eau, que d’eau ! » pouvons-nous dire à notre tour face au rideau d’eau théâtral et magnifique de Stéphane Thidet. Sauf que, dans le cas présent, ce n’est pas un fleuve impétueux qui envahit une ville, mais l’eau qui tombe en rideau devant les colonnes d’un théâtre pour apporter du bonheur au badaud. L’auteur, qui a déjà sévi lors d’un précédent Voyage à Nantes en installant une meute de loups dans les douves du château, arrose cette fois la façade du théâtre Graslin pour le plus grand bonheur du Nantais qui trouve l’été bien chaud. « Rideau » est le titre de l’installation, probablement ce que le Voyage à Nantes nous a offert de plus beau cette année.

Les filles aussi font pipi debout

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le Voyage à Nantes, suite. Nous voici sur la fontaine de la Place Royale. Elsa Sahal y a planté Fontaine, une œuvre en céramique de trois mètres de haut, déjà exposée en 2012 au Jardin des Tuileries (pour en savoir plus, cliquez ici). Pour ce qui est du sujet de la sculpture, je vous laisse découvrir :

Le lit de la rivière

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est le monde à l’envers ! Il n’y a qu’à prendre un peu le pouls des marronniers médiatiques pour s’en convaincre : le tour de France démarre trois jours avant la rentrée scolaire. Ladite rentrée, pour une fois, n’est pas illustrée par cette pauvre gamine qui tente d’écrire à la craie sur un tableau noir d’un autre temps, mais par des marmots et leurs enseignants masqués pour éviter la covid-party à l’heure de la récré. Les festivals ont été presque tous annulés, et certaines manifestations culturelles qui débutent habituellement en juillet ont attendu août pour sortir au grand jour. C’est ainsi le cas du Voyage à Nantes qui, de ce fait, est visible jusqu’au 27 septembre.
Dans le Voyage cette année, on peut notamment rêver d’une sieste dans un lit à baldaquin kitchissime à souhait, quoique flottant dans le port de plaisance du canal St-Félix, là où l’Erdre se jette dans la Loire. C’est pratique, c’est près de la gare. Tu tombes du train et hop ! dodo ! Sauf que c’est interdit (pas à cause de covid, mais parce-que c’est une œuvre d’art et qu’elle est installée à un endroit où la baignade est proscrite).

Le lit à baldaquin, coussins moelleux et couleurs pastel pour plaire aux petites filles, a été réalisé par Vincent Olinet, qui expose aussi d’autres œuvres dans le cadre de ce Voyage à Nantes. L’œuvre porte le nom de Pas encore mon histoire. Effectivement, si l’objet insolite attire le regard et porte à sourire, je n’y ai pas senti une poésie immense, ce n’est effectivement pas mon histoire. C’est néanmoins distrayant, voire inattendu ; quoique, Voyage oblige, on s’attend à tout à chaque coin de rue, et c’est ce qui fait le charme du cheminement urbain dans Nantes en cette fin d’été.

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 31 août

La chansonnette

Dans une heure je serai au boulot, et je ne serai pas la seule. Ce fut un bel été, finalement. Si, hier, la chansonnette nous a fait traverser le pays d’est en ouest en suivant le fil de la Loire, ce matin on révise toute la géographie du pays avec Bigflo & Oli.

Bigflo & Oli
Bienvenue chez moi

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 30 août

La chansonnette

Serge Kerval
La Loire

La série estivale « La chansonnette passe l’été en France » tire à sa fin. Demain, ce sera rideau. Partout on n’entend plus parler que de la rentrée et, accessoirement, du tour de France cycliste, décalé pour cause de covid.
Nous allons, en ce dernier dimanche d’août, accompagner la Loire, qui « est morte ce matin / entre Saint-Nazaire et Mindin ». En 1974, Serge Kerval racontait ainsi ce fleuve dont « l’enfance fut farouche », et qui, d’est en ouest, traverse quasiment toute la France.

La Loire à Nantes – Août 2020