La chansonnette [11]

Marc Ogeret
La Chanson de Craonne
1973

Dès les premiers mois, une fois qu’il est enfin évident que le conflit sera long, les soldats ne supportent plus la guerre, ou plus exactement les conditions dans lesquelles elle se déroule, les sacrifices qu’ils offrent à la patrie pour des résultats militaires inexistants. C’est le sentiment de se battre pour rien qui est à l’origine de contestations qui trouvent leur apogée dans les mutineries de 1917, mais qui s’expriment aussi dans les chansons, dont cette fameuse Chanson de Craonne, interprétée ici par Marc Ogeret en 1973 (vous pouvez en lire le texte ici et ici). Inutile de préciser que l’état-major appréciait fort peu ce genre de ritournelle. Il parait même qu’une récompense était promise à quiconque en dénoncerait l’auteur.
Il se trouve que je pense à cette chanson aujourd’hui, car d’après un titre de Sud-Ouest (je ne suis pas allée plus loin, n’étant pas abonnée), l’interprétation de cette œuvre lors des commémorations du 11 novembre, à Dolus d’Oléron (Charente-Maritime) a tourné à la polémique. Des anciens combattants (qui, de toute façon, ne sont plus ceux de la guerre de 14) n’ont apparemment pas apprécié ce moment, pourtant probablement fort, de la cérémonie. L’aspect antimilitariste, mais aussi défaitiste, voire désespéré, du texte, choquerait-il encore aujourd’hui ?

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La saison est ouverte

P1160144Au week-end dernier, il y avait des giroles sur le marché. Nous avons mangé nos premiers cèpes (largement achetés, il est vrai, mais aussi un petit peu cueillis dans la forêt). Pas de grosse cueillette à ce jour, la saison ne fait que commencer, mais ce sont ces moments prometteurs de gourmandise qui sont peut-être les meilleurs, comme cet instant où je me suis trouvée face à un champ de coulemelles, de jeunes coulemelles bien tendres et bien saines. Un régal.

Photo prise en Charente-Maritime en septembre 2017

Dress code pour pêche à pied

Les prochaines grandes marées ne sont prévues que pour les alentours du 8 septembre, alors à quoi bon en parler dès aujourd’hui ?
C’est que la pêche à pied, ça se prépare, d’autant plus qu’une nouvelle règle vestimentaire vient de voir le jour. À vous de juger du côté, sinon esthétique, du moins pratique de la chose :

Constat réalisé en Charente-Maritime en août 2017

Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

Le territoire des goélands

Grande plage de Saint-Trojan (c’est sur Oléron, Charente-Maritime, pour les nouveaux visiteurs de ce blog qui vivent à l’est du méridien de Greenwich), tous les étés, mêmes jours, mêmes heures. Les goélands sont là et pas ailleurs, ils occupent la plage et la dune sur une dizaine de mètres de large, s’en éloignent à peine quand chiens ou humains les perturbent. Et puis reviennent, sans faire trop de bruit (ce qui est rare pour cet oiseau-là). Certains sont jeunes, des petits de l’année reconnaissables à leur plumage gris, les autres sont adultes. Et ils vivent là, en bande, face au large. Le bonheur, non ? Que demander de plus ?

 

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Photos attrapées avec bonheur à St-Trojan-les-Bains en août 2017

Le pont de Tolbiac est définitivement fermé à la circulation

P1130716Contrairement à une rumeur propagée par les cercles parisiens mal informés, le pont de Tolbiac, le vrai, n’enjambe pas un vague fleuvaillon appelé « Seine » mais le superbe chenal de la Baudissière, sur la commune de Dolus d’Oléron. À marée basse, c’est joli, à marée haute, surtout avec un coefficient de 102, c’est très beau :

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Ce vieux pont relève d’une prouesse technique de l’âge du bricolage de bois (entre l’âge du fer et l’âge du bronze), dont on peut encore percevoir les subtilités architecturales :

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Depuis plusieurs mois (années ?), il est fermé pour des raisons de sécurité. Le temps (dans les deux sens du terme) a désormais eu totalement raison de lui :

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Constat établi en juin 2017