Chevreuil flou

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est une balade tranquille, côté nature. En bord de chemin, une ombre, une forme vague, quelque chose semble bouger derrière les arbustes. On le devine, on le voit finalement, de loin : c’est un chevreuil. Le vent est dans le bon sens, l’animal ignore le marcheur béat si heureux de voir ce mammifère-là pendant sa promenade vespérale. Puis le chevreuil repart, en deux bonds silencieux, vers la forêt.

Un chevreuil derrière les arbustes – Charente-Maritime – Mars 2021

Un chouia d’humour à deux balles

Je suis prof mais je me soigne, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

La semaine est finie, enfin, et, une fois encore, quelle semaine ! l’impression d’avoir mené deux vies parallèles, de n’avoir jamais touché terre. Le temps de rien, le stress des parents qui nous insultent et nous roulent dans la boue, parce-qu’ils en ont marre d’avoir leurs gosses à la maison un jour sur deux, que le covid c’est pas si grave, tout le monde sait bien que les profs sont des Jedis. Tellement Jedi que, parfois, je me sens tentée par le côté obscur de la force, mais la séance rigolote de cet après-midi, avec 18 élèves de première qui ont fait la même chose que leurs camarades « en distanciel » (que ce mot est laid …), validant à la seconde près les résultats de chacun sur pronote, … la séance rigolote, disais-je, a un peu remis les pendules à l’heure et les mouflets ont trimé fort bien et sans rechigner. Néanmoins, cette consolation n’a pas eu raison de la fatigue globale, et l’avachissement vespéral dans le canapé s’est accompagné d’un petit tour dans quelques photos d’Oléron relativement récentes, notamment ces deux-ci, prises dans le port du Château, en mode jeu de mot et humour à deux balles, et ça fait du bien :

Les bernaches ne cessèrent point de brouter

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La semaine dernière marquait la fin des vacances d’hiver pour la zone A. J’ai profité de ce temps de pause autorisée pour descendre sur une plage de la commune de Dolus d’Oléron. Les oies bernaches étaient presque sur le sable, et la présence des humains pourtant à faible distance ne les dérangeait en aucune manière. Elles broutaient les zostères en silence et avec application. Dans peu de temps, elles quitteront nos rivages pour rejoindre le grand nord où elles élèveront leurs petits, puis elles reviendront pour l’hiver suivant …

Les bernaches cravant sur une plage de Dolus d’Oléron, février 2021

Le mimosa n’était pas à la fête

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ni le mimosa, ni rien, ni personne, car fête il n’y a plus, covid oblige, alors que mimosa il y a. Mimosa il y a, et ce n’est pas si évident que ça, car, bien souvent, quand février s’approche de mars, le mimosa a fané depuis belle lurette. Sur l’île d’Oléron, en effet, le mimosa est souvent au mieux de sa forme sur le coup du nouvel an, et il est donc tout flétri sept semaines plus tard. Cette année, il était en retard, et donc pile poil joliment fleuri pour la fête du mimosa de Saint-Trojan-les Bains, qui se tient traditionnellement le troisième week-end de février. Cette année le mimosa était à l’heure, mais la fête a été annulée. C’est ainsi et c’est un peu triste.

Du mimosa au mieux de sa forme sur l’île d’Oléron le 18 février 2021

Un échinoderme en dessert ?

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Récemment, un beau goéland avait ici même présenté sa manière de manger un encornet. C’est un plat copieux, mais un tel repas doit forcément se clore par un dessert à la hauteur de sa gourmandise. Quoi de mieux alors qu’un échinoderme, en l’occurrence une belle étoile de mer que l’océan vient tout juste de déposer aux pattes du goéland ?

Photos réalisées sur l’île d’Oléron en février 2021

Céphalopode frais sur son lit de vase (recette de goéland)

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La manière de préparer puis déguster la seiche ou l’encornet est parfaitement maîtrisée par le goéland adulte. Sûr de son geste et sur l’estran, il tire vers lui l’animal dont il compte bien faire son repas, en utilisant pour cela un long tentacule de la bête :

Puis maître goéland commence à goûter sa proie, tâtonne, hésite, la repose. En cuisine, c’est très important, le temps de repos. On voit là que ce goéland connait son métier :

Il y retourne et veille à ce que le petit céphalopode soit bien enrobé de fine vase :

Cette fois, c’est la bonne, en une bouchée la proie est avalée :

Photos réalisées sur le port de La Cotinière (île d’Oléron) en février 2021

Une chansonnette

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

Pleut mouille grenouille

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Pour un début d’automne, c’est un vrai début d’automne ! C’est que ça mouille, ça pleut, ça dégouline. Si j’étais grenouille, je sauterais de joie dans ma mare, mais n’étant point grenouille, je sors le ciré et les bottes pour mettre quand même le nez dehors. Yannick Jaulin, mon maître es patois du centre-ouest (bien utile pour quiconque fréquente la Charente-Maritime), suggère même l’emploi du parapi. Il a du bon sens, le Yannick, même si le sens de son parapi dépasse la première utilisation, immédiate, qui vise à se protéger des abats d’eau locaux auxquels nous sommes habitués à Bordeaux, où le « o » n’a pas le même sens qu’en poitevin-saintongeais. Découvrons la chose :

Toute fin d’été dans le marais des Bris

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le marais des Bris se trouve tout au sud de l’île d’Oléron, sur la commune de Saint-Trojan. Le dernier week-end fut le dernier de l’été. Marée haute côté mer, mais peu d’eau dans le marais lui-même : une écluse gère tout cela et limite les flots. Et surtout, il y avait des oiseaux. Des aigrettes, encore des aigrettes, ainsi que des mouettes, et puis des gravelots.

Hautes eaux au Château

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le week-end dernier, la mer a fait sa maline. La maline, c’est la marée de fort coefficient, en particulier celle qui s’observe lors des équinoxes. Pile poil la configuration des 18, 19 et 20 septembre. C’était un week-end paisible, rien évidemment ne laissait prévoir la tornade qui est passée sur Le Château d’Oléron (entre autres) hier après-midi. Un week-end paisible, donc, avec une lumière magnifique, en particulier en début de soirée, lorsque la mer fut la plus haute, emplissant les chenaux et les ports. Des miroirs d’eau éphémères.

Crac ! Boum ! Mouche !

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La vie de la mouche est courte : 17 jours pour monsieur, 21 pour madame. En si peu de temps, perpétuer l’espèce est une urgence encore plus importante que se nourrir ou batifoler dans les herbes pour s’amuser. Pour pondre ses 400 à 600 œufs règlementaires, madame mouche ne doit pas perdre le fil de sa brève histoire terrestre. Crac-crac obligatoire, mais en s’appliquant, en se posant sur une feuille bien verte. Et ça prend du temps. Comparativement à la brève vie de la mouche, les longues minutes d’accouplement semblent interminables : je n’ai certes point chronométré, mais, avant de fixer sur carte SD ce grand moment, en bon entomologiste-(a)mateur j’ai quand même eu le temps de finir ce que j’avais dans mon assiette, d’aller chercher l’appareil photo, de l’allumer, de cadrer, de zoomer (trop, d’où le flou).

Source : futura-sciences

Un chien sur le toit

On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La ville de La Rochelle regorge d’anciens immeubles, notamment de la Renaissance. À l’angle de l’un d’eux, au sommet d’une tourelle dont la fonction d’échauguette a probablement été surtout décorative, se trouve une sculpture de chien. Un brave toutou de pierre qui domine la rue, haut perché façon chat (il y a, d’ailleurs, aussi, une maison du chat à La Rochelle, mais beaucoup plus récente et dans un tout autre style). Cet immeuble dit « du chien » fut la demeure de Jean Pineau, premier maire protestant de la ville, qui entra en fonction en 1562 et qui en fut destitué l’année suivante, car un maire protestant, en ce temps-là, dans le royaume de France, cela faisait désordre.
Mais revenons au chien haut perché : la sculpture représente le chien de Jean Pineau, ce fameux maire viré de sa mairie pour cause de discordance religieuse. Un chien tranquille, bien posé sur son cul, semblant attendre patiemment une friandise. Cette curiosité architecturale valut à ce canton de La Rochelle d’être longtemps surnommé « canton de Lève-Nez ».

Chenal du Moulin

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En particulier sur sa moitié nord, mais pas exclusivement, l’île d’Oléron est parcourue par des chenaux aménagés par l’homme. C’est le marais, une zone humide autrefois sauvage puis domestiquée au fil des siècles. Sur la commune de St-Georges-d’Oléron, entre les villages de Sauzelle et de Boyardville, se trouve un joli chemin (très facile d’accès par la piste cyclable forestière) qui longe le chenal du Moulin. Chenal qui, lui-même, se jette dans celui de la Saurine, dont l’étymologie (sau = sel) rappelle l’existence fort ancienne de la saliculture sur l’île.

Quitter La Rochelle par la mer

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’était un soir tout à la fin du mois de juillet. Un soir après une journée formidable, dans la plus belle ville cyclable qui soit en France : La Rochelle. Tôt le matin, nous avions mis les vélos sur le bateau, et zou, roule ma poule, direction la grande ville. Mais le soir venu, après quelques grignotes dans le quartier du Gabut, il avait bien fallu rentrer à la maison, quelque part sur l’île d’Oléron. La navette maritime La Rochelle / Boyardville appareilla à 20 h 45. Les journées étaient encore suffisamment longues pour que la traversée se fasse de jour. Et, heureux de ce jour-là, nous avons quitté, non sans regret néanmoins, le port de La Rochelle. Nous avons d’abord longé la digue du Nouveau Monde, inaugurée en 2014 :

La Rochelle : la digue du Nouveau Monde et le port des Minimes

Puis le navire a avancé, tranquillement, permettant de voir les célèbres tours qui font que ce port-là est reconnaissable entre mille :

Port de La Rochelle

On croise alors le phare du Bout du Monde, qui fête en ce mois d’août son vingtième anniversaire. Petit rappel : ce phare est une réplique d’une construction plantée au large de la Patagonie depuis la fin du XIXe siècle.

Phare du bout du monde : réplique rochelaise d’un phare de Patagonie

Puis il est temps de mettre les gaz. 18 nœuds en vitesse de croisière. Tout juste le temps de jeter un œil sur le pont de l’île de Ré :

Le port de La Pallice et le pont de l’île de Ré

Petite balade à Fort Royer

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le site ostréicole de Fort Royer se situe sur la commune de St-Pierre-d’Oléron. Pendant longtemps, le site a décliné : les cabanes semblaient même à l’abandon. Puis les producteurs se sont serrés les coudes, ont retapé les cabanes, et ont proposé au public de venir découvrir le vaste monde de l’huître : visites guidées, dégustation, mais aussi initiation à l’ouverture des huîtres sont au programme (pour en savoir plus, cliquez ici). Aujourd’hui, la balade est sympa, vivante et colorée.

Qui découvre l’autre ?

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il y a un peu plus de deux semaines, j’ai déambulé dans l’aquarium de La Rochelle. Bel endroit. En regardant les photos faites ce jour-là, j’ai repensé à un vieux dessin de Vidberg, consacré au salon de l’agriculture, et que je vous invite à découvrir en cliquant ici.
Sur la photo ci-dessous, c’est la même idée, même si la composition de ladite photo relève à 100% du hasard : qui découvre qui ? l’humain qui voit l’animal ? ou l’animal qui voit l’humain ?

Aquarium de La Rochelle – Fin juillet 2020

Le nom des rues du quartier du Gabut

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ce ne fut pas toujours the place to be, un coin à la mode où il fait bon se prélasser (voire habiter) entre le Vieux-Port (pas celui de Marseille, l’autre, le vrai, celui de La Rochelle) et le port de plaisance des Minimes, à deux pas et demi de la gare (la plus belle de l’ouest, cela dit en passant). Autrefois, le quartier du Gabut, à La Rochelle, donc, était tout proche du port de pêche, qui a migré vers le site moderne de Chef-de-Baie. Sont restées des friches, d’où sont sortis l’espace Encan et l’aquarium, ainsi qu’un quartier longtemps délaissé et triste, peut-être même un chouia mal famé, comme souvent dans les ports : le Gabut.

J’ai connu ce quartier au tout début de sa rénovation, dans les années 1980. Tout était en vrac, mais le lieu était approprié pour ajouter quelques concerts aux Francofolies alors débutantes.
Aujourd’hui, ce quartier du Gabut, avec ses constructions en bois et ses bars, est devenu tendance. Et, pour parfaire ce quartier, il a bien fallu nommer toutes ses rues et places ; on y trouve ainsi un passage de la goëlette et une place de la Petite Sirène, ainsi que … :

Bernard

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’était une très belle fin de journée sur l’estran sableux de l’île d’Oléron. Il avait fait fort chaud et la baignade, même sans vague, était salutaire. Et puisque, justement, vagues il n’y avait pas, il était facile d’observer les coquillages et les animaux qui les habitent. En cette fin de juillet, il y avait ainsi beaucoup de bernard-l’hermite, ces crustacés inachevés car sans carapace protectrice, bestioles à corps mou et fragile condamnées à squatter des coquillages abandonnés et à en changer au fur et à mesure que l’animal grandit.

Un bernard-l’hermite sur une plage de l’île d’Oléron en juillet 2020

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 9 août

La chansonnette, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

De toutes les chansons de Nougaro, Ile de Ré est peut-être celle que je préfère, bien qu’il soit difficile d’établir un classement au sein d’une œuvre aussi gigantesque que la sienne.


« Le phare sirène / Du cap des Baleines / Tournant la rengaine / D’amour d’au delà ».

Claude Nougaro
Ile de Ré

Un petit bout de l’île de Ré vue depuis la navette maritime entre l’île d’Oléron et La Rochelle, fin juillet 2020

Ça grenouille dans le marais

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Petite précision à toutes fins utiles : les îles charentaises sont d’abord d’immenses zones marécageuses, que l’homme a dompté au fil du temps. Le marais, donc, partout, peut se rappeler à nous, voire être utilisé à des fins commerciales : marais salants, claires pour les huîtres. Au beau milieu de ce paysage mi-terre mi-eau qui donne sa si belle lumière à ces îles-là, toute une faune se développe et s’épanouit. Le petit chien du voisin débusque les sangliers, j’ai vu un chevreuil aux abords d’une piste cyclable, tôt ce matin il y avait des lapins dans un pré, et il n’est pas rare de croiser des couleuvres et autres serpents qui font peur aux enfants. Mais ce qui s’épanouit le plus en ce moment, c’est la grenouille :

Quelques jeunes grenouilles à St-Georges d’Oléron – Août 2020

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 23 juillet

La chansonnette, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le genre n’avait pas encore été abordé dans cette rubrique : voici la chanson pour enfant. Attention, pas du gnangnan sur boite à rythme imbécile, mais une vraie chanson, écrite en collaboration avec les élèves des écoles des communes de St-Georges et St-Denis-d’Oléron, donc plutôt une chanson consacrée à la partie nord de l’île. Le groupe Minibus, à l’origine du projet, s’est formé en 2015. En plus des spectacles, ce groupe intervient dans les écoles, comme dit précédemment, ainsi qu’auprès des enfants hospitalisés. Pour en savoir plus sur ce groupe, cliquez ici.

Minibus
Oléron dans l’eau

St-Georges-d’Oléron – Juin 2020

Quand Bubulcus ibis est là, les vaches sont bien gardées

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

« Bubulcus ibis » est le nom savant du héron garde-bœuf, un ardéidé un peu plus petit que l’aigrette garzette, et plutôt moins dépendant de l’eau que les autres oiseaux de cette famille. Son nom vernaculaire est « héron garde-bœufs » car, bien souvent, il déambule au milieu des troupeaux et se tient très près des bovidés, sans aucune crainte ni méfiance.


Bubulcus ibis est originaire d’Afrique. Pendant très longtemps, il n’a mis patte en Europe que du côté de la Camargue, où il vient hiverner dans les années 1970. Puis l’oiseau a commencé à faire son nid, au sens propre du terme, dans d’autres régions : il est aperçu dans la Somme en 1980, puis, à partir de 1992, on le retrouve dans plusieurs départements français. Il privilégie les zones littorales, mais on peut aussi l’observer dans la Brenne, en Ardèche ou dans la vallée de la Garonne.

À l’inverse d’autres spécimens de son espèce, les hérons garde-bœuf installés en France migrent peu voire pas du tout. Ce sont des oiseaux qui vivent en groupe, qui dorment même dans de gigantesques dortoirs (1 400 oiseaux dénombrés dans un même dortoir en Charente-Maritime en 2000, plus de 5 000 dans un dortoir des Bouches-du-Rhône en 1998).

Pour en savoir beaucoup plus : oiseaux.net et migraction.net

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin et juillet 2020

Ils ont faim, mais ils n’auront rien et c’est pour leur bien

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les bébés hirondelles sont choyés par leurs parents pendant trois semaines, puis l’éducation à la dure commence. Du jour au lendemain, les adultes n’apportent plus la nourriture au nid, afin d’obliger les jeunes à prendre leur envol. Les jeunes s’enhardissent, volent comme ils peuvent et se posent, puis réclament la nourriture. À nouveau, les parents les contraignent à se débrouiller seuls : ils s’approchent des petits avec des insectes, mais ne leur les donnent pas, afin de les obliger à sauter le pas et, eux aussi, à savoir attraper la nourriture en vol (source : oiseaux.net).

De jeunes hirondelles et l’adulte qui fait semblant de les nourrir – Juillet 2020

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 9 juillet

La chansonnette, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En temps normal, le festival des Francofolies commence en ce moment-même, sur le coup du 9 ou 10 juillet. Cette année est bien différente, mais ce n’est pas une raison pour ne pas penser à La Rochelle. « Ses arceaux, ses arcades / Ses jardins en balade / Et ses rues / Qui promènent en détours / Et ramènent toujours / Vers la mer, la mer ».

Anne Sylvestre
Pourquoi pas La Rochelle

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 4 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Pour 600 000 de mes concitoyens (chiffre de 2019), les vacances ne riment pas forcément (ou pas tout le temps) avec farniente sur le sable ou balade en forêt, mais lesdites vacances sont consacrées au bien-être et même aux soins médicaux : je parle ici du thermalisme, qui tente actuellement de se remettre du fracas du confinement. D’ailleurs, certains établissements thermaux proposent d’ores et déjà des soins post-confinement : c’est le cas des thermes de Saujon en Charente-Maritime.
La chanson de cet après-midi s’intéresse néanmoins à une autre région : les Vosges. Son interprète, Anny Flore (1912-1985), adopte un ton moqueur pour évoquer le curiste-type : « Le cœur content / Le matin, il s’en va chez le docteur en courant / Qui, tout de suite / Sans plus d’explications, l’envoie au bain bouillonnant ».

Anny Flore
Le curiste de Vittel

Le sphinx-colibri

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le sphinx-colibri, appelé aussi moro-sphinx, est un papillon original par plusieurs aspects. Il doit son surnom de « colibri » à sa manière de faire du sur-place en battant des ailes à toute vitesse, comme l’oiseau « colibri » donc.

Pourquoi bouge-t-il ses ailes si vite ? parce-qu’elles sont trop petites par rapport à son corps trapu. En bougeant ainsi ses ailes, tellement vite qu’on les distingue à peine voire pas du tout, il peut rester en équilibre devant la fleur dont il aspire le nectar grâce à une longue trompe très fine.

Dernière originalité : à ma connaissance, c’est le seul papillon diurne de la famille des sphinx.

Pour en savoir plus, cliquez ici et . Les photos ci-dessus ont été prises en Charente-Maritime en juin 2020.

Un petit tour à la capitale

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Saint-Pierre d’Oléron est considérée comme la capitale de l’île : c’est la commune la plus peuplée (un peu plus de 6700 habitants en 2017), et elle a même un aérodrome. C’est aussi, à ma connaissance, la commune oléronaise où vivent le plus de personnes à l’année, avec la commune de Dolus sa voisine. Au week-end dernier, j’ai pris quelques minutes pour y déambuler :

Max de loin

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est un type accroché à une toile volante, le week-end dernier dans ce joli département de Charente-Maritime. Pas un parapente — même si cela y ressemble— car pente il n’y a point (ou peu, ou pas assez) dans ce département-là. Sur le moment, celui de la photo, j’ai pensé à cette vieille chanson d’Hervé Cristiani, Il est libre Max, parce-que c’est vrai que « y’en a même qui l’ont vu voler ».

Orange dehors, orange dedans

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le rougegorge porte mal son nom : déjà, la zone colorée ne se résume pas à la gorge, mais englobe tout le poitrail et une bonne partie de la tête du petit passereau. Et surtout, la couleur n’est pas rouge, mais orange. La preuve, s’il en fallait une, avec ce joli spécimen qui raconte plein de choses passionnantes dans son mimosa :

Le même oiseau, lorsque je force le zoom au-delà du raisonnable (c’est une photo moche, mais c’est pour la science), montre l’intérieur de son bec, voire sa gorge : orange aussi.

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin 2020

Aurélie de deux couleurs, et une énigme

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Aurélie est le joli petit nom d’une méduse presque totalement transparente. Elle est assez courante en Atlantique, surtout l’été. De son nom savant aurelia aurita, elle est actuellement visible sur les plages de Charente-Maritime :

Sur la même plage, et pas bien loin de l’aurélie ci-dessus, se trouvent de nombreuses méduses bleues (c’est leur nom), de la même famille que l’aurélie :

Jusque là, nous sommes dans du connu, du déjà vu. Mais il y a aussi une autre sorte d’animal faisant penser à une méduse bleue, un peu par sa forme et bien sûr par sa couleur, mais, en y regardant de plus près, on a l’impression qu’il y a deux animaux en un, comme deux physalies piégées dans un globe de gélatine :

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin 2020