Dernière balade dans le marais avant l’hiver

Il s’agit d’une de mes balades préférées sur l’île d’Oléron : le marais des Bris, sur la commune de Saint-Trojan :

Il est encore temps d’y trainer ses baskets, mais dans peu de temps, il faudra les bottes, voire la barque. C’est un marais, après tout, et, à contre-jour, il brille et c’est joli :

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On n’y voit pas forcément tant d’animaux que ça à cette saison, du moins en plein après-midi. Il y a néanmoins des traces de sangliers, probables cousins de ceux que nous avons aperçus de nuit du côté de Saint-Pierre, qui déambulaient sur le bas-côté de la route (et pas en plein milieu, notre carrosse leur en sait gré). On ne voit plus de grenouilles, même si certains soir le marais croasse encore, mais le frais arrive et le batracien se tait désormais. Les échasses blanches sont parties vers des contrées plus ensoleillées il y a longtemps déjà. Bref, c’est novembre, et il faut faire avec. Avec les oiseaux de garde, comme le merle, qui se régale de tous les fruits de tous les arbres et arbustes du marais … :

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… et comme l’aigrette garzette, en pleine séance de pêche :

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Photos réalisées en novembre 2018

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Quand la tourterelle prend l’antenne

P1220539Surprise au week-end dernier lorsque je vis, ébahie, une tourterelle posée sur une ébauche de nid, lui même perché sur une antenne de télé. Ebahissement car, dans ma petite tête de mammifère moyen, la taille du nid est proportionnelle à celle de l’oiseau qui le construit, et surtout, septembre n’est pas la saison peace and love.
Double erreur, que le site oiseaux.net me permets de corriger ce soir : la tourterelle turque (qui n’a de turque que le nom) fabrique de l’oisillon à tour de pattes de mars à octobre. Deux semaines après la ponte, les petits sortent de leurs œufs. Ce qui peut faire pas mal de jeunes chaque année. D’autre part, le nid de ladite tourterelle est on ne peut plus sommaire : quelques brindilles font l’affaire. Le mâle et la femelle se relaient pour couver sur ces quelques branchettes instables vite agencées.

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Photos prises sur l’île d’Oléron le 22 septembre 2018

Collection 463

Le port du Château d’Oléron (été 2018)

Qu’est-ce qu’elle a donc fait, la p’tite hirondelle ?

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Une jeune hirondelle sur l’île d’Oléron, mi-août 2018

La p’tite hirondelle n’a rien fait puisque la grande n’est pas parvenue jusqu’à nous pour niaquer les moustiques et faire des bébés hirondelles. Un été sans ce superbe petit oiseau, à part un ou deux rescapés de la grande migration qui a mal tourné.
Une lueur d’espoir quand même, sur l’île d’Oléron : une jeune hirondelle, plumage encore en travaux, était perchée sur un fil il y a moins de deux semaines. Pas d’autre jeune dans mon champ visuel, l’hirondelle se fait rare, et le moustique me pique, me pique et me repique.

Le pont des rêves

Quittons la Finlande un instant pour revenir en Charente-Maritime. Un petit pont sur un petit chenal du Château d’Oléron attire l’attention :

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Ce petit pont sur le petit chenal a été renommé « le pont des rêves » (inauguration le 25 juin dernier en grande pompe et en soirée). Détournant l’idée bizarre des cadenas attachés aux ponts divers et variés des villes touristiques, les promoteurs du « Pont des rêves » en ont fait quelque choses de beaucoup plus doux et beaucoup plus drôle, et surtout sans aucun danger, ni pour le pont ni pour le chenal en dessous.

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L’idée est simple : récupérer une coquille d’huître, y écrire son vœu via une encre végétale, et l’accrocher au pont avec une ficelle biodégradable. Le vœu peut être très concret :

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La légende toute fraiche du pont dit que, une fois la ficelle biodégradée et l’huître tombée dans l’eau (ou la vase, tout dépend de l’heure de la marée), le vœu se réalise. Tous les vœux ? tous les vœux, oui, tous.

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Photos réalisées en août 2018

Brouillard définitif sur le pont de Tolbiac

Il y a un peu plus d’un an, j’annonçai ici-même la fermeture totale et définitive du pont de Tolbiac (piqûre de rappel). Le vrai pont de Tolbiac, pas la copie parisienne. C’est-à-dire celui qui enjambe le chenal de la Baudissière à Dolus d’Oléron (enfin … qui enjambait).
Cette fois, c’est pire que dans le roman de Léo Malet : brouillard invisible mais bien là, clap de fin , le pont de Tolbiac n’est plus. Preuve en image, prise il y a quelques jours :

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Nous noterons que le chenal reste sublime, avec toujours ce même rafiot (Epopée Oléron) au milieu :

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Et puis, au-dessus de tout ça, un couple de serins cini qui papote sur un fil électrique :

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Le tournepierre, fidèle au poste

carréP1190562.jpgIl y a un an, sur le port de La Cotinière (commune de St-Pierre-d’Oléron) et grâce aux bons soins du web, j’identifiais un joli limicole aux pattes oranges et au plumage bigarré : le tournepierre à collier.
Cet oiseau niche à proximité du cercle glacial arctique, mais il hiverne sous des latitudes plus faciles à vivre. En France, on le trouve essentiellement sur la partie du littoral s’étendant de la presqu’île du Cotentin jusqu’aux îles charentaises, c’est donc normal que j’ai revu un grand nombre de tournepierres récemment sur l’île d’Oléron, notamment au mois de février (piqûre de rappel). Néanmoins, les effectifs les plus nombreux sont relevés en Bretagne (il y a une centaine chaque hiver rien que dans la réserve naturelle de la baie de St-Brieuc).
C’est un grand migrateur, et il peut donc venir de loin : certains spécimens arriveraient chaque année de l’ouest de la Sibérie et du nord-est du Canada, même si le gros des troupes vient plutôt de Scandinavie ou du nord des îles britanniques.

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Pour aller plus loin : migraction.net, oiseaux.net

Photos prises sur le port de La Cotinière en avril 2018