La rainette et la poignée de porte

La rainette verte grimpe aisément sur la plupart des parois, grâce aux petites ventouses qu’elle a au bout des pattes : c’est ce qui la différencie de la grenouille. Et c’est pour cela que j’ai récemment trouvé une rainette sur la poignée d’une porte, alors que les grenouilles déprimaient gravement au fond des mares asséchées par un été sans pluie.
Ce qui permet aussi, bien sûr, à la rainette de s’installer sur un support aussi petit, c’est sa taille minuscule. Taille minuscule qui ne l’empêche pas d’avoir du coffre : n’avez-vous jamais entendu le chant très grave des rainettes le soir au fond des bois ?

Une rainette sur une poignée de porte et sur l’île d’Oléron en septembre 2019 – Photo réalisée sans flash

And the winner is … Maurice !

Justice a été rendue, cette fois, c’est dit, Maurice peut continuer de chanter, n’en déplaise aux propriétaires de la résidence secondaire voisine, ceux-là même qui avait porté plainte contre la propriétaire du coq. Car, au cas où cela vous aurait échappé, Maurice est un coq. Un brave coq vivant sur l’île d’Oléron. Mais les bruits de la campagne agacent certaines oreilles trop longtemps bercées par un idéal bucolique fantasmé, et le quidam gêné porte plainte. On l’oublie parfois, mais la campagne, c’est sonore. L’âne est terrible, la moissonneuse-batteuse n’est pas mal non plus.
Mais ce qui compte, c’est la décision finale, rendue aujourd’hui même par le tribunal de Rochefort : les plaignants sont déboutés, Maurice peut crier sa joie. Et toute l’île avec lui (à lire dans Sud-Ouest).
Car il a été soutenu, Maurice : vente de t-shirts et vente d’autocollants, articles dans un grand nombre de journaux, y compris nationaux voire jusque dans la lointaine Amérique (le New York Times a fait un article assez fouillé au début du mois de juillet, et il annonce lui aussi le verdict aujourd’hui même).
Dorénavant, les oreilles fragiles qui pestent contre le meuglement des vaches, les nez délicats qui trouvent que le caca de canard ça sent fort, bref, tous les râleurs qui n’ont rien de mieux à faire que d’encombrer les tribunaux avec leurs petits problèmes domestiques, tous ceux-là doivent aujourd’hui comprendre ceci : ils ont perdu.

Autocollant en soutien au coq Maurice

Homo sapiens en été [50]

Saint-Denis-d’Oléron – 2009
  • Fin de la série « Homo sapiens en été »

Ice cream et burger pour les baigneurs

Le baigneur, appelé péjorativement « baignassoute » sur l’île d’Oléron, c’est ce vacancier d’été qui vient faire trempette dans le bel océan. On s’en moque un peu parfois, peut-être même jusque dans les magasins de plage. Car, quand même, quel baignassoute, même un peu niais, irait s’afficher sur le sable et les vagues avec des engins gonflables flottants représentant des burgers, des tranches d’orange ou des cornets de glace ? Franchement ?

Articles de plage en vente sur l’île d’Oléron – Août 2019

Homo sapiens en été [45]

Ile d’Oléron – 2016

Faire passer le message

Parfois, il est difficile de faire accepter des mesures simples, de bon sens. Par exemple, ramasser les crottes de son chien ou ne pas jeter ses détritus par terre. Le gros des troupes joue généralement le jeu, mais il reste quelques irréductibles, qui ne voient pas en quoi l’étron du clébard familial peut être désagréable, ou pourquoi il est tout bonnement dégueu de laisser ses mégots de clopes dans le sable fin. C’est à ce dernier comportement que s’adresse le message ci-dessous, visible cet été sur l’île d’Oléron :

Homo sapiens en été [36]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [27]

Ile d’Oléron – 2019

Le McDo d’Oléron ne sert à rien

Revenons brièvement sur un bras de fer perdu par la commune de Dolus d’Oléron : l’entreprise McDonald’s, qui prétend diriger une chaîne de « restaurants », se targuant même de « nourrir » une humanité affamée alors qu’elle se contente de la remplir de sucres et de graisses, l’entreprise McDonald’s, disais-je, a obtenu de haute lutte le permis lui permettant de s’implanter sur la commune de Dolus. Au grand dam des riverains, qui s’attendent notamment à des émanations olfactives peu compatibles avec l’air marin. Le hangar à tambouille semble achevé, mais il n’est pas encore ouvert. Officiellement, c’est pour éviter de surjouer sur la polémique pendant l’été. Il se peut, mais cette analyse n’engage que moi, que la raison soit tout autre. Et s’il y avait déjà une enseigne du (presque) même nom sur l’île ? Du côté du phare de Chassiron, par exemple ?

Le Macdau du phare de Chassiron – St-Denis d’Oléron – Juillet 2019

Voir des hirondelles, enfin

En terre bordelaise, l’hirondelle se fait rare. Au-dessus de mon jardin, il n’y en a quasiment pas eu cette année. C’est à désespérer. Migration ratée de l’an dernier, raréfaction des pitances par disparition des insectes sous le coup de doses massives d’insecticides, nidification problématique en lien avec une urbanisation galopante, tout est lié. Tout est ligué contre cet oiseau boulotteur de moustiques. Moustiques qui me piquent à qui mieux mieux. Et ça gratte.
Sur l’île d’Oléron, pendant la petite quinzaine de vacances, j’ai revu des hirondelles. Enfin. Une lueur d’espoir dans un monde qui se désagrège. Un vrai moment de bonheur dans cet été 2019. Ce soir, à Bordeaux, j’ai cru apercevoir quelques martinets et j’ai vu une chauve-souris. Les moustiques n’ont pas trop de soucis à se faire.
Les photos ci-dessous ont été prises en juillet 2019 sur l’île d’Oléron.

Homo sapiens en été [24]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [6]

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Homo sapiens en été [20]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [18]

Ile d’Oléron – 2019

Une jeune cigogne

Reprenons le double nid héron/cigogne déjà évoqué ici, ou, plus exactement, l’arbre pas bien grand hébergeant un nid de chacune des espèces : il y avait donc, au printemps, dans un arbre du marais oléronais, une famille cigogne et une famille héron qui cohabitaient (première piqûre de rappel). Un mois plus tard, nous avions pu observer un jeune héron (deuxième piqûre de rappel). Plus récemment, c’est une jeune cigogne qui campait sur son nid, reconnaissable à quelques restes de duvet en lieu et place des plumes, et surtout à la couleur encore très pâle de son bec, celui-ci étant encore bien en-deçà de la taille adulte.

Une cigogne juvénile – Ile d’Oléron – Juillet 2019

Homo sapiens en été [11]

Ile d’Oléron – 2018

Homo sapiens en été [8]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [1]

Ile d’Oléron – 2016

Le jeune héron, un mois plus tard

Veux-tu, s’il te plait, ami blogonaute, te téléporter vers la note du 2 juin : oui, voilà, c’est là. Tu te souviens donc, toi qui lis ce blog avec une assiduité sans faille, tu te souviens, disais-je, de cet arbre abritant à la fois un nid de cigognes et un nid de hérons cendrés, quelque part au beau milieu de l’île d’Oléron. Le double nid est toujours là, avec les cigognes à gauche et les hérons cendrés à droite :

Regardons de plus près un de ces hérons :

Il s’agit d’un jeune, un de ceux qui étaient encore poussins il y a un mois. Son plumage est uniformément gris, il n’a pas encore le trait bien noir lui barrant le visage. Son bec est jaune pâle en dessous, gris assez foncé au-dessus. La jolie petite couette n’a pas encore poussé : à la place, quelques cheveux épars. Ce n’est plus un poussin, il sait sûrement voler, mais c’est encore un jeunot.

Photos réalisées sur l’île d’Oléron le 30 juin 2019

Le bout du monde n’est pas un coup de pub

Quiconque déambule aux abords immédiats du phare de Chassiron, dans le nord de l’île d’Oléron, a forcément remarqué cette vieille borne kilométrique délavée, indiquant que le lieu, situé à 4800 km de New York, se nomme « Bout du Monde » :

Pendant très longtemps, j’ai vu là un coup de pub habilement fomenté pour titiller le badaud et l’attirer vers les marchands de souvenirs et de glaces installés au pied du phare, en gros une histoire qui ne remonterait pas plus loin qu’aux années 1950 ou 1960.
J’avais faux sur toute la ligne : aucun complot de commerçants complices, aucune publicité, aucune réclame comme on disait autrefois. Ce lieu se nommait déjà « Bout du Monde » à la fin du XVIIe siècle, et même peut-être avant, je n’ai pas vérifié. Pour preuve, cette carte de 1686, dont voici l’extrait attestant de la véracité de la toponymie :

1686. Pas de phare au sens moderne du terme à Chassiron. Chassiron est juste le nom d’un minuscule village. Un an plus tôt, Colbert a fait édifier, à la pointe du Bout du Monde, une tour de 33 mètres (appelée « tour ou fanal » sur la carte), éclairée par deux feux de bois, afin de guider les marins. Le phare tel qu’on le connait aujourd’hui n’a commencé à prendre forme qu’en 1834.

La plage de Chaucre

Chaucre est un des plus vieux village de l’île d’Oléron, situé sur la commune de St-Georges. Sa plage se situe au nord-ouest de l’île :

En regardant vers le nord, on distingue nettement le phare de Chassiron :

Comme toutes les plages océanes du nord de l’île, c’est une plage propice à la baignade à marée haute et à la découverte de l’estran rocheux à marée basse :

C’est aussi à marée basse que l’on peut y voir une écluse à poissons. Ce dispositif ancien permettait aux paysans de se procurer du poisson sans avoir besoin de sortir en mer, celui-ci entrant dans l’écluse à marée haute et se retrouvant piégé à l’intérieur de l’écluse lorsque la mer redescend :

Photos réalisées en juin 2019

Quel est donc ce palmipède noir ?

Palmipède noir près de la mer, mais qui n’est pas un cormoran. Il gambade seul sur le chantier du nouveau port de La Cotinière (St-Pierre-d’Oléron), et fait fortement penser à un guillemot. Une bien grande famille, que celle des guillemots ! Qui elle même fait partie de la bande des alcidés, comme les pingouins et les macareux. Vu de dos et de loin en ce début du mois de juin, l’oiseau laisse peu d’indices pour son identification.

Faire arbre commun

J’ai vaguement cru comprendre que les cigognes et les hérons étaient vaguement cousins, mais je ne pensais pas que cette lointaine parenté leur permettait de faire arbre commun. J’avais notamment ouï dire que les hérons nichaient en bande dans des héronnières, voire que les cigognes supportaient mal les voisins. Tout ceci ne semble être que rumeur urbaine et bobard rural, la famille « cigogne » et la famille « héron » pouvant fort bien partager le même arbre :

La famille « cigogne » (en haut) et la famille « héron » (en bas à droite ; les petits sont en haut à gauche de l’adulte) – Île d’Oléron, fin mai mai 2019

En déambulant sur la toile [4]

En reprenant mes déambulations sur la toile, je suis tombée sur cet article du site Orient XXI qui explique ce qu’est le ramadan . Après tout, c’est de saison !
En déambulant sur la toile et sur le site du quotidien Sud-Ouest, j’ai aussi appris que des communards, prisonniers sur l’île Madame (commune de Port-des-Barques, en Charente-Maritime), y avaient construit un puits mais qu’il ne fallait pas trop que ça sache.
Puis je me mis en colère en découvrant que Vinci déversait du béton dans la Seine, en toute impunité et même pas par accident. Cette pollution est bien volontaire : à lire dans mer-ocean.com.
Toujours dans la catégorie des colères, je me promets de ne plus jamais acheter un seul fromage de la marque Etoile du Vercors, et donc pas d’avantage de Lactalis, celui-ci ayant racheté celle-là et n’ayant rien fait pour stopper le flot de déchets qu’Etoile du Vercors déverse dans l’Isère depuis sa création, qui remonte quand même à 1942 : à lire dans Reporterre.

Des élèves et leurs parents manifestent pour sauver l’école de Crêts-en-Belledonne (Isère)
Site web du Dauphiné Libéré, 8 mai 2019


Pour finir, je suis restée dans le département de l’Isère. Il y a quelques années, les communes de St-Pierre-d’Allevard et Morêtel-de-Mailles ont fusionné pour sauver l’école primaire locale, prenant le nom de Crêts-en-Belledonne. Finalement et en haut lieu, il est décidé que ladite école doit fermer car le nombre d’élèves n’est pas suffisant. Puisque la quantité passe avant la qualité, les parents d’élèves ont réagi avec humour, en faisant inscrire, tout à fait officiellement, des moutons à l’école : à lire dans Le Monde.

Le vieux lavoir, la grenouille et la grenouillette

Sauzelle est un des plus vieux villages de l’île d’Oléron. Comme souvent dans les vieux villages, on y trouve un lavoir presque tout aussi vieux, aujourd’hui réduit à l’état de mare accueillante pour la flore et la faune aquatique locale :

Le lavoir de Sauzelle (Saint-Georges-d’Oléron) – Avril 2019

Dans ce vieux lavoir du vieux village, des petites grenouilles sautent en tout sens ou prennent le soleil … :

Une grenouille dans le lavoir – Avril 2019

… au milieu des grenouillettes. Le mot « grenouillette » est ici le surnom de la renoncule d’eau, une petite fleur blanche qui tire son nom de « rana, qui a lui même donné le mot « rainette » (qui, elle, n’est pas une grenouille, même si elle lui ressemble, mais on ne va pas chipoter) :

Une renoncule d’eau (appelée aussi « grenouillette ») dans le lavoir – Avril 2019

En forçant le zoom

Grande plage de St-Trojan, dans le sud de l’île d’Oléron. Pas tant de monde que ça, et pourtant ce sont les congés scolaires. Des silhouettes se distinguent dans l’habituelle brume présente sur le sable à marée basse. Je pousse le zoom jusqu’à x 60. Les photos n’ont pas été retravaillées par un quelconque logiciel, elles ont juste donné ça, des images qui ressemblent un peu à des dessins (vous pouvez cliquer sur chaque image pour la voir en un peu plus grand) :

Le retour attendu de l’hirondelle

Souvenons-nous de l’année passée : quelques hirondelles seulement, la migration avait été difficile. Chaque année il y a de moins en moins de ces jolis oiseaux, car la raréfaction accélérée et dramatique des insectes empêche les couples d’élever deux nichées annuelles. Il y a donc moins d’hirondelles qui repartent vers le grand sud qu’autrefois, et moins encore qui reviennent dans nos contrées lorsque le printemps s’officialise.
Car l’hirondelle, c’est rituel, se pointe grosso modo au moment de l’équinoxe de printemps. C’est à nouveau ce que j’ai pu constater sur l’île d’Oléron, mais je n’ai pas vu un seul spécimen sur Bordeaux. Espérons seulement que la migration se passe mieux que l’an dernier, que le stock réduit d’insectes suffira néanmoins à faire pitance, que les nids abriteront suffisamment de petits bien costauds, pour que l’hirondelle rustique ne disparaisse pas purement et simplement de nos paysages.

Une hirondelle rustique sur l’île d’Oléron le 24 mars 2019

53 700 x 2

C’est une histoire triste. Celle de la malbouffe qui gagne. Ça se passe à Dolus d’Oléron. Le maire, Gregory Gendre, un type bien, refuse au temple de la merde en sandwich de s’installer sur sa commune. Ça fait procès. La mairie de Dolus perd, et monsieur Gendre signe contre son gré le permis de construire.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’affaire a pris du temps et à fait perdre des sous à la multinationale du burger industriel en pain tout mou et au steack à la sciure. Il y a procès, jugement, condamnation, pénalités. La mairie de Dolus doit raquer. McDo vient d’obtenir 53 700 €. Soit. La justice a tranché.
Mais ce qui me hérisse ce soir, ce qui me met en colère noire, c’est que la mairie de Dolus doit désormais, par décision de cette même justice, la même somme à l’Etat. P… de b… de m… ! depuis quand l’Etat doit-il se sentir obligé de cirer les pompes à une entreprise américaine qui deale de la mauvaise came dans son pays ? pourquoi l’Etat ? Faut-il alors dire encore et répéter qu’un bon McDo est un McDo démonté, comme le modèle en fut montré à Millau autrefois ?

Source : France Bleu La Rochelle