Homo sapiens en été [36]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [27]

Ile d’Oléron – 2019

Le McDo d’Oléron ne sert à rien

Revenons brièvement sur un bras de fer perdu par la commune de Dolus d’Oléron : l’entreprise McDonald’s, qui prétend diriger une chaîne de « restaurants », se targuant même de « nourrir » une humanité affamée alors qu’elle se contente de la remplir de sucres et de graisses, l’entreprise McDonald’s, disais-je, a obtenu de haute lutte le permis lui permettant de s’implanter sur la commune de Dolus. Au grand dam des riverains, qui s’attendent notamment à des émanations olfactives peu compatibles avec l’air marin. Le hangar à tambouille semble achevé, mais il n’est pas encore ouvert. Officiellement, c’est pour éviter de surjouer sur la polémique pendant l’été. Il se peut, mais cette analyse n’engage que moi, que la raison soit tout autre. Et s’il y avait déjà une enseigne du (presque) même nom sur l’île ? Du côté du phare de Chassiron, par exemple ?

Le Macdau du phare de Chassiron – St-Denis d’Oléron – Juillet 2019

Voir des hirondelles, enfin

En terre bordelaise, l’hirondelle se fait rare. Au-dessus de mon jardin, il n’y en a quasiment pas eu cette année. C’est à désespérer. Migration ratée de l’an dernier, raréfaction des pitances par disparition des insectes sous le coup de doses massives d’insecticides, nidification problématique en lien avec une urbanisation galopante, tout est lié. Tout est ligué contre cet oiseau boulotteur de moustiques. Moustiques qui me piquent à qui mieux mieux. Et ça gratte.
Sur l’île d’Oléron, pendant la petite quinzaine de vacances, j’ai revu des hirondelles. Enfin. Une lueur d’espoir dans un monde qui se désagrège. Un vrai moment de bonheur dans cet été 2019. Ce soir, à Bordeaux, j’ai cru apercevoir quelques martinets et j’ai vu une chauve-souris. Les moustiques n’ont pas trop de soucis à se faire.
Les photos ci-dessous ont été prises en juillet 2019 sur l’île d’Oléron.

Homo sapiens en été [24]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [6]

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Homo sapiens en été [20]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [18]

Ile d’Oléron – 2019

Une jeune cigogne

Reprenons le double nid héron/cigogne déjà évoqué ici, ou, plus exactement, l’arbre pas bien grand hébergeant un nid de chacune des espèces : il y avait donc, au printemps, dans un arbre du marais oléronais, une famille cigogne et une famille héron qui cohabitaient (première piqûre de rappel). Un mois plus tard, nous avions pu observer un jeune héron (deuxième piqûre de rappel). Plus récemment, c’est une jeune cigogne qui campait sur son nid, reconnaissable à quelques restes de duvet en lieu et place des plumes, et surtout à la couleur encore très pâle de son bec, celui-ci étant encore bien en-deçà de la taille adulte.

Une cigogne juvénile – Ile d’Oléron – Juillet 2019

Homo sapiens en été [11]

Ile d’Oléron – 2018

Homo sapiens en été [8]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [1]

Ile d’Oléron – 2016

Le jeune héron, un mois plus tard

Veux-tu, s’il te plait, ami blogonaute, te téléporter vers la note du 2 juin : oui, voilà, c’est là. Tu te souviens donc, toi qui lis ce blog avec une assiduité sans faille, tu te souviens, disais-je, de cet arbre abritant à la fois un nid de cigognes et un nid de hérons cendrés, quelque part au beau milieu de l’île d’Oléron. Le double nid est toujours là, avec les cigognes à gauche et les hérons cendrés à droite :

Regardons de plus près un de ces hérons :

Il s’agit d’un jeune, un de ceux qui étaient encore poussins il y a un mois. Son plumage est uniformément gris, il n’a pas encore le trait bien noir lui barrant le visage. Son bec est jaune pâle en dessous, gris assez foncé au-dessus. La jolie petite couette n’a pas encore poussé : à la place, quelques cheveux épars. Ce n’est plus un poussin, il sait sûrement voler, mais c’est encore un jeunot.

Photos réalisées sur l’île d’Oléron le 30 juin 2019

Le bout du monde n’est pas un coup de pub

Quiconque déambule aux abords immédiats du phare de Chassiron, dans le nord de l’île d’Oléron, a forcément remarqué cette vieille borne kilométrique délavée, indiquant que le lieu, situé à 4800 km de New York, se nomme « Bout du Monde » :

Pendant très longtemps, j’ai vu là un coup de pub habilement fomenté pour titiller le badaud et l’attirer vers les marchands de souvenirs et de glaces installés au pied du phare, en gros une histoire qui ne remonterait pas plus loin qu’aux années 1950 ou 1960.
J’avais faux sur toute la ligne : aucun complot de commerçants complices, aucune publicité, aucune réclame comme on disait autrefois. Ce lieu se nommait déjà « Bout du Monde » à la fin du XVIIe siècle, et même peut-être avant, je n’ai pas vérifié. Pour preuve, cette carte de 1686, dont voici l’extrait attestant de la véracité de la toponymie :

1686. Pas de phare au sens moderne du terme à Chassiron. Chassiron est juste le nom d’un minuscule village. Un an plus tôt, Colbert a fait édifier, à la pointe du Bout du Monde, une tour de 33 mètres (appelée « tour ou fanal » sur la carte), éclairée par deux feux de bois, afin de guider les marins. Le phare tel qu’on le connait aujourd’hui n’a commencé à prendre forme qu’en 1834.

La plage de Chaucre

Chaucre est un des plus vieux village de l’île d’Oléron, situé sur la commune de St-Georges. Sa plage se situe au nord-ouest de l’île :

En regardant vers le nord, on distingue nettement le phare de Chassiron :

Comme toutes les plages océanes du nord de l’île, c’est une plage propice à la baignade à marée haute et à la découverte de l’estran rocheux à marée basse :

C’est aussi à marée basse que l’on peut y voir une écluse à poissons. Ce dispositif ancien permettait aux paysans de se procurer du poisson sans avoir besoin de sortir en mer, celui-ci entrant dans l’écluse à marée haute et se retrouvant piégé à l’intérieur de l’écluse lorsque la mer redescend :

Photos réalisées en juin 2019

Quel est donc ce palmipède noir ?

Palmipède noir près de la mer, mais qui n’est pas un cormoran. Il gambade seul sur le chantier du nouveau port de La Cotinière (St-Pierre-d’Oléron), et fait fortement penser à un guillemot. Une bien grande famille, que celle des guillemots ! Qui elle même fait partie de la bande des alcidés, comme les pingouins et les macareux. Vu de dos et de loin en ce début du mois de juin, l’oiseau laisse peu d’indices pour son identification.

Faire arbre commun

J’ai vaguement cru comprendre que les cigognes et les hérons étaient vaguement cousins, mais je ne pensais pas que cette lointaine parenté leur permettait de faire arbre commun. J’avais notamment ouï dire que les hérons nichaient en bande dans des héronnières, voire que les cigognes supportaient mal les voisins. Tout ceci ne semble être que rumeur urbaine et bobard rural, la famille « cigogne » et la famille « héron » pouvant fort bien partager le même arbre :

La famille « cigogne » (en haut) et la famille « héron » (en bas à droite ; les petits sont en haut à gauche de l’adulte) – Île d’Oléron, fin mai mai 2019

Le vieux lavoir, la grenouille et la grenouillette

Sauzelle est un des plus vieux villages de l’île d’Oléron. Comme souvent dans les vieux villages, on y trouve un lavoir presque tout aussi vieux, aujourd’hui réduit à l’état de mare accueillante pour la flore et la faune aquatique locale :

Le lavoir de Sauzelle (Saint-Georges-d’Oléron) – Avril 2019

Dans ce vieux lavoir du vieux village, des petites grenouilles sautent en tout sens ou prennent le soleil … :

Une grenouille dans le lavoir – Avril 2019

… au milieu des grenouillettes. Le mot « grenouillette » est ici le surnom de la renoncule d’eau, une petite fleur blanche qui tire son nom de « rana, qui a lui même donné le mot « rainette » (qui, elle, n’est pas une grenouille, même si elle lui ressemble, mais on ne va pas chipoter) :

Une renoncule d’eau (appelée aussi « grenouillette ») dans le lavoir – Avril 2019

En forçant le zoom

Grande plage de St-Trojan, dans le sud de l’île d’Oléron. Pas tant de monde que ça, et pourtant ce sont les congés scolaires. Des silhouettes se distinguent dans l’habituelle brume présente sur le sable à marée basse. Je pousse le zoom jusqu’à x 60. Les photos n’ont pas été retravaillées par un quelconque logiciel, elles ont juste donné ça, des images qui ressemblent un peu à des dessins (vous pouvez cliquer sur chaque image pour la voir en un peu plus grand) :

Le retour attendu de l’hirondelle

Souvenons-nous de l’année passée : quelques hirondelles seulement, la migration avait été difficile. Chaque année il y a de moins en moins de ces jolis oiseaux, car la raréfaction accélérée et dramatique des insectes empêche les couples d’élever deux nichées annuelles. Il y a donc moins d’hirondelles qui repartent vers le grand sud qu’autrefois, et moins encore qui reviennent dans nos contrées lorsque le printemps s’officialise.
Car l’hirondelle, c’est rituel, se pointe grosso modo au moment de l’équinoxe de printemps. C’est à nouveau ce que j’ai pu constater sur l’île d’Oléron, mais je n’ai pas vu un seul spécimen sur Bordeaux. Espérons seulement que la migration se passe mieux que l’an dernier, que le stock réduit d’insectes suffira néanmoins à faire pitance, que les nids abriteront suffisamment de petits bien costauds, pour que l’hirondelle rustique ne disparaisse pas purement et simplement de nos paysages.

Une hirondelle rustique sur l’île d’Oléron le 24 mars 2019

53 700 x 2

C’est une histoire triste. Celle de la malbouffe qui gagne. Ça se passe à Dolus d’Oléron. Le maire, Gregory Gendre, un type bien, refuse au temple de la merde en sandwich de s’installer sur sa commune. Ça fait procès. La mairie de Dolus perd, et monsieur Gendre signe contre son gré le permis de construire.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’affaire a pris du temps et à fait perdre des sous à la multinationale du burger industriel en pain tout mou et au steack à la sciure. Il y a procès, jugement, condamnation, pénalités. La mairie de Dolus doit raquer. McDo vient d’obtenir 53 700 €. Soit. La justice a tranché.
Mais ce qui me hérisse ce soir, ce qui me met en colère noire, c’est que la mairie de Dolus doit désormais, par décision de cette même justice, la même somme à l’Etat. P… de b… de m… ! depuis quand l’Etat doit-il se sentir obligé de cirer les pompes à une entreprise américaine qui deale de la mauvaise came dans son pays ? pourquoi l’Etat ? Faut-il alors dire encore et répéter qu’un bon McDo est un McDo démonté, comme le modèle en fut montré à Millau autrefois ?

Source : France Bleu La Rochelle

Le pertuis qui s’agrandit

En Charente-Maritime, les détroits portent le nom de « pertuis ». Au nord de l’île de Ré se trouve le pertuis Breton, entre Ré et l’île d’Oléron se trouve le pertuis d’Antioche. Le plus étroit est aussi le plus méridional : il s’agit du pertuis de Maumusson, entre le sud de l’île d’Oléron et la presqu’île d’Arvert (région de Royan), qui ne dépasse pas un kilomètre de large à marée basse dans sa partie la plus étroite, et qui s’ouvre sur une sorte de petite mer intérieure entre St-Trojan (sur l’île) et La Tremblade (sur le continent) :

Le pertuis de Maumusson tire son nom du vieux français « mauvaise musse », qui signifie « mauvais chemin ». En effet, les courants dans cet étroit goulet sont violents, dangereux, et ont déjà causé de nombreux naufrages : Wikipédia en dresse une liste non exhaustive à la fin de la notice consacrée au pertuis en question. Cette violence des courants est aussi une des causes de la modification du trait de côte de part et d’autre du détroit, celui-ci ayant tendance à s’élargir, comme on peut le deviner sur ces images provenant de GoogleEarth, prises à seulement douze ans d’écart :

Sur l’île d’Oléron, le trait de côte évolue particulièrement vite depuis les années 1970. On peut même affirmer que l’île rétrécit. Au XIXe siècle, des pins maritimes furent plantés sur la commune de St-Trojan, pour éviter les débordements intempestifs du sable sur le village. Jusque dans les années 1970, ces pins ont rempli leur mission, retenant la dune et permettant même à la plage de s’agrandir. Néanmoins, au printemps 1979, les collectivités locales lancent un SOS contre l’érosion marine, qui menace les habitations et les installations ostréicoles. Le pin ne peut plus rien. On accuse les tempêtes, on soupçonne autre chose qu’on ne sait pas encore bien nommer : le réchauffement climatique, et les dérèglements qu’il induit, est en marche.

Depuis le milieu des années 1990, le phénomène d’érosion s’accentue plutôt plus vite qu’ailleurs. Les tempêtes font tomber de véritables falaises de sable et les arbres qui y sont plantés et qui ne retiennent plus rien.

Entre 1996 et 2000, le recul du trait de côte a été de 15 mètres par an en moyenne dans la partie oléronnaise du pertuis de Maumusson. Et ça ne s’est pas arrangé depuis, obligeant notamment la gare du petit train touristique à reculer régulièrement dans les terres, et la rendant difficile d’accès en hiver :

Les changements sont visibles semaine après semaine. La cabane ci-dessous, bâtie par des promeneurs avec du bois flotté, était encore bien plantée sur sa dune en novembre 2018. Trois mois plus tard, elle était en partie effondrée :

Sources :

Les photos qui illustrent cette note ont été réalisées le 24 février 2019


Tant et tant de tournepierres

J’ai découvert le tournepierre à collier il y a un peu moins de deux ans, sur le port de La Cotinière (piqûre de rappel). C’était alors le printemps, et les oiseaux arboraient leur plumage nuptial, nettement plus coloré que le plumage hivernal. Régulièrement, depuis ce jour, j’ai revu des tournepierres sur ce même port, et même ailleurs sur l’île d’Oléron, mais jamais en aussi grand nombre que vendredi dernier.

Combien étaient-ils, massés bien serrés sur les pontons, les jetées, voire sur les ponts des bateaux ?

Circulant toujours en bande, dont le vol se déclenche sans que l’on sache très bien pourquoi, les tournepierres monopolisaient l’espace portuaire, bien plus que les mouettes et les goélands, pourtant bien plus sonores. Peut-être se préparent-ils déjà pour la grande fête du printemps puis la migration ? Et dire que, il y a une quarantaine d’années, ces oiseaux étaient quasiment inconnus sur l’île d’Oléron…
Ils sont apparemment fort peu étudiés en France, bien que protégés depuis 1981, et il n’y a donc ni comptage suffisamment récent ni suffisamment précis pour connaître la cause de cette arrivée, a priori assez conséquente, de tournepierres sur Oléron.

Photos réalisées sur le port de La Cotinière (île d’Oléron) le 22 février 2019

Que reste-t-il quand le paysage a disparu ?

C’était deux jours avant Noël dans le sud de l’île d’Oléron. Le brouillard est tombé d’un coup alors que nous arrivions sur la plage. Et puis plus rien. Ni rivage, ni estran, ni sable, ni océan. Rien. On distingue à peine les rares humains qui, séduits par la douceur de l’air d’alors tapaient le ballon sur la plage :

Néanmoins, la balade se fait. On sait que la mer, à cet endroit, porte le nom de « pertuis de Maumusson », qu’en face il y a la presqu’île d’Arvert, et peut-être même que loin vers l’ouest, il y a l’Amérique. On sait tout ça.
Finalement, nous parvenons quand même à voir des oiseaux, une horde phénoménale de bécasseaux :

Peut-être un millier, voire plus, de ces oiseaux, rassemblés au ras de l’eau :

Dernière balade dans le marais avant l’hiver

Il s’agit d’une de mes balades préférées sur l’île d’Oléron : le marais des Bris, sur la commune de Saint-Trojan :

Il est encore temps d’y trainer ses baskets, mais dans peu de temps, il faudra les bottes, voire la barque. C’est un marais, après tout, et, à contre-jour, il brille et c’est joli :

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On n’y voit pas forcément tant d’animaux que ça à cette saison, du moins en plein après-midi. Il y a néanmoins des traces de sangliers, probables cousins de ceux que nous avons aperçus de nuit du côté de Saint-Pierre, qui déambulaient sur le bas-côté de la route (et pas en plein milieu, notre carrosse leur en sait gré). On ne voit plus de grenouilles, même si certains soir le marais croasse encore, mais le frais arrive et le batracien se tait désormais. Les échasses blanches sont parties vers des contrées plus ensoleillées il y a longtemps déjà. Bref, c’est novembre, et il faut faire avec. Avec les oiseaux de garde, comme le merle, qui se régale de tous les fruits de tous les arbres et arbustes du marais … :

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… et comme l’aigrette garzette, en pleine séance de pêche :

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Photos réalisées en novembre 2018

Quand la tourterelle prend l’antenne

P1220539Surprise au week-end dernier lorsque je vis, ébahie, une tourterelle posée sur une ébauche de nid, lui même perché sur une antenne de télé. Ebahissement car, dans ma petite tête de mammifère moyen, la taille du nid est proportionnelle à celle de l’oiseau qui le construit, et surtout, septembre n’est pas la saison peace and love.
Double erreur, que le site oiseaux.net me permets de corriger ce soir : la tourterelle turque (qui n’a de turque que le nom) fabrique de l’oisillon à tour de pattes de mars à octobre. Deux semaines après la ponte, les petits sortent de leurs œufs. Ce qui peut faire pas mal de jeunes chaque année. D’autre part, le nid de ladite tourterelle est on ne peut plus sommaire : quelques brindilles font l’affaire. Le mâle et la femelle se relaient pour couver sur ces quelques branchettes instables vite agencées.

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Photos prises sur l’île d’Oléron le 22 septembre 2018

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Le port du Château d’Oléron (été 2018)

Qu’est-ce qu’elle a donc fait, la p’tite hirondelle ?

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Une jeune hirondelle sur l’île d’Oléron, mi-août 2018

La p’tite hirondelle n’a rien fait puisque la grande n’est pas parvenue jusqu’à nous pour niaquer les moustiques et faire des bébés hirondelles. Un été sans ce superbe petit oiseau, à part un ou deux rescapés de la grande migration qui a mal tourné.
Une lueur d’espoir quand même, sur l’île d’Oléron : une jeune hirondelle, plumage encore en travaux, était perchée sur un fil il y a moins de deux semaines. Pas d’autre jeune dans mon champ visuel, l’hirondelle se fait rare, et le moustique me pique, me pique et me repique.