Sont-ce les poussins de la troisième couvée ?

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La poule d’eau pond 5 ou 6 œufs environ trois fois par an, entre avril et juillet. Cela peut, au final, faire une belle équipe de poussins. Nous sommes en juin. Les petits présents sur la photo ont encore leur bonne bouille d’extraterrestres, cela fait donc probablement moins d’un mois qu’ils ont percé leurs coquilles. Le calcul proposé est donc le suivant : sachant que la gallinule poule d’eau pond trois fois 5 à 6 œufs par an, entre avril et juillet, les petits vus mi-juin sont-ils ceux de la troisième couvée ? Une quatrième couvée est-elle envisageable ? La deuxième aurait-elle pu avoir du retard ?

Douche bienfaisante

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Voilatipa que ça cagnasse, que ça chauffe dur, que ça cogne et que ça transpire, que ça suffoque, que ça cherche l’ombre et l’eau bienvenues. L’eau. Le bain, l’éclaboussure, la brume, la douche, peu importe : l’avenir est dans la flotte. Jeune merle l’a bien compris, qui profite de l’arrosage automatique dans un parc public pour s’hydrater et se laver tout partout, même sous les ailes. Douchette bienfaisante qui clairement le ravit.

Début juin dans le marais du Douhet

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Ile d’Oléron, encore et toujours. J’ai déjà, je crois, évoqué le marais du Douhet ici-même. C’est un marais taillé au cordeau, des rectangles bien rangés, bref, un marais né de la main de l’homme, situé sur les communes de St-Georges-d’Oléron et La Brée-les-Bains. Régulièrement, j’aime y passer pour y observer les oiseaux du moment. Hier, en fin de matinée, il était ainsi possible de voir le cormoran séchant ses plumes …:

… et un héron tentant de l’imiter :

Il y avait aussi le tournepierre à collier, cherchant quelle pierre il pourrait bien retourner, … :

… un étourneau qui tenait tête à un tadorne de Belon, … :

… une délicate échasse blanche …:

… et une avocette élégante :

Un gecko à Bordeaux

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Les geckos sont des genres de lézards. Ceux qui vivent en France lézardent plutôt sur les murs des villages du pourtour méditerranéen. Le gecko qui nous intéresse est la tarente de Maurétanie, petit animal moyennement farouche et plutôt nocturne, riverain lui aussi du bassin méditerranéen, y compris côté Afrique du Nord. Quelle ne fut donc pas ma surprise, ce matin, d’identifier un tel reptile, aussi mignon soit-il, sur le mur d’une maison du quartier du Grand Parc à Bordeaux ? la surprise fut. Et l’intérêt encore plus.
Cet animal est observé avec attention par les naturalistes dans la région, du moins selon ce que rapportait Sud-Ouest fin février. Le réchauffement climatique permet à ces animaux méditerranéen de bien vivre en Gironde. La question est de savoir comment ils y ont arrivés. Toujours selon ce même article de Sud-Ouest, il y a une forte probabilité que la mode des oliviers, dans les jardins ou sur les terrasses y soit pour quelque chose : des œufs de tarente, pondus sur de jeunes oliviers importés en Gironde, auraient alors éclos dans Bordeaux.

La becquée pour héron aîné

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La becquée pour héron aîné ou la becquée quand héron est né, allez savoir ! Normalement, madame héron pond entre trois et cinq œufs, ce qui doit donner trois à cinq poussins vingt-six jours plus tard. Mais là, dans l’héronnière, je ne distingue qu’un seul petit. D’ailleurs déjà grandinet. Il faut préciser que les jeunes hérons passent environ deux mois au nid, ce qui laisse du temps pour grossir et faire de la plume. Au bout de 55 jours, les jeunes commencent à voler, mais c’est encore un peu pataud tout ça, faut continuer à apprendre. Et en attendant le jour J, il faut continuer à manger. N’empêche que je ne vois, en sur-zoomant pourtant, qu’un seul petit dans le nid, pas les trois à cinq annoncés par oiseaux.net. Que sont devenus les autres poussins ? Y’avait-il, d’aillleurs, d’autres poussins ?

Un héron et son petit sur l’île d’Oléron en mai 2022

Début de journée avec salamandre

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Cela fait partie des petits bonheurs de la vie. Partir un matin, pas trop tôt, sur le coup de huit heures, il fait déjà jour, et les oiseaux chantent à tue tête, et les chevrefeuilles sentent bon. Puis, au sol, voir autre chose que le bitume sombre : une salamandre traverse la rue. L’amphibien plutôt nocturne déambule alors que le jours est bien levé, ciel bleu, chaleur annoncée pour les heures qui viennent. Et la salamandre, tranquille, traverse donc la rue d’une zone urbaine qui ressemble déjà à l’été.

Photos prises dans l’agglomération bordelaise le 16 mai 2022

Il n’y avait pas que des palourdes

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Le 8 mai, lorsqu’ici même j’ai décrit l’ouverture de la saison de la pêche aux palourdes, je n’ai pas tout dit. J’ai pêché par omission (mais j’ai quand même tout mangé, tellement c’était bon). Il n’y avait pas que des palourdes. Il y avait aussi des coques, ce qui est habituel. Et aussi des lavagnons : des genres de tellines à la coquille moins allongé. Des petits bivalves bien planqués, plus profonds encore que les palourdes, qu’il faut sortir avec délicatesse tant la coquille est fragile. À la pêche aux lavagnons nous retournerons.

La mémoire de l’écureuil

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Il y a deux écoles : ceux qui pensent que l’écureuil planque noix et noisettes puis oublie les localisations des cachettes, et ceux qui soutiennent que le petit animal a une excellente mémoire, lui permettant au printemps de retrouver les provisions planquées six mois plus tôt. Ce que j’ai vu aujourd’hui tend à confirmer la deuxième hypothèse. L’écureuil creuse de ses petites pattes un périmètre relativement limité et, à chaque coup de griffe, sort un fruit à coque, enseveli à une distance raisonnable sous l’humus. Il ne cherche pas, ne farfouille pas, n’hésite pas : il y va, et ça marche. Chaque noix, noisette ou autre fruit du même type est immédiatement décortiqué et mangé.

Un hanneton de la Saint-Jean le jour de Pâques

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Le hanneton de la Saint-Jean est un petit coléoptère aimant les zones herbeuses, présent plutôt en été, d’où son nom (la Saint-Jean est la récupération chrétienne de la fête païenne du solstice d’été, fin juin). Or, hier, un hanneton de la Saint-Jean déambulait mollement sur le sable fin d’une plage du Golfe de Gascogne. Décalage spatial et temporel.

Un hanneton de la Saint-Jean sur une plage du littoral Atlantique, 17 avril 2022

Il y en a un deuxième !

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Au risque de paraître monomaniaque, je reste fixée sur la famille merle du jardin. Il y a quelques jours, je regardais avec discrétion un jeune merle et je me précipitais pour montrer ici-même les preuves de cette observation (cliquez ici). Ce matin, j’ai publié la preuve que le petit merle avait un frère (ou une sœur) : cliquez là. D’ailleurs il se peut que la fratrie soit plus grande encore, les dames merles pondant en général 3 à 5 œufs (ça se vérifie ici). Et donc, l’autre petit, qui semble plus pataud, moins rapide, qui a peut-être percé sa coquille quelques heures (ou jours ?) après l’aîné qui vole déjà très bien, l’autre petit, disais-je, est nourri manu militari à la pomme décorative :

Le pommier décoratif du jardin produit des pommes format cerises totalement immangeables par un humain, mais les merles s’en régalent tout l’hiver voire au-delà, les pommes, en fin de saison, étant carrément pourries et franchement véreuses. Un régal a priori, dont la merlette gave littéralement ses petits, enfonçant bien loin la pomme plus grosse qu’il n’y parait dans le petit bec pourtant grand ouvert, quitte à ce que le petit recrache la pomme décidément au-dessus de ses forces :

Y’a un p’tit jeune dans le garden

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’esgourde attirée par un piaillement aviaire et juvénile, j’ose regarder par la fenêtre et j’entends ce petit oiseau :

Il s’agit d’un jeune merle qui, de ses neuves plumes, a voleté dans le jardinet, et y réclame pitance. Dame merle sa mère pioche alors ce qu’il reste de pommes ultra-mûres dans le pommier décoratif pour sustenter l’oisillon impatient :

Paris, ça s’écrit avec un « P ». Comme Perruche

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes

Comme bon nombre de capitales européennes (j’ai notamment en mémoire Rome et Athènes), Paris n’abrite pas que des pigeons et des moineaux, mais aussi des perruches à collier. Dans l’été 2021, on en dénombrait environ 8000 en Ile de France, selon un article du Monde. La perruche n’est pourtant pas un animal endémique de contrées aussi septentrionales, l’oiseau étant originaire d’Afrique tropicale. Mais il faut croire que l’air parisien lui sied, la perruche ne semblant souffrir d’aucune manière des frimas francilien.

Perruche à collier dans le Jardin des Plantes (Paris) en mars 2022

Mais comment un oiseau, pas spécialement migrateur, a-t-il fait pour passer d’Afrique subsaharienne aux berges de Seine ? C’est une histoire en deux épisodes. En 1974, un conteneur, probablement mal fermé, laisse échapper une cinquantaine de perruches sur l’aéroport d’Orly. Ces perruches étaient destinées à des oiseleurs, dans un temps où la mise en cage d’oiseaux se faisaient encore (à ce sujet, la vente d’oiseaux en cage sur le marché aux oiseaux à Paris, dans le 4e arrondissement, est désormais interdite depuis plus d’un an, mais dans les années 1970, ce type de commerce semblait encore aller de soi). Ce furent au-moins 50 oiseaux qui échappèrent à un funeste sort. La cage aux oiseaux, même fortuitement, avait été fort heureusement ouverte.
Rebelote en 1994, cette fois à Roissy. Les perruches devenues parisiennes ont trouvé pitance et logis, puis ont fait des petits, qui eux-même ont fait des petits, etc etc. La perruche, bien que considérée comme espèce invasive, ne semble pas perturber les autres oiseaux de la capitale. Selon l’article du Monde cité plus haut, elles sont désormais parfaitement intégrées dans l’écosystème local.

Perruche à collier dans le Jardin du Luxembourg (Paris) – Mars 2022

Petit à petit, la mésange fait son nid

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Petit à petit, mais sans traîner non plus, la mésange récupère branchettes, pailles et brindilles :

Depuis hier, c’est le printemps. Certes, pas pour les astronomes (attendons trois petites semaines pour que l’heure de l’équinoxe vienne), mais pour les météorologistes et les naturalistes. Il suffit d’observer le comportement des oiseaux et des écureuils pour se rendre compte que la saison peace and love est de retour. Et notre mésange, tout à son affaire de récupération de matériaux, ne fait rien d’autre qu’aménager un nid douillet qui accueillera sous peu les petits oisillons de la nouvelle génération, dans un trou d’arbre banal, d’où elle entre et sort avec une belle régularité :

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise

Grèbe huppé en bord de rocade

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’endroit semble à première vue peu avenant : une zone urbanisée avec des immeubles trop haut, un centre commercial gigantesque, et surtout la rocade bordelaise et son bruit infernal. Mais l’endroit n’est pas perçu par tous de la même manière, et de nombreux animaux, en particulier des oiseaux, s’y plaisent, essentiellement parce-que, à cet endroit précis, la rocade enjambe le lac, cette grande étendue d’eau artificielle qui a permis le drainage des quartiers du nord de la ville, en particulier celui des Aubiers.
Parmi ces oiseaux, il est courant d’observer des colverts, des cygnes, des foulques, des martin-pêcheurs, etc. Depuis deux ans au-moins — la chose fut même rapportée par Sud-Ouest — quelques grèbes huppés déambulent aussi dans le coin.

Le grèbe huppé est le plus grand des grèbes. Comme les autres oiseaux de sa famille, il plonge pour se nourrir, et rapporte des petits poissons, des larves d’insectes, des mollusques, …
J’ai surtout hâte qu’avril arrive, car c’est la saison de la nidification, et le spectacle de la parade nuptiale des grèbes huppés vaut le détour.

Photos réalisées depuis les berges du lac de Bordeaux en février 2022

Pour en savoir vraiment beaucoup plus sur le grèbe huppé, cliquez ici.

Cette année, le printemps commence le 8 février

Je suis prof mais je me soigne, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Dans une région où la migration des oiseaux signale les changements de saison, le passage, en milieu de journée, d’un grand groupe de grues cendrées dans le sens sud-nord, signifie sans aucun doute que les printemps est là. D’ailleurs j’ai déjeuné dehors et j’y ai même corrigé quelques copies. Celles-là, au-moins, quelles que soient les notes, sentiront la pâquerette et le mimosa.

Des grues cendrées au-dessus de Bordeaux, 8 février 2022

Curieux comme un écureuil

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L’expression populaire « curieuse comme une vieille chatte » pourrait être remplacée sans mal par « curieux comme un écureuil ». D’ailleurs ne dit-on pas un nécureuil, des nécurieux ?
Régulièrement, badant pendant la pause méridienne dans divers parcs et jardins, je croise le sciuridé sautillant, allant de noix en noisette, de branche en cachette, toujours à toute vitesse. Le petit animal des jardins, habitué à l’humain, tente souvent une approche : l’un d’eux, il y a quelques années, avait même tenté la grimpette sur mes baskets. Régulièrement, l’écureuil s’approche, regarde puis repart, puis revient. Il suffit juste de rester immobile, smartphone en pogne pour cliquer au bon moment, sans zoom ni autre artifice.

Un écureuil curieux, comme tous les écureuils – Bordeaux, hiver 2022

Les oiseaux du marais au cœur de l’hiver

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Petit retour sur le week-end dernier, passé sur l’île d’Oléron. Balade dans le marais du Douhet, à cheval sur les communes de St-Georges-d’Oléron et La Brée-les Bains. L’oiseau le plus facile à observer est l’aigrette garzette, qui gigote sa patte dans la vase pour attirer ses proies :

Nous pouvons aussi observer un grand nombre de tadornes de Belon, plutôt en mode sieste en ce milieu d’après-midi :

Plus difficiles à distinguer sur la vase du chenal, le bécasseau … :

… et le gravelot :

Il fut franchement compliqué de bien repérer le grèbe castagneux :

Alors que les cygnes passaient à table, farfouillant sous l’eau à la recherche de leur repas :

Photos réalisées sur l’île d’Oléron le 22 janvier 2022

Un bécasseau face au vent

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C’est reparti pour le festival des photos floues ! Mais j’ai une excuse : samedi dernier, à Lacanau, ça soufflait vraiment fort, on avait du mal à tenir debout face au vent en mode tempête, ça faisait un boucan d’enfer sur la plage (le compteur a relevé 110 dB, en gros l’équivalent d’un gros concert de rock). L’écume volait en tous sens sur le sable à marée basse. Et, au milieu de ce vacarme, un bécasseau tentait de se frayer un chemin, titubant presque dans l’écume … :

… puis faisant une sorte de vol stationnaire en voulant simplement aller d’un point A (en aval de l’écume) à un point B (en amont de l’écume). Il a battu fort fort fort ses petites ailes rayées puis s’est reposé pile d’où il avait décollé :

Que devient le nid lorsque l’hiver advient ?

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Revenons deux mois en arrière (piqûre de rappel) : le nid de frelons est une grosse habitation dodue et bourdonnante. Aujourd’hui, la carapace protectrice est presque totalement désagrégée, les alvéoles sont bien visibles, il n’y a plus de frelon à l’horizon :

Voilà ce que l’hiver a fait du nid de frelons vu en novembre dans l’agglomération bordelaise

C’est f(l)ou comme une salamandre dans la rue en décembre

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C’est un soir de nuit déjà tombée : à cette saison, rien de plus banal. Il fait frais, l’air est humide, le département de Gironde est égal à lui-même. Sur une rue de pur bitume en ce froid début de nuit de presque hiver, une salamandre campe, attend, voire pose pour la photo. Photo néanmoins floue, car avec si peu de lumière et un téléphone ordinaire, il est ardu de faire mieux. Je n’avais pas vu de salamandre depuis treize ans : un spécimen du batracien noir et jaune se baladait alors sur la terrasse de mon jardin.

Une salamandre pose pour la photo, mais la photo est néanmoins floue
Agglomération de Bordeaux, décembre 2021

L’alignement des pigeons

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Les stressés un chouia cinéphiles y auront peut-être vu un remake du film d’Hitchcock, Les oiseaux. Les badauds banals n’auront rien vu : ils n’avaient pas le nez en l’air. Mais il reste les autres, peut-être un peu surpris de l’alignement de tant de pigeons en même temps sur un fil électrique. Rien de surprenant quand on connait le contexte : la petite dame qui habite juste en dessous dudit fil électrique a des oiseaux en cage (damned !) qu’elle sur-nourrit à tel point que la tambouille déborde des mangeoires. Et tous les zosios du quartier sont là là là là là quand les zozios dispersent les graines de la cage.

Au menu du goéland : tête de poisson du port, sauce vase

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Le goéland est fatigué d’avoir trop pêché, ou alors il est devenu feignant et ne daigne même plus sortir en mer. Auquel cas, la malbouffe le guette. Ce jour-là, dans le port de La Cotinière (commune de St-Pierre-d’Oléron), le goéland semblait lutter comme un fou, et pourtant la proie était morte depuis longtemps et même en morceaux : il ne restait que la tête, enrobée de son jus de vase pur port. Le goéland en a récupéré quelques morceaux, et a laissé la quasi-totalité de ladite tête pour d’autres amateurs. Le goéland n’avait peut-être pas tant faim que ça.

Architexture

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La chose a une couleur à la mode et semble moelleuse comme la laine en pelote :

La chose semble mi-tricotée mi-tissée mi-nouée. Ce qui, au bout du compte, fait trop de « mi ». Ça pourrait ne ressembler à rien et c’est beau comme le nombre d’or, magique comme une œuvre d’art, ou l’inverse. En y regardant de plus près, on découvre que des insectes y déambulent et y travaillent, de gros insectes :

Ne sont-ce point des frelons ? Mais alors, la chose, accrochée fermement à la cime d’un arbre … ? mais alors … ? un nid ? un nid de frelons ? oui, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise en novembre 2021

Sort et sort et sortilège

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En cette fin d’après-midi d’Halloween, les enfants du coin déambulent vêtus comme pour un casting de La Famille Addams. Ils me croisent, les petiots, et crient en riant « Des bonbons ou un sort ». De bonbon n’ayant point, je choisis le sort, et c’est invariablement la métamorphose en anoure qui me cloue le bec et me jette de vert vêtue dans le vieux lavoir, où je divague désormais avec d’autres grenouilles.

Comme mes amies grenouilles, je déambule dans le vieux lavoir – Ile d’Oléron, 31 octobre 2021

Libellule ? ce sera sans moi

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L’humain moyen un jour ou une nuit peut avoir l’idée de rêver de voler, d’être léger, de flâner dans le vent d’octobre finissant. Il faut alors bien dire à l’humain en question de ne pas se tromper, ni de volatile ni de sexe. Car femelle libellule, ce n’est clairement pas confortable :

Une libellule agrippée à son mâle par la nuque pour l’accouplement

Enfin les grues

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C’est une attente de tous les automnes, un moment qui arrive forcément en octobre : la migration des grues cendrées vers le sud ensoleillé, même si, pour certaines, le sud ensoleillé s’appelle « les Landes ». On a l’héliotropisme qu’on peut.
Alors depuis le début du mois, je patiente, je guette et j’écoute, car la grue, bien souvent est audible avant d’être visible. Mais rien. Un automne qui prend son temps, qui s’installe mollement, et les grues se font attendre. Ce matin enfin, alors que j’achevais à la fois grand bol de café et petite revue de presse, un premier vol … :

… puis un deuxième dans la foulée :

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise le 29 octobre 2021

Avifaune d’octobre en fond de Bassin

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Balade du week-end entre Andernos et Arès, tout au fond du Bassin d’Arcachon. L’air est doux. La promenade est paisible. Et bien sûr, comme il se doit, j’observe les oiseaux. Tout d’abord le grèbe castagneux, qui, ici, ne vient qu’à la saison froide, alors que bien souvent, en Europe de l’ouest, il est sédentaire :

Le cormoran, évidemment :

L’incontournable couple de cygnes :

Et les foulques en pagaille, dont voici un spécimen :

Dans l’eau claire de la Seine

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes

Probablement parce-que la Garonne à Bordeaux est trop limoneuse pour que l’on y voit quelque chose, dès que je croise un fleuve à l’eau transparente, je m’esbaudis, m’esclaffe et m’enthousiasme, parce-que, enfin, on peut voir ce qu’il y a dedans.
À Paris, le long de l’île aux Cygnes, l’eau est ainsi suffisamment limpide pour que l’on puisse y voir des poissons, comme ici ce qui semble être un chevesne :

Plus surprenant si près du bord, et surtout de taille franchement imposante, voici un silure :

Paris, ça commence par Montsouris

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

Le week-end dernier fut parisien. Plus de 40 km à pied en deux jours pour arpenter quelques portions de la capitale, un peu perdue de vue suite aux divers confinements. Comme bien souvent, la première balade fut dédiée à un parc. Ça met de bonne humeur dès le matin et ça sent bon. Le parc en ce samedi élu fut celui de Montsouris, dans le XIVe arrondissement. Ce parc borde la Cité internationale universitaire et abrite un observatoire et une société d’astronomie. Outre ces traits qui le distinguent des autres parcs parisiens, c’est d’abord un bel endroit vert et vallonné, dans lequel les habitants du quartier courent, se détendent ou pratiquent divers sports près des grands arbres qui commencent à se donner des airs d’automne :

On peut aussi y voir des oiseaux sur un étang, notamment des cormorans et des cygnes noirs … :

… ainsi que des perruches criardes dans les arbres qui bordent les allées :

Et surtout, histoire de bien nous rappeler que l’automne est là, des champignons se planquent à peine à deux pas des buissons, en particulier de jolies jeunes coulemelles :

Le petit tunnel aux animaux d’A-MO

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Au début du mois de juillet, je me souviens avoir évoqué le street artist A-MO ici-même (souviens toi aussi camarade en cliquant ici). Puis j’ai vu ensuite d’autres animaux du même artiste sur le rideau de fer d’une armurerie, à Nantes. Le commerce en question a comme qui dirait jeté un froid entre A-MO et moi, vu mon inexistant penchant pour tout ce qui ressemble à un truc qui tue. Puis le petit peu de temps qui nous sépare du début de l’été a passé, et j’ai refait amie-amis avec les animaux d’A-MO, en l’occurrence au niveau d’un micro-tunnel pour vélos, qui passe sous une voie ferrée dans le nord de l’agglomération de Bordeaux, plus précisément sur la commune de Bruges. Le fond bleu est un peu kitsch, mais peu importe, les animaux sont agréables à regarder.