Collection 464

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Quand la tourterelle prend l’antenne

P1220539Surprise au week-end dernier lorsque je vis, ébahie, une tourterelle posée sur une ébauche de nid, lui même perché sur une antenne de télé. Ebahissement car, dans ma petite tête de mammifère moyen, la taille du nid est proportionnelle à celle de l’oiseau qui le construit, et surtout, septembre n’est pas la saison peace and love.
Double erreur, que le site oiseaux.net me permets de corriger ce soir : la tourterelle turque (qui n’a de turque que le nom) fabrique de l’oisillon à tour de pattes de mars à octobre. Deux semaines après la ponte, les petits sortent de leurs œufs. Ce qui peut faire pas mal de jeunes chaque année. D’autre part, le nid de ladite tourterelle est on ne peut plus sommaire : quelques brindilles font l’affaire. Le mâle et la femelle se relaient pour couver sur ces quelques branchettes instables vite agencées.

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Photos prises sur l’île d’Oléron le 22 septembre 2018

Collection 462

Collection 460

Des sternes en Finlande

Photos prises à Helsinki et à Lahti en juillet 2018

Photo de la semaine du 19 au 25 août 2018

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Qu’est-ce qu’elle a donc fait, la p’tite hirondelle ?

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Une jeune hirondelle sur l’île d’Oléron, mi-août 2018

La p’tite hirondelle n’a rien fait puisque la grande n’est pas parvenue jusqu’à nous pour niaquer les moustiques et faire des bébés hirondelles. Un été sans ce superbe petit oiseau, à part un ou deux rescapés de la grande migration qui a mal tourné.
Une lueur d’espoir quand même, sur l’île d’Oléron : une jeune hirondelle, plumage encore en travaux, était perchée sur un fil il y a moins de deux semaines. Pas d’autre jeune dans mon champ visuel, l’hirondelle se fait rare, et le moustique me pique, me pique et me repique.

Prendre le temps d’observer [2/2]

bergeronnetteP1210718.jpgLes photos qui illustrent cette note sont de mauvaise qualité, prises de trop loin avec un zoom trop forcé. Il faut préciser que la scène observée l’a surtout été grâce à des jumelles, pour ne pas déranger les protagonistes.
Plantons le décor : un grand jardin en Finlande en début de soirée. Nous sommes assis sur la terrasse, à écouter le silence. Nous voyons arriver un oiseau dans le jardin, assez loin de nous. L’oiseau se pose, rentre ses pattes sous son ventre, ne bouge plus :

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Nous prenons alors les jumelles pour tenter d’identifier le passereau, mais il ne se passe rien qui puisse nous permettre de lui mettre un nom, d’autant que nos capacités en ornithologie ont quand même leurs limites. On ne le perd pas des yeux, à tel point que ceux-ci finissent par piquer. Arrive alors une bergeronnette, qui s’approche du petit oiseau, le nourrit, puis repart :

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L’oiseau initial est désormais identifié, et toujours immobile. Arrive alors dans le jardin, bien après quelques séances de nourrissages pour le petit, un autre oiseau :

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Il semble plus dégourdi que le premier, il gigote et déambule, mais lui aussi récupère sa pitance de la même bergeronnette :

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Au final, nous sommes restés plus d’une heure à observer cette scène. La bergeronnette adulte partait régulièrement chercher de la nourriture, qu’elle offrait à l’un puis à l’autre de ses petits. Un des petits bonheurs de la vie, auquel nous ne prenons pas le temps de profiter dès que le boulot a repris, et c’est bien dommage.

Photos réalisées en Savonie du Sud (Finlande) en juillet 2018