Grimper, tel est son destin

grimpereauLe grimpereau porte bien son nom : il grimpe inlassablement au tronc des arbres, en dessinant une sorte de spirale, puis il redescend rapidement, puis remonte, s’arrêtant de-ci de-là pour farfouiller dans les interstices de l’écorce à la recherche de nourriture : il a le bec ad hoc, suffisamment fin et recourbé pour rapporter la substantifique pitance.
Le grimpereau est relativement courant dans les jardins et les parcs, et pourtant il est difficile à voir du premier coup. Son plumage se confond avec l’écorce des arbres et ses incessants mouvements le rendent insaisissable.
Son aisance en escalade est liée à une particularité qu’il partage avec les oiseaux de la famille des pics, beaucoup plus grands que lui : la queue rigide, sur laquelle il prend appui pour grimper le long des troncs. C’est aussi dans les troncs qu’il fait son nid, dès lors que ledit tronc présente une cavité suffisante, souvent une simple anfractuosité voire une écorce soulevée, en général à trois ou quatre mètres du sol.

Source : oiseaux.net
Photos : Jardin Public de Bordeaux, mai 2016

Echos locaux (mardi 3 mai 2016)

  • Qu’est-ce qui tient solidement grâce à 23 000 rivets, dont certains de « la taille d’un avant-bras », et qui emmagasine 500 km de câbles ? un indice : ça vole, et les ailes mesurent chacune 45 mètres de long. C’est l’Airbus A380, bien sûr : La Dépêche offre une piqûre de rappel concernant son montage.
  • Nord Eclair franchit la frontière et nous fait rencontrer les élèves d’un établissement scolaire belge. Ces derniers, un petit peu aidés par leurs professeurs, ont décidé de faire manger des légumes à leurs semblables. Et pour cela, ils ont mis au point des bonbons aux légumes frais. Cette invention a été récompensée par un prix de 750 €. Pour faire passer la pilule, il y a quand même un peu de fruit dans les bonbons aux légumes, les parfums proposés étant poire/concombre, tomate/orange, avocat/datte, … Preuve que ça plait : « On a fait tester à l’aveugle aux enfants et ils ont apprécié. On était déjà satisfaits qu’ils ne recrachent pas« .
  • Avez-vous entendu parler du cloclogate ? je découvre la chose en parcourant le site de L’Alsace : les éditions Bordas ont pondu un manuel scolaire destiné aux collégiens dans lequel l’électrocution est expliquée à travers un exemple certes parlant, mais de mauvais goût, puisqu’il s’agit de celle qui couta la vie au chanteur Claude François en 1978. Et comme j’ai, moi aussi, mauvais goût, je ne résiste pas à pointer du doigt l’exercice qui a déchainé les passions et obligé l’éditeur à faire machine arrière : cliquez ici.

 

Une expo tirée par les cheveux

Charlie Le Mindu – Sculptures capillaires
Base sous-marine de Bordeaux
Jusqu’au 22 mai 2016

L’expression « tirée par les cheveux » a quelque chose de péjoratif. Sauf quand elle est à prendre au pied de la lettre : la base sous-marine de Bordeaux nous offre actuellement une expo présentant les œuvres capillaires de Charlie Le Mindu. Cet artiste n’est plus coiffeur (mais il a appris le métier dans un salon planplan de province), ni perruquier au sens classique du terme, mais coiffuriste (l’expression est de Philippe Découflé).
P1020270Avec les cheveux, il crée d’immenses perruques totalement importables pour le commun des mortels (mais pour une Lady Gaga, c’est jouable), qui font davantage penser à des masques tribaux qu’à de simples coiffures. Les salles d’expo, totalement dans le noir sauf les œuvres elles-mêmes, permettent de découvrir l’inventivité de l’artiste, même s’il est parfois difficile d’imaginer comment l’objet se porte. Le cousin Machin, dans La Famille Addams, n’est jamais bien loin.

T’as (beaucoup) d’beaux yeux, tu sais !

P1010673Nous savons tous que, si le paon fait la roue, c’est pour séduire les paonnes. Mais celles-ci ne sont point caonnes, et savent déceler, dans ce frémissement des 100 à 150 plumes viriles, celles qui désignent à coup sûr le reproducteur de leur rêve.
La chose peut sembler évidente au premier abord, mais des scientifiques canadiens viennent de montrer le mécanisme de séduction du paon grâce à une caméra à haute vitesse qui a permis d’analyser finement le mouvement précis des plumes.
Au final, il s’agit d’une sorte d’illusion d’optique : selon l’angle que l’on adopte pour regarder le paon, les ocelles semblent changer légèrement de couleurs : c’est l’iridescence. Pour mettre en valeur cette iridescence, le paon fait vibrer ses plumes, ainsi les ocelles ressemblent à des yeux immobiles sur un fond mouvant. Et la paonne craque. Ou pas.
En fait, la paonne craque pour le paon qui tient la distance, c’est-à-dire celui qui fait la roue le plus longtemps. Cela nécessite une force musculaire importante et une bonne endurance. Une fois encore, les gros muscles ont gagné. Et la tendresse, b*** ?

P1010674

Source : Sciences et Avenir
Photos : Tarbes (Jardin Massey), avril 2016

Collection # 347

Le repas du cormoran
Bruges (Gironde), avril 2016

cormoran