Collection # 313

Flamants roses
Département de l’Hérault, août 2015

flamants

Bientôt la retraite

Promis juré, je ne devais pas céder au marronnier du moment, je m’étais interdit de parler de la rentrée. Revenant d’une semaine de vraie vacances, j’envisageais d’alimenter modestement ces pages par quelques images du sud de la France.
Mais bim ! ce matin j’ai appris grâce à une jeune padawan (1) mignonne dans sa naïveté d’ex-étudiante, que ma retraite approchait à grand pas. A moi donc les joies des vacances hors congés scolaires et les cueillettes de champignons en semaine. Avec un coefficient de marée de 114 aujourd’hui, j’ai même envisagé de filer illico titiller la palourde, c’est dire si la jeune dame fut convaincante.
Comment en suis-je arrivée à une telle conclusion ? j’explique de mes doigts gourds tapotant sur un macintosh mal maitrisé. Forcément mal maitrisé vu mon grand âge.
J’entre donc dans l’antre professorale assez tôt ce matin, fonce sur un ordi et l’allume, histoire de vérifier que de vilains lutins n’avaient pas sabordé le réseau pendant l’été. Puis je sors le téléphone pour rédiger un SMS (toujours avec les mêmes doigts gourds et patauds, en tirant la langue comme un enfant qui s’applique pour écrire en cursive).
Et là, la jeune padawan constate : « il n’y a donc pas que les jeunes qui s’y connaissent en informatique ».
Sache donc, chère collègue, que savoir envoyer un SMS et allumer un ordinateur ne montre en rien une maitrise quelconque de l’informatique. Si toi-même tu en es là, prends des leçons et vite : ce sont tes outils de travail. C’était la leçon de morale de la vieille qui, effectivement, jouait déjà du mac alors que tu n’étais même pas née.
Fin de la parenthèse « boulot ». Nous pouvons tous reprendre une vie normale. Si vous êtes sages, mercredi il y aura flamants roses.
Bises à tous et … bonne rentrée !

(1) padawan = prof stagiaire

Collection # 312

Huîtriers-pies
Ile d’Oléron, août 2015

huitriers

Une autre bastide du sud-ouest : Labastide-d’Armagnac

Si Eymet, évoqué dans la note précédente, a gardé un certain aspect médiéval, Labastide-d’Armagnac, dans les Landes, donne plutôt l’impression de s’être arrêtée en 1900, époque où la commune comptait quatorze cafés, bistrots et troquets. C’est un drôle de village, pas bitumé, où la modernité a mis du temps à faire son chemin. Du moins si l’on entend par modernité l’arrivée de l’eau courante, dans les années 1960.
Labastide-d’Armagnac est souvent citée pour avoir servi de modèle à la place des Vosges à Paris. Mais il se pourrait bien qu’il s’agisse d’une légende urbaine.

Photos : août 2015

Une bastide du sud-ouest : Eymet

Un méandre du Dropt (prononcez « dro », ça veut dire « droit » en occitan), ce petit affluent de la Garonne qui s’y jette du côté de la Réole : c’est là que le 28 juin 1270 fut fondée une ville nouvelle, dans le grand mouvement de création volontaire de villes de cette période du moyen-âge. Dans le sud-ouest, ces villes nouvelles, souvent reconnaissables à leurs places carrées bordées d’arcades et aux rues se coupant à angle droit, portent le nom de « bastides ». Particulièrement bien conservée malgré les aléas des temps (place protestante au XVIe siècle, entre autres), Eymet fait partie des petits bijoux du département de la Dordogne.

Photos : août 2015