Photo de la semaine (du 15 au 21/10/2017)

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C’était dans le journal … le 19 octobre 1917

On les a appelés les « profiteurs de guerre ». Quatre ans après la fin de celle-ci, en 1922, Anatole France, dans une lettre publiée dans L’Humanité, lançait « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ». Il est vrai que certaines entreprises ont su fort bien croître et s’enrichir grâce au conflit : en France, Michelin a négocié la hausse du prix de ses pneumatiques en sachant très bien que l’armée française ne pouvait pas s’en passer. Renault a multiplié son chiffre d’affaires par quatre entre 1914 et 1918. Ça marche aussi en Allemagne : les seize plus grandes entreprises houillères et sidérurgiques ont multiplié leur chiffre d’affaires par huit pendant cette période.
Ça, ce sont les gros poissons. Mais il y a les plus modestes, les petits joueurs, ceux dont le nom ne deviendra jamais celui d’un grand groupe industriel européen. Les noms de Galandrin et Painsmay ne figurent pas au CAC 40. Et pourtant … Ces deux-là faisaient dans le charbon à Paris. Mme Galandrin était marchande, M. Painsmay était négociant. C’est La Croix qui cite leur nom, indiquant qu’ils « comparaitront prochainement devant le tribunal correctionnel » pour avoir « vendu du charbon à un prix manifestement supérieur aux cours ». Cliquez sur l’image pour voir l’article dans son contexte :

 

La chansonnette [10]

Bombes 2 Bal
La voiture

Ça bouge bien, c’est chantant et dansant, ça m’a fait penser aux Femmouzes T, duo féminin toulousain de la décennie passée, mais c’est Bombes 2 Bal (groupe toulousain itou), dans lequel danse une certaine Flore Sicre : serait-elle de la même famille que Claude Sicre, co-fondateur des Fabulous Troubadours ? Bref, tout ça c’est la même veine, vivante, populaire et joyeuse. J’ignorais tout de ce groupe, qui a pourtant dix ans, avant de l’avoir entendu en arrivant au taf hier matin, sur FIP comme il se doit. Le morceau en question n’est peut-être pas à écouter en boucle en voiture, car la phrase « justement les flics sont là » pourrait s’avérer flippante. Mais, en même temps, cette chansonnette est tellement drôle …

Le nouveau refuge

Depuis 2010, de drôles de cabanes voient le jour dans la métropole bordelaise. On peut y passer la nuit gratuitement (à condition de réserver), dans un confort sommaire car le but, c’est la proximité avec la nature (où ce qui y ressemble). Plus de la moitié de ces refuges se trouvent en rive droite, mais ces surprenantes et minimalistes cahutes poussent aussi en rive gauche. C’est d’ailleurs là, plus précisément dans le quartier du lac, qu’a été installé le tout dernier refuge, nommé « Neptunea », et qui peut accueillir 6 personnes. Quant à sa forme, vous êtes libres d’y voir ce que bon vous semble …

à cliquer : la page des refuges urbains sur le site de Bordeaux-Métropole