L’automne a déjà un mois

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Vues les températures de ces derniers jours, carrément estivales jusqu’en milieu de semaine, parler d’automne peut sembler incongru. Et pourtant, il est bien là depuis un mois. C’est une belle saison aux joues rouges et aux odeurs de forêt. Dans une semaine et un jour, nous passerons à l’heure d’hiver. L’automne a déjà un mois, nous commençons à en voir les preuves en levant les yeux ou en les plongeant dans les flaques.

Bébel au métro Raspail

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Boulevard Raspail, Paris. Sur le sol, sur le bitume sans âme du trottoir, juste devant la bouche du métro Raspail, un graffeur a collé M’sieur Belmondo sur fond bleu et mode cinoche. Je me demande même s’il ne s’agit pas de Pierrot le fou, de Godard.

Collection 582

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Retour chez Gainsbourg

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les hasards d’une déambulation parisienne nous amènent, mon homme et moi, rue de Verneuil, dans le 7e. C’est là que, pas mal d’années plus tôt et par un hasard semblable, j’étais tombée sur la maison de Gainsbourg. Ce retour vers la maison qui me semble être la plus taguée de Paris a des airs de pèlerinage en ce mois d’octobre 2021 :

Les tags ont bougé, changé, ont été abimés aussi. Tout n’est pas joli à regarder, mais il reste, de ci de là, malgré tout, une forme d’émotion :

Photo de la semaine du 11 au 17 octobre 2021

Photo de la semaine

Une chanson de Jonasz dans le 14e

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Une plaque de rue ordinaire en plein 14e arrondissement de Paris. Le Passage Tenaille. Une plaque de rue qu’un quidam a agrémenté, a modifié, a poétisé, et même a jonaszisé :

Souvenir donc de cette chanson de Jonasz, « J,veux pas qu’tu t’en ailles » :

Bordeaux en noir et blanc [13]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Yolande, François et Georges

Un peu d'art dans un monde de brutes

En ce mois anniversaire du centenaire de la naissance de Georges Brassens, des hommages divers et variés tendent à fleurir d’ici de là, jusque dans les bacs des disquaires, ce qui est bien le moins que l’on pouvait espérer. Si les commémorations des dates à chiffre rond ont souvent tendance à me laisser indifférente, j’avoue avoir un petit faible pour ce qu’ont produit Yolande Moreau et François Morel à propos de Brassens. Le CD s’intitule « Brassens dans le texte ». Pour le savourer, rendez-vous chez votre dealer de bonne musique habituel. Les deux artistes étaient les invités de la première partie de 28 minutes lundi. Ce n’est pas inintéressant des les écouter :

Dans l’eau claire de la Seine

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes

Probablement parce-que la Garonne à Bordeaux est trop limoneuse pour que l’on y voit quelque chose, dès que je croise un fleuve à l’eau transparente, je m’esbaudis, m’esclaffe et m’enthousiasme, parce-que, enfin, on peut voir ce qu’il y a dedans.
À Paris, le long de l’île aux Cygnes, l’eau est ainsi suffisamment limpide pour que l’on puisse y voir des poissons, comme ici ce qui semble être un chevesne :

Plus surprenant si près du bord, et surtout de taille franchement imposante, voici un silure :

Collection 581

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Paris, ça commence par Montsouris

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

Le week-end dernier fut parisien. Plus de 40 km à pied en deux jours pour arpenter quelques portions de la capitale, un peu perdue de vue suite aux divers confinements. Comme bien souvent, la première balade fut dédiée à un parc. Ça met de bonne humeur dès le matin et ça sent bon. Le parc en ce samedi élu fut celui de Montsouris, dans le XIVe arrondissement. Ce parc borde la Cité internationale universitaire et abrite un observatoire et une société d’astronomie. Outre ces traits qui le distinguent des autres parcs parisiens, c’est d’abord un bel endroit vert et vallonné, dans lequel les habitants du quartier courent, se détendent ou pratiquent divers sports près des grands arbres qui commencent à se donner des airs d’automne :

On peut aussi y voir des oiseaux sur un étang, notamment des cormorans et des cygnes noirs … :

… ainsi que des perruches criardes dans les arbres qui bordent les allées :

Et surtout, histoire de bien nous rappeler que l’automne est là, des champignons se planquent à peine à deux pas des buissons, en particulier de jolies jeunes coulemelles :

Photo de la semaine du 4 au 10 octobre 2021

Photo de la semaine

Nuit du matin

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Chaque année la même observation : quand octobre se pointe, l’air devient frais et les jours raccourcissent tellement vite que ça se voit. Plus question de dîner dehors, même en ne s’y prenant pas trop tard, non seulement parce-qu’il faut avoir recours à la lumière électrique, mais aussi parce-que la petite laine et les chaussettes ne suffisent plus. L’automne est donc bien là, même si, en ce jeudi 7 octobre 2021, l’après-midi fut franchement doux voire chaud. C’est surtout le matin que la chose est palpable : on sort le vêtement de mi-saison, et, pour aller au boulot, on se heurte à la nuit.

Pour aller au boulot, on se heurte à la nuit – Bordeaux, octobre 2021

Collection 580

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Photo de la semaine du 27 septembre au 3 octobre 2021

Photo de la semaine

Une chansonnette

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Voilà le Sarko à deux doigts d’être derrière les barreaux, même si, appel suspensif aidant, il peut encore déambuler. Sa désinvolture lors de son dernier procès lui coûte cher, ça lui apprendra. Et ça me rappelle la chanson qu’Alexis HK lui avait consacré en 2009, le décrivant dans le rôle d’un coq de combat prêt à tout et même au pire pour avoir sa place au soleil.

Alexis HK
Chicken manager (2009)

Pour lire les paroles, c’est par ici

Le rendez-vous du colchique

Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Chaque fin d’été, je guette cette petite fleur mauve et délicate, celle qui sonne le début de l’automne, d’ailleurs, demain, c’est octobre. Chaque fin d’été me revient la chanson « Colchique dans les prés », tu sais ce que c’est, quand t’as un air dans la tête, il ne te quitte plus.
Mais le colchique, il ne faut pas s’y fier. C’est une fleur poison, aussi nommée « arsenic végétal » ou « tue-chien ». Malgré sa ressemblance avec des plantes comestibles (le crocus notamment), il suffit de peu de colchique pour passer du parterre au centre anti-poison, voire à la morgue. Tout de suite, la fleurette semble moins jolie : 5 grammes de graines ou 50 grammes de feuilles ont tôt fait de faire trépasser le gourmand curieux et imprudent.

Pour en savoir beaucoup plus, rendez-vous sur la page du Conservatoire Botanique national du Massif Central consacrée au colchique

Collection 579

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Photo de la semaine du 20 au 26 septembre 2021

Photo de la semaine

Si ça plait aux touristes …

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il me fut permis, il y a quelques années, de visiter la Cité du Vin, ce bâtiment en forme de rien qui brille en biais quand la nuit vient. Au niveau muséographique, c’est zéro. Si, par contre, on veut briller dans la nuit, faire semblant de péter dans la soie et se pelotonner dans le kitsh, un peu comme dans les gros paquebots qui accostent dans le port de la Lune, on a tout bon. La Cité du Vin, c’est ça. Une gisgantesque arnaque, du vide, mais ça fait joli sur insta pour dire aux copains « j’y étais ». Du creux, du superflu, un parc d’attraction, rien de plus. Si encore le dernier étage pouvait être un vrai bar, on y prendrait peut-être plaisir, mais non. La bâtisse qui brille clinque pour rien dans la nuit bordelaise, et le Bordelais se moque bien du touriste qui s’est fait prendre au jeu.

Bordeaux – La Cité du Vin : un gigantesque piège à touristes

Le petit tunnel aux animaux d’A-MO

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Au début du mois de juillet, je me souviens avoir évoqué le street artist A-MO ici-même (souviens toi aussi camarade en cliquant ici). Puis j’ai vu ensuite d’autres animaux du même artiste sur le rideau de fer d’une armurerie, à Nantes. Le commerce en question a comme qui dirait jeté un froid entre A-MO et moi, vu mon inexistant penchant pour tout ce qui ressemble à un truc qui tue. Puis le petit peu de temps qui nous sépare du début de l’été a passé, et j’ai refait amie-amis avec les animaux d’A-MO, en l’occurrence au niveau d’un micro-tunnel pour vélos, qui passe sous une voie ferrée dans le nord de l’agglomération de Bordeaux, plus précisément sur la commune de Bruges. Le fond bleu est un peu kitsch, mais peu importe, les animaux sont agréables à regarder.

Collection 578

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Une lune façon halloween

Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Halloween est encore loin, mais la couleur orange, les ombres, les premiers curcubitacés d’automne sur les marchés, tout cela incite à la comparaison pour ne pas dire à la confusion. C’est aujourd’hui la pleine lune et elle est orange comme un Casimir. J’ai tenté la photo, forcément. Si le zoom x 60 a des qualités, il génère aussi du flou, forcément. Croyez-moi donc sur parole ou sortez sur votre balcon : ce soir, la lune a une bonne bouille de potiron.

La lune en mode citrouille – 21/09/2021

Quand le cormoran revient, l’automne n’est jamais loin

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est une constante des jardins urbains à Bordeaux : quand le frais se pointe et que les jours sont si courts qu’il faut songer aux loupiotes pour dîner dehors, le cormoran tend à s’installer dans les parcs et jardins, histoire de passer la saison froide au chaud : les parcs sont calmes, abondent en nourriture (à condition d’avoir un faible pour la carpe grasse et le poisson-chat dodu), et, sauf exception, les vents n’y soufflent pas en constantes bourrasques.
Aujourd’hui, j’ai vu deux de ces cormorans, bien plantés sur leurs branches d’altitude. L’automne doit donc être proche, après-demain je crois.

Un des deux cormorans vus à Bordeaux le 20/09

Photo de la semaine du 13 au 19 septembre 2021

Photo de la semaine

Temps clair, transbordeur en vue

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Je ne m’en lasse pas, au risque de radoter, mais qu’importe : dès que je déambule sur le port du Château d’Oléron, je cherche au loin le pont transbordeur de Rochefort. C’est facile, il est juste derrière le clocher de Moëze qui sert d’amer. Un classique, en somme. Et hier, comme souvent, il était bien net.

Coup d’œil nocturne sur le Grand Théâtre

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Un soir de fin d’été, et même un début de nuit. Il fait encore très doux à Bordeaux. Déambulant sur la place de la Comédie, je prends quelques secondes pour me souvenir que le Grand Théâtre est joli.

Collection 577

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Quand Sauvchouri ne fait pas le job

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Tous les soirs, toutes les presque nuits, on la guette et on l’encourage : Sauvchouri la chauve-souris sillonne les jardinets et, en rase-motte, dégomme les moustiques. L’ordinaire et le tigre, tout y passe. Sauvchouri la chauve-souris œuvre pour nous sortir de la mouise qui gratte et qui démange.
Mais ce soir, peut-être parce-qu’il y a eu de l’orage, ou parce-que mardi c’est relâche, Sauvchouri ne s’est point montrée, et par les moustiques nous seront piqués.

Sauvchouri la chauve-souris

Photo de la semaine du 6 au 12 septembre 2021

Photo de la semaine