Peut-être partira-t-il à la fin du mois…

… ou un peu plus tard. Ou pas du tout. Le pouillot véloce fait partie des migrateurs partiels, c’est-à-dire de ces espèces d’oiseaux dont certains individus partent vers le sud ensoleillé dès que les premiers frimas se font sentir, tandis que les autres restent toute l’année au même endroit.
Dans l’immédiat, le petit pouillot papouille les branchettes et les brindilles, y cherchant petits insectes et petites araignées, voire quelques fruits. Il vole vite et tout le temps, pas si simple à saisir bien qu’il soit réputé peu farouche.

Un pouillot véloce à Bordeaux en septembre 2019

Cages à poule pour tourisme de masse

Ça ne sentait pas bon ce midi sur les quais de Bordeaux. Le badaud humait malgré lui le fuel lourd. Il y avait deux paquebots de croisière à quai, le ciel était d’un bleu profond, mais olfactivement, on se serait cru dans la salle des machines. Et ce qui pue, en l’occurrence aussi pollue. En juillet, le site web de Science & Avenir avait titré « Cette pollution colossale émise par les bateaux de croisière ». D’autres médias ont aussi évoqué cette pollution plus importante que celle émise par les voitures, même les pires des dièsel, y compris à Marseille (et même surtout à Marseille en ce qui concerne la France, où pourtant la voiture est reine). L’odeur dégagée ne m’a pas donné envie de faire de jolies images de ces rafiots. La photo de ce soir est volontairement laide dans sa banalité, dans ce qu’elle montre aussi d’une forme de tourisme de troupeau, où quand vient l’heure de dormir, les bestiaux sont répartis dans de jolies cages identiques avec micro-balcons. Ça ne donne vraiment pas envie.

Quelques cabines d’un bateau de croisière dans le port de Bordeaux, qui ressemble à des centaines d’autres bateaux de croisière – 13 septembre 2019

Collection 504

Photo de la semaine du 2 au 8 septembre 2019

And the winner is … Maurice !

Justice a été rendue, cette fois, c’est dit, Maurice peut continuer de chanter, n’en déplaise aux propriétaires de la résidence secondaire voisine, ceux-là même qui avait porté plainte contre la propriétaire du coq. Car, au cas où cela vous aurait échappé, Maurice est un coq. Un brave coq vivant sur l’île d’Oléron. Mais les bruits de la campagne agacent certaines oreilles trop longtemps bercées par un idéal bucolique fantasmé, et le quidam gêné porte plainte. On l’oublie parfois, mais la campagne, c’est sonore. L’âne est terrible, la moissonneuse-batteuse n’est pas mal non plus.
Mais ce qui compte, c’est la décision finale, rendue aujourd’hui même par le tribunal de Rochefort : les plaignants sont déboutés, Maurice peut crier sa joie. Et toute l’île avec lui (à lire dans Sud-Ouest).
Car il a été soutenu, Maurice : vente de t-shirts et vente d’autocollants, articles dans un grand nombre de journaux, y compris nationaux voire jusque dans la lointaine Amérique (le New York Times a fait un article assez fouillé au début du mois de juillet, et il annonce lui aussi le verdict aujourd’hui même).
Dorénavant, les oreilles fragiles qui pestent contre le meuglement des vaches, les nez délicats qui trouvent que le caca de canard ça sent fort, bref, tous les râleurs qui n’ont rien de mieux à faire que d’encombrer les tribunaux avec leurs petits problèmes domestiques, tous ceux-là doivent aujourd’hui comprendre ceci : ils ont perdu.

Autocollant en soutien au coq Maurice

Collection 503

En déambulant sur la toile [10]

En déambulant sur la toile en cette extrême fin du mois d’août, je constate avec effroi que les piafs sont en mauvaise posture : la pie-grièche a disparu du sol de France (La Relève et la Peste) et les corbeaux ont trop de cholestérol, par la faute des humains qui laissent leurs restes de malbouffe partout (DailyGeekShow).
En déambulant sur la toile, je déambule aussi dans Paris en 3D, grâce à une carte de l’université de Rennes qui propose une vision de la ville en fonction de la hauteur de ses bâtiments : cette très belle carte est visible ici. Je vous conseille de cliquer sur « carto en 3D » pour bien en profiter.
Poursuivons notre balade par un voyage sonore dans tous les patois de France, grâce à un travail mené notamment par le CNRS, et qui permet d’entendre une fable d’Esope dans toutes ces langues. Dans la foulée, je me permets de vous proposer une pause dans une des ces langues, à savoir le gallo, parlé dans l’Est de la Bretagne, du moins dans les campagnes. Les grandes villes, à savoir Nantes et Rennes, ont depuis fort longtemps adopté le français et n’ont jamais parlé ni gallo ni encore moins breton, n’en déplaise aux bretonnants militants des deux villes. Mais cela reste entre nous, cher blogonaute : de tai a mai, comme on dit par là-bas (Becedia).

Au cœur de la Bretagne gallèse : la ville de Redon (Ille-et-Vilaine) vue de Rieux (Morbihan)

Encore ???

Vu sur le site de Sud-Ouest aujourd’hui même (21 h 07) :

Même info que l’an dernier. Comique de répétition. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, ces gens de Paris, à vouloir crever de chaud en été ? à vouloir piaffer dans les embouteillages ? à râler sur le blocage de la ligne C du tram ? à envisager une moquerie XXL parce-qu’ils ont demandé un pain au chocolat au lieu d’une chocolatine ? à patauger au moins trois mois avant de comprendre le sens du mot « gavé » ? à ne pas comprendre pourquoi la seine locale (ici appelée « garonne ») ne coule pas toujours dans le même sens ? à vouloir entendre les cigales en ville au mois d’août ? C’est peut-être ça : les cigales en ville au mois d’août. Allez savoir ce qui motive les gens …

Aux antipodes

Dans la série « ça ne sert à rien, donc c’est rigoureusement indispensable », je voudrais aujourd’hui évoquer ici deux sites web qui nous emmènent aux antipodes : l’un pour voir où l’on atterrit (et bien souvent où l’on amerrit !), l’autre pour savoir le temps qu’il y fait.
Le premier est antipodemap. Je l’ai testé avec Bordeaux, et je me suis retrouvée dans l’eau, à quelques encablures de la Nouvelle-Zélande :

Je tente alors Brest, mais ce n’est toujours pas assez à l’ouest pour que je dégringole ailleurs que dans la flotte. Dernier essai avec Madrid, et là, c’est gagné, je suis bel et bien en Nouvelle-Zélande :

C’est là qu’intervient ma deuxième pépite inutile mais rigolote quand même : antiweather. Car il me semble fort intéressant, voire indispensable, de savoir comment m’habiller dans la campagne néozélandaise aux antipodes de Madrid. La météo, la voici :

Antipodes obligent, il fait nuit dans le district de Tararua, en Nouvelle-Zélande. La nuit est même un peu fraiche, il y a des nuages, on nous parle de légère pluie. Au passage, je constate qu’il fait 31° à Madrid, qu’il y a aussi des nuages, et qu’accessoirement on nous donne la météo de la veille !
Il fait meilleur à Bordeaux, le ciel est bleu. Je crois bien que je vais y rester, même si demain c’est la rentrée. Très bonne fin d’été à tous.

Homo sapiens en été [50]

Saint-Denis-d’Oléron – 2009
  • Fin de la série « Homo sapiens en été »

Homo sapiens en été [49]

Nantes – 2009

Homo sapiens en été [48]

Bordeaux – 2019

Ice cream et burger pour les baigneurs

Le baigneur, appelé péjorativement « baignassoute » sur l’île d’Oléron, c’est ce vacancier d’été qui vient faire trempette dans le bel océan. On s’en moque un peu parfois, peut-être même jusque dans les magasins de plage. Car, quand même, quel baignassoute, même un peu niais, irait s’afficher sur le sable et les vagues avec des engins gonflables flottants représentant des burgers, des tranches d’orange ou des cornets de glace ? Franchement ?

Articles de plage en vente sur l’île d’Oléron – Août 2019

Homo sapiens en été [47]

Toulouse – 2017

En déambulant sur la toile [9]

En déambulant sur la toile ces derniers temps, je m’installe mollement sur le site du Monde : d’une part pour visualiser la dislocation de l’URSS, d’autre part pour apprendre que la raie manta est un animal social.
Préparant un cours sur la forêt amazonienne qui part en fumée (histoire de bien titiller le potentiel anxieux de la jeune génération dès la rentrée), je tombe sur une interview de la philosophe Joëlle Zask, qui s’intéresse aux mégafeux et fait part de ses réflexions à Usbek&Rica.
Restons dans le sérieux, en nous égarant sur le terrain de la géopolitique (désormais enseignée aux élèves de 1ère qui le veulent bien, comme quoi bloguer et bosser, ça fait une rime riche) : puisque Mister Trump veut acheter le Groenland (et il n’est ni le seul ni le premier), Eric Le Boucher, pour Slate, demande à ce que la France récupère les îles anglo-normandes. L’article, sous des abords facétieux, ne manque pas d’intérêt et livre de vraies bonnes infos sur ces petits îlots tout proche du Cotentin.

Homo sapiens en été [46]

Bordeaux – 2019

Homo sapiens en été [45]

Ile d’Oléron – 2016

Royale kitsch en série

Stéphane Vigny, artiste né au Mans en 1977, aime les séries. Pas les séries télé, mais les séries tout court. Déjà en 2009, lorsqu’il avait réalisé sa première expo à Paris, il avait ambitionné de montrer toutes les maisons portant le nom de Sam Suffit.
Cet été à Nantes, dans le cadre de la manifestation annuelle et estivale d’art contemporain « Le voyage à Nantes », il enfonce le clou sur la place Royale, en présentant une quantité invraisemblable de sculptures en toc, tout juste bonnes pour les jardins d’une beaufitude affirmée. À ceci près qu’il n’y a ni nain ni petit moulin, et que tout est d’un blanc parfait. L’œuvre, dans laquelle on peut déambuler avec un certain ravissement, s’intitule « Reconstituer ». On peut la voir jusqu’au 31 août.

Homo sapiens en été [44]

Près de Redon – 2019

Faire passer le message

Parfois, il est difficile de faire accepter des mesures simples, de bon sens. Par exemple, ramasser les crottes de son chien ou ne pas jeter ses détritus par terre. Le gros des troupes joue généralement le jeu, mais il reste quelques irréductibles, qui ne voient pas en quoi l’étron du clébard familial peut être désagréable, ou pourquoi il est tout bonnement dégueu de laisser ses mégots de clopes dans le sable fin. C’est à ce dernier comportement que s’adresse le message ci-dessous, visible cet été sur l’île d’Oléron :

Homo sapiens en été [43]

Presqu’île du Cap Ferret – 2015

La chansonnette [26]

JULIETTE
Procrastination
Le Pont des Artistes (France-Inter), 2018

Ah ça, pour procrastiner, je procrastine grave. Il y a toujours mieux à faire que se remettre au boulot, parce-que « travailler c’est trop dur et voler c’est pas beau ». Trop chaud. Trop été. Même si les jours raccourcissent. Même si les zélés collègues inondent ma boite mail. Je lirai tout leur blabla demain. Ou vendredi. Ou pas. Bref, tout ça pour dire que la chanson de Juliette, Procrastination, me sied à ce jour à merveille.

Homo sapiens en été [42]

Bordeaux – 2016

Homo sapiens en été [42]

New-York – 2010

Homo sapiens en été [41]

Bordeaux – 2019

Homo sapiens en été [40]

Nantes – 2009

Homo sapiens en été [39]

Rome – 2009

Homo sapiens en été [38]

Stockholm – 2017

Homo sapiens en été [37]

Palavas-les-Flots – 2015

Homo sapiens en été [36]

Ile d’Oléron – 2019