Photo de la semaine du 17 au 23 janvier 2022

Photo de la semaine

On attendait autre chose du ministère de l’éducation

Je suis prof mais je me soigne

Du ministre de l’éducation aujourd’hui, ou plutôt du premier ministre qui l’a mis sous tutelle, nous attendions, du moins dans le second degré (permettez-moi de ne parler que de ce que je connais), une annonce du report des épreuves écrites des enseignements de spécialité du bac (coefficient 16 pour chacune des deux épreuves), prévues aux 14 et 15 mars.
Mais nous savons par expérience qu’il ne faut rien attendre du ministère de l’éducation, rien d’autre que des douches froides. Les profs dûment douchés à répétition gardent quand même au fond d’eux un espoir. L’éternel optimisme d’un corps enseignant qui veut croire encore et encore qu’aucune génération ne doit être sacrifiée. C’est pour cela qu’aujourd’hui, jeudi 20 janvier, les syndicats avaient appelé à une journée d’actions. Les actions pouvant être des rassemblements pour les personnels disponibles ou des discussions, des affichages, voire des manifs, mais pas forcément de grève : un préavis de grève n’est pas un appel à la grève. Il serait bon que le ministère ne fasse pas semblant de ne pas connaître la différence entre les deux, et n’annonce pas, avec gloriole, qu’il n’y a eu que 2% de grévistes (chiffre en outre sous-estimé, puisque seuls les collègues commençant leur journée en 1ère heure sont comptabilisés, ce qui n’empêche pas les autres de voir leur salaire ponctionné de la journée perdue, bien sûr).

Collection 595

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Photo de la semaine du 10 au 16 janvier 2022

Photo de la semaine

Colère mobilisatrice

Je suis prof mais je me soigne

Les organisations syndicales ont parlé de mobilisation historique, et, il faut le reconnaître, une grève pour l’école à laquelle, outre les profs bien sûr, se joignent les personnels de direction et d’inspection, ce n’est pas habituel. C’est dire à quel point la colère est grande face à ce ministre qui, en cinq ans, a mis l’école plus bas que terre, a achevé le travail de destruction méthodique commencé par ses prédécesseurs, a pris le covid pour prétexte pour dynamiter le peu de sens qu’il restait dans ce fatras nommé Education Nationale. Les annonces des changements de protocoles sanitaires, comme l’an dernier celles concernant les modifications des examens, ont été faites dans les médias, les dimanches, éventuellement même dans des articles payants. Les principaux intéressés (élèves, enseignants, parents) se sentent à juste titre pris pour des billes. L’objectif n’est clairement plus de permettre aux enfants et aux adolescents d’acquérir connaissances et compétences, mais de faire en sorte que leurs parents aient un moyen de garde gratuit pour pouvoir aller au boulot. Le délire blanquérien, mêlant programmes infaisables et consignes de « bienveillance » pour les évaluations, a achevé l’œuvre globale de ce ministre exceptionnel (Mélenchon y voit un « idiot utile », tant sa capacité à fédérer contre lui est forte).

Les derniers revirements et contre-ordres d’un protocole sanitaire qui n’en est même pas un a mis le feu aux poudres, d’abord dans le premier degré, puis dans les collèges et lycées. Les enseignants, qui bricolent avec les moyens du bord depuis des lustres, ont enfin fait entendre le ras-le-bol, l’usure, la fatigue extrême. Des salles qu’on ne peut pas aérer parce-que les fenêtres sont cassées et ne s’ouvrent plus, ça existe. Des profs malades non remplacés, ça existe et en plus ça se fait traiter d’absentéistes. Le matériel pour préparer les cours entièrement financés par les profs c’est la réalité (enfin presque : dans sa grande bonté, Blanquer nous offre une prime informatique de 150 € par an !). Vous en connaissez beaucoup des professions dans lesquelles les salariés payent pour travailler ? Dans le cadre sanitaire actuel, la règle veut que les salariés disposent de masques chirurgicaux (et pas des masques toxiques !) en quantité suffisante et de gel hydroalcoolique sur leur lieu de travail. Dans la trempette infernale que constitue une salle de classe non ventilée, c’est le moins que l’on peut attendre. Et bien, rien, des masques distribués au compte-goutte dans certains établissements, mais pour faire le boulot, on y va de nos propres deniers. Et je passe sur l’état de délabrement de nombreux bahuts (faux plafonds qui dégringolent, ordinateurs vieillissants qui mettent tellement longtemps à s’allumer qu’on a plus vite fait de faire l’appel sur nos smartphones — ça aussi, outil obligatoire pas du tout financé), la liste serait trop longue.

Que retenir de la mise sous tutelle de Blanquer par Castex ? c’est un début, mais cela ne suffit pas. Ce que l’on attendait hier, lors des manifestations, c’était la fin du mépris, des moyens réels, et surtout ça :

Photos réalisées lors de la manifestation pour l’école du 13 janvier 2022 à Bordeaux

Collection 594

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Un bécasseau face au vent

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est reparti pour le festival des photos floues ! Mais j’ai une excuse : samedi dernier, à Lacanau, ça soufflait vraiment fort, on avait du mal à tenir debout face au vent en mode tempête, ça faisait un boucan d’enfer sur la plage (le compteur a relevé 110 dB, en gros l’équivalent d’un gros concert de rock). L’écume volait en tous sens sur le sable à marée basse. Et, au milieu de ce vacarme, un bécasseau tentait de se frayer un chemin, titubant presque dans l’écume … :

… puis faisant une sorte de vol stationnaire en voulant simplement aller d’un point A (en aval de l’écume) à un point B (en amont de l’écume). Il a battu fort fort fort ses petites ailes rayées puis s’est reposé pile d’où il avait décollé :

Bordeaux en noir et blanc [21]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Photo de la semaine du 3 au 9 janvier 2022

Photo de la semaine

Le retour du Spirograph

Pour un retour à la plume d'oie et et à la bougie

Souviens-toi l’ami de ce jeu de dessin sur lequel tu passais des heures quand tu étais petit. Tu plantais un stylo bille dans le petit trou d’une roue dentée qui tournait autour d’une autre roue dentée, et hop, c’était joli.
Des heures et des heures à tourner, à user du papier, à réclamer des stylos bille de couleurs différentes. Et la zen attitude au bout du compte, liée à la satisfaction de l’œuvre accomplie.
De nouveau, et apparemment depuis quelques temps qui se mesurent en année (mais j’ai toujours un train de retard), le jeu en question, dont le nom était SPIROGRAPH, est disponible en ligne. Et, avec la souris, il faut tourner à nouveau, comme autrefois. Ce n’est plus un jeu, c’est carrément une madeleine. Pour jouer toi aussi, clique ici.

Copie d’écran de la page d’accueil du site « Inspiral Web »

Que devient le nid lorsque l’hiver advient ?

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Revenons deux mois en arrière (piqûre de rappel) : le nid de frelons est une grosse habitation dodue et bourdonnante. Aujourd’hui, la carapace protectrice est presque totalement désagrégée, les alvéoles sont bien visibles, il n’y a plus de frelon à l’horizon :

Voilà ce que l’hiver a fait du nid de frelons vu en novembre dans l’agglomération bordelaise

L’hiver vient tout juste de commencer, et déjà nous imaginons le printemps

Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il suffit de peu de chose. Un ciel bleu. Un colvert qui drague une colverte. Deux-trois pâquerettes, et hop ! on se croit au printemps. Pour peu que la température en plein soleil donne l’envie de virer écharpe et manteau, on s’imagine à la veille de l’été.
Et pourtant, voir quelques fleurs en hiver, ce n’est pas si rare. La fleur d’hiver par excellence, c’est le mimosa, mais il y a aussi le narcisse, en pleine forme désormais dans les jardins bordelais (ceux de mon jardin, exposés plein nord, sont encore à l’état de petites tiges timides).

Photo : des narcisses à Bordeaux, janvier 2022

Collection 593

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La gare St-Jean en peinture

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Poésie ferroviaire pour ce quatrième soir de l’an 2022. Dans le quartier Belcier, à Bordeaux, sous un pont sur lequel passe le tramway, un artiste graffeur a peint la gare St-Jean, cette si jolie gare du temps d’avant avec sa belle verrière toute belle depuis les récents travaux de rénovation :

L’artiste y a aussi mis du train. Du TGV du temps d’avant, orange comme un Casimir … :

… et il a même ajouté une précision technique, à savoir le record de vitesse de ce TGV du temps d’avant :

Photos réalisées dans le quartier Belcier (Bordeaux) dans le temps d’avant 2022, donc en décembre 2021

Photo de la semaine du 27 décembre 2021 au 2 janvier 2022

Photo de la semaine

Ouverture en phare majeur

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le nouvel an obéit à certains rituels, qui vont du plateau de fruits de mer du réveillon à la balade au phare du matin du premier jour de la nouvelle année. C’est ainsi, c’est immuable comme les phases de la lune et les heures des marées associées.
Ce matin donc, avant toute autre occupation, nous avons rendu visite et fait le tour du phare de Chassiron, sur la commune de St-Denis-d’Oléron :

2022, c’est parti !

Le monde tel qu'il va

C’était 2021

Le monde tel qu'il va

Bordeaux en noir et blanc [20]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Collection 592

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Photo de la semaine du 20 au 26 décembre 2021

Photo de la semaine

Passer en mode « fêtes »

Le monde tel qu'il va

2021 tire à sa fin, le père Noël est en route, les sapins clignotent, les chocolatiers ont été dévalisés, nous pouvons aborder les fêtes de fin d’année. Fêtes que je vous souhaite joyeuses et agréables. Prenez du bon temps … et prenez soin de vous et de ceux qui vous entourent.

Image par Zuckerwattenland de Pixabay

Oser voir le sapin en plein jour

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Est-ce que voir le sapin de Noël en plein jour ne fera pas fuir le Père Noël, même si ce sapin est fait de fer et de verre ?
Est-ce que l’observation du squelette et des entrailles de ladite décoration ne porte point malheur, même si une cathédrale entière s’y reflète ? Allez savoir …

Photo : le sapin de Noël de la place Pey Berland à Bordeaux

Admirer le sapin

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est fou ce que les affaires de sapin de Noël à Bordeaux peuvent faire jaser, même au-delà des limites de la Gironde (Le Monde a publié plusieurs articles sur le sujet, et ce dès le mois de septembre). Résumons l’affaire : l’actuel maire de Bordeaux, M. Pierre Hurmic, trouve regrettable de célébrer Noël avec un arbre mort. Ledit arbre mort, outre le fait d’avoir quitté sa forêt juste pour se pavaner avec des guirlandes pendant trois semaines, peut se retrouver racines par-dessus cimes pour cause de tempête, c’est déjà arrivé.
M. Pierre Hurmic a donc opté pour autre chose, en verre et en métal, et surtout réutilisable. Il y a eu des menaces de destruction (les services de sécurité veillent), des pétitions (que je n’ai pas signées), bref, une guerre des tranchées encore plus virulente que celle qui oppose les tenants de la chocolatine contre les férus du pain au chocolat. Feu aux poudres ou pas, l’arbre de verre est là, il est sobre, il est beau, il attire les badauds, il inspire des selfies, et en plus on peut même se voir dedans.

Les mésaventures municipales liées au sapin de Noël ne datent pas d’hier : en 1993, M. Jacques Chaban-Delmas avait lui aussi préféré du réutilisable à l’arbre éphémère, et fait installer des arbres en plastique. Ce n’était pas fantastique, les arbres n’ont jamais été réutilisés (à lire dans Sud-Ouest).

Collection 591

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Photo de la semaine du 13 au 19 décembre 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [19]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Peindre le théâtre

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Jusqu’au 2 janvier, le grand théâtre de Bordeaux est peint à la main. Enfin presque. Le décor, peint à la main, donc (oui, quand même), est projeté sur le théâtre par des vidéoprojecteurs positionnés de manière adéquate sur le grand hôtel qui lui fait face. Et c’est magique, même quand le tram passe et, qu’à son tour, il chope les couleurs.

La demi-lune, le désespoir des singes et la cathédrale

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Au week-end dernier, la lune n’était qu’à mi-parcours. Depuis, elle gonfle, se dirige vers pleine lune, elle est gibbeuse montante. Qu’elle gibbe ou qu’elle ne gibbe pas ne change rien à l’arbre qui flanque la cathédrale côté place Pey Berland : le résineux, même de nuit, même par demi-lune, est un désespoir des singes. Rien de triste là-dedans, c’est juste son nom courant. Pour faire savant, on peut aussi l’appeler « araucaria araucana ».

Le désespoir des singes et la cathédrale de Bordeaux par nuit de demi-lune
Décembre 2021

Collection 590

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