Les terrains de foot sont rectangulaires ? c’est ridicule

Quoi de plus sot qu’un espace rectangulaire pour taper dans un objet sphérique ? franchement ? la rectangularité des terrains de football, qui s’impose encore, même sur les stades les plus récents (lire la note d’avant-hier), est d’une affligeante banalité et ne peut que générer un ennui profond.
Par contre, si on trace un terrain plus rond, plus dodu, plus moelleux au regard, cela peut rendre ce sport intéressant. Il va enfin se passer quelque chose sur le terrain. Dans le cadre du Voyage à Nantes, l’agence d’architecture BARRÉ-LAMBOT et le paysagiste Guillaume SEVIN ont imaginé le terrain de foot en forme de fer à cheval et, comme il est situé dans le quartier Feydeau, ils l’ont nommé « Feydball » :

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Suivre le match, sans parler même de le jouer, devient tout de suite nettement moins périssant d’ennui que le football traditionnel. On peut néanmoins voir ledit match dans sa forme rectangulaire habituelle via un miroir géant (nettement plus réussi que les écrans du même type qui polluent les stades classiques) :

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Ce miroir permet d’ailleurs d’avoir une vision assez particulière du match et, subitement, les rétifs à la baballe ronde pourraient bien y trouver un plaisir visuel, à défaut d’y voir du sport :

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Photos : juillet 2015

Le nouveau stade

Le nouveau stade s’appelle Nouveau Stade Bordeaux, c’est ainsi. Le naming, c’est-à-dire l’attribution du nom, a été confié à des entreprises du BTP, et ce jour-là, l’imagination n’était pas au pouvoir. D’où Nouveau Stade. De quoi ce nom aura-t-il l’air dans 30 ans ?
Peu importe. Il parait, nos élus de tous bords l’affirmèrent, qu’il fallait un nouveau temple de la baballe ronde pour les Girondins. Leur sponsor, M6, a financé un peu plus de la moitié du stade, qui sortit bien vite de terre et fut inauguré au mois de mai de cette année. Une structure métallique, dont les 1000 pylônes sont censés représentés la forêt des Landes.
Plus de 42 000 places, toutes ayant une vue parfaite de la pelouse (mais pas forcément du ballon, car certains sièges sont très très hauts). La pente est forte : le maximum légal, et j’avoue ne pas avoir été très rassurée en descendant des plus hauts gradins, les marches étant très étroites et les rampes absentes. Je ne dois pas être assez sportive.
Pour le reste, et même si la baballe ronde m’ennuie profondément, il faut reconnaitre que c’est un assez beau bébé.

Photos : juillet 2015

Comme un manège immobile

P1510945De loin, on peut penser à un genre de grand huit. De près, ce sont des chaises solidement fixées à une armature métallique, reliées à d’autres chaises : celles des terrasses des cafés de la place du Bouffay, à Nantes.
Dans le cadre du Voyage à Nantes (jusqu’au 30 août), Baptiste DEBOMBOURG a donc pondu Stellar. Il est parti de l’observation de la place, et de ses nombreuses terrasses de café, pour monter son œuvre d’un été. D’après le site web du Voyage à Nantes, il s’est aussi inspiré d’une œuvre réalisée par Robert DELAUNAY pour l’expo universelle de Paris de 1937.
Actuellement (et jusqu’au 13 septembre), des œuvres de Baptiste DEBOMBOURG sont aussi exposées à Osnabrück, en Allemagne, ainsi qu’en Belgique, dans le cadre d’un festival d’art contemporain.

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Photos réalisées en juillet 2015

C’était dans le journal … le 31 juillet 1915

Quand on connait l’actuelle ligne éditoriale du Figaro, on ne peut que se réjouir en se souvenant qu’il y a un siècle, en ce samedi 31 juillet 1915, ce même quotidien titrait en une « L’héroïsme ouvrier ».
Le journal relate la conscience professionnelle d’ouvrières qui se sont rendues à l’usine à l’heure, malgré le bombardement en cours. L’une d’elle fut tuée, deux furent blessées et aidées par trois de leurs camarades, les 156 autres reprirent leur travail en temps en en heure. D’où cette phrase de Pierre Hamp, qui signe l’article : « L’héroïsme ouvrier mérite que devant lui la France s’incline, comme devant l’héroïsme militaire ». Rappelons que Pierre Hamp rédigea plusieurs articles pour L’Humanité avant la guerre. Tout s’explique.

Le Figaro (Paris. 1854)
Le Figaro (Paris. 1854)
Source: gallica.bnf.fr