Homo sapiens en été [11]

Ile d’Oléron – 2018

Homo sapiens en été [10]

New-York – 2010

Homo sapiens en été [9]

Bordeaux – 2019

Homo sapiens en été [8]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [7]

Stockholm – 2017

Homo sapiens en été [6]

Une plage du Morbihan – 2009

Homo sapiens en été [5]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [4]

Bordeaux – 2017

Un anti-moustique peu farouche

C’est la deuxième année qu’il n’y a plus d’hirondelle au-dessus du jardin. Il y a bien quelques martinets, et hier soir, j’ai entrevu une chauve-souris. Le compte n’y est pas pour traquer le moustique dans les moindres recoins, surtout le tigre qui pique à tout va en plein jour.
Voir une libellule déambuler sur les tuteurs des tomates apporte sa petite lueur d’espoir, car, comme les oiseaux et le mammifère pré-cité, elle dévore les moustiques en vol. De plus, l’insecte est agréable à regarder, partant d’un point pour s’y reposer quelques secondes plus tard, pas craintive pour deux sous lorsque je lui mets l’objectif sous le nez.

Une libellule dans le jardin – Juillet 2019

Homo sapiens en été [3]

Bassin d’Arcachon – 2016

Un petit chemin qui sent la chevrette

Jolie initiative en cours sur l’agglomération bordelaise : transformer, du moins en partie, la vieille voie ferrée de ceinture en chemin pour les cyclistes et les piétons. Les travaux sont en cours sur le secteur Bruges / Le Bouscat, et une petite portion est déjà utilisable. Quoique, sous le cagnard actuel, la balade manque un peu d’ombre. À un gros arbre près, où, récemment, quelques biquettes peu farouches se restauraient.

Photos réalisées en juillet 2019

Homo sapiens en été [2]

New-York – 2010

Homo sapiens en été [1]

Ile d’Oléron – 2016

Un matin de Garonne laiteuse

La veille au soir, il y a eu orage. Un orage banal. Et, sur le coup de dix heures du mat’, la Garonne a la couleur café crème des jours un peu houleux. La coque rouge du Sicambre se dégage sans mal sur ce paysage finalement banal :

Si le Sicambre est à quai, le Cyrano de Bergerac, lui, vient d’appareiller et s’apprête à passer de l’autre côté du pont Chaban. Direction l’océan, océan qu’il ne verra pourtant jamais, car le destin des navires de rivière n’est pas de prendre la mer :

Les fleurs qui poussent dans la pierre du quai commencent à faner. Ce doit être un genre de millepertuis sauvage :

À contre-jour émerge une des épaves restées là depuis la Deuxième guerre mondiale, au temps où, de rage de perdre, l’armée allemande avait coulé tout ce qu’elle pouvait pour empêcher la libération du port de Bordeaux :

La chansonnette [25]

Benjamin Biolay
Los Angeles
2002

Je ne sais pas très bien ce qui me plait dans les chansons de Benjamin Biolay, mais toujours est-il que son album de 2002, Rose Kennedy, m’a depuis fort longtemps tapé dans l’oreille. Et c’est donc tout naturellement que j’y ai pensé en entendant parler des tout derniers séismes en Californie, ressentis aussi à Los Angeles, comme dans la chanson.

Le temps règlementaire des congés scolaires

5 juillet. Les maîtres et les maîtresses rendent les enfants à leurs parents. France-Inter expérimente sa grille d’été depuis lundi. Et, comme à peu près chaque été, ce blog fait aussi relâche : quelques billets et des images de-ci de-là, au fil des humeurs, ainsi que la traditionnelle série de photos d’été. Reprise en mode normal dans la première semaine de septembre. Portez-vous bien.

Collection 502

Le jeune héron, un mois plus tard

Veux-tu, s’il te plait, ami blogonaute, te téléporter vers la note du 2 juin : oui, voilà, c’est là. Tu te souviens donc, toi qui lis ce blog avec une assiduité sans faille, tu te souviens, disais-je, de cet arbre abritant à la fois un nid de cigognes et un nid de hérons cendrés, quelque part au beau milieu de l’île d’Oléron. Le double nid est toujours là, avec les cigognes à gauche et les hérons cendrés à droite :

Regardons de plus près un de ces hérons :

Il s’agit d’un jeune, un de ceux qui étaient encore poussins il y a un mois. Son plumage est uniformément gris, il n’a pas encore le trait bien noir lui barrant le visage. Son bec est jaune pâle en dessous, gris assez foncé au-dessus. La jolie petite couette n’a pas encore poussé : à la la place, quelques cheveux épars. Ce n’est plus un poussin, il sait sûrement voler, mais c’est encore un jeunot.

Photos réalisées sur l’île d’Oléron le 30 juin 2019

Photo de la semaine du 23 au 29 juin 2019

Le bout du monde n’est pas un coup de pub

Quiconque déambule aux abords immédiats du phare de Chassiron, dans le nord de l’île d’Oléron, a forcément remarqué cette vieille borne kilométrique délavée, indiquant que le lieu, situé à 4800 km de New York, se nomme « Bout du Monde » :

Pendant très longtemps, j’ai vu là un coup de pub habilement fomenté pour titiller le badaud et l’attirer vers les marchands de souvenirs et de glaces installés au pied du phare, en gros une histoire qui ne remonterait pas plus loin qu’aux années 1950 ou 1960.
J’avais faux sur toute la ligne : aucun complot de commerçants complices, aucune publicité, aucune réclame comme on disait autrefois. Ce lieu se nommait déjà « Bout du Monde » à la fin du XVIIe siècle, et même peut-être avant, je n’ai pas vérifié. Pour preuve, cette carte de 1686, dont voici l’extrait attestant de la véracité de la toponymie :

1686. Pas de phare au sens moderne du terme à Chassiron. Chassiron est juste le nom d’un minuscule village. Un an plus tôt, Colbert a fait édifier, à la pointe du Bout du Monde, une tour de 33 mètres (appelée « tour ou fanal » sur la carte), éclairée par deux feux de bois, afin de guider les marins. Le phare tel qu’on le connait aujourd’hui n’a commencé à prendre forme qu’en 1834.

Collection 501

Enfin le Sedov parvint jusqu’à Bordeaux

Chaque année en juin, de jolis voiliers tâtonnent de la Garonne : pour la fête du vin les années paires, pour la fête du fleuve les années impaires, mais sur le fleuve, quelque soit la fête, il y a au-moins trois ou quatre jolis navires à admirer. Jusque là, le navire école russe Le Sedov (plus grand navire école du monde et plus grand voilier russe) n’avait jamais pu aller au-delà de Pauillac en raison d’une ligne à haute-tension un poil trop basse. Après quelques travaux, le Sedov a enfin pu décrocher (le port de) la Lune, et montrer aux badauds enthousiastes ses beaux mâts rouges. Il est arrivé jeudi (jour où fut prises les photos de cette note) et est reparti hier soir. La fête est finie.

Ce quatre-mâts barque de 117 mètres n’a pas toujours été un navire école, ni non plus un navire russe. Sorti d’un chantier allemand en 1921, il a d’abord eu pour mission le transport de nitrate au Chili, puis d’autres pondéreux vers l’Australie. Il passe sous pavillon soviétique en 1950, à titre de dommage de guerre. Il est alors navire-école pour les équipages de chalutiers, puis pour les cadets de la marine russe (source : Wikipedia).

Photo de la semaine du 16 au 22 juin 2019

Collection 500

La chansonnette [24]

Ivan Rebroff
Ah, si j’étais riche !
1969

Ivan Rebroff (1931-2008) était un chanteur allemand aux talents multiples (opérette, variété, chants religieux, etc) et aux quatre octaves, ce qui n’est pas courant. Il chantait aussi bien en allemand qu’en hébreu ou en italien, et même en français, comme nous allons le voir avec cet extrait de la comédie musicale Un violon sur le toit :

Le regard vitrail du corbeau marin

Corvus marinus : en bon latin, c’est le corbeau marin, en français ordinaire, c’est le cormoran. Un grand oiseau qui engloutit son kilo de poissons par jour. La terreur des mares, plus que la terreur des mers. Car le cormoran batifole avec intérêt sur les étangs variés des parcs et jardins publics, là où la carpe pullule et où le poisson-chat croit et multiplie. Cet oiseau-là n’a pas le regarde vitreux, mais le regard vitrail, d’un turquoise limpide et fascinant. Pour en savoir vraiment beaucoup plus sur cet oiseau, cliquez ici et .

Un cormoran au Jardin Public de Bordeaux en juin 2019

Photo de la semaine du 9 au 15 juin 2019

Quand la lune gibbe en juin

J’ai vérifié : ni le verbe « gibber » ni le verbe « gibbir » n’existent, et pourtant, en ce jeudi 13 juin 2019, la lune est bien gibbeuse. Et même gibbeuse croissante. Elle est d’aspect dodu et sera pleine dans quatre jours. Les légendes jardinières disent que cette lune-là signale le moment de planter les plantes potagères (en juin, c’est quand même un peu tard) et de récolter les fruits mûrs, car quand la lune croît, ils se conservent mieux (source).

Lune gibbeuse croissante au-dessus de Bordeaux le 13 juin 2019 à 21 h 10

La plage de Chaucre

Chaucre est un des plus vieux village de l’île d’Oléron, situé sur la commune de St-Georges. Sa plage se situe au nord-ouest de l’île :

En regardant vers le nord, on distingue nettement le phare de Chassiron :

Comme toutes les plages océanes du nord de l’île, c’est une plage propice à la baignade à marée haute et à la découverte de l’estran rocheux à marée basse :

C’est aussi à marée basse que l’on peut y voir une écluse à poissons. Ce dispositif ancien permettait aux paysans de se procurer du poisson sans avoir besoin de sortir en mer, celui-ci entrant dans l’écluse à marée haute et se retrouvant piégé à l’intérieur de l’écluse lorsque la mer redescend :

Photos réalisées en juin 2019

Quel est donc ce palmipède noir ?

Palmipède noir près de la mer, mais qui n’est pas un cormoran. Il gambade seul sur le chantier du nouveau port de La Cotinière (St-Pierre-d’Oléron), et fait fortement penser à un guillemot. Une bien grande famille, que celle des guillemots ! Qui elle même fait partie de la bande des alcidés, comme les pingouins et les macareux. Vu de dos et de loin en ce début du mois de juin, l’oiseau laisse peu d’indices pour son identification.