Ma chère huître

IMG_2080Une huître à 3 € pièce ! le prix, chez moi à Bordeaux, de la demie douzaine ! 28 couronnes suédoises, c’est bien ça : 3 euros, et pour de la vulgaire normande encore (il faut compter au moins O,50 € de plus pour la meilleure de la bande, la Marennes-Oléron).
Mazette, fichtre et diantre, ce n’est point donné. Il faut dire que, pour être dégustée en terre suédoise, l’huître a voyagé : 90 % des huîtres européennes étant produites en France, celles qui sont gloutonnées ailleurs sont presque à coup sûr des produits d’importation. Et puis, serait-ce raisonnable de tenter l’ostréiculture dans cette pauvre Baltique, peu salée, peu profonde, et surtout odieusement polluée ?

Photo prise dans un resto de Stockholm en juillet 2017 où, toute proportion gardée, le homard était nettement moins cher

Une autre grive

P1140915À la maison, c’est-à-dire à Bordeaux, nous avons la grive musicienne et, dans une moindre mesure, la grive draine. J’avoue, je confonds un peu les deux.
Dès le premier jour à Stockholm, un oiseau de format « grive » a attiré mon attention, mais ce n’était pas comme à la maison : une manière un peu différente de se tenir, une tête chapeautée de gris. C’était diffus et confus, mais c’était quoi ? une grive assurément, mais laquelle ?
Il s’agit de la grive litorne, qui niche (et donc se reproduit) en Scandinavie puis hiverne un peu plus au sud, notamment en France. Cette grive-là apprécie les zones humides : à Stockholm, où un tiers de la ville est composée d’eau, elle est servie !

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Photos prises à Stockholm en juillet 2017
Source : oiseaux.net

Lotus

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L’événement n’a rien d’exceptionnel : il se produit tous les étés. Et pourtant, même Sud Ouest en parle. Brièvement, mais quand même. Il faut dire que l’événement est magnifique, détournant de sa principale préoccupation (en l’occurrence : voir des grenouilles) tous les admirateurs du jardin botanique de Bordeaux. L’événement n’a donc peut-être rien d’exceptionnel mais il est important : les lotus sacrés sont en fleurs (et, accessoirement, les jeunes grenouilles vont bien).

Photos prises avec bonheur au jardin botanique de Bordeaux (le grand, celui de La Bastide), le 11 août 2017

À Bordeaux à vélo …

… on dépasse les autos. Air connu. À certains endroits, et même pas forcément aux heures de pointe, ça marche aussi à pied. C’est dire à quel point s’obstiner à circuler en voiture dans cette ville relève de plus en plus du défi, voire de la sottise (sauf cas de force majeure, bien sûr). Le vélo est donc un moyen malin de déambuler dans Bordeaux, mais aussi de s’en échapper. Et on peut vraiment aller loin :

Photos prises hier, près du Pont de Pierre

Il ne fait pas la tête, …

P1140201… c’est son bec qui donne au fuligule morillon l’impression qu’il tire la tronche, voire qu’il fait la g… . Mais ce canard-là n’est pas plus asocial que les autres anatidés (« anatidé » désignant la très grande famille des canards, oies, cygnes, …), voire moins : son nid peut être proche de celui des mouettes ou des sternes.
On le voit facilement en Scandinavie en été, y compris dans les parcs et jardins urbains dès lors qu’il y a de l’eau (d’où sa forte présence à Stockholm) : c’est là qu’il compte fleurette à madame (une madame différente chaque année), et qu’ensemble ils font des petits (jusqu’à 11 œufs, pondus en général à la fin du mois de mai). Lorsque les frimas se précisent, les fuligules mettent cap au sud : beaucoup d’entre eux hivernent en France, mais les plus téméraires tentent l’aventure jusqu’en Afrique.

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Source : oiseaux.net
Photos prises à Stockholm en juillet 2017