Collection # 299

Nafplio (nord du Péloponnèse)
En français : Nauplie. Capitale de la Grèce moderne avant Athènes
Avril 2015

Nafplio

Un glissement dans l’herbe, un sifflement, …

… je stoppe net dans mon élan sur un chemin forestier de la commune de St-Trojan : une belle bête d’environ 1,20 m de long tire une drôle de tronche en constatant que l’humain est fort proche. Puis elle file très vite dans les buissons.

Oléron

Aussi à l’aise sur terre que dans l’eau, sachant même grimper dans les arbres, la couleuvre verte et jaune est une espèce relativement courante en France, en particulier dans la moitié sud. Actuellement, ce serpent solitaire tente de trouver l’âme sœur, afin de préparer des serpenteaux pour le milieu de l’été.
Bien que pouvant jouer les gros bras (qu’elle n’a pas), la couleuvre verte et jaune est totalement inoffensive pour l’humain, même si par hasard elle le mord. Par contre, ses proies sont vite croquées, la bête étant agile et gourmande : souris, rats, lézards voire d’autres serpents constituent l’essentiel de ses repas.

Source : serpentsdefrance.fr
Photo : île d’Oléron, 24 mai 2015

Le printemps est la saison du tourisme scolaire

Grèce / AthènesEn France, en Grèce, partout : dès que les beaux jours arrivent, les mômes, poussés par leurs profs et par un curieux instinct, jaillissent hors des classes et, telle une envolée de moineaux (ou pire : d’étourneaux) déferlent sur les hauts lieux de notre belle culture.
Contrairement à ce que montre la photo ci-contre, les élèves grecs ne sont que très rarement déguisés en « manif pour tous » : les filles en rose Barbie et les garçons en schtroumpff, c’est même rarissime. Les plus jeunes écoutent le maître ou le guide (ah … ces petits de 4-5 ans ébahis face aux œuvres du musée de l’Acropole …), les pré-ados ont des téléphones portables et s’en servent, les plus grands … comment dire en restant polie …
Les plus grands jaillissent des bus façon volcan éruptif : ça fait du bruit, ça en met partout, ça bouscule, c’est usant. Des hurlements à n’en plus finir, des gosses qui se coursent dans des sites périlleux (on a droit à combien de pertes, dans les écoles grecques ?), que les profs ne parviennent pas à canaliser même en usant et abusant du sifflet. Oui camarade, et peut-être collègue, tu as bien entendu : les profs rameutent leurs troupes au sifflet. En vain mais au sifflet. Mes tympans en vibrent encore.

Un tentacule, c’est tentant

LIV874Le Poulpe avec un « P » majuscule est un héro de romans à auteurs multiples, qui a eu 40 ans en l’an 2000, et qui joue les justiciers au hasard de ses balades, pour peu que celles-ci partent du XIe arrondissement de Paris (bistro « Le pied de porc à la Ste Scolasse ») et y reviennent (salon de coiffure de sa chère et tendre, avec kangourous roses en peluches à l’étage).
Le poulpe avec un « p » minuscule est un gros céphalopode malin, qui, comme son homologue à « P » majuscule, a de très longs bras et de très longues jambes. En double par rapport à l’humain. On les appelle les tentacules et ça se mange grillé sur les ports grecs.
Avant de passer à table, le poulpe est gardé au frais, soit au congélateur, soit en mer :

poulpe-P1500823.jpg

Puis il évapore, il sèche, … ou il décongèle, pour le plus grand plaisir des badauds qui savent très bien ce qui est bon avec l’ouzo :

poulpe-P1500829.jpgPhotos : Porto Rafti (sud de l’Attique), avril 2015

Les contrastes du Pirée

Le port d’Athènes, facile d’accès en métro, est surtout connu pour ses yachts … :

Le PiréeIMG_0458.jpg

… et ses marinas aux airs de stations balnéaires languedociennes (ce n’est pas forcément un compliment) :

Le PiréeP1500598.jpg

Mais Le Pirée est avant tout un immense port de commerce (très difficile à approcher pour des touristes ordinaires) et un terminal de ferries desservant les îles :

Le PiréeIMG_0445.jpg

Et c’est d’abord là que les contrastes sautent aux yeux, entre les touristes qui cherchent leur bateau, leurs valises à roulettes à bout de bras, et les femmes, souvent âgées ou vieillies avant l’heure, qui tentent de gagner leur vie en vendant des paquets de mouchoirs à l’unité. Et pourtant la ville ne semble pas, à première vue, plus pauvre qu’une autre :

Le PiréeP1500515.jpg

Sauf que, jouxtant les immeubles modernes, c’est la misère qui saute aux yeux, des endroits a priori délaissés mais souvent encore habités :

Le PiréeP1500507.jpg

Au final, c’est peut-être cette photo qui illustre le mieux Le Pirée :

Le PiréeP1500555.jpg

Ce contraste entre l’opulence, le bling-bling, et la misère. Et puis aussi la crasse inévitable en bord de mer, faite d’objets venus du large mais aussi de déchets bien terrestres :

Le PiréeP1500554.jpgPhotos : 26 avril 2015

La fourmi, une agricultrice comme les autres

Ds le jardinCeux d’entre vous qui se sont régalés de la série des Fourmis de Bernard Werber le savent : les fourmis élèvent des pucerons comme le Normand élève des vaches, en intensif et en y mettant du cœur, ce n’est pas incompatible.
La fourmi s’intéresse au puceron comme le Normand (ou le Breton, ne soyons pas sectaires) à sa vache : pour le traire. Certes, le puceron n’étant point un mammifère, il ne produit pas de lait. Mais il suce la sève des plantes, avec laquelle il fabrique le miellat, un liquide dont la fourmi est addict.
Et donc les fourmis chouchoutent les pucerons afin de picoler tranquille le doux miellat, qu’elles récupèrent en frottant le dos des pucerons.
Les pucerons d’élevage ne sont pas perdants, les fourmis les protégeant contre les prédateurs.

Photo prise dans mon jardin le 9 mai 2015