Collection 557

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J’ai failli louper la saison des crapauds

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Et pourtant je le sais bien : février, c’est le mois où les crapauds retournent dans la mare où ils sont nés pour rencontrer l’âme sœur et faire des bébés. Bébés crapauds qui, s’ils ne sont pas mangés avant, deviendront grands et, à leur tour, iront dans la bonne vieille mare quérir la crapaude pour copuler en paix.
Je le sais, mais cette année, j’ai zappé. Prise par un boulot dans lequel l’imprévu et le peu gérable tiennent désormais lieu de routine, je suis passée à côté de la saison des crapauds dans la mare. Dernier sursaut en fin d’après-midi, avant le covid-couvre-feu qui transforme les carrosses en citrouilles et les crapauds en princes charmants gendarmes. Réaction sur le fil, in extremis, et dans la mare habituelle il n’y avait qu’un seul crapaud, un crapaud tranquille et immobile, tellement tranquille et immobile que je l’ai d’abord pris, de loin, pour un bout de bois. Le bout de bois à coassé et j’ai zoomé.

Photo de la semaine du 22 au 28 février 2021

Photo de la semaine

Parfait petit nid d’amour

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Officiellement, c’est encore l’hiver. Mais les températures sont plutôt douces, les tulipes commencent à pointer le nez au milieu des violettes, et, surtout, la saison « peace and love » a clairement débuté. Chaque matin, c’est désormais la grive qui me réveille, la merlette a achevé son nid dans le chèvrefeuille du petit jardin et les oies, les bonnes grosses oies bernaches du Jardin Public, ont bâti un nid XXL paille prémium, nid que monsieur finit d’aménager pour que madame puisse couver en paix.

Le nid des bernaches au Jardin Public de Bordeaux, fin février 2021

7 mn avec Mme Arnica

Je suis prof mais je me soigne, Un peu d'art dans un monde de brutes

Fin de semaine, et quelle semaine ! Entre les dernières évaluations (des oraux dans toutes les classes, ce qui demande un chouia de concentration) et la paperasse de fin de trimestre (des bulletins, des bulletins, encore des bulletins, et autres fiches diverses pleines de cases à cocher), sans parler des cours à préparer, je constate que la semaine de 35 heures ressemble clairement à un temps partiel. Bref, une pause s’impose, et je déambule sur Youtube pour lâcher un peu la pression, rayon vieilleries qui font encore tellement rire. Je tombe ainsi sur Pierre Dac et Francis Blanche, du temps tellement d’avant que je n’étais même pas née, et m’esclaffe comme une gamine devant un numéro de clown face à Madame Arnica. Même si ce sketch est archi connu, c’est un régal.

Les bernaches ne cessèrent point de brouter

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La semaine dernière marquait la fin des vacances d’hiver pour la zone A. J’ai profité de ce temps de pause autorisée pour descendre sur une plage de la commune de Dolus d’Oléron. Les oies bernaches étaient presque sur le sable, et la présence des humains pourtant à faible distance ne les dérangeait en aucune manière. Elles broutaient les zostères en silence et avec application. Dans peu de temps, elles quitteront nos rivages pour rejoindre le grand nord où elles élèveront leurs petits, puis elles reviendront pour l’hiver suivant …

Les bernaches cravant sur une plage de Dolus d’Oléron, février 2021

Collection 556

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Le mimosa n’était pas à la fête

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ni le mimosa, ni rien, ni personne, car fête il n’y a plus, covid oblige, alors que mimosa il y a. Mimosa il y a, et ce n’est pas si évident que ça, car, bien souvent, quand février s’approche de mars, le mimosa a fané depuis belle lurette. Sur l’île d’Oléron, en effet, le mimosa est souvent au mieux de sa forme sur le coup du nouvel an, et il est donc tout flétri sept semaines plus tard. Cette année, il était en retard, et donc pile poil joliment fleuri pour la fête du mimosa de Saint-Trojan-les Bains, qui se tient traditionnellement le troisième week-end de février. Cette année le mimosa était à l’heure, mais la fête a été annulée. C’est ainsi et c’est un peu triste.

Du mimosa au mieux de sa forme sur l’île d’Oléron le 18 février 2021

Photo de la semaine du 15 au 21 février 2021

Photo de la semaine

Un échinoderme en dessert ?

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Récemment, un beau goéland avait ici même présenté sa manière de manger un encornet. C’est un plat copieux, mais un tel repas doit forcément se clore par un dessert à la hauteur de sa gourmandise. Quoi de mieux alors qu’un échinoderme, en l’occurrence une belle étoile de mer que l’océan vient tout juste de déposer aux pattes du goéland ?

Photos réalisées sur l’île d’Oléron en février 2021

Céphalopode frais sur son lit de vase (recette de goéland)

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La manière de préparer puis déguster la seiche ou l’encornet est parfaitement maîtrisée par le goéland adulte. Sûr de son geste et sur l’estran, il tire vers lui l’animal dont il compte bien faire son repas, en utilisant pour cela un long tentacule de la bête :

Puis maître goéland commence à goûter sa proie, tâtonne, hésite, la repose. En cuisine, c’est très important, le temps de repos. On voit là que ce goéland connait son métier :

Il y retourne et veille à ce que le petit céphalopode soit bien enrobé de fine vase :

Cette fois, c’est la bonne, en une bouchée la proie est avalée :

Photos réalisées sur le port de La Cotinière (île d’Oléron) en février 2021

Collection 555

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Cap au nord

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est encore l’hiver, on met le manteau, parfois l’écharpe et même les gants. On apprécie les soupes bien chaudes et les gratins pétillants à la sortie du four. Il arrive même qu’on pousse un peu et qu’on allume un feu dans la cheminée. Et puis, sur l’estran, les oies bernaches cravant sont encore là, tandis que, dans le marais, l’échasse blanche ne semble pas encore arrivée.
Mais c’est aussi déjà un peu le printemps. Les merlettes font consciencieusement leurs nids, tandis que hérons et cigognes commencent à retaper les leurs. Les grives musiciennes sont sur scène avant même le lever du jour. Les narcisses sont en fleur. Et surtout, les grues cendrées passent au-dessus de Bordeaux dans le sens sud-nord. Elles ont passé la saison froide au soleil et filent vers l’Europe du Nord pour nicher.

Migration des grues cendrées au dessus de Bordeaux – 15 février 2021

Le dernier A380

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Septembre 2020 : le tout dernier A380 est assemblé à Toulouse. Clap de fin pour ce très gros porteur. Le coronavirus lui a donné le coup de grâce : les commandes en cours sont honorées, mais on n’ira pas plus loin.
Dans ces dernières commandes, il y a celles passées par le meilleur client d’Airbus pour ce modèle, la compagnie Emirates, qui en a déjà acheté 115 et qui en attend encore huit de plus, dont le dernier doit être livré au printemps 2021. Actuellement, cet avion est en essai, il fait des ronds dans le ciel avant livraison, livraison qu’Emirates a d’ailleurs tenté de retarder, crise du covid oblige (tout cela est expliqué dans un article du Figaro du 24 septembre 2020).
Il se peut donc que ce midi, en déjeunant sur la terrasse, ce soit ce dernier A380 en essai que j’ai vu au dessus de Bordeaux. Flightradar était formel : il s’agissait bien d’un A380 faisant des ronds dans le ciel au départ de Toulouse.

Un A380 en essai au-dessus de Bordeaux – 15 février 2021

Photo de la semaine du 8 au 14 février 2021

Photo de la semaine

Rogue’n rolle

La mer et ses poissons, Tambouille

Puis-je me permettre de vous présenter mon repas de ce soir ? le voili le voilà :

De quoi de quoi ? vous ne trouvez point la chose appétissante, gourmande, gouleyante, que sais-je encore ? vous finez de la bouche et tordez du museau ?
Pauvres de vous ! Ce que vous venez de voir sur cette photo, mal prise et détourée à l’arrache, c’est une rogue de merlan. Certes, traditionnellement, la rogue désigne plutôt des œufs de poisson salés, et là ce n’est pas le cas puisque poisson et œufs sortaient tout juste de l’océan, sans aucun traitement. Mais la recette qui m’a permis de cuisiner cette chose parlait de « rogue », et je m’y suis fiée, comme à toute la recette, d’ailleurs fort simple.
Il s’agit d’œufs récupérés dans un gigantesque merlan livré à l’AMAP cette semaine. Merlan tellement gigantesque que nous l’avons rôti au four, avec de l’huile d’olive, du citron et le bidou chargé d’ail hâché et de fenouil, c’était une première et c’était bon.
Et puis donc, nous avions les œufs. J’ai suivi à la lettre la recette de Carmencita, sans toutefois accompagner lesdites rogues d’asperges vertes car ce n’est pas la saison. J’ai donc lavé et essuyé les œufs, je les ai roulés dans le sel, le poivre et la farine et les ai fait revenir à l’huile pendant à peu près 10 mn à feu moyen. Quelques gouttes de jus de citron, et hop, avalés ! Ce fut un plaisir, chic et pas cher, à renouveler.

Collection 554

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Photo de la semaine du 1er au 7 février 2021

Photo de la semaine

Il pleut, il mouille, et je ne suis pas une grenouille

Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ni grenouille, ni poisson. Je n’ai ni palme ni branchies, quoique, vu tout ce qu’on s’est pris comme flotte ces derniers temps, je me demande si la mue n’est pas en cours. Toujours est-il que la pluie ayant enfin daigné faire une pause, mon homme et moi-même nous sommes lancés dans une grande aventure forestière quelque part du côté du bassin d’Arcachon. Après avoir tiré des bords pour éviter les flaques, nous avons rebroussé chemin, fait des zigs et des zags, pas franchement failli nous perdre parce-que cette forêt, nous la connaissons bien, mais nous avons quand même effectué quelques tours et détours pour contourner les nouveaux cours d’eau de cet hiver décidément fort mouillé.

Les villes vides en temps de covid

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Tous les chemins mènent à Rome

Ce sont deux villes européennes qui, en temps normal et surtout en été, font le plein de touristes. Ce sont deux villes européennes qui, en juillet dernier, étaient vides, preuves à l’appui par GoogleStreetView.
Rome, tout d’abord, aux abords du Colisée, qui en temps normal grouille de monde :

Paris ensuite, rue d’Arcole, donc en plein piège à touristes près de Notre-Dame. Certes, la cathédrale n’est plus visitable depuis l’incendie, mais de là à vider le quartier, il y a un pas :

Source des photos : GoogleEarth, juillet 2020

Une chansonnette

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Le monde tel qu'il va, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Made in BZH, La chansonnette

Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

Collection 553

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Une haute Garonne

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Justine est passée par là, mais cela se voit à peine aujourd’hui sur les quais de Bordeaux. C’était une toute autre chanson hier, en berge de Garonne et pas seulement, comme le montre Sud Ouest. Justine est une tempête assez ordinaire pour ce qui est du vent, par contre question pluie, elle a fait le job au-delà des attendus : un mois de précipitations en un jour ou deux. Et forcément, rivières et Garonne ont haussé le niveau, ont grimpé sur les plate-bandes, ont montré leurs muscles, surtout à marée haute pour Bordeaux. Aujourd’hui, les coefficients de marée sont plus faibles que ceux d’hier, et la Garonne, quoique bien haute, n’a pas quitté son lit.

La Garonne à Bordeaux en milieu de journée le 2 février 2021

Photo de la semaine du 25 au 31 janvier 2021

Photo de la semaine

Une petite phrase en passant

Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« En France, comme ailleurs, face aux incertitudes sanitaires, les gouvernements paraissent à la fois autoritaires et hésitants, incapables de prévoir l’avenir au-delà de deux semaines. Aussi la menace d’un confinement plus strict est-elle perçue comme insupportable. Et cette menace coagule tout un ensemble de résistances et d’oppositions qui peuvent s’agréger selon le principe de l’explosion : les explosifs sont là, reste à savoir où est la mèche, qui l’allumera et d’où ça partira. »

François DUBET, « D’un confinement aux autres : à quand l’explosion ? », Alternatives économiques, 27 janvier 2021

80 jours 6 heures 15 minutes et 47 secondes

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La mer et ses poissons

Dans un mouchoir de poche, façon régate de quelques heures. Ces marins du Vendée Globe m’épatent une fois encore. Ils se tapent un tour du monde à la voile en solitaire, un long voyage semé d’embûches, d’OFNI et d’avaries, et les cinq premiers arrivent quasiment en même temps, comme s’ils venaient de faire trois ronds dans l’eau dans la baie de La Baule. Pour le classement définitif, il faut attendre encore un peu, les navigateurs ayant participé au sauvetage de Kevin Escoffier bénéficiant de compensations. Toujours est-il que la ligne a été franchie à 20 h 39 par Charlie Dalin et qu’il vient de mettre pied à terre aux Sables d’Olonne, 80 jours 6 heures 15 minutes et 47 secondes après le départ de cette course décidément pas comme les autres.
Il y a une dizaine de minutes (21 h 40, donc), Boris Herrmann a heurté un bateau de pêche, ce qui est rageant si près du but. Les arrivées de Louis Burton, Thomas Ruyant, Yannick Bestaven, et, malgré tout, de Boris Hermann, sont attendues dans la nuit. Et je ne ferai pas mienne la phrase de Michel Malinovsky (1979), « Seule la victoire est jolie » : quel que soit leur classement, et même s’ils n’ont pas pu terminer l’aventure, la course effectuée par ces marins est définitivement magnifique.

Site web de Ouest-France, 27 janvier 2021, 21 h 53

Collection 552

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Déclic grève

Je suis prof mais je me soigne

La grève ne sert sans doute plus à grand chose, du moins dans l’Education Nationale. On cesse le turbin un jour, les mômes sautent de joie en se croyant en vacances, puis on reprend le lendemain, sans avoir ému les foules et encore moins les politiques qui nous foutent dans la merde dirigent. Et pourtant, la grève, demain je la ferai. Parce-qu’elle est portée par une intersyndicale, et que ce n’est pas si courant ? Oui, mais pas que. Surtout parce-que les revendications ont du sens : il ne s’agit pas seulement des salaires, dont la revalorisation ne touche qu’environ un tiers des personnels (et on ne rattrape même pas ce qu’on a perdu !), mais il s’agit surtout des conditions de travail. Les dotations horaires des établissements viennent d’arriver, et elles augmentent la pression et les tensions à un moment où, crise sanitaire oblige, il faudrait que l’on puisse pleinement se consacrer aux enfants qui nous sont confiés. Or, si le nombre d’élèves augmente dans le secondaire, le nombre de postes de profs diminue. En clair, nous allons tous avoir pléthore d’heures supplémentaires et des classes surchargées, ce qui ne permet pas de bien se consacrer à chaque élève, à un moment particulièrement crucial. Ça c’est pour le fond, qui suffit à me mettre en colère, en grève et en manif (quoique, vue la fatigue cumulée, ce dernier point ne soit pas encore tranché).
Mais la goutte d’eau, car goutte d’eau il y eut pour faire déborder les chutes du Niagara, fut transmise ce matin même par le Café Pédagogique : monsieur Blanquer, ministre de l’Education, n’a pas utilisé la totalité du budget dont disposait son ministère. Il pouvait, alléger les classes, respecter nos services en créant des postes, voire nous augmenter un chouia, et rien. 200 millions de brouzouf qui nous passent sous le nez parce-que notre patron veut faire le beau devant le sien, de patron. Qui, d’ailleurs, ne lui en a peut-être même pas tant demandé. Parce-qu’on n’a, à ma connaissance, jamais vu un ministre chercher autant à nuire à ses fonctionnaires. Même Allègre n’avait pas réussi à faire pire.

200 millions de brouzouf qui nous passent sous le nez

Photo de la semaine du 18 au 24 janvier 2021

Photo de la semaine

Un hiver ordinaire sur une plage du golfe de Gascogne

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Bout de piste pour les courants marins, vagues en hordes qui rapportent sur les plages des objets hétéroclites dignes d’un inventaire à la Prévert, tel est le golfe de Gascogne, ce bout d’Atlantique qui me berce depuis ma plus tendre enfance. Et dans certains recoins, en particulier sur les plages de Gironde et des Landes, s’y amassent chaque hiver tous les tombés du bateau, tous les dérivés de n’importe où. Et encore, là, ce n’est rien. Il n’y pas eu de chute de conteneurs par paquets de 100 ou plus depuis un moment (sauf dans le Pacifique, où un navire de la compagnie Maersk en a égaré 750 jeudi dernier, mais c’est loin de chez nous). Tout petit extrait de ce qui traine sur le sable, vu aujourd’hui sur la plage nord de Lacanau :