Collection 547

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Toujours cette même haine

Je suis prof mais je me soigne, Le monde tel qu'il va

Vendredi, 17 heures. Les écoles, collèges et lycées songent sérieusement à fermer les portes pour deux semaines, renvoyant vers leurs doux foyers enfants et personnels pour des congés bien mérités.
Vendredi, 17 heures. Près d’un collège des Yvelines, un collègue que je ne connaissais pas, mais un collègue néanmoins, est sauvagement assassiné par un gamin endoctriné qui l’abat au nom de l’islam, parce-qu’il faut toujours trouver une raison à sa haine, une explication à son ressentiment.
L’affaire, vous la connaissez, nous la connaissons tous. L’enquête est en cours, et l’enchainement des faits rend cet assassinat plus sordide encore. De la gamine absente du cours qu’elle critique, à son père qui s’emballe sur les réseaux sociaux, tout cela pour aboutir à un fou de dieu armé d’un grand couteau de cuisine.
Alors je ne dirai rien d’autre de cela, de l’enquête en cours. C’est la sidération qui domine encore, qui dominait dimanche en ville lors du rassemblement pour rendre hommage à ce collègue-là.

Je n’extrapolerai pas non plus sur les manquements continus de l’institution censée nous protéger : nous ne pouvons pas mettre un flic derrière chaque prof, mais peut-être qu’un peu moins de lynchage médiatique depuis tant d’années aurait été salutaire. Peut-être. Peut-être seulement.
Je suppose que si j’avais connu ce collègue-là, nous aurions surement échangé des idées, des pistes de cours. Il s’appelait Samuel, et peut-être l’aurais-je appelé Sam parce-que j’ai le diminutif facile.
Je pense à la rentrée du 2 novembre (mais pas à monsieur Blanquer qui la prépare). Je pense aussi à la femme et au petit garçon de Samuel, petit garçon à qui il faut expliquer que papa ne reviendra pas. Je pense aussi à ses collègues, ses amis, ses élèves qui l’appréciaient tellement qu’ils voulaient tous avoir monsieur Paty.

Photo de la semaine du 12 au 18 octobre 2020

Photo de la semaine

Une petite phrase en passant

American graffitis, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Lorsque Trump se présente à ses partisans depuis le balcon de la Maison Blanche, qu’il arrache son masque, et se frappe la poitrine, il n’est pas le matamore grotesque que l’on croit voir, nous autres encore un peu doués de raison, il est le « sauveur suprême » auquel le virus ne peut résister. Il ne mime pas Superman, il est Superman. Du moins pour des millions d’Américains. »

Denis Sieffert, « Trump et le délire complotiste », Politis n°1623, 14 octobre 2020

Une chansonnette

Je suis prof mais je me soigne, La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Je pourrais jouer les commentatrices de base et de blog à propos des récents propos du patron-président. Je pourrais, mais je n’ai pas envie. Pas ce soir. D’errements en errances, l’homme une fois encore nous fait porter le chapeau. Et que je te mets du couvre-feu pour respecter le p… de métro-boulot-dodo sacré, seule cause justifiant à la vie d’être vécue ! Alors, non, je n’irai pas plus loin car mon énervement ne changerait rien.
Je pourrais, dans le même temps, faire mon égoïste fiérote de ne pas être dans ces fameuses villes visées par l’interdiction de moufter après 21 h. Et, pourtant, le pire, c’est que demain, je vais encore tancer les marmots à propos du masque, sur l’air de « vous voyez ce qui nous pend au nez … d’ailleurs, cachez-le, votre nez, oui, vous, Claude-Baptiste, et vous aussi Angèle-Sophie ». Non, rien de tout cela.
J’ai juste envie de partager avec vous un petit bout de ma playlist qui est tombée dans mes oreilles alors que je rejoignais mon home sweet home dans le tram ce soir (si vous le souhaitez, cliquez ici pour lire les paroles) :

Brigitte Fontaine
Cul béni (2006)

Collection 546

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Puis il y aura les champignons dans les bois, les bernaches sur l’estran et… peut-être même la neige

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Bon, pour la neige, je m’avance un peu, et en plus je n’y tiens pas trop. Mais ce titre annonce néanmoins, sinon l’hiver brutal, du moins un automne bien franc. Ce matin, il faisait 7°C, et j’ai bien regardé la météo pour valider mon déplacement en vélo vers le boulot. Imagine, camarade blogonaute, que les frimas eurent fabriqué du verglas ! j’eusse pu glisser sur le bitume miroitant, cela fut fort embêtant.
Oui mais, givre ou pas, cet octobre en place est aussi celui des érables qui rougissent, des gingkos bilobas qui jaunissent, et des grues cendrées qui se disent que le Sud est quand même plus approprié à leurs ébats que le Nord tout froid. D’où cette photo, qui fut prise aujourd’hui à Bordeaux par quelqu’un qui m’est cher. J’avoue, en ce lundi ensoleillé mais automnal, ne pas être l’auteure de l’image ci-dessous. Mais le proprio m’a dit banco …

Des grues au-dessus de Bordeaux – 12 octobre 2020

Photo de la semaine du 5 au 11 octobre 2020

Photo de la semaine

Mesdames et messieurs, la course atteint un suspense inimaginable : l’écureuil est en passe de franchir l’éléphant et …

Je suis prof mais je me soigne, Nos amies les bêtes

… et voici une de mes plus gigantesques photos ratées. Bien bien ratée, même. Mais j’ai une excuse : je n’avais qu’un brave téléphone et pas l’appareil photo et son zoom spécial paparazzi. Et même une deuxième excuse : l’écureuil court saute et bondit vraiment trop vite. Mais quand même, le petit rongeur est sur l’image. Une chouette mini-récré entre deux phases de taff.
Cela dit, pour ceux qui ont suivi l’aventure, j’ai retrouvé le fil du temps, mais ce sont mes collègues qui partent en patachon XXL : l’un d’eux, ce matin, est arrivé deux heures trop tôt, se croyant déjà à vendredi (car, pour expliquer à ceusses qui ne le savent point, les profs ne rejoignent pas tous les jours le bahut à la même heure). Il a du patienter, le pauvret, en compagnie d’un photocopieur ronflant gentiment, sur une petite chaise un peu raide. C’est long, deux heures, quand tu ignores qu’à deux pas des écureuils jouent à saute-éléphant.

Et l’écureuil passe de la coccinelle au poteau puis du poteau à l’éléphant, et c’est le buuuuuuut ! Ici Bordeaux, à vous les studios.

Plantage temporel

Je suis prof mais je me soigne

Fatigue. Fatiguée je suis car trop de boulot empilé. Collègues dans le même état. Salle des profs salement amorphe.
Et toute la journée d’aujourd’hui, un brave mercredi, mon plus gros jour de la semaine, les cours en mode bibendum, toute cette journée disais-je, j’ai cru que les vacances d’automne tombaient au week-end prochain.
Et j’ai tout planifié annoncé bidouillé en ce sens avec les mômes. Comme si vendredi soir on se quittait pour deux semaines. Sauf que non. Sauf que « mais madame, le contrôle c’est bien mardi prochain ? ». Oui, bien sûr. Mais le contrôle est loin d’être prêt, et ça, la jeunesse n’a pas à le savoir.
Sauf que les cours sont en brouillon, quelque part, faut voir. Le cycle terminal est un niveau passionnant, je ne dis pas, mais le boulot en amont, quand les programmes sont pour moitié tout neuf, et que la prof a eu l’idée saugrenue de prendre des vacances en été, le boulot, donc, dépasse parfois le temps de cerveau disponible.
Je viens de me gaufrer dans le temps, ce qui, quand on enseigne l’histoire, peut s’avérer cocasse. Ne riez quand même pas trop fort, je pourrais vous entendre. La prof en a plein le dos, mais elle n’est point encore sourde.

Collection 545

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Photo de la semaine du 28 septembre au 4 octobre 2020

Photo de la semaine

Pleut mouille grenouille

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Pour un début d’automne, c’est un vrai début d’automne ! C’est que ça mouille, ça pleut, ça dégouline. Si j’étais grenouille, je sauterais de joie dans ma mare, mais n’étant point grenouille, je sors le ciré et les bottes pour mettre quand même le nez dehors. Yannick Jaulin, mon maître es patois du centre-ouest (bien utile pour quiconque fréquente la Charente-Maritime), suggère même l’emploi du parapi. Il a du bon sens, le Yannick, même si le sens de son parapi dépasse la première utilisation, immédiate, qui vise à se protéger des abats d’eau locaux auxquels nous sommes habitués à Bordeaux, où le « o » n’a pas le même sens qu’en poitevin-saintongeais. Découvrons la chose :

T’as le bonjour d’Alber

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les portraits d’Alber jaillissent sur les murs de Bordeaux depuis au moins cinq ou six ans, régulièrement et dans des quartiers différents. Alber, né en 1986, a d’abord fait ses armes dans le Loir-et-Cher, puis s’est mis à sillonner Paris et les murs de province, laissant au passage la trace de son talent. Dernièrement, j’ai vu une des ses œuvres dans le quartier des Chartrons, à Bordeaux, en l’occurrence un portrait féminin :

Pour en savoir plus : une interview d’Alber, datant d’octobre 2019

Collection 544

Collections (photos), Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Photo de la semaine du 21 au 27 septembre 2020

Photo de la semaine

Le masque, c’est bon pour les piafs

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Que le masque soit désagréable à porter ou non n’est pas le problème : il faut faire avec pour avoir un minimum de liberté et continuer de vivre à peu près normalement. Alors nous pouvons tous chouiner, râler et protester, la messe est dite, même si ça fait de la buée sur les lunettes.
N’empêche que ledit masque, aussi casse-bonbon et indispensable soit-il, pourrait bien avoir des effets ornithologiques insoupçonnés. En effet, des biologistes ont montré que certains moineaux prenaient peur moins vite face aux humains lorsque ceux-ci étaient masqués. Ces observations ont été faites en zone urbaine, notamment en Chine, là où les oiseaux sont déjà naturellement moins farouches. Ville ou pas, le masque sur l’humain semble rassurer le zozio des jardins.

Un moineau au Jardin Public de Bordeaux en septembre 2020 – Je n’étais pas masquée et … le zoom a fonctionné !

Source : Ornithomédia

Toute fin d’été dans le marais des Bris

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le marais des Bris se trouve tout au sud de l’île d’Oléron, sur la commune de Saint-Trojan. Le dernier week-end fut le dernier de l’été. Marée haute côté mer, mais peu d’eau dans le marais lui-même : une écluse gère tout cela et limite les flots. Et surtout, il y avait des oiseaux. Des aigrettes, encore des aigrettes, ainsi que des mouettes, et puis des gravelots.

Hautes eaux au Château

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le week-end dernier, la mer a fait sa maline. La maline, c’est la marée de fort coefficient, en particulier celle qui s’observe lors des équinoxes. Pile poil la configuration des 18, 19 et 20 septembre. C’était un week-end paisible, rien évidemment ne laissait prévoir la tornade qui est passée sur Le Château d’Oléron (entre autres) hier après-midi. Un week-end paisible, donc, avec une lumière magnifique, en particulier en début de soirée, lorsque la mer fut la plus haute, emplissant les chenaux et les ports. Des miroirs d’eau éphémères.

Collection 543

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Crac ! Boum ! Mouche !

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La vie de la mouche est courte : 17 jours pour monsieur, 21 pour madame. En si peu de temps, perpétuer l’espèce est une urgence encore plus importante que se nourrir ou batifoler dans les herbes pour s’amuser. Pour pondre ses 400 à 600 œufs règlementaires, madame mouche ne doit pas perdre le fil de sa brève histoire terrestre. Crac-crac obligatoire, mais en s’appliquant, en se posant sur une feuille bien verte. Et ça prend du temps. Comparativement à la brève vie de la mouche, les longues minutes d’accouplement semblent interminables : je n’ai certes point chronométré, mais, avant de fixer sur carte SD ce grand moment, en bon entomologiste-(a)mateur j’ai quand même eu le temps de finir ce que j’avais dans mon assiette, d’aller chercher l’appareil photo, de l’allumer, de cadrer, de zoomer (trop, d’où le flou).

Source : futura-sciences

Photo de la semaine du 14 au 20 septembre 2020

Photo de la semaine

BYOD

Je suis prof mais je me soigne

BYOD. Bring your own device. En clair : apporte ton matos. Tu viens en cours, jeune lardon masqué, mais faut pas trop que tu comptes sur le lycée pour tout te donner.
Connexions internet amorphes, ordis de la salle de classe à humeur variable, vidéoprojecteur en congé prolongé, que sais-je encore. Bref, bien souvent, dans la classe, les minots surfent sur le web via leurs propres smartphones, partagent des connexions entre potes, et se débrouillent sur leurs écrans tout riquiqui parce-que le monsieur qui gère le réseau informatique n’a pas eu le temps de passer.
Et pour les petiots qui n’ont pas de smartphone (par conviction, par parents en opposition, ou plus souvent par manque de flouze) ? Et pour tous ceux qui ont un forfait internet ultra limité ? Ou qui ont tout boulotté sur des jeux en ligne dans le bus le matin ? Pour ceux, plus rares, qui ont lu et qui appliquent le règlement intérieur, qui stipule façon vingtième siècle que les téléphones doivent être éteints et rangés dans les sacs ?
Même celui de la prof en sur « on », alors … le règlement … comment dire ? …. Prof qui, d’ailleurs, a bien téléchargé l’appli ad-hoc sur son joujou, pour faire l’appel quand même lorsque le réseau patachone. Et c’est fou ce que ça patachone, une réseau informatique, dans l’éducation nationale. BYOD pour les profs aussi. Ande the winners are Apple, Samsung, Google, …

Le tram en mode « nique ta rame »

Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Je prends le tram pour aller et revenir du boulot au moins trois fois par semaine. Sinon, c’est vélo et c’est plus rigolo. Mais le tram c’est pratique, tôt le matin il fait nuit, c’est plus facile. Jusqu’à aujourd’hui, le quart d’heure de tram fut plutôt plaisir, écouteurs vissés dans les ouïes pour oublier le masque, Marianne Faithfull et Leonard Cohen dans la playlist ce matin. Une certaine forme de bonheur, couplée à la balade matinale et urbaine dans les petites rues pour rejoindre le bahut, un chouia d’air frais avant de se remasquer le museau.
Et ce soir, patatras ! du grand n’importe quoi ! Quelques personnes ostensiblement sans masque, d’autres qui beuglent dans leurs téléphones ou qui diffusent leur musique à donf, des godasses dégueu sur les sièges, des moues boudeuses, des tronches pas aimables. Un mauvais jour sans doute. D’autant plus mauvais que ce type de comportement donne du grain à moudre à tous les anti-je ne sais quoi (anti-jeune, anti-arabe, anti-meuf, anti-intello à lunettes, anti-black, anti-pauvre, etc), au demeurant racistes et trop à droite pour que je les suive dans le virage sans me vautrer au passage. Virage que, de toute façon, je ne prendrai pas. Mais quand jouerons-nous tous réellement collectif ???

Le tram de Bordeaux sur le pont de Pierre en 2017

Collection 542

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Cachez ce nez que je ne saurai voir

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les temps sont lourds, les temps sont chauds, surtout à Bordeaux. La jeunesse émulsionne et l’adolescence trépigne, suant sous le masque anti-covid. Globalement, le minot s’adapte et accepte, du moins devant la gente professorale. Ce que teacher veut, enfant fait. Ou pas. Le masque glisse. Oups. Pas fait exprès. Le masque reste en position basse, nez bien dégagé, avec une trentaine d’autres jeunots autour qui, s’ils n’en font pas tous autant en même temps, cèdent quand même régulièrement à la tentation. Les cahiers ne sont pas au feu, mais la maîtresse est quand même au milieu.
Que dire à ces lardons juvéniles ? que la loi c’est la loi et puis na!, c’est comme ça ? qu’il faut jouer collectif ? oui mais madame, dit le mioche surpris en flagrant délit de nez à l’air, madame, il fait chaud. Diantre oui, ça cogne et ça cagnasse. J’entends tout cela. Et je les regarde, de loin. Enfin de moins près, les salles ne sont pas si grandes.
Les jolis minois, à demi-masqués, ne laissent entrevoir qu’une partie des émotions. Pas de sourire, pas de moue boudeuse non plus. Mais ledit minois masqué, quand seul le nez dépasse, ne laisse plus apparaître que la béance des narines. Un groin. Ces jeunes-là méritent quand même mieux que d’être affublés de groins pour parader en public. Demain, je mets l’affaire sur le groin de la table, et il n’y aura pas négo ! Que masque soit, jusque sous les yeux !

Photo de la semaine du 7 au 13 septembre 2020

Photo de la semaine

Comment devenir garde Suisse au Vatican ?

On ne va pas en faire toute une histoire, Tous les chemins mènent à Rome

Une idée comme ça en passant. Imagine, ami blogonaute égaré ici en plein dimanche ensoleillé, que tu effleures de tes douces mains gelhydroalcoolisées l’idée de changer de job. Parce-que taffer toute la journée en intérieur avec le masque sur le museau te tient chaud. Parce-que le costard cravate ou le tailleur trop serré t’horripile, d’autant plus qu’avec les 35°C annoncés pour demain, ton calvaire ne va pas cesser d’emblée. Bref, tu rêves d’une vie meilleure.
Et pourquoi pas avec un joli vêtement orange (non, je ne te propose pas un job de Casimir) ? pourquoi pas plus près de toi mon dieu, parce-que avec covid sur zone, autant se garder une place au frais au paradis ? D’où cette idée : tu vas faire garde Suisse du pape à Rome. Pas banal, mais pas simple. Déjà parce-qu’il faut être de sexe masculin, mais aussi de haute taille, de nationalité suisse et, pour corser le tout, de religion catholique. Je sens que demain tu sueras à nouveau sang et eau dans l’open space, sauf si la clim est à fond, histoire de poursuivre septembre avec une bonne angine. Vivement la retraite !
En attendant, et pour se coucher moins bête ce soir, voici une petite explication du pourquoi et du comment des gardes Suisses au Vatican :

Un chien sur le toit

On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La ville de La Rochelle regorge d’anciens immeubles, notamment de la Renaissance. À l’angle de l’un d’eux, au sommet d’une tourelle dont la fonction d’échauguette a probablement été surtout décorative, se trouve une sculpture de chien. Un brave toutou de pierre qui domine la rue, haut perché façon chat (il y a, d’ailleurs, aussi, une maison du chat à La Rochelle, mais beaucoup plus récente et dans un tout autre style). Cet immeuble dit « du chien » fut la demeure de Jean Pineau, premier maire protestant de la ville, qui entra en fonction en 1562 et qui en fut destitué l’année suivante, car un maire protestant, en ce temps-là, dans le royaume de France, cela faisait désordre.
Mais revenons au chien haut perché : la sculpture représente le chien de Jean Pineau, ce fameux maire viré de sa mairie pour cause de discordance religieuse. Un chien tranquille, bien posé sur son cul, semblant attendre patiemment une friandise. Cette curiosité architecturale valut à ce canton de La Rochelle d’être longtemps surnommé « canton de Lève-Nez ».

Collection 541

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