Les aigles portent-ils des bottes ?

Sur la Dordogne, là où le fleuve sert de frontière entre le Cantal et la Corrèze, se trouve le barrage de l’Aigle (localisation). Il se pourrait bien que ce barrage tire son nom du rapace, mais ce n’est quand même pas totalement sûr, du moins si on en croit les plaquettes qui expliquent au promeneur toutes les subtilités du site. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que quelques spécimens d’aigles vivent dans le coin : ce sont les plus petits des aigles, pas plus gros que des buses, en l’occurrence des aigles bottés.
Cet été, alors que je déambulais à proximité du barrage pré-cité, j’ai bien aperçu du rapace, loin, haut, trop loin, trop haut. Etait-ce bien un aigle ? cet aigle-là en particulier ? Quant à l’adjectif « botté », j’ignore s’il est justifié : on ne lui voyait même pas les pattes, à cet oiseau. Mais c’était tellement beau de le voir planer …

aigle

C’est d’la bombe, bébé !

De la bombe de peinture, bien sûr ! Le festival de street art Shake Well, version 2016, s’est tenu le premier week-end de juillet, mais le résultat est visible jusqu’à la démolition des bâtiments qui ont servi de supports, et qui laisseront place sous peu à des immeubles sans âme voire très laids. Dans l’immédiat, le lieu a une âme, il vit, et c’est beau. Pour admirer tout ça, attendez la fin de journée ou émergez tôt le matin pour ne pas cuire sous le cagnard, et rendez-vous du côté des bassins à flot : les vieux hangars encore debout et l’ancienne usine Lesieur méritent le détour.

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Photos prises à Bordeaux en juillet et août 2016

C’était dans le journal … le 18 août 1916

Ne serait-ce point une sorte de dopage ? Cette idée d’ingurgiter une potion réalisée à partir de « sang vivant, provenant de jeunes chevaux sains et reposés » a un petit quelque chose qui, s’il y avait eu Jeux Olympiques cette année-là (mais il y avait guerre, c’était un autre sport !), on eut pu suspecter du louche voire de la triche. Comme ce ne fut pas le cas, les hommes de 1916 qui n’étaient pas en train de se faire zigouiller ou mutiler sur le champ de bataille, pouvaient céder aux sirènes publicitaires du Petit Parisien, et craquer pour une bonne cure de Globéol, qui « décuple la résistance de l’organisme et prolonge la vie ».

Allo ? Allo ? À l’eau, quoi !

C’est officiel et voulu par sa seigneurie Macron : la cabine téléphonique doit avoir disparu du paysage d’ici décembre 2017. Argument : l’avènement de la téléphonie mobile a rendu ladite cabine obsolète. Selon un article paru ce matin dans La Dépêche (qui en a même fait sa une !), les cabines sont utilisées moins d’une minute par jour, alors autant les démanteler ou … en faire autre chose : une boite à livres, par exemple. Ou, pourquoi pas, un aquarium ?
Dans le cadre du Voyage à Nantes 2016 (jusqu’au 28 août), Benedetto BUFALINO et Benoît DESEILLE ont ainsi transformé une cabine du quartier Sainte-Croix de manière fort poétique :

Photos prises à Nantes en juillet 2016