Collection # 335

Magnolia
Bordeaux, fin janvier 2016

magnolia

Le magnolia de Soulange (magnolia soulangeana), ici présent, est un arbre robuste, hybride de deux types de magnolias réalisé en 1820 par le botaniste Etienne Soulange-Bodin. Cet arbre rustique est tout à fait apte à affronter les grands froids (jusqu’à -26°C). Il fleurit généralement à partir du mois de mars.

Ecureuil roux vs écureuil gris

NY / Battery ParkEn Amérique du Nord, l’écureuil est majoritairement gris. Tout comme son cousin roux européen, il n’est pas farouche et déambule sans problème en zone urbaine (les photos qui illustrent cette note ont été prises à New York pendant l’été 2010).
Les deux petits rongeurs attirent inévitablement la sympathie, avec leur petite bouille rigolote, leur agitation constante, et leurs yeux rigolards. Bref, on les aime. Sauf que pour l’écureuil, comme pour d’autres espèces animales, c’est chacun chez soi : le gris en Amérique, le roux en Europe, afin d’éviter une concurrence impitoyable entre les deux.
Il y a un siècle, des écureuils gris ont été introduits sur les îles britanniques : aujourd’hui, l’écureuil gris a remplacé son cousin roux sur la quasi-totalité du territoire. Le problème se pose aussi dans le nord de l’Italie, où le gris est arrivé en 1948. Chassé au Royaume-Uni et en Irlande, il ne l’est plus en Italie depuis 1990, car des pseudo-écolos le trouvaient mignon.

NY / Battery Park
Or, l’écureuil gris concurrence l’écureuil roux pour la nourriture : le roux mange moins, se reproduit donc moins, et tend à disparaitre. Le gris est aussi bien malgré lui porteur d’un virus fatal pour le roux. Au final, l’écureuil gris est donc, malgré sa jolie bobine, classé parmi les espèces invasives et menaçantes pour la biodiversité. L’écureuil gris se rapproche de la Suisse et de la France, le Muséum d’Histoire Naturelle invite d’ailleurs les internautes à signaler toute présence de cette petite bête : cliquez ici si jamais vous voyez un écureuil gris.

Source : Museum National d’Histoire Naturelle

C’était dans le journal … le 30 janvier 1916

En 1915, des dirigeables (les « zeppelin ») allemands ont en vain tenté de bombarder Paris. Le 29 janvier 1916, l’un d’eux réussit son coup, bombardant le XXe arrondissement. Dès le lendemain, la presse rend compte de l’affaire. L’Humanité rapporte ainsi que « deux arbres furent déracinés » face au numéro 84 du boulevard de Belleville, qu’une autre bombe, tombée au 88 de la rue Ménilmontant aurait fait « plusieurs blessés », et que « la plus violente explosion se produisit rue Haxo » : l’immeuble a été détruit (photo).
L’Intransigeant dresse un bilan plus précis : 19 bombes ont été larguées, faisant 23 morts et 29 blessés, le tout dans un temps relativement bref (40 mn entre le début de l’alerte et la dernière bombe). Ce journal insiste sur le lourd bilan humain, rappelant que les bombes sont tombées sur « un quartier assez populeux », dont les maisons n’ont pas la robustesse des immeubles en pierres de taille des beaux quartiers. L’Intransigeant publie, en fin d’article, la liste nominative des morts : la plus jeune avait 18 mois, c’était une fillette prénommée Andrée. Six victimes n’étaient toujours pas identifiées au moment du bouclage du journal.

Un ro-ro qui chavire

« Ro-ro », pour « roll-on roll-off », est le petit nom désignant les navires rouliers, c’est-à-dire ceux dans lesquels les marchandises sont chargées et déchargées, non pas par des grues à la verticale, mais en roulant sur des rampes (pour en savoir un peu plus sur ce type de bateau, n’hésitez pas à rendre visite à wikipédia). Ce type de navire est donc parfaitement adapté au transport de tout ce qui roule, comme les camions ou les voitures. Ce sont d’ailleurs des voitures que transportait le Modern Express dans son voyage aller entre Le Havre et le Gabon.
Par contre, il est peu probable que ce ro-ro là achève son voyage retour. Chargé de bois et de machines agricoles, il a quitté le port d’Owendo, au Gabon, le 16 janvier à 6 h 13. Il était attendu au Havre hier sur le coup de 18 h. Mais la dernière position qu’il a communiquée est celle-ci :

position

Et depuis, plus rien. Ou presque. Le bateau s’est mis à pencher si fortement qu’il a fallu hélitreuiller l’équipage mardi. Depuis, la gite s’accentue, un remorqueur de haute-mer est sur zone, et le bateau dérive vers le nord-est : hier après-midi, il était à 370 km de La Rochelle.
Ce n’était apparemment pas un bateau-poubelle, en tout cas rien ne le laisse supposer. Il n’était certes pas neuf (construit en 2001), mais des bateaux de cet âge et de cette taille (156 m), il en navigue tous les jours. Sous pavillon de complaisance (Panama) comme il se doit et à mon grand dam, ce n’est pas forcément là non plus qu’est le problème : c’est le cas de la majeure partie de la flotte mondiale, et les avaries importantes sont peu nombreuses. À ce jour, seule l’hypothèse de la voie d’eau est retenue pour expliquer le chavirage en cours, mais la cause de celle-ci reste à trouver. L’équipage est sain et sauf, c’est important, par contre le navire dérivant présente un réel danger pour la navigation dans la zone, navigation qui ressemble grosso modo à ça :

vue d'ensemble

Sources et illustrations : Le Marin, Sud-Ouest, Vesselfinder et Marinetraffic

Collection # 334

Balade au Cap Ferret
Janvier 2016

ferret

Echos locaux (mardi 26 janvier 2016)

Il y a notre bonne vieille PQR (presse quotidienne régionale), dont les titres nous sont plus ou moins familiers : nous connaissons tous, au moins de nom, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré. Mais connaissez-vous Le Petit Bleu d’Agen et Le Maine Libre ? Il y aussi, dans la même veine, des hebdos ultra locaux, comme La Gazette de Montpellier ou Le Journal d’Abbeville. C’est au cœur des sites web de ces journaux locaux que cette nouvelle chronique tente dès aujourd’hui de puiser quelques nouvelles.

  • Le titre de l’article est trompeur : il ne s’agit pas concrètement d’obtenir un mode d’emploi pour « créer sa crêperie en Floride », mais un restaurateur de Floride est bien venu en stage pendant une semaine en Bretagne pour apprendre l’art de la crêpe et l’exporter … au Canada. L’école des crêpiers, dont le nom est Crêpe au logis (ayez la gentillesse de savourer le jeu de mots), se situe à Questembert (Morbihan) et a même son site web (source : La Gazette du Centre Morbihan).
  • Quand la malbouffe cède la place à la malbouffe… Du côté de Roanne (Loire), là où quelques temples de la vraie gastronomie sont solidement implantés, oui même là, la malbouffe a ses adeptes et ses lieux de culte. Un Buffalo Grill qui avait brûlé à trois reprises, va être remplacé par un KFC (source : Le Pays Roannais).
  • Suite à une décision prise à l’unanimité par le conseil municipal, la ville de Millau (Aveyron) se déclare « prête à accueillir deux familles de réfugiés », devenant la troisième commune de l’Aveyron à exprimer cette volonté (après Rodez et Decazeville). Pour un département censé accueillir 100 réfugiés, il reste du chemin à parcourir, mais il faut un début à tout (source : Le Journal de Millau).