BYOD

Je suis prof mais je me soigne

BYOD. Bring your own device. En clair : apporte ton matos. Tu viens en cours, jeune lardon masqué, mais faut pas trop que tu comptes sur le lycée pour tout te donner.
Connexions internet amorphes, ordis de la salle de classe à humeur variable, vidéoprojecteur en congé prolongé, que sais-je encore. Bref, bien souvent, dans la classe, les minots surfent sur le web via leurs propres smartphones, partagent des connexions entre potes, et se débrouillent sur leurs écrans tout riquiqui parce-que le monsieur qui gère le réseau informatique n’a pas eu le temps de passer.
Et pour les petiots qui n’ont pas de smartphone (par conviction, par parents en opposition, ou plus souvent par manque de flouze) ? Et pour tous ceux qui ont un forfait internet ultra limité ? Ou qui ont tout boulotté sur des jeux en ligne dans le bus le matin ? Pour ceux, plus rares, qui ont lu et qui appliquent le règlement intérieur, qui stipule façon vingtième siècle que les téléphones doivent être éteints et rangés dans les sacs ?
Même celui de la prof en sur « on », alors … le règlement … comment dire ? …. Prof qui, d’ailleurs, a bien téléchargé l’appli ad-hoc sur son joujou, pour faire l’appel quand même lorsque le réseau patachone. Et c’est fou ce que ça patachone, une réseau informatique, dans l’éducation nationale. BYOD pour les profs aussi. Ande the winners are Apple, Samsung, Google, …

Le tram en mode « nique ta rame »

Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Je prends le tram pour aller et revenir du boulot au moins trois fois par semaine. Sinon, c’est vélo et c’est plus rigolo. Mais le tram c’est pratique, tôt le matin il fait nuit, c’est plus facile. Jusqu’à aujourd’hui, le quart d’heure de tram fut plutôt plaisir, écouteurs vissés dans les ouïes pour oublier le masque, Marianne Faithfull et Leonard Cohen dans la playlist ce matin. Une certaine forme de bonheur, couplée à la balade matinale et urbaine dans les petites rues pour rejoindre le bahut, un chouia d’air frais avant de se remasquer le museau.
Et ce soir, patatras ! du grand n’importe quoi ! Quelques personnes ostensiblement sans masque, d’autres qui beuglent dans leurs téléphones ou qui diffusent leur musique à donf, des godasses dégueu sur les sièges, des moues boudeuses, des tronches pas aimables. Un mauvais jour sans doute. D’autant plus mauvais que ce type de comportement donne du grain à moudre à tous les anti-je ne sais quoi (anti-jeune, anti-arabe, anti-meuf, anti-intello à lunettes, anti-black, anti-pauvre, etc), au demeurant racistes et trop à droite pour que je les suive dans le virage sans me vautrer au passage. Virage que, de toute façon, je ne prendrai pas. Mais quand jouerons-nous tous réellement collectif ???

Le tram de Bordeaux sur le pont de Pierre en 2017

Collection 542

Collections (photos)

Cachez ce nez que je ne saurai voir

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les temps sont lourds, les temps sont chauds, surtout à Bordeaux. La jeunesse émulsionne et l’adolescence trépigne, suant sous le masque anti-covid. Globalement, le minot s’adapte et accepte, du moins devant la gente professorale. Ce que teacher veut, enfant fait. Ou pas. Le masque glisse. Oups. Pas fait exprès. Le masque reste en position basse, nez bien dégagé, avec une trentaine d’autres jeunots autour qui, s’ils n’en font pas tous autant en même temps, cèdent quand même régulièrement à la tentation. Les cahiers ne sont pas au feu, mais la maîtresse est quand même au milieu.
Que dire à ces lardons juvéniles ? que la loi c’est la loi et puis na!, c’est comme ça ? qu’il faut jouer collectif ? oui mais madame, dit le mioche surpris en flagrant délit de nez à l’air, madame, il fait chaud. Diantre oui, ça cogne et ça cagnasse. J’entends tout cela. Et je les regarde, de loin. Enfin de moins près, les salles ne sont pas si grandes.
Les jolis minois, à demi-masqués, ne laissent entrevoir qu’une partie des émotions. Pas de sourire, pas de moue boudeuse non plus. Mais ledit minois masqué, quand seul le nez dépasse, ne laisse plus apparaître que la béance des narines. Un groin. Ces jeunes-là méritent quand même mieux que d’être affublés de groins pour parader en public. Demain, je mets l’affaire sur le groin de la table, et il n’y aura pas négo ! Que masque soit, jusque sous les yeux !

Photo de la semaine du 7 au 13 septembre 2020

Photo de la semaine

Comment devenir garde Suisse au Vatican ?

On ne va pas en faire toute une histoire, Tous les chemins mènent à Rome

Une idée comme ça en passant. Imagine, ami blogonaute égaré ici en plein dimanche ensoleillé, que tu effleures de tes douces mains gelhydroalcoolisées l’idée de changer de job. Parce-que taffer toute la journée en intérieur avec le masque sur le museau te tient chaud. Parce-que le costard cravate ou le tailleur trop serré t’horripile, d’autant plus qu’avec les 35°C annoncés pour demain, ton calvaire ne va pas cesser d’emblée. Bref, tu rêves d’une vie meilleure.
Et pourquoi pas avec un joli vêtement orange (non, je ne te propose pas un job de Casimir) ? pourquoi pas plus près de toi mon dieu, parce-que avec covid sur zone, autant se garder une place au frais au paradis ? D’où cette idée : tu vas faire garde Suisse du pape à Rome. Pas banal, mais pas simple. Déjà parce-qu’il faut être de sexe masculin, mais aussi de haute taille, de nationalité suisse et, pour corser le tout, de religion catholique. Je sens que demain tu sueras à nouveau sang et eau dans l’open space, sauf si la clim est à fond, histoire de poursuivre septembre avec une bonne angine. Vivement la retraite !
En attendant, et pour se coucher moins bête ce soir, voici une petite explication du pourquoi et du comment des gardes Suisses au Vatican :

Un chien sur le toit

On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La ville de La Rochelle regorge d’anciens immeubles, notamment de la Renaissance. À l’angle de l’un d’eux, au sommet d’une tourelle dont la fonction d’échauguette a probablement été surtout décorative, se trouve une sculpture de chien. Un brave toutou de pierre qui domine la rue, haut perché façon chat (il y a, d’ailleurs, aussi, une maison du chat à La Rochelle, mais beaucoup plus récente et dans un tout autre style). Cet immeuble dit « du chien » fut la demeure de Jean Pineau, premier maire protestant de la ville, qui entra en fonction en 1562 et qui en fut destitué l’année suivante, car un maire protestant, en ce temps-là, dans le royaume de France, cela faisait désordre.
Mais revenons au chien haut perché : la sculpture représente le chien de Jean Pineau, ce fameux maire viré de sa mairie pour cause de discordance religieuse. Un chien tranquille, bien posé sur son cul, semblant attendre patiemment une friandise. Cette curiosité architecturale valut à ce canton de La Rochelle d’être longtemps surnommé « canton de Lève-Nez ».

Collection 541

Collections (photos)

Chenal du Moulin

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En particulier sur sa moitié nord, mais pas exclusivement, l’île d’Oléron est parcourue par des chenaux aménagés par l’homme. C’est le marais, une zone humide autrefois sauvage puis domestiquée au fil des siècles. Sur la commune de St-Georges-d’Oléron, entre les villages de Sauzelle et de Boyardville, se trouve un joli chemin (très facile d’accès par la piste cyclable forestière) qui longe le chenal du Moulin. Chenal qui, lui-même, se jette dans celui de la Saurine, dont l’étymologie (sau = sel) rappelle l’existence fort ancienne de la saliculture sur l’île.

Photo de la semaine du 31 août au 6 septembre 2020

Photo de la semaine

Que d’eau ! que d’eau !

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Que d’eau, que d’eau ! » s’était écrié le président Mac Mahon en 1875, lorsque la Garonne avait entrepris d’inonder Toulouse. « Que d’eau, que d’eau ! » pouvons-nous dire à notre tour face au rideau d’eau théâtral et magnifique de Stéphane Thidet. Sauf que, dans le cas présent, ce n’est pas un fleuve impétueux qui envahit une ville, mais l’eau qui tombe en rideau devant les colonnes d’un théâtre pour apporter du bonheur au badaud. L’auteur, qui a déjà sévi lors d’un précédent Voyage à Nantes en installant une meute de loups dans les douves du château, arrose cette fois la façade du théâtre Graslin pour le plus grand bonheur du Nantais qui trouve l’été bien chaud. « Rideau » est le titre de l’installation, probablement ce que le Voyage à Nantes nous a offert de plus beau cette année.

Les filles aussi font pipi debout

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le Voyage à Nantes, suite. Nous voici sur la fontaine de la Place Royale. Elsa Sahal y a planté Fontaine, une œuvre en céramique de trois mètres de haut, déjà exposée en 2012 au Jardin des Tuileries (pour en savoir plus, cliquez ici). Pour ce qui est du sujet de la sculpture, je vous laisse découvrir :

Le lit de la rivière

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est le monde à l’envers ! Il n’y a qu’à prendre un peu le pouls des marronniers médiatiques pour s’en convaincre : le tour de France démarre trois jours avant la rentrée scolaire. Ladite rentrée, pour une fois, n’est pas illustrée par cette pauvre gamine qui tente d’écrire à la craie sur un tableau noir d’un autre temps, mais par des marmots et leurs enseignants masqués pour éviter la covid-party à l’heure de la récré. Les festivals ont été presque tous annulés, et certaines manifestations culturelles qui débutent habituellement en juillet ont attendu août pour sortir au grand jour. C’est ainsi le cas du Voyage à Nantes qui, de ce fait, est visible jusqu’au 27 septembre.
Dans le Voyage cette année, on peut notamment rêver d’une sieste dans un lit à baldaquin kitchissime à souhait, quoique flottant dans le port de plaisance du canal St-Félix, là où l’Erdre se jette dans la Loire. C’est pratique, c’est près de la gare. Tu tombes du train et hop ! dodo ! Sauf que c’est interdit (pas à cause de covid, mais parce-que c’est une œuvre d’art et qu’elle est installée à un endroit où la baignade est proscrite).

Le lit à baldaquin, coussins moelleux et couleurs pastel pour plaire aux petites filles, a été réalisé par Vincent Olinet, qui expose aussi d’autres œuvres dans le cadre de ce Voyage à Nantes. L’œuvre porte le nom de Pas encore mon histoire. Effectivement, si l’objet insolite attire le regard et porte à sourire, je n’y ai pas senti une poésie immense, ce n’est effectivement pas mon histoire. C’est néanmoins distrayant, voire inattendu ; quoique, Voyage oblige, on s’attend à tout à chaque coin de rue, et c’est ce qui fait le charme du cheminement urbain dans Nantes en cette fin d’été.

Collection 540

Collections (photos)

Souriez, vous êtes masqués

Je suis prof mais je me soigne

Et donc aujourd’hui il fallut faire la rentrée. Ce qui veut dire mettre le masque pour prendre le tram. Mettre le masque pour entrer et circuler dans le lycée. Garder le masque toute la journée. Un bel entrainement pour ce qui nous attend.
Mais, au beau milieu de ce carnaval anticovid, un photographe, mandaté par notre honorable administration, nous a demandé d’ôter ledit masque pour voir nos bouilles, et surtout nous a demandé de serrer les rangs. Voilà voilà. Pour tout dire, nous nous sommes mollement exécuté, et l’artiste a du jouer du grand angle pour nous cadrer.
Pour le reste, la journée fut banale. Paperasses, réunions, emplois du temps. Emploi du temps perso peu compatible avec la préparation des cours (tous les jours au bahut, peu de vrai temps de préparation au calme à la maison, pourtant indispensable pour faire les choses bien), mais pas de changement de salle toutes les heures comme l’an dernier, et surtout, enfin, du temps chaque midi pour déjeuner. Il faut toujours voir le bon côté des choses. Et puis, en cas de galère, on avisera, sans trop penser covid et tout ça.

Canal St-Félix – Nantes – Août 2020

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 31 août

La chansonnette

Dans une heure je serai au boulot, et je ne serai pas la seule. Ce fut un bel été, finalement. Si, hier, la chansonnette nous a fait traverser le pays d’est en ouest en suivant le fil de la Loire, ce matin on révise toute la géographie du pays avec Bigflo & Oli.

Bigflo & Oli
Bienvenue chez moi

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 30 août

La chansonnette

Serge Kerval
La Loire

La série estivale « La chansonnette passe l’été en France » tire à sa fin. Demain, ce sera rideau. Partout on n’entend plus parler que de la rentrée et, accessoirement, du tour de France cycliste, décalé pour cause de covid.
Nous allons, en ce dernier dimanche d’août, accompagner la Loire, qui « est morte ce matin / entre Saint-Nazaire et Mindin ». En 1974, Serge Kerval racontait ainsi ce fleuve dont « l’enfance fut farouche », et qui, d’est en ouest, traverse quasiment toute la France.

La Loire à Nantes – Août 2020

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 29 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Un peu de calme en moyenne montagne. Errance dans le massif des Cévennes, par un chanteur belge :

Vincent Liben
Les Cévennes

Les Cévennes vues du Mont Aigoual – Août 2015

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 28 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Hier, je constatais l’absence des ferias dans le paysage estival méridional cette année. Mais ce sont toutes les grandes manifestations festives qui ont été annulées ou reportées, du moins les plus culturelles d’entre elles. L’annulation du festival d’Avignon, ça a été un choc, une incongruité. Avignon sans le théâtre en été, c’est inconcevable. Et pourtant cela fut. C’est pour cela que j’aime bien la chanson de Biscotte, qui rappelle ce qu’est Avignon quand festival il y a : pour avoir moi-même testé l’ambiance du festival off il y a un paquet d’années, je peux vous garantir que ses observations sont justes. Comme on dit couramment, c’est du vécu.

Biscotte
Dans les rues d’Avignon

Avignon – Août 2009

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 27 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Pas de feria cette année, ni à Nîmes ni ailleurs. C’est tout bon pour les toros, moins pour les festaïres, à qui ont manqué le « parfum de fête, autour des arènes / L’odeur du pastaga, dans les bodegas ». Peut-être pas que l’odeur, d’ailleurs, car Les Ricounes finissent par cracher le morceau : « 51 je t’aime, j’en boirais des tonneaux / A me rouler par terre, dans tous les caniveaux ».

Les Ricounes
La feria de Nîmes

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 26 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

« Cap sur les Pyrénées » avec Arielle. Un titre pas bien joyeux (« je veux mourir en Ariège »), où il est question de se « coucher dessus la neige » après être descendu du train « gare de Pamiers / deux minutes d’arrêt ». Arielle, pastille émouvante et sophistiquée du paysage musical francophone, est née et vit en Ariège, elle connait bien sa montagne, qui, manifestement, provoque en elle une intense mélancolie.

Arielle
Je veux mourir en Ariège

Les Pyrénées ariégeoises vues de Pamiers – Juin 2017

Quitter La Rochelle par la mer

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’était un soir tout à la fin du mois de juillet. Un soir après une journée formidable, dans la plus belle ville cyclable qui soit en France : La Rochelle. Tôt le matin, nous avions mis les vélos sur le bateau, et zou, roule ma poule, direction la grande ville. Mais le soir venu, après quelques grignotes dans le quartier du Gabut, il avait bien fallu rentrer à la maison, quelque part sur l’île d’Oléron. La navette maritime La Rochelle / Boyardville appareilla à 20 h 45. Les journées étaient encore suffisamment longues pour que la traversée se fasse de jour. Et, heureux de ce jour-là, nous avons quitté, non sans regret néanmoins, le port de La Rochelle. Nous avons d’abord longé la digue du Nouveau Monde, inaugurée en 2014 :

La Rochelle : la digue du Nouveau Monde et le port des Minimes

Puis le navire a avancé, tranquillement, permettant de voir les célèbres tours qui font que ce port-là est reconnaissable entre mille :

Port de La Rochelle

On croise alors le phare du Bout du Monde, qui fête en ce mois d’août son vingtième anniversaire. Petit rappel : ce phare est une réplique d’une construction plantée au large de la Patagonie depuis la fin du XIXe siècle.

Phare du bout du monde : réplique rochelaise d’un phare de Patagonie

Puis il est temps de mettre les gaz. 18 nœuds en vitesse de croisière. Tout juste le temps de jeter un œil sur le pont de l’île de Ré :

Le port de La Pallice et le pont de l’île de Ré

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 25 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

C’est l’histoire d’un p’tit gars et de son pote Robert, coincés sur le canal du Midi alors qu’ils ne rêvent que de Paris …

Mano Solo
Canal du Midi

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 24 août

La chansonnette, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Je vous l’avais bien dit hier : retour en Nouvelle Aquitaine, mais par le flanc Est, à savoir la Corrèze. Voici une petite pépite mise entre mes pattes par la partie de la famille qui a « la Corrèze en cathéter ». Musique gentillette, mais texte bien senti, bien dans l’âme du pays.

Trois Cafés Gourmands
À nos souvenirs

Boutique « Ici c’est la Corrèze » à Brive-la-Gaillarde – Juillet 2020

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 23 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Il parait que pour faire ses études, Angers c’est top. Et qui dit études dit souvent « colocation ». D’où Les Coloc’s, qui narrent la ville du mieux qu’ils peuvent, mais ce ne sont quand même pas des pros, surtout niveau musique : là, ça pêche vraiment. Le texte fait dans le concret : les radars à l’entrée de la ville, la localisation, les parkings. C’est bien mignon, mais ça ne tournera pas en boucle dans ma playlist. Demain on retourne en Nouvelle-Aquitaine, faut être un peu sérieux.

Les Coloc’s
Angers Connected Summer

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 22 août

La chansonnette, Made in BZH

Aujourd’hui, point de querelle Nantes/Rennes : on est à Nantes, et puis c’est tout, et cette fois c’est la bonne. Rue d’la Gouaille plante son tempo et ses paroles dans un quartier assez populaire, du côté de la Chaussée de la Madeleine (les Nantais localiseront d’eux-mêmes) : le quartier des Olivettes, autour de la rue du même nom, un « quartier qui ne vaut plus tripette », parce-qu’il a été boboïsé et qu’on y a construit la cité des Congrès. La chanson figure sur l’album « Le pavé », sorti en 1999.

Rue d’la gouaille
Quartier des Olivettes

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 21 août

La chansonnette, Made in BZH

La guéguerre entre métropoles a la vie dure : les Toulousains taclent les Bordelais (air connu), et Les Inachevés, sur une musique de Black M, chantent leur ville, Rennes, en savonnant au passage la planche pour Nantes : « Je suis Rennais, meilleure ville de l’Ouest devant les Nantais ».

Les Inachevés
Je suis Rennais

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 20 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Tambouille

C’est l’histoire d’un mec … il est « rillettier« , « il n’y a pas de sous métier ». Avec pas mal d’humour, le sarthois Michel Bampély (nom de scène : Saint-Michel), vante les rillettes du Mans sur fond d’histoire d’amour, à moins que ce ne soit l’inverse.

Saint-Michel
Les rillettes du Mans

Petite balade à Fort Royer

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le site ostréicole de Fort Royer se situe sur la commune de St-Pierre-d’Oléron. Pendant longtemps, le site a décliné : les cabanes semblaient même à l’abandon. Puis les producteurs se sont serrés les coudes, ont retapé les cabanes, et ont proposé au public de venir découvrir le vaste monde de l’huître : visites guidées, dégustation, mais aussi initiation à l’ouverture des huîtres sont au programme (pour en savoir plus, cliquez ici). Aujourd’hui, la balade est sympa, vivante et colorée.

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 19 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Le Manque est un duo angevin, dont les membres se sont rencontrés à Chartres. En 2007, ils sortent leur premier album, sur lequel se trouve justement Mourir à Chartres. Et Chartres, ils n’aiment pas : « J’aime bien la tranquillité / Mais là c’est un peu exagéré / J’ai atterri dans une ville / qui bouge encore moins qu’un fossile ».

Le Manque
Mourir à Chartres