Juillet au Douhet

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Sur la commune de Saint-Georges-d’Oléron, et contigu à celle de La Brée, se trouve un magnifique marais : le marais du Douhet. Lorsque je suis sur l’île, c’est une de mes balades favorites, quelle que soit la saison. En ce mois de juillet, il fut ainsi possible de voir des cormorans … :

… des goélands … :

… des aigrettes, dont un spécimen chasse ici avec concentration dans le chenal … :

… des mouettes rieuses, qui commencent à perdre le plumage noir qui orne leur tête pendant la période nuptiale … :

… et enfin des échasses blanches :

Photos réalisées en juillet 2021

Miroir d’eau … de mer

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

– Miroir, mon beau miroir, dis-moi quel paysage se reflète le mieux dans ton eau limpide ?
– La bourse de Bordeaux, bien sûr, puisque je suis le plus beau des miroirs d’eau
– Erreur, miroir d’eau, tu te trompes et t’égares. Tu n’es qu’un miroir d’eau douce (quoique chlorée), je te parle d’un miroir océan, un miroir d’eau de mer
– ….
– Te voilà muet, l’ami, face au miroir du pertuis
– Père Tui ? de qui s’agit-il ?
– Du pertuis d’Antioche, pauvre citadin, un morceau d’océan entre les îles d’Oléron et Ré
– Et ça fait miroir aussi ?
– Bien sûr que oui. Regarde ce que la marée basse fait sur la plage de La Brée :

Il n’y a pas que des grenouilles dans la mare aux grenouilles

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Un hot spot bien connu de mon cher et tendre et de moi-même pour l’observation des grenouilles. Une zone humide tranquille, quelque part sur l’île d’Oléron. Mais ce jour-là, la grenouille n’est pas visible, son show commencera plus tard, ou ailleurs. En lieu et place de ladite grenouille, il y a une couleuvre, pas bien grande, pas trop farouche (pour preuve : j’ai eu le temps de la prendre en photo avant qu’elle ne file dans les hautes herbes de la berge).

Dans une semaine, le Bélem quittera La Rochelle

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le Bélem, ce vieux trois-mâts qui a failli sombrer un grand nombre de fois depuis sa mise à l’eau en 1896, est toujours d’attaque. Le vieux bateau en fer est actuellement amarré dans le Bassin des Chalutiers, à La Rochelle, tout près de l’Aquarium et à deux pas du Musée Maritime (un des plus intéressants musées de la région, ceci dit en passant). La présence d’un cas de covid au sein de l’équipage fait que le joli navire n’est malheureusement plus visitable. Mais on peut néanmoins encore l’admirer à quai avant son départ pour Bordeaux, le 28 juillet, où il restera peu de temps avant de filer à Lorient, puis Brest, Saint-Malo, Douarnenez, …

Le Bélem à La Rochelle, 15 juillet 2021

Tous les quotidiens dans le même immeuble

On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Petite balade à La Rochelle. À l’angle de la rue Chef de Ville et de celle de La Grosse Horloge, donc tout près du Vieux port, on peut voir, en levant bien le nez, les noms de journaux du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ces titres, en lettres blanches sur fond bleu, correspondent à des quotidiens nationaux, qui, en gros, ont connu leur essor à partir de la loi sur la liberté de la presse de 1881, et sont morts avec l’Occupation. Ce sont ces titres qui ont donc, entre autres, couvert la Première Guerre mondiale. On déchiffre encore assez nettement, sur la façade du bâtiment, les noms suivants : Le Matin, Le Petit Journal et Le Journal ; Le Petit Parisien est un peu plus difficile à repérer, mais il est bien là.

Une petite phrase en passant

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Une petite phrase en passant

« L’vin à bouère é meilleur qu’le vin qu’é but » (proverbe oléronais)

Source : Michel Nadreau, Dictionnaire de patois oléronais, 2017

Le retour de Bordeaux Plage

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il ne faut pas confondre Bordeaux Plage (surnom donné au Miroir d’eau des quais en été) et la Plage de Bordeaux (sable fin et maîtres nageurs sur les bords du lac). Je parle bien ici du miroir d’eau, pataugeoire à marmots dès que les beaux jours reviennent. Après une très longue pause, le miroir a été remis en eau peu après le nettoyage postérieur à la fête de la musique, donc en gros fin juin. À la différence des autres années, il ne fonctionne que sur deux régimes : plein d’eau partout et très peu d’eau, avec, à l’occasion, quelques petits jets minuscules. Mais, covid oblige, il n’y a plus le mode « brumisateur », qui donnait l’impression de déambuler en plein brouillard. Qu’importe au final : minots et adultes sont contents de patauger dans le centimètre d’eau sur les quais, c’est festif, joyeux, bruyant un peu, et accessoirement rafraichissant si le soleil cogne trop.

Congés annuels

Je suis prof mais je me soigne, La mer et ses poissons

Dernier jour de classe pour les écoliers. Les collégiens et lycéens savourent la douceur des vacances depuis quelques jours, sauf pour les élèves de terminale qui ont appris ce matin même qu’ils faisaient partie des rares malchanceux devant se frotter à l’oral de rattrapage. Avant même la publication des résultats, la PQR n’a pas hésité à titrer sur la mort du bac et la dévalorisation globale du diplôme :

Si le bac en tant qu’examen national n’existe plus (ses majestés Blanquer et Covid ont fait ce qu’il fallait en ce sens), les élèves, eux, viennent bien de franchir un cap. Leur avenir dans le supérieur dira si l’obtention du diplôme était usurpée ou non. J’ai eu quelques surprises ce matin : untel qui, dans ma matière (un enseignement de spécialité, donc coefficient 16), a fini l’année avec 1/20 de moyenne et a eu le bac ; tel autre, plutôt sérieux et méritant, va au rattrapage. Mais la plupart des résultats ont confirmé les impressions de l’année.
Sur ce, même si l’année scolaire n’est pas tout à fait finie (clap de fin vendredi avec les délibérations des oraux de rattrapage), ce blog, comme chaque été, prend des congés. De ci de là je viendrai faire un petit coucou, mais rien de régulier. À la mer et ses poissons il faut désormais songer.

Petit crabe sur l’estran un jour de pêche à la palourde

A-MO, le cétacé et L’Afrique

Nos amies les bêtes, On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Je me souviens avoir évoqué ici-même, il y a longtemps déjà, le naufrage de L’Afrique au large de l’île de Ré, souvent considéré comme le Titanic français. Ce naufrage est commémoré sur le quai des Chartrons, à Bordeaux, par une œuvre du street artist A-MO, peintre génial des animaux de tous poils, toutes plumes et toutes écailles. La fresque a été inaugurée en janvier 2020.

Photo de la semaine du 28 juin au 4 juillet 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [8]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Collection 574

Collections (photos)

Un détail de plus de trois mètres de haut

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Un Détail » est une œuvre monumentale réalisée par le Pessacais Benoît Maire pour le parvis de la MECA côté Garonne. Du gigantesque dans du gigantesque.
En haut des marches se trouve donc ainsi, bien plantée mais pas lourde pour autant (je ne parle pas du poids — 800 kg — mais du ressenti), une demi-tête d’Hermès en bronze, conçue par Benoît Maire et réalisée dans une fonderie artisanale de Mérignac. Une œuvre à voir sous tous les angles, sous toutes les lumières aussi (il faudra donc une piqûre de rappel, car les photos d’hier ont été réalisées sous un crachin tenace) :

Photo de la semaine du 21 au 27 juin 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [7]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Arrière-pensées félines

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

L’expo du Chat de Geluck, actuellement sur les quais de Bordeaux, mérite d’être vue sous tous les angles et pas seulement de face. Prenons l’exemple du chat docteur :

A première vue, une scène mignonnette. Un chat de cartoon devenu médecin pour autres animaux, y compris les oiseaux. Le monde est un conte de fée, et puis on a bien le droit de rêver, quant à l’auteur — monsieur Geluck —, il fait bien ce qu’il veut de son personnage. Tournons néanmoins juste un peu autour du félin de bronze, et là, la vérité éclate, le chat fomente, l’instinct revient :

Le Chat est donc un chat ordinaire, pas plus toubib que moi supérieure de couvent. Un vrai chat, comme j’ai pu en voir un il y a peu dans les herbes folles, le mulot couinant encore dans sa gueule (photo floue, j’ai fait ce que j’ai pu, le chat était rapide) :

Collection 573

Collections (photos)

Bordeaux en noir et blanc [6]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Être à bord, mais pas tout à fait

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Joli après-midi dans le port de la Lune. Les bateaux venus nous rendre visite sont tranquillement repartis vers le grand océan, lentement, et c’était joli. Leurs marins étaient à bord, enfin plus ou moins, comme on peut le constater pour l’équipage d’El Galeon, réplique d’un navire espagnol du XVIe siècle mis à l’eau en 2010.

Photo de la semaine du 14 au 20 juin 2021

Photo de la semaine

Vingt chats sur les quais pour fêter le vin

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

On l’appelle « Fête du vin », mais on y voit surtout quelques bateaux et des sculptures sur les quais, qui n’ont rien à voir avec le vin. Bordeaux est une ville pleine de paradoxes. Peu importe … Les sculptures représentent le chat, pardon Le Chat, avec toutes ses majuscules, c’est-à-dire celui de Geluck.
Ces chats sont au nombre de vingt. Ils sont bien alignés sur les quais, et c’est drôle, joli, ludique, poétique, et surtout à voir bien au-delà de la fête du vin (jusque début octobre je crois).

Bordeaux en noir et blanc [5]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Mimil fait semblant de ne pas voir les fautes d’orthographe

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Mimil, c’est le personnage à t-shirt rayé inventé et dessiné par Selor, un des graffeurs phares de Bordeaux. Et, aujourd’hui, il y avait bac : philo le matin, français l’après-midi. Huit heures de surveillance en tout : dire que j’en suis sortie un peu neuneu est un euphémisme, mais l’orage en cours devrait me remettre les idées d’aplomb.
Je pense à Mimil et au bac parce-qu’entre les deux, il y a un lien : l’orthographe. Soyons honnête, je n’ai pas lu les copies, mais, un peu par hasard, j’ai vu que la chose n’était pas totalement maîtrisée par tous les candidats, au même titre que le déchiffrage de l’heure sur une pendule à aiguilles (rare mais authentique ; je parle du déchiffrage par un candidat au bac, pas de la pendule).
Et puis j’ai aussi souvenir d’un resto où j’ai récemment déjeuné, et où les cartes et ardoises comportaient presque autant d’erreurs orthographiques et grammaticales que de mots. Tout cela nous ramène à notre Mimil, et à un dessin le représentant vu très récemment à Bordeaux, dans le quartier des Chartrons :

Mamie est sexy

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Balade en rive droite et en berge de Garonne. De-ci de-là, quelques murs graffés, dont les dessins se perdent éventuellement derrière les plantes qui gagnent du terrain et qui font le mur à leur manière. Mais, quand même, deux panneaux m’interpellent et me font sourire : ils représentent une mamie en été avec tous les détails afférents … :

… voire plus si affinités :

Photos réalisées à Bordeaux en juin 2021

Collection 572

Collections (photos)

Quand le lézard fait le mur

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est bien un lézard, un gros gros lézard bien vert, mais ce n’est pas du tout un mur, puisqu’il s’agit d’une simple clôture. L’animal ici présent tente de se faire la belle depuis un jardin ordinaire, quelque part sur l’île d’Oléron. C’était au tout début de la grosse vague de chaleur, et l’animal, généralement discret, montrait enfin son nez.

Un lézard vert sur l’île d’Oléron en mai 2021

Bordeaux en noir et blanc [4]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Photo de la semaine du 7 au 13 juin 2021

Photo de la semaine

Deux petits partout (au moins)

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Depuis déjà quelques années, cigognes et hérons cendrés partagent le même bosquet au cœur de l’île d’Oléron. Une sorte de copro pour oiseaux, HLM diront les plus rétifs à la promiscuité, fut-elle aviaire. Comme chaque année, les couples des deux espèces consolident des nids gigantesques, ce qui rapproche plus cigognes et hérons de la jet set du 16e arrondissement que des cités médiatisées du 9-3. Et, comme chaque année, des œufs sont pondus et couvés, puis des petits montrent le bout de leur bec, deux par famille a priori ; mais c’est un minimum visible : de loin, même avec gros zoom, on ne voit pas tout.
Il y avait donc, en ce week-end de presque mi-juin, deux petits au-moins chez les cigognes :

Et deux petits, déjà grandinets, chez les hérons. Nous pouvons les différencier des adultes grâce au plumage moins abouti, plus gris uniforme :

Photos réalisées sur l’île d’Oléron en juin 2021

Bordeaux en noir et blanc [3]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée