Tous les espoirs sont permis

P1180694Vous avez vu la photo laissée ici ce matin ? Prise hier sur le bassin d’Arcachon, elle montre le début de ce que nous attendons tous : le retour des beaux jours.
Depuis des mois, il pleut il mouille et je ne vois même pas de grenouille. Au mieux un ou deux rayons de soleil par semaine et quelques heures de ciel bleu. Marre de l’hiver.
Mais depuis hier, la proximité du printemps se confirme : les grues repartent vers le nord.

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Photo de la semaine (du 11 au 17/02/2018)

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Un fort pour protéger Rochefort

P1180611Au début du XIXe siècle, suite aux appétits belliqueux de Napoléon, France et Angleterre sont en guerre. Les Anglais visent Rochefort et son arsenal, et cherchent donc à entrer dans l’estuaire de la Charente par tous les moyens. Celui-ci est défendu par 15 navires français. Les Anglais, en 1809, envoient 34 navires en feu contre la pauvre défense française. Certes, les Français parviennent tant bien que mal à protéger l’estuaire de la Charente et Rochefort pour cette fois, mais l’île d’Aix est pillée et Napoléon flippe sérieusement.
Il ordonne alors la construction d’un fort de protection. Le site choisi est l’îlot d’Enet, pile à mi-chemin de l’île d’Aix et de la pointe de la Fumée (commune de Fouras) :

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Le fort est opérationnel en 1812. Non seulement, il protège l’accès à Rochefort, mais il devient aussi une prison.
Aujourd’hui, ce fort se visite : on y accède à pied par marée basse au départ de la pointe de la Fumée (prévoir des bottes et 30 mn de marche). On l’aperçoit aussi par temps clair depuis la plage de Boyardville :

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Photos réalisées à Boyardville (île d’Oléron) en février 2018

Collection 437

Le tournepierre en hiver

P1180658Au printemps dernier, sur l’île d’Oléron, j’avais découvert un oiseau limicole au plumage chatoyant : le tournepierre à collier (piqûre de rappel). Ce plumage était sa tenue de noce ; en temps normal, donc hivernal, le tournepierre est plus discret et se confond sans mal avec les débris divers laissés sur la plage dans lesquels il trouve pitance.
Toujours sur la même île, le tournepierre déambule donc désormais sur les plages, en nombre tout de même beaucoup plus restreint que les bécasseaux. Le tournepierre à collier est un migrateur, dont 6000 spécimens, en moyenne, hivernent en France, essentiellement en Bretagne. On va sans doute pouvoir les observer jusqu’au milieu du printemps, puis le grand voyage les mène en mai ou juin vers les zones arctiques où ils pondent leurs œufs et élèvent leurs petits.

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À cliquer : oiseaux.net et oiseaux-birds.com
Photos réalisées sur la commune de Saint-Georges d’Oléron en février 2018

Photo de la semaine (du 4 au 10/02/2018)

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Le bonheur est dans l’aillet

Patouille d’œufs express à l’aillet (pour deux gourmands en fin de semaine)

Le bac blanc est achevé, et moi aussi. Vidée, rincée, sur les genoux. Genoux mouillés, et le reste aussi, par le crachin insistant qui m’a saisie en sortant du tram, copies dans le sac à dos et énergie dans les chaussettes. Et en plus, ça caille.
Comment remettre d’aplomb la blogueuse de base ?
1Dans le frigo, et grâce aux bons soins de l’AMAP, il y a de magnifiques œufs dont le jaune est tellement jaune qu’il est orange. Il y a aussi de l’aillet. Pour les non Bordelais (il en reste encore, même si je sais que la France entière kiffe Bordeaux, que c’est une ville elle est gavé bien, tout ça), l’aillet, c’est le bébé ail. Un ail tout doux tout mignon, que notre producteur nous livre avec amour, en général vers le mois de mars. Cette année, l’aillet est de bonne heure, et ça fait mon bonheur (camarade, je te pries de noter la rime riche, riche de plaisir comme le plat qui suit).
Que faire alors, sinon une patouille d’œufs express à l’aillet ?
Allez hop, c’est parti ! Recette pour deux travailleurs :

6 œufs bio
4 aillets (ou 5 , ou 6, … tout dépend de ton stock, mais l’idée, c’est quand même de faire des œufs à l’aillet et non l’inverse)
un peu de poivre (du moulin, c’est plus facile)
un peu de sel (fleur ou pas)
un peu de crème semi-épaisse (ou carrément liquide)
un peu de beurre

Tu coupes l’aillet en fines rondelles. Tu bats les œufs. Tu ajoutes la crème, le sel, le poivre, et l’aillet. Tu bats encore car ta semaine de taf t’a mis en rogne et tu te venges sur la fourchette et le saladier. Tu fais fondre à feu vif le beurre dans la poêle. Tu verses d’un coup le mélange dans la poêle. Tu patouilles non-stop pendant une petite minute. Tu sers, éventuellement avec une salade verte. Tu te fais plaisir, tu es heureux, et tu n’es même plus désespéré de l’absence de programme intéressant à la télé.