En déambulant sur la toile [13]

En déambulant sur la toile tandis que 70 copies à la graphie incertaine piaffent sur mon bureau, je me dis qu’avoir des super-pouvoirs serait quand même une super solution pour ne pas dépasser les 50 heures de travail hebdo : mais à la question « serait-il possible de devenir Batman ? », Slate répond « non ». La messe est dite, je sors le stylo et j’y retourne. Cela dit, Batman pour corriger des copies … je doute …
Je tente alors l’humour en mode bloc de l’Est du temps de la guerre froide, pensant que quelques blagues favoriseront mes compétences en paléographie lycéenne du début du XXIe siècle (à lire sur le site de Libé). Mais si cela me distrait, cela ne corrige pas les copies pour autant. Tentons alors le loisir, la musique, les jolis mots, bref la poésie, avec cette retransmission du concert de Jacques Brel à Knokke-le-Zoute en 1963, disponible sur Arte jusqu’au 21 novembre.
Mais pendant que j’attends Madeleine et le tram 33, les copies ne se corrigent pas. Il ne reste plus qu’une solution, boire une bonne bière, à la moule, soyons fou, et de Charente-Maritime bien sûr (France-Bleu). Les copies ne seront pas plus corrigées, mais ma bonne humeur sera assurée.

En déambulant sur la toile [12]

En déambulant sur la toile au cœur de l’automne, j’apprends que les bières belges ont un secret (Sciences&Avenir) et que les élèves japonais sont soumis à des règles aussi strictes qu’ancestrales, de plus en plus remises en cause aujourd’hui : La Voix du Nord titre ainsi « Des élèves gagnent le droit de pouvoir choisir la couleur de leurs culottes », mais l’article cite d’autres exemples que celui concernant la couleur des sous-vêtements. On peut ainsi apprendre que trois éternuements consécutifs peuvent, dans certaines préfectures (l’équivalent des départements en France), valoir une expédition immédiate à l’infirmerie, ou qu’il est interdit d’avoir les cheveux bouclés.
Je lis aussi un article de Korii sur les méfaits de l’usage intensif du smartphone, article qui m’intéresse d’autant plus qu’il fait allusion à quelque chose que j’ai vécu pas plus tard que vendredi dernier, lors du concert de NTM à Bordeaux : de très nombreux fans ont vu la quasi-totalité du spectacle à travers le filtre de leurs écrans de smartphones, ne profitant pas du moment présent mais pouvant dire sur tous les réseaux sociaux possibles « j’y étais ».
Pour finir, le doux rythme du temps qui passe et qui se répète : Courrier International a mis en ligne une infographie permettant de visualiser le nombre de personnes dans Manhattan selon les heures de la journée. La pulsation urbaine au sens propre du terme, et c’est très beau. Pensez à bien lire tout l’article pour croiser en chemin l’infographie animée.

Le sud de l’île de Manhattan vue par la version « 3D » de l’application Plans d’Apple

Aux lapins, aux ours, et à ceux qui les boivent

À part de l’eau (fort potable), que boit-on en Finlande ? si on est Finlandais, pas mal de soda… et finalement peu d’eau ! La Finlande, ça m’attriste de le dire, est un hot spot de la malbouffe. Je parlerais tambouille plus tard, ce soir, j’ai soif.
Et donc, que boit le Finlandais ? il boit de la bière, comme tout le monde. L’alcool étant hors de prix et monopole d’Etat (les deux sont liés), les bières un peu fortes et goûteuses sont introuvables au supermarché (mais je me souviens d’un bar de Helsinki qui servait une bière laponne excellente, comparable à La Bière des Naufrageurs de St-Georges-d’Oléron, c’est dire à quel point c’était une tuerie).
Au supermarché, on trouve le tout-venant, à peine plus de 5°, et un goût pas trop prononcé mais pas désagréable du tout, surtout le soir dans le jardin face au lac. La plus courante de ces bières est la Lapin Kulta. Nous avons aussi apprécié la Kahru, avec une belle tête d’ours sur la canette. Le vin ne fut bu, et cher payé, que dans les bars et restos d’Helsinki.

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De la Corse à l’Alsace

Je sens que l’esprit moqueur me rattrape. Qu’une fois encore je vais me permettre de me gausser sottement de mes contemporains. Ce n’est point charitable, j’en ai conscience. Mais quand je lis ça dans une liste d’ingrédients d’une recette de cuisine, je ne peux pas m’empêcher de m’esclaffer :

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C’était dans le journal … le 4 avril 1918

Hier soir, au dîner, on a fait risotto. C’est bon le risotto, et ce n’est pas nouveau : déjà, pendant la Première Guerre mondiale, et même hors d’Italie, on appréciait cette manière de consommer le riz. J’en ai d’ailleurs trouvé une recette à la dernière page de L’Intransigeant, un rizotto (avec un « z ») à la mode de Parme :

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Certes, le riz est ordinaire, mais le principe est grosso modo celui que j’emploie encore aujourd’hui, du moins au départ, préférant toutefois le bouillon à la simple eau chaude. Mais, en temps de guerre, on faisait avec ce que l’on avait.
C’est le mode de cuisson qui m’a étonnée : il est question d’une caisse norvégienne, dont j’apprends en trainant sur Wikipédia qu’elle s’appelle aussi « marmite » norvégienne, quoique n’ayant pas forcément la forme d’une marmite, et n’étant peut-être même pas d’origine norvégienne. Mais qu’importe. C’est le principe, très ancien, qui est intéressant, car il est fort bien adapté à la pénurie de charbon, banale pendant la guerre, qui incite la ménagère à faire quelques économies d’énergie.
La fameuse caisse, ou marmite, est un récipient isotherme dans lequel on place la casserole bien chaude. Une fois hermétiquement fermée, la caisse permet de poursuivre la cuisson sans dépenser davantage d’énergie. C’est un très vieux système, qui a néanmoins été remis au gout du jour assez récemment, notamment par des ONG soucieuses de limiter la consommation d’énergie. On peut, en outre, la fabriquer soi-même : méthode et mode d’emploi en cliquant ici.

La saison des « premières »

J’aime le printemps pour le retour de tout ce qui annonce les beaux jours. C’est d’une platitude sans nom que de dire cela, mais c’est ainsi, ça fait partie des petits plaisirs de la vie. Il y a donc, en ce début de printemps, les premières asperges, les premières fraises, les premières fleurs dans les cerisiers, la promesse d’une belle floraison de la glycine, et aussi, et même surtout, les premières hirondelles, qui arrivent peu à peu :

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Une hirondelle en Charente-Maritime, 1er avril 2018

Le bonheur est dans l’aillet

Patouille d’œufs express à l’aillet (pour deux gourmands en fin de semaine)

Le bac blanc est achevé, et moi aussi. Vidée, rincée, sur les genoux. Genoux mouillés, et le reste aussi, par le crachin insistant qui m’a saisie en sortant du tram, copies dans le sac à dos et énergie dans les chaussettes. Et en plus, ça caille.
Comment remettre d’aplomb la blogueuse de base ?
1Dans le frigo, et grâce aux bons soins de l’AMAP, il y a de magnifiques œufs dont le jaune est tellement jaune qu’il est orange. Il y a aussi de l’aillet. Pour les non Bordelais (il en reste encore, même si je sais que la France entière kiffe Bordeaux, que c’est une ville elle est gavé bien, tout ça), l’aillet, c’est le bébé ail. Un ail tout doux tout mignon, que notre producteur nous livre avec amour, en général vers le mois de mars. Cette année, l’aillet est de bonne heure, et ça fait mon bonheur (camarade, je te pries de noter la rime riche, riche de plaisir comme le plat qui suit).
Que faire alors, sinon une patouille d’œufs express à l’aillet ?
Allez hop, c’est parti ! Recette pour deux travailleurs :

6 œufs bio
4 aillets (ou 5 , ou 6, … tout dépend de ton stock, mais l’idée, c’est quand même de faire des œufs à l’aillet et non l’inverse)
un peu de poivre (du moulin, c’est plus facile)
un peu de sel (fleur ou pas)
un peu de crème semi-épaisse (ou carrément liquide)
un peu de beurre

Tu coupes l’aillet en fines rondelles. Tu bats les œufs. Tu ajoutes la crème, le sel, le poivre, et l’aillet. Tu bats encore car ta semaine de taf t’a mis en rogne et tu te venges sur la fourchette et le saladier. Tu fais fondre à feu vif le beurre dans la poêle. Tu verses d’un coup le mélange dans la poêle. Tu patouilles non-stop pendant une petite minute. Tu sers, éventuellement avec une salade verte. Tu te fais plaisir, tu es heureux, et tu n’es même plus désespéré de l’absence de programme intéressant à la télé.

Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

Ma chère huître

IMG_2080Une huître à 3 € pièce ! le prix, chez moi à Bordeaux, de la demie douzaine ! 28 couronnes suédoises, c’est bien ça : 3 euros, et pour de la vulgaire normande encore (il faut compter au moins O,50 € de plus pour la meilleure de la bande, la Marennes-Oléron).
Mazette, fichtre et diantre, ce n’est point donné. Il faut dire que, pour être dégustée en terre suédoise, l’huître a voyagé : 90 % des huîtres européennes étant produites en France, celles qui sont gloutonnées ailleurs sont presque à coup sûr des produits d’importation. Et puis, serait-ce raisonnable de tenter l’ostréiculture dans cette pauvre Baltique, peu salée, peu profonde, et surtout odieusement polluée ?

Photo prise dans un resto de Stockholm en juillet 2017 où, toute proportion gardée, le homard était nettement moins cher

C’était dans le journal … le 15 mars 1917

La guerre a pour effet bien connu le ralentissement du commerce. Les importations de canne à sucre étant fortement ralenties, des raffineries doivent fermer. Il faut donc se serrer la ceinture sur le sucre : une carte de rationnement spécialement dédiée à ce produit est mise en place à la fin du mois de février 1917 (modèle ici).
Rebondissant sur cette instauration de la « carte de sucre », Le Siècle rapporte une anecdote dont les fondements me semblent fantaisistes : il s’agit du sucre « à la mode de Bretagne ». Il est ainsi mentionné une coutume peu ragoutante (et probablement fausse, mais les journaux parisiens aiment se gausser des mœurs des terres exotiques) : lorsque le sucre manque dans les maisons bretonnes, on en pend un morceau au bout d’un fil, au-dessus de la table. Lorsque l’on veut sucrer un met quelconque, on lèche le sucre puis on le passe à son voisin. Bon appétit !

 

Soit le champignon se trompe de saison, soit je me trompe de champignon

p1070802Ce message est un SOS, un cri d’alarme, un message que si je n’ai pas la réponse je ne vais pas faire le bon dodo réparateur qui rend la prof efficace le vendredi à 7 h 55. Vous voyez l’importance de l’enjeu, alors aidez-moi. S’il vous plait (imaginez la blogueuse à genoux, suppliant les internautes de sa petite voix fébrile).
Je suis passée aujourd’hui devant un jardin tout ce qu’il y a de plus privé (d’où ma non-cueillette) et j’ai vu et mal photographié (car à la sauvette, lieu privé, tout ça) le champignon ci-contre. Un grand mou blanc qui frise de la tête et qui ressemble à une morille. Morille : 3 fourchettes dans ma bible des champipis. C’est la note maxi. Mais la morille, au mieux, se pointe fin février. C’est une printanière. Alors morille ou alien ? J’attends vos réponse, via le canal des commentaires ou sur Twitter ou sur Facebook. Merci beaucoup.

J’ai (presque) mangé une tranche de lion

Une amie bonne cuisinière a récemment retrouvé un grimoire de la 2e moitié du XXe siècle (ou de la 1ère, il faudrait vérifier) présentant, entre autres recettes classiques des déjeuners dominicaux, quelques recettes exotiques. Je la remercie d’avoir photographié et de m’avoir envoyé une partie de la page « Afrique Noire » (on disait ainsi en ce temps-là) sur laquelle figure la recette que j’ai illico essayé au week-end dernier : le Civet de Lion de Nairobi. Puis-je vous faire partager la lecture et l’élaboration de la recette ?
« Prenez un jeune lionceau d’environ six mois ». Premier écueil, première difficulté : le lion ne figure pas dans mes contrats AMAP. Il y a bien porc, veau, bœuf, poulet, mais pas lion. Ledit lion doit en outre être jeune. Quel quadrupède sorti de l’AMAP s’en rapproche le plus ? Mais l’agneau bien sûr. Poursuivons.
« Dépouillez-le et nettoyez-le en conservant un demi-litre de sang ». Ça se corse. Un lion entier, pour quatre personnes, c’est démesuré, même si on le remplace par un agneau. L’aspect « dépouillage-nettoyage » a été assuré par l’abattoir. Quant à récupérer du sang de la bête … Même pas la peine d’y songer, donc inutile de vouloir, comme le préconise la recette, y ajouter « la même contenance de vinaigre » pour y faire tremper la viande coupée en morceaux. Il suffit donc de s’adapter et de coucher ce qui sert de lion sur un lit de romarin, d’y ajouter ail et oignon, un peu de poivre , et donc pas de vin rouge, même si la recette permettait d’y ajouter « les épices que vous préférez » :

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Et là on passe à la cuisson. Si l’on considère que l’option cuisson dans le bouillon « jusqu’à ce que la graisse remonte » a été abandonnée, le jeune faux lion passera une bonne heure au four, à 180°C, avec retournement et humidification à mi-cuisson :

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C’est marrant, on dirait presque la recette de l’épaule d’agneau ! Au final, le félin où ce qu’il en reste est découpé en tranches et servi avec des flageolets. Le lion, devenu doux comme un agneau, fut fort apprécié. Et en prime, on a respecté la biodiversité africaine, je n’en suis pas peu fière.

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Il n’y aurait donc pas assez de méduses

Les méduses prolifèrent dans tous les océans, c’est même une vraie plaie. Je me souviens avoir déjà évoqué ce fait ici-même il y a deux ans (piqûre de rappel), concluant par une solution à cette prolifération : manger les fameuses méduses.
La consommation de méduses semble effectivement relativement banale dans certains pays asiatiques, dont la Chine (exemple de recette). On peut raisonnablement penser que le plat est bon marché puisque la matière première abonde. Que celle-ci n’est pas menacée. Que les salades et brochettes de méduses dignes de ce nom ont de beaux jours devant elles.
Et pourtant, le site Geopolis signale aujourd’hui un scandale alimentaire qui, bizarrement, touche ce produit hyper-abondant qu’est la méduse. Dix tonnes de fausses méduses bourrées d’aluminium et de divers produits chimiques ont été saisies sur un marché de l’est du pays. J’avoue que quelque chose m’échappe : à quoi bon se casser la tête à fabriquer quelque chose qui pullule naturellement ?

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Photo : une méduse échouée sur une plage de Charente-Maritime en septembre 2014.

Echos locaux (mardi 3 mai 2016)

  • Qu’est-ce qui tient solidement grâce à 23 000 rivets, dont certains de « la taille d’un avant-bras », et qui emmagasine 500 km de câbles ? un indice : ça vole, et les ailes mesurent chacune 45 mètres de long. C’est l’Airbus A380, bien sûr : La Dépêche offre une piqûre de rappel concernant son montage.
  • Nord Eclair franchit la frontière et nous fait rencontrer les élèves d’un établissement scolaire belge. Ces derniers, un petit peu aidés par leurs professeurs, ont décidé de faire manger des légumes à leurs semblables. Et pour cela, ils ont mis au point des bonbons aux légumes frais. Cette invention a été récompensée par un prix de 750 €. Pour faire passer la pilule, il y a quand même un peu de fruit dans les bonbons aux légumes, les parfums proposés étant poire/concombre, tomate/orange, avocat/datte, … Preuve que ça plait : « On a fait tester à l’aveugle aux enfants et ils ont apprécié. On était déjà satisfaits qu’ils ne recrachent pas« .
  • Avez-vous entendu parler du cloclogate ? je découvre la chose en parcourant le site de L’Alsace : les éditions Bordas ont pondu un manuel scolaire destiné aux collégiens dans lequel l’électrocution est expliquée à travers un exemple certes parlant, mais de mauvais goût, puisqu’il s’agit de celle qui couta la vie au chanteur Claude François en 1978. Et comme j’ai, moi aussi, mauvais goût, je ne résiste pas à pointer du doigt l’exercice qui a déchainé les passions et obligé l’éditeur à faire machine arrière : cliquez ici.

 

Echos locaux (mercredi 9 mars 2016)

  • Un titre dans le Maine Libre : « Ils veulent composer un train de financiers de 200 mètres ». Avec mon esprit peu éveillé, j’ai pensé à la finance, quelque chose de pas bien rigolo (quoique …), du style banquiers à la queue leu leu. Idiot, j’en conviens. Il s’agit en fait de la pâtisserie aux amandes, le financier, qui est si bon quand il est bien fait. Et donc, des pâtissiers et des cuisiniers se sont lancés le défi de réaliser 200 mètres de financiers qui se mangent (et non de financiers qui comptent), pour un festival ayant lieu dans la Sarthe les 2 et 3 avril.
  • La mer déchainée, les fortes marées … Ça doit être beau du côté de St-Malo. A lire et surtout à voir dans Le Pays Malouin.
  • BordeauxDes loups en cavale : dans la nuit de lundi à mardi, les portes du parc des loups du Gévaudan, en Lozère, ont été fracturées. Des loups en ont profité pour s’échapper, mais on ignore exactement combien (c’est un parc de 20 hectares, pas la cage d’un zoo), sans doute pas plus de six. Le Midi Libre rapporte que deux d’entre eux ont été retrouvés.

Photo : Bordeaux, mars 2013

Des nouvelles de l’abricotier

Jeune abricotier fut planté dans le jardin il y a un peu plus d’un an. Arbre tout neuf mais vaillant, il donna en juin une récolte tout à fait honorable en quantité, du moins vue la taille de l’arbre, et excellente en qualité. Cet arbre encore un peu frêle est sous observation : pour lui, l’hiver est fini (a-t-il d’ailleurs commencé ? si vous avez des nouvelles …), les bourgeons sont bien formés, roses et dodus. Faut surtout pas qu’il gèle. Affaire à suivre.

Ds la jardin

Echos locaux (mardi 9 février 2016)

  • La Voix du Nord relate une expérience menée en Angleterre, consistant à mesurer le QI des chiens, notamment afin de savoir si ledit QI a un lien avec la santé du toutou. Les chiens choisis pour l’étude sont des border collies. L’expérience s’est déroulée dans un bâtiment construit pour l’occasion, et il fut notamment demandé aux chiens de trouver une gamelle bien cachée ou de sélectionner d’un seul coup d’œil la gamelle la plus pleine. Il parait que les chiens étaient ravis.
  • Le Patriote Beaujolais laisse tomber le jaja local pour rendre honneur à la mousse : la meilleure bière du monde serait une bière brassée dans l’Ain, plus précisément par la brasserie artisanale Rivière d’Ain.
  • Un sondage dans Le Maine Libre : « êtes-vous influencés par les médailles décernées aux meilleurs fabricants de rillettes ? »
  • imageLe Courrier du Pays de Retz s’intéresse à une expérience menée par un maître d’école de Rouans, dans le sud de la Loire-Atlantique : pour motiver sa classe, ce monsieur transforme ses élèves en Harry Potter. Les gamins apportent même leur baguette magique à l’école. Cerise sur le gâteau : voyage à Londres pour tout le monde.

Source de l’illustration : Flickr

Echos locaux (mardi 26 janvier 2016)

Il y a notre bonne vieille PQR (presse quotidienne régionale), dont les titres nous sont plus ou moins familiers : nous connaissons tous, au moins de nom, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré. Mais connaissez-vous Le Petit Bleu d’Agen et Le Maine Libre ? Il y aussi, dans la même veine, des hebdos ultra locaux, comme La Gazette de Montpellier ou Le Journal d’Abbeville. C’est au cœur des sites web de ces journaux locaux que cette nouvelle chronique tente dès aujourd’hui de puiser quelques nouvelles.

  • Le titre de l’article est trompeur : il ne s’agit pas concrètement d’obtenir un mode d’emploi pour « créer sa crêperie en Floride », mais un restaurateur de Floride est bien venu en stage pendant une semaine en Bretagne pour apprendre l’art de la crêpe et l’exporter … au Canada. L’école des crêpiers, dont le nom est Crêpe au logis (ayez la gentillesse de savourer le jeu de mots), se situe à Questembert (Morbihan) et a même son site web (source : La Gazette du Centre Morbihan).
  • Quand la malbouffe cède la place à la malbouffe… Du côté de Roanne (Loire), là où quelques temples de la vraie gastronomie sont solidement implantés, oui même là, la malbouffe a ses adeptes et ses lieux de culte. Un Buffalo Grill qui avait brûlé à trois reprises, va être remplacé par un KFC (source : Le Pays Roannais).
  • Suite à une décision prise à l’unanimité par le conseil municipal, la ville de Millau (Aveyron) se déclare « prête à accueillir deux familles de réfugiés », devenant la troisième commune de l’Aveyron à exprimer cette volonté (après Rodez et Decazeville). Pour un département censé accueillir 100 réfugiés, il reste du chemin à parcourir, mais il faut un début à tout (source : Le Journal de Millau).

Collection # 325

In vino veritas

vin

 

Coup d’œil sur le château de Monbazillac

Monbazillac, dans le sud de la Dordogne, est d’abord connu pour ses vins liquoreux d’inégale qualité, mais après tout, il y a bien de mauvais sauternes (et d’excellents loupiac, mais je m’égare). D’ailleurs, cette réputation faite aux monbazillac est largement fausse : je viens d’avoir le plaisir d’en goûter d’excellents, et je n’ai eu qu’un seul regret, ne pas avoir le petit morceau de roquefort qui serait si bien allé avec.
Monbazillac c’est aussi un château Renaissance ayant des faux airs du Moyen-Age. Racheté par les vignerons locaux en 1960, il est ouvert au public et entretenu avec soin. D’importants travaux de réfection ont été entrepris dans la foulée de la grosse tempête de décembre 1999, qui avait détruit une partie du toit.

à cliquer : le site web du château de Monbazillac
photos : août 2015

C’était dans le journal … le 30 juin 1915

Puisque Météo-France semble avoir vu juste en nous annonçant un bon coup de canicule, puisque, conséquence de cette chaleur qui déboule, on nous serine qu’il faut s’hydrater, permettez-moi aujourd’hui de partir d’une publicité présente en dernière page du Petit Journal du 30 juin 1915 afin d’évoquer l’eau … lyophilisée !
Mettre de l’eau du robinet dans de l’eau en poudre, c’est ce que nous vend le docteur Gustin avec ses « lithinés ». Le mélange donne l’illusion d’une vraie eau minérale, pétillante de surcroît.
Un article publié en 2007 dans la Revue d’histoire de la pharmacie permet d’en savoir un peu plus : le docteur Gustin était donc pharmacien et docteur en médecine. En travaillant sur le traitement de certaines maladies comme la goutte, il s’intéresse à la lithine, plus connue sous le nom d’oxyde de lithium. Le carbonate de lithine, une fois dissous dans l’eau, la rend légère et pétillante. On le retrouve naturellement dans certaines eaux du commerce, comme l’eau de Vittel ou la Contrex. Indépendamment des applications pharmaceutiques de la fameuse lithine, le Dr Gustin flaira le bon coup commercial, d’où la publicité ci-dessous :

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On apprend ainsi que cette eau se marie fort bien avec le vin … Faute de goût n’est pas péché mortel, mais tout de même ! il est vrai qu’en ces temps anciens et houleux, nombres de vins tenaient plus de l’infâme breuvage aujourd’hui surnommé piquette, que d’un bon Pessac-Léognan savamment travaillé et conservé. Baptiser le vin était donc monnaie courante.

C’était dans le journal … le 9 juin 1915

Parce-qu’il faut bien nourrir les hommes partis au front, parce-qu’une partie du cheptel a disparu suite à la guerre, parce-que les campagnes sont parfois délaissées (femmes aux champs, mais aussi à l’usine, qui va traire les vaches ?), parce-que des petits malins spéculent sur les prix des denrées alimentaires, parce-que c’est donc la guerre, le prix de la viande a fortement augmenté en France en 1915. À tel point que les élus s’en émeuvent : le 4 juin, le conseil municipal de Reims analyse la situation, et conclut que c’est bien la livraison de viande aux armées qui crée la rareté (et donc le coût élevé) sur les marchés. Trois semaines plus tôt, le ministre de l’Agriculture a même fait adopter par la Chambre des députés un projet de loi visant à autoriser l’importation de viandes surgelées venant du continent américain (d’après Jean-Yves Le Naour).
Capture d’écran 2015-06-09 à 16.54.56Il n’est donc pas étonnant que la presse et les lecteurs de celle-ci s’émeuvent de cette hausse des prix. Dans son numéro du mercredi 9 juin 1915, Le Petit Journal publie la lettre d’un « boucher, retiré des affaires », qui a sa propre analyse du problème. Selon ce monsieur, la faute en revient aux ménagères, du moins à celles « qui ne connaissent qu’une chose, faire vite et ne pas faire la cuisine ». Air connu … Ces dames, plutôt que de mitonner de bons petits plats avec les moyens du bord seraient donc tentées d’acheter des morceaux nobles (donc hors de prix), qui ne nécessitent qu’un peu de cuisson pour être savoureux. Notre boucher vante alors les « morceaux de basse qualité » car « il y en a de bons ». Il conseille aux ménagères de se lancer dans la cuisine du pot-au-feu, qui permet d’avoir une bonne soupe en plus de la viande et des légumes. S’en suit toute une série de prix, montrant de manière plus ou moins habile que si madame se ruine en faisant les courses, c’est de sa faute : « si les ménagères savaient s’arranger, elles y trouveraient de l’économie et vivraient même mieux ». Bref, bobonne est sotte ! … mais pas le boucher du coin : « s’il ne vend pas sa basse boucherie, il est obligé de vendre plus cher les premiers morceaux ».

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Photo de pot-au-feu : wikipédia

Un tentacule, c’est tentant

LIV874Le Poulpe avec un « P » majuscule est un héro de romans à auteurs multiples, qui a eu 40 ans en l’an 2000, et qui joue les justiciers au hasard de ses balades, pour peu que celles-ci partent du XIe arrondissement de Paris (bistro « Le pied de porc à la Ste Scolasse ») et y reviennent (salon de coiffure de sa chère et tendre, avec kangourous roses en peluches à l’étage).
Le poulpe avec un « p » minuscule est un gros céphalopode malin, qui, comme son homologue à « P » majuscule, a de très longs bras et de très longues jambes. En double par rapport à l’humain. On les appelle les tentacules et ça se mange grillé sur les ports grecs.
Avant de passer à table, le poulpe est gardé au frais, soit au congélateur, soit en mer :

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Puis il évapore, il sèche, … ou il décongèle, pour le plus grand plaisir des badauds qui savent très bien ce qui est bon avec l’ouzo :

poulpe-P1500829.jpgPhotos : Porto Rafti (sud de l’Attique), avril 2015

La pluie est la meilleure amie de l’agneau

Si comme chez moi ton four se met en sécurité au bout de 2 heures, si tu veux néanmoins cuisiner une gigot de 7 heures, surveille bien la météo et attends que la pluie soit sûre, garantie sur facture. En ce cas, lance-toi. C’est ce que je fis aujourd’hui, jour de pluie à verse quasi non-stop, pour mijoter avec amour une épaule d’agneau fondante, découpée à la cuillère et mangée avec une simple salade verte (et un Médoc 2009, parce-qu’on n’est pas punis non plus). Je suis partie d’une recette du site 750 g, que j’ai légèrement adaptée.

Ingrédients :

1 épaule d’agneau (ou 1 gigot) bio, dont tu connais l’éleveur
2 oignons rouges (le jaune doit marcher aussi, mais le rouge est plus doux) bio
2 petites têtes d’ail bio
Quelques branches de thym et de romarin du jardin (donc bio, forcément bio)
Du piment d’Espelette
De la fleur de sel (Oléron, Ré ou Guérande, histoire de faire travailler les copains)
1 petit verre de vin blanc
Un peu d’huile d’olive (bio pressée à froid, of course)

Paressons un peu … :

Tu préchauffes ton four à 120°C. Tu frottes l’épaule d’agneau avec la fleur de sel et le piment. Tu la fais revenir sur toutes les faces dans une cocotte en fonte allant au four. Puis tu ajoutes les oignons coupés en quatre. Tu laisses cuire quelques minutes. Tu ajoutes tous les autres ingrédients en même temps. Tu couvres la cocotte et tu enfournes pour 7 heures. Tu penses à arroser et/ou à retourner la viande de temps en temps. Si, comme le mien, ton four se met en pause au bout de deux heures, tu profites de cet instant pour t’occuper de la bête. A part ça tu te reposes, tu regardes les piafs qui boulottent les miettes laissées pour eux dans le jardin, tu comptes les gouttes de pluie, tu bouquines, voire tu assistes à la défaite de la France face au Pays-de-Galles en baballe ovale, tu es libre de ta vie.

Au final, c’est tellement bon que je n’ai même pas eu le temps de faire la rituelle photo illustrant les notes de ce blog. Tout se perd mes enfants, tout se perd …

Du corail dans la forêt

clavaireLes champignons de la famille des clavaires ressemblent assez souvent à des organismes marins de type « éponge » (l’excellent sparassis crépu se marie, parait-il, fort bien avec le foie gras : recette ici) ou « corail », comme ici la clavaire dorée. On la trouve dans les forêts plutôt méridionales ou, du moins, à températures douces, comme la Charente-Martime ou le Bassin d’Arcachon.
La famille des clavaires est inégalement comestible. La clavaire cendrée est ainsi un purgatif qu’il est sage de ne pas cueillir. Idem pour la clavaire élégante, qui provoque des troubles digestifs puissants. Les autres clavaires en forme de corail, dont la clavaire dorée, sont de très médiocres comestibles. Pas dangereux, certes, mais sans intérêt réel en cuisine.  Le site Supertoinette propose néanmoins de la consommer en potage, où elle est réputée excellente à condition d’en couper les bords des ramifications, amers et donc désagréables dans la soupe.

Photo : Bassin d’Arcachon, décembre 2014

C’était dans le journal … le 18 novembre 1914

journalA la veille de la guerre, l’Allemagne est le deuxième plus gros producteur de bière au monde, derrière les Etats-Unis et devant la Grande-Bretagne. La bière y est donc déjà une boisson nationale, et donc un enjeu, marginal mais enjeu quand même, du conflit.
En page 2 de l’édition du 18 novembre 1914, L’Intransigeant se félicite d’apprendre que les Allemands sont sur le point de manquer de leur précieux breuvage, on entend presque le « nananère » de victoire mesquine en fin d’article.
Le manque de bière est directement lié au manque d’orge, qui provient, pour moitié, de pays ennemis de l’Allemagne : Etats-Unis, Russie et France. Mais cette pénurie ne va toucher que l’Allemagne : « cette éventualité ne peut pas se produire pour nous […], nous produisons annuellement plus du double de ce que nous consommons », et pourtant la France arrivait, à l’époque, au 6e rang mondial des buveurs de bière (contre seulement au 41e aujourd’hui).

C’était dans le journal … le 2 octobre 1914

1La liste des blessés hospitalisés s’allonge en page 2 de l’Ouest-Eclair, mais, dans ce journal, on lit, en page 3, une info un peu plus douce : les vendanges ont commencé en Champagne. Certes, il manque pas mal de bras pour cueillir à temps le raisin bien mûr, mais « on s’y prendra comme on pourra ». La guerre est là, quand même, à la fin de cette brève : pas question que les Allemands y goûtent, à ce vin délicat !

Pénurie de sel

Me voilà au régime sans sel. Bien obligée, puisque je n’ai pas pu acheter ma ration (10 kg de gros sel de mer bien brut) sur l’île d’Oléron au week-end dernier. Il n’y avait aucun dealer d’or blanc sur le marché de St-Pierre, et sur la porte du hangar du port des Salines, on pouvait lire ceci :

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Tout cela, c’est la faute au temps. Celui qu’il fait, pas celui qui passe. L’été s’est joliment pointé aujourd’hui, 1er septembre, mais le printemps, qui a donc sévi jusqu’à hier, fut mouillé. Trop mouillé et pas assez chaud. Dans les salines, il n’y eut point l’évaporation nécessaire pour que le sel se matérialise. Si, sur l’île de Ré voisine, les sauniers ont encore un peu de stock (à lire dans Sud-Ouest), ce n’est pas le cas sur Oléron. Le marais salant n’est plus qu’un marais tout court, et je suis condamnée à acheter mon sel au supermarché.

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R2D2, passe-moi le sel !

screenshot_01Les androïdes de Star Wars, dont le rigolard R2D2 aux couinements si expressifs, ne sont plus du tout du domaine de la science fiction. Dimanche dernier, L’Huma signalait ainsi le remplacement d’ouvriers par des robots chez Foxconn, en Chine. Le robot revient moins cher, ne réclame pas de pause pipi, et ne se met pas davantage en grève.
Restons en Chine, où des robots, nous apprend aujourd’hui Le Monde, remplacent désormais le personnel d’un restaurant. Ce sont des androïdes qui font la cuisine, des maousses costauds à qui tu n’as pas intérêt à dire que la tambouille n’est pas bonne : les ampoules rouges qui clignotent à la place des yeux, ça fait peur. Les androïdes qui accueillent les clients et qui servent en salle sont, sinon plus sexy, du moins bien élevés. Il y a quand même quelques humains dans le lot, chargés de la préparation des plats sophistiqués. Allez savoir pourquoi, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce vieux film, L’Aile ou la cuisse, avec De Funès et Coluche …

Vite fait bien fait : spaghetti au basilic

Il n’est pas forcément indispensable de passer des heures en cuisine pour réaliser un petit plat sympa, la preuve en spaghetti. Voici donc une petite recette simplissime et rapide pour se régaler un soir après une journée un peu compliquée (ou pas mal de route au mois d’août, ce qui revient au même).

Ingrédients :

Des spaghetti, bien sûr
Du basilic frais (jardin, balcon, marché, amap, comme tu veux, mais frais) en assez grande quantité
Un morceau de vrai parmesan (pas de l’insipide savonnette appelée « gran padano ») ; ce que tu n’utilises pas se conserve très bien au frigo
Un petit morceau de beurre (petit, j’ai dit, faut pas que ça baigne dans le gras)
Du poivre du moulin

ingrédients

Mise en œuvre :

Tu commences par rincer le basilic et par le faire sécher entre deux feuilles de sopalin
Tu lances la cuisson des spaghetti comme tu en as l’habitude
Tu découpe ton basilic comme te l’as appris ta grand-mère : avec des ciseaux dans un verre
Tu réalises des lamelles de parmesan avec un épluche-légume de type « économe »
Arrivé à cette étape, les spaghetti sont cuits ; tu les égouttes sans insister lourdement
Dans la casserole dans laquelle tu as cuit les pâtes, tu fais fondre doucement le petit morceau de beurre
Tu mets les spaghetti dans la casserole et tu touilles pour que le beurre se mélange
Tu ajoutes le basilic ciselé, toujours sur feu doux : ça doit rester chaud sans recuire
Tu poivres selon tes goûts
Tu sers dans les assiettes et tu parsèmes généreusement de lamelles de parmesan
Tu manges aussitôt, avec un petit verre de rosé si c’est l’été

c'est fini !