Collection 465

Le bassin d’Arcachon à marée basse au début de l’automne 2018

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Quand la tourterelle prend l’antenne

P1220539Surprise au week-end dernier lorsque je vis, ébahie, une tourterelle posée sur une ébauche de nid, lui même perché sur une antenne de télé. Ebahissement car, dans ma petite tête de mammifère moyen, la taille du nid est proportionnelle à celle de l’oiseau qui le construit, et surtout, septembre n’est pas la saison peace and love.
Double erreur, que le site oiseaux.net me permets de corriger ce soir : la tourterelle turque (qui n’a de turque que le nom) fabrique de l’oisillon à tour de pattes de mars à octobre. Deux semaines après la ponte, les petits sortent de leurs œufs. Ce qui peut faire pas mal de jeunes chaque année. D’autre part, le nid de ladite tourterelle est on ne peut plus sommaire : quelques brindilles font l’affaire. Le mâle et la femelle se relaient pour couver sur ces quelques branchettes instables vite agencées.

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Photos prises sur l’île d’Oléron le 22 septembre 2018

Un morutier par hasard

Un petit bonheur de la vie l’après-midi, entre la fin des cours et des réunions qui n’en finissent pas, ça ne se refuse pas.
Suite à une course fort rapide dans la grande distribution du centre-ville, je décide de tester ma capacité de résistance à la chaleur en descendant sur les quais. Pas un poil d’ombre, mais un quatre-mâts goélette ravissant amarré au ponton d’honneur : le Santa Maria Manuela. Construit en 1937 et en un temps record (62 jours), ce navire taquina fort longtemps la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Trop ringard pour poursuivre l’aventure, il cessa cette activité en 1993, puis fut restauré afin de se lancer dans le tourisme culturel. Aujourd’hui, à Bordeaux, il était possible de le visiter. J’en ai profité.

Collection 463

Le port du Château d’Oléron (été 2018)

Orage en cours

Une fois de plus, Météo France nous a alerté en orange : on ne peut pas lui reprocher de ne pas faire son job. L’air fut lourd, très chaud, jusque vers 20 heures. Et puis rien, enfin pas grand chose. Un vague vent mollasson de sud, mais quand même les avions qui décollaient à l’envers (c’est-à-dire vent de dos et pas de face), signe que ça devenait rock’n roll ailleurs. Le vent s’est levé, il y a un peu de pluie, quelques éclairs, il fait moins chaud. La dernière photo prise fut celle-ci :

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Et puis plus rien car vint la nuit un peu avant 21 h 30. Dois-je vous rappeler mon désespoir des jours qui raccourcissent ?

La nuit va venir, elle arrive, elle est là

Vol Amsterdam - BordeauxPasser ses vacances d’été sous le 62e parallèle, que ce soit en Finlande ou ailleurs, a quelques conséquences sur la perception de la nuit. Celle-ci tombe très très lentement et jamais tout à fait ; à quatre heures du matin, il fait grand jour. Les maisons locales n’ont que rarement de rideau occultant et jamais de volet au fenêtre. Le sommeil se fait sans réelle obscurité, et ce n’est pas toujours simple.
Finalement, ce qui fait que l’on apprécie le retour sous notre brave 45e parallèle, outre la tambouille (promis, j’en parle un jour), c’est le retour de ce contraste élémentaire et franc entre le jour et la nuit.
Je me souviens ainsi du retour à Bordeaux, le descente avait commencé et nous n’étions plus très loin de notre cher aéroport de Mérignac : la nuit, vers l’est, était visible et se rapprochait de nous comme la marée haute au Mont-Saint-Michel par fort coefficient (c’est-à-dire, pour reprendre l’adage populaire, « à la vitesse d’un cheval au galop »).

Vol Amsterdam - Bordeaux
Le problème, c’est ce soir : 21 h 30 et déjà nuit noire. Regret et nostalgie pour les très longues soirées finlandaises.

Qu’est-ce qu’elle a donc fait, la p’tite hirondelle ?

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Une jeune hirondelle sur l’île d’Oléron, mi-août 2018

La p’tite hirondelle n’a rien fait puisque la grande n’est pas parvenue jusqu’à nous pour niaquer les moustiques et faire des bébés hirondelles. Un été sans ce superbe petit oiseau, à part un ou deux rescapés de la grande migration qui a mal tourné.
Une lueur d’espoir quand même, sur l’île d’Oléron : une jeune hirondelle, plumage encore en travaux, était perchée sur un fil il y a moins de deux semaines. Pas d’autre jeune dans mon champ visuel, l’hirondelle se fait rare, et le moustique me pique, me pique et me repique.