Grèbe urbain

En ce moment, au Jardin Public, le cormoran est le roi. Les carpes n’ont qu’à bien se tenir ! Et donc, il y a peu de temps, j’observai un de ces cormorans, qui plongeait invariablement pour ne rien rapporter : les carpes se tenaient bien.
Le cormoran plonge, ressort un peu plus loin, replonge, et ce qui ressort est … un petit bouchon flottant, qui replonge aussitôt. Beaucoup beaucoup, mais vraiment beaucoup plus petit qu’un cormoran, le grèbe, car grèbe il y a, farfouille lui aussi dans la mare pour chercher tambouille. Outre le fait que, croyant voir surgir un cormoran balaise, je me trouve face à un petit grèbe dodu, la surprise est liée à la présence même de ce grèbe en pleine ville. Il s’agit du grèbe castagneux, que j’ai surtout l’habitude de voir sur le bassin d’Arcachon dès que l’automne arrive. Un plongeon de plus, et je ne vis plus le petit grèbe.

Un grèbe castagneux dans le Jardin Public de Bordeaux au début du mois de décembre 2018
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Tous les indices concordent

Tous les indices concordent : l’hiver est à nos portes, il arrive, il est là. D’ailleurs, ce matin, j’ai du trouver écharpe et manteau bien chaud en urgence : le thermomètre annonçait 2°C. Au week-end, déjà, sur le Bassin d’Arcachon et malgré la douceur de l’air, je me doutais bien de quelque chose. Les bécasseaux se rassemblaient en nombre sur la plage. Ils peuvent certes être là en toute saison, mais c’est en hiver qu’ils sont les plus nombreux et, a priori, les plus grégaires :

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Idem pour les grèbes castagneux. Les premiers de ces petits migrateurs se sont pointés fin septembre, des précoces qui voulaient la meilleure place au camping. Ils sont désormais de plus en plus nombreux :

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Idem itou pour les cygnes réticulés, qui arrivent petit à petit pour hiverner :

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Mais l’indice le plus sûr d’un hiver imminent, c’est bien sûr les très nombreux passages de grues cendrées qui ont lieu depuis quelques jours. Ce soir encore, alors que je revenais joyeuse mais frigorifiée avec mes jolis légumes de l’AMAP, j’entendais un énorme vol de ces formidables oiseaux, mais sans les voir pour cause de nuit noire. Par contre, hier sur le Bassin, le défilé était ininterrompu :

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Déjà la fin de l’automne

Hier soir, j’entendais les grues dans le ciel bien noir, qui descendaient en hordes sonores vers un sud plus clément. Pourtant, actuellement, il fait plutôt doux, mais la grue qui passe, c’est un peu le signe de l’automne qui trépasse. D’autant plus que Météo France annonce un gros coup de froid pour la semaine prochaine. D’où ce coup d’œil sur les lumineuses couleurs de l’automne :

Photos prises mi-novembre 2018 au jardin public de Bordeaux

Dernière balade dans le marais avant l’hiver

Il s’agit d’une de mes balades préférées sur l’île d’Oléron : le marais des Bris, sur la commune de Saint-Trojan :

Il est encore temps d’y trainer ses baskets, mais dans peu de temps, il faudra les bottes, voire la barque. C’est un marais, après tout, et, à contre-jour, il brille et c’est joli :

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On n’y voit pas forcément tant d’animaux que ça à cette saison, du moins en plein après-midi. Il y a néanmoins des traces de sangliers, probables cousins de ceux que nous avons aperçus de nuit du côté de Saint-Pierre, qui déambulaient sur le bas-côté de la route (et pas en plein milieu, notre carrosse leur en sait gré). On ne voit plus de grenouilles, même si certains soir le marais croasse encore, mais le frais arrive et le batracien se tait désormais. Les échasses blanches sont parties vers des contrées plus ensoleillées il y a longtemps déjà. Bref, c’est novembre, et il faut faire avec. Avec les oiseaux de garde, comme le merle, qui se régale de tous les fruits de tous les arbres et arbustes du marais … :

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… et comme l’aigrette garzette, en pleine séance de pêche :

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Photos réalisées en novembre 2018

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Le bassin d’Arcachon à marée basse au début de l’automne 2018

Quand la tourterelle prend l’antenne

P1220539Surprise au week-end dernier lorsque je vis, ébahie, une tourterelle posée sur une ébauche de nid, lui même perché sur une antenne de télé. Ebahissement car, dans ma petite tête de mammifère moyen, la taille du nid est proportionnelle à celle de l’oiseau qui le construit, et surtout, septembre n’est pas la saison peace and love.
Double erreur, que le site oiseaux.net me permets de corriger ce soir : la tourterelle turque (qui n’a de turque que le nom) fabrique de l’oisillon à tour de pattes de mars à octobre. Deux semaines après la ponte, les petits sortent de leurs œufs. Ce qui peut faire pas mal de jeunes chaque année. D’autre part, le nid de ladite tourterelle est on ne peut plus sommaire : quelques brindilles font l’affaire. Le mâle et la femelle se relaient pour couver sur ces quelques branchettes instables vite agencées.

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Photos prises sur l’île d’Oléron le 22 septembre 2018

Un morutier par hasard

Un petit bonheur de la vie l’après-midi, entre la fin des cours et des réunions qui n’en finissent pas, ça ne se refuse pas.
Suite à une course fort rapide dans la grande distribution du centre-ville, je décide de tester ma capacité de résistance à la chaleur en descendant sur les quais. Pas un poil d’ombre, mais un quatre-mâts goélette ravissant amarré au ponton d’honneur : le Santa Maria Manuela. Construit en 1937 et en un temps record (62 jours), ce navire taquina fort longtemps la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Trop ringard pour poursuivre l’aventure, il cessa cette activité en 1993, puis fut restauré afin de se lancer dans le tourisme culturel. Aujourd’hui, à Bordeaux, il était possible de le visiter. J’en ai profité.