Exceptionnelle orite

L’orite à longue queue est plus communément appelée « mésange à longue queue ». C’est un petit passereau tout rond, qui déambule en bande dans mon jardin dès que l’hiver arrive. Ce petit oiseau se nourrit essentiellement d’insectes et de larves, voire de petits invertébrés, mais les graines ne sont pas sa tasse de thé, sauf quand elles sont un peu molles, car cette mésange-là a le bec un peu faiblard.

Une orite (ou mésange) à longue queue en Gironde – Janvier 2020

Et pourtant, il y a peu, j’ai vu une de ces orites dévorer des graines, y prendre même plaisir, effectuant toutes les excentricités possibles pour les attraper. Il n’est pas habituel non plus que cette mésange-là mange sur le plancher des vaches, or là elle était à quelques centimètres du sol, autant dire à portée de chat. Mais chat par chance il n’y avait pas, et la mésange a pu tranquillement finir son repas.

Une orite (ou mésange) à longue queue en Gironde – Janvier 2020

Pour en savoir plus : oiseaux.net

0,1 %

C’est le ministre qui l’a dit. Il ne peut pas se tromper : il est ministre, lui. Et moi, pauvre cloche, je ne suis qu’un grain de poussière. Cela me rappelle une chanson d’Higelin, mais ce n’est pas le sujet. Quoique …
Donc, pour reprendre la leçon à son début, m’sieur Blanquer a dit que 99,9 % des profs kiffaient sa réforme du lycée. Je n’avais que 5 de coeff au bac en maths quand j’étais jeune, forcément c’est trop peu, mais quand même, je crois bien que ça veut dire que 0,1 % seulement sont contre.

Ouh les vilains ! D’ailleurs, m’sieur le ministre n’y est pas allé par quatre chemins : les vilains sont des radicalisés incompétents et antidémocratiques. Même que c’est sur France-Inter qu’il l’a dit. J’aime bien Inter, c’est ma radio depuis le berceau, alors ça me touche, forcément.

Ça me touche d’autant plus que je fais partie de ce 0,1 %. Ces quelques péquenots qui déambulent dans les rues auprès de quelques malheureux manifestants, histoire de prendre l’air par une belle journée d’hiver. Une brêle, un non-événement, que dalle, nada. 0,1 % multiplié par tout plein de gens, ça fait combien au final, sur la place de la Victoire ? victoire, victoire … cela viendra … il faut y croire : 15 et 22 mars, élections municipales en mode « Macron dégage ».

Les photos qui illustrent cette note ont été prises aujourd’hui même à Bordeaux

Recette du pin perdu


Prenez un grand pin bien haut bien droit, un pin maritime
Un pin de bord de plage
Un pin du Bassin d’Arcachon
Laissez-le grandir, prendre de l’assurance
Sans lui dire que le sol mou, fait de sable
Repose sur la couche dure de l’alios
Que jamais ses racines ne perceront
Il restera un pin flottant, un pin sur sol fuyant
Les vents, les marées, le dérèglement climatique
Se chargeront du reste
Les racines mises à l’air
Le pin pourra tranquillement passer de vie à trépas

Un pin maritime du Bassin d’Arcachon, janvier 2020

De retour sur nos plages [3/3]

Il y a les hivers avec et les hivers sans. Nous sommes plutôt dans un hiver « avec ». Je veux ici parler de cet organisme bizarre et bleu, qui ressemble à une méduse mais qui n’a rien à voir avec ladite méduse : il s’agit de la physalie.

Des physalies sur une plage de St-Georges-d’Oléron – Janvier 2020

La physalie n’est pas un animal à proprement parler, mais un ensemble de polypes portés par un flotteur au gré des vagues et des courants. La haute mer échoue régulièrement ces organismes sur les plages, puis les reprend. Ou pas. Méfiance toutefois : les physalies sont terriblement urticantes.

Des physalies sur la Grande Plage de St-Trojan (île d’Oléron) – Janvier 2020

De retour sur nos plages [2/3]

De retour sur nos plages océanes, après la crépidule, qui se mange, voici l’anatife, qui n’a aucun intérêt culinaire. Le mollusque s’accroche à tout ce qu’il trouve (bois flotté, bouchon de bouteille ou autre) et s’échoue sur les plages, puis repart à la marée suivante. Bien qu’il lui ressemble, l’anatife n’est pas le pouce-pied, qui lui se mange et est même très recherché, notamment sur les tables espagnoles.

De retour sur nos plages [1/3]

Chaque hiver, des coquillages et autres animaux marins se retrouvent sur les plages atlantiques, de manière plus ou moins importante selon les années. Certains de ces animaux sont considérés comme d’abominables gêneurs : c’est le cas de la crépidule, originaire d’Amérique du Nord, introduite en Angleterre à la fin du XIXe siècle par des ostréiculteurs ayant importé des huîtres de Virginie, et qui n’a plus eu que le Channel à traverser pour rejoindre la Normandie et la Bretagne.

Des crépidules sur une plage de Saint-Georges d’Oléron (Charente-Maritime) – Janvier 2020

Une deuxième arrivée de ce mollusque s’est produite avec l’importation d’huîtres japonaises pour supplanter l’huître portugaise défaillante sur les côtes françaises dans les années 1970. Depuis lors, la crépidule croit et multiplie, étend son aire d’habitat, d’où sa présence dans le bassin de Marennes-Oléron. Elle est à l’aise partout, boulottant dans la même écuelle que les autres coquillages, ceux qui sont élevés ou péchés par les hommes, d’où crispation dès que crepidula fornicata se montre un poil envahissante. Néanmoins, depuis quelques années, la crépidule est considérée comme un mollusque intéressant car comestible : elle est alors vendue et cuisinée sous le nom de « berlingot de mer ».

Des crépidules sur une plage de Saint-Georges d’Oléron (Charente-Maritime) – Janvier 2020

Quand les oies font le tour du jardin

Ce midi au Jardin Public de Bordeaux, pour une raison qui m’échappe, les oies ont, en groupe, quitté la mare, puis se sont mise à voler en criant. En général, cette balade de l’oie ne dure que quelques minutes, mais aujourd’hui, les déambulations sonores et rapides ont duré près d’une heure. Les oies ainsi tournaient au-dessus du jardin, comme si quelque chose les empêchait de revenir vers la mare.

Tailler une bavette au milieu du pont

Un matin un peu frais mais ensoleillé. Contre-jour sur le Pont de Pierre où les gens circulent vite, à pied comme à vélo. Sauf deux humains, immobiles et face à face, qui probablement bavardent. Il ne fait jamais chaud sur le Pont de Pierre en hiver. Et pourtant, ils papotent dans le frisquet vent matinal, au-dessus d’une Garonne qui file du plus vite qu’elle peut vers l’océan.

Bordeaux – Janvier 2020

Un même objectif (fin)

Au début de l’histoire, il y avait donc des gens qui photographiaient des chevaux en attendant le soleil couchant (se reporter au post d’hier pour y voir plus clair). Le clap de fin arrive, et, je l’avoue, ce ne sont pas les meilleures photos de la série. Néanmoins, le moment fut très agréable à vivre, même si les images ne sont pas à la hauteur de ce que nous avons vraiment vécu : un ami a même vu le si rare et fugitif rayon vert, que l’objectif de l’appareil-photo et moi-même attendons depuis longtemps. Je n’avais pas le regard tourné du bon côté pendant ces quelques minuscules secondes-là. Ainsi va la vie.

Un même objectif (suite)

Hier soir, nous avions ensemble contemplé des promeneurs qui, eux-mêmes, contemplaient et photographiaient quelque chose qui n’était pas le coucher de soleil, puisque l’heure H n’avait point sonné : cliquez ici pour vous souvenir de ce moment.
Mais alors, que regardaient ces gens ? La réponse est ici :

Des cavaliers sur une plage de l’île d’Oléron – Janvier 2020

Un même objectif

Des promeneurs sur une plage de Charente-Maritime. Ils avancent vers le nord, jetant régulièrement le regard vers l’ouest : nous attendons tous le coucher du soleil, mais il y a encore de la marge, la balade peut se poursuivre sans crainte imminente de louper le spectacle. D’un coup, les badauds se tournent vers l’océan et braquent leurs smartphones vers un seul et même objectif, qu’eux seuls ont vu tandis que je les regardais eux, eux qui d’un même geste ont fait la même chose au même moment.

Promeneurs et smartphones sur l’île d’Oléron – Janvier 2020

Pas de sapin pour Noël

C’était un très grand sapin municipal, décoré entre la cathédrale et la mairie, un de ces sapins qui font s’arrêter le badaud. La tempête Fabien, qui a pulsé son air humide à plus de 140 km/h sur la ville, a eu raison de lui : au petit matin, les agents municipaux constataient la chute de l’arbre et entreprenaient son découpage en petits morceaux. Noël sera sans sapin à Bordeaux.

Ce que la Garonne charrie

Les quais de Bordeaux à mi-marée, par un coefficient tout mini-riquiqui, et pourtant dame Garonne est déjà bien haute. Pluies et vents de ces jours derniers ont apporté branches et débris divers dans l’estuaire, pour le plus grand plaisir des mouettes et des corneilles qui y trouvent un moyen de transport bien pratique. C’était hier. Aujourd’hui, il pleut, la dépression se creuse à vue d’œil, la tempête arrive.

Une certaine frénésie à quelques jours de Noël

Affichette placardée sur un arrêt de tram à Bordeaux – Décembre 2019

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile en ces temps tendus, je croise la question suivante : « Au nom de sa richesse patrimoniale et son rôle pour le climat, est-il envisageable d’internationaliser l’Amazonie ? » (Equal Times). Considérant la personnalité de Monsieur Bolsonaro, je serai encline à répondre « oui ».
En déambulant toujours, je découvre que la société des bernard-l’hermite n’est pas si égalitaire que cela dès lors qu’il s’agit de trouver un toit (en l’occurrence la coquille d’un autre crustacé), mais tout de même plus que certaines sociétés humaines : avec un coefficient de Gini de 0,32, le bernard-l’hermite fait moins bien que l’humain de Slovaquie mais bien mieux que celui d’Afrique du Sud. Pour mémoire, je rappelle qu’un coeff de Gini supérieur à 0,4 est considéré comme potentiellement facteur de révolte voire de révolution (à lire dans Korii).
En déambulant encore, j’apprends que le cri de la carotte, ce n’est pas du pipeau, puisque « les plantes émettent un son lorsqu’elles sont stressées » (La Relève et la Peste).
En finissant ma balade, je me pose sur l’île de Patiras, dans l’estuaire de la Gironde (localisation ci-dessous), qui accueillait les pestiférés au temps où Bordeaux et sa région étaient confrontées à cette épidémie (à lire dans Sud Ouest).


Les pommes et la pinsonne

Aux internautes récemment arrivés sur ce blog, je précise que mon jardinet abrite un pommier décoratif, dont les minuscules fruits font le bonheur gourmand d’oiseaux urbains, dès lors que lesdits fruits sont tellement mûrs qu’ils en sont pourris, voire véreux. Le merle s’éclate, la fauvette bafre (voir la photo d’hier), le rougegorge s’y essaie, les mésanges savourent. Et puis, depuis deux ou trois jours, il y a un oiseau de plus, qui se barbouille régulièrement le bec de pommes réduites à la texture compote. À vue de nez et à première vue, je pencherais pour une femelle pinson :

Département de la Gironde – Décembre 2019

Monsieur Fauvette kiffe les pommes

Département de la Gironde – 16 décembre 2019

La mésange floue

La mésange bleue ne fréquente mon jardin que lorsque je la nourris. Mangeoires bien garnies furent donc installées aujourd’hui, et, en fin de journée, la mésange bleue est venue picorer quelques graines. Lumière faible, photo prise derrière la vitre pour ne pas déranger, l’image est floue, forcément. Mais la mésange bleue est bien là. Tout comme le rouge-gorge, le couple de fauvettes, les merles, les moineaux, et je crois même avoir aperçu un pouillot.

Une mésange bleue dans mon jardin. Département de la Gironde. Décembre 2019

Encore plus unis qu'au premier jour

Monsieur Philippe a voulu jouer la division entre les jeunes blancs-becs et les vieux cons : jeunes blancs-becs et vieux cons ont fait cause et caisse commune aujourd’hui dans mon lycée, puis ont voté la grève à l’unanimité pour mardi. Nous battrons donc à nouveau le pavé, puisque nous ne disposons pas de camions ou de tracteurs pour bloquer les routes et les dépôts de carburants. Nos élèves et leurs parents seront gentiment prévenus : mardi, c’est lycée mort. Jeunes blancs-becs et vieux cons ne se laisseront pas abattre comme des pigeons.

Le tram de Bordeaux un jour de manif

La ligne rouge est franchie

En séparant les vieux (qui gardent le régime actuel de retraite) des jeunes (qui se prennent les points en pleine face), le gouvernement nous rejoue la bonne vieille scène du « diviser pour mieux régner ». Mais tous ne tomberont pas dans le piège. Même la bénie-oui-oui CFDT se dit qu’il serait bon de se mettre aussi à râler. Tenir, encore et encore, …

Photo prise à la fin de la manifestation contre la réforme des retraites à Bordeaux le 10 décembre 2019

Une base large

Quoiqu’en pensent certains médias défenseurs des pauvres « usagers » pris en « otage » par les vilains privilégiés qui ne pensent qu’à leur petit cul retraite, les manifestations de ces derniers jours rassemblent une base large de citoyens inquiets pour leur avenir, dépités et désarçonnés face à cette société dans laquelle il semble de plus en plus incongru de jouer collectif. Aujourd’hui, à Bordeaux, de nombreuses professions ont défilé, beaucoup de gens ordinaires, des « vraies gens » comme on entend parfois. Parce-que le ras-le-bol touche tout le monde, et pas seulement ceux pour qui c’est moins dangereux que d’autres de faire grève.

L'écureuil en mode "cochon pendu"

C’était un jeu du temps marmot, du temps du trapèze sur le portique du jardin : coincer la barre sous les genoux, tête en bas. On appelait ça « le cochon pendu ». C’est précisément à cette figure de style enfantine que j’ai pensé en voyant un écureuil, autrement plus agile que moi en mode minot, qui, pour choper le fruit qu’il convoitait, se contorsionnait en tous sens sur des brindilles frêles, risquant à chaque instant la dégringolade au pied de l’arbre, se rattrapant de justesse et grignotant avec bonheur la noix tant désirée

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L'eau monte

Le début du mois de décembre est considéré par les naturalistes comme le vrai début de l’hiver, qui intervient donc trois semaines avant l’hiver des calendriers, qui est l’hiver astronomique. De fait, depuis le 1er décembre, il fait bien froid, un de ces froids qui obligent à porter bonnets, gants et chaussures chaudes. Un vrai hiver qui fait de la buée quand on respire, avec un très très beau ciel bleu qui met de bonne humeur. Il a tellement plu les jours d’avant … Souvenons-nous, dans un parc de la banlieue bordelaise, des chênes baignaient franchement, puis l’eau a leurs pieds avait été pompée, et tout était rentré dans l’ordre.
Sauf que, l’eau tombée juste avant l’offensive hivernale du 1er décembre, a tout détraqué et les chênes pataugent à nouveau dans l’eau glacée :

Ailleurs aussi, dans ce même parc, les arbres découvrent qu’il pourrait être de bon augure d’apprendre à nager, là où, en plein été, il n’y a même pas une flaque et encore moins un ruisseau :

Photos : Parc Ausone (Bruges), 5 décembre 2019

Triste record oléronais

On la surnomme « la lumineuse », mais l’île d’Oléron est en train de devenir « la noyée ». C’est sur la pointe de Gatseau, dans le sud de l’île d’Oléron, que l’érosion est la plus forte en Europe (cliquez ici). Il y a là un mélange de phénomènes naturels qui s’entraînent et s’amplifient les uns les autres, en lien notamment avec la situation de la pointe de Gatseau au débouché de l’estuaire de la Seudre. À cela s’ajoutent les effets du dérèglement climatique. Cette petite vidéo de France 3 fait le point :

Il a tellement plu que l'arbre a chu

C’était un bel et grand arbre dont les feuilles bien jaunes signaient l’automne en fin de parcours. Mais c’est aussi un automne mouillé plus que de coutume, tout bon tout bien pour les nappes phréatiques, plus problématique pour la terre en surface, transformée en soupe, en gigantesque patouille qui désolidarise les racines du sol.

Au Jardin Public, comme dans d’autres lieux, suite à cette eau infernale cumulée à quelques vents forts, l’arbre a les racines à l’air et les branches qui trempent dans la rivière ornementale.

Photos réalisées au Jardin Public de Bordeaux à la fin de novembre 2019

Le bon côté de la flaque

Détrempe, piscine, pédiluve, pataugeoire. Il a tellement plu que l’arrêt soudain de la flotte semble improbable, irréel, et pourtant cela a eu lieu. Un temps calme enfin, mais la pluie torrentielle de ces dernières semaines a laissé des miroirs dans lesquels les arbres se refont une beauté. Il fallait bien que tant et tant d’eau serve à quelque chose.

Sauvons les chênes de l’eau

Souvenez-vous, l’histoire ne date que de quelques jours : dans un jardin d’une agglomération bordelaise noyée sous des pluies diluviennes, des chênes baignaient bien malgré eux façon palétuviers à marée haute (piqûre de rappel). Voici une image de la scène :

Parc Ausone (Bruges) – 17 novembre 2019

Aujourd’hui même, alors que la flotte mettait encore à l’épreuve bottes et cirés, je pus constater que le sauvetage des chênes était en cours, suite à la mise en place d’une pompe pompant l’eau qui rendait les racines pompettes, ivres d’une flotte potentiellement létale pour ces deux braves chênes d’un parc urbain tout neuf :

Parc Ausone (Bruges) – 21 novembre 2019

Fin de journée en mode « grue »

La grue cendrée est ce magnifique oiseau migrateur qui a choisi le dessus de mon jardin pour autoroute. L’Aquitaine est aux grues ce que l’autoroute A7 est aux aoûtiens friands de Méditerranée : un incontournable, un must, the place to be, un hot spot des embouteillages saisonniers.

En toute fin d’après-midi déjà, elles se bousculaient au portillon, jouant des ailes pour être en pole position au péage. Bien que la nuit soit désormais bien tombée, nous les entendons encore, en vol stationnaire dans le quartier, tournant en rond à la recherche des courants ascendants qui les catapulteront vers le grand sud désiré. Demain, sur la Gironde, on nous annonce de la pluie. À chacun son destin.

Photos réalisées en Gironde le 20 novembre 2019

Il a tellement plu

Il a tellement plu que les jardins sont devenus des piscines. Mes branchies poussent et mes pieds se palment, tandis que, dans les parcs, les chênes se demandent s’ils n’eut pas été opportun que la divine providence fasse d’eux des palétuviers. On baigne, on trempe, on patauge, et le chêne nage tandis que les éventuels cèpes à ses pieds se noient dans le jardin devenu éponge.

Parc Ausone (Bruges) – Novembre 2019

Un tour de Clet à Bordeaux ?

Clet Abraham est un street artist qui apporte de la bonne humeur en détournant les panneaux de signalisation avec des stickers. Une petite touche d’humour dans la rudesse de la ville. Au printemps 2018, il a ainsi détourné cinquante panneaux à Bordeaux (article dans Sud-Ouest), mais 2018, c’est déjà loin, et ce panneau-ci me parait tout frais :

Un panneau peut-être détourné par Clet – Bordeaux, novembre 2019