Formule magique

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée
Bordeaux, juin 2022

Écumons le miroir d’eau

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le verbe anglais « to skim » peut se traduire par « frôler » ou « écumer ». Le skimboard est une activité sportive ayant pour but de surfer sur une eau de très faible profondeur, quelques centimètres, pas plus. Si cette activité est fréquente sur les plages, je ne l’avais encore jamais vue en ville. Or les miroirs d’eau se prêtent a priori fort bien à cette glisse-là. J’ignore si seul le miroir d’eau de Bordeaux est concerné, ou si d’autres sont aussi terrains de jeu pour cette activité. Je pense ainsi à celui de Nantes, qui a des caractéristiques proches de celui de Bordeaux.

Sont-ce les poussins de la troisième couvée ?

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La poule d’eau pond 5 ou 6 œufs environ trois fois par an, entre avril et juillet. Cela peut, au final, faire une belle équipe de poussins. Nous sommes en juin. Les petits présents sur la photo ont encore leur bonne bouille d’extraterrestres, cela fait donc probablement moins d’un mois qu’ils ont percé leurs coquilles. Le calcul proposé est donc le suivant : sachant que la gallinule poule d’eau pond trois fois 5 à 6 œufs par an, entre avril et juillet, les petits vus mi-juin sont-ils ceux de la troisième couvée ? Une quatrième couvée est-elle envisageable ? La deuxième aurait-elle pu avoir du retard ?

Bordeaux en noir et blanc [29]

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Opération « île morte »

La mer et ses poissons, Le monde tel qu'il va, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’alerte rouge est levée, il y a même eu un peu d’orage et de pluie la nuit dernière, mais le grand sud-ouest a morflé. Canicule précoce. Autour de 40°C à l’ombre. Certes, ce chiffre n’a pas été tout à fait atteint sur l’île d’Oléron, mais il fit quand même beaucoup trop chaud hier et vendredi pour envisager autre chose que la planque à la maison, dans le noir des volets consciencieusement clos, avec pas mal de litres de d’eau à portée de gosier. Hier quand même, en début de soirée, une brève sortie fut tentée sur le port du Château d’Oléron. Quelques minutes pour constater que les cabanes d’artistes qui, normalement, le samedi à cette heure, grouillent de badauds, étaient désespérément vides, voire fermées. Pas un chat non plus sur la terrasse du bistrot « L’Annex », où il est bien difficile de trouver une place habituellement. Un port vide, une ville vide, une mer lisse comme un miroir, un ciel chauffé à blanc, aucun relief, une lumière moche. Je préfère l’hiver. Quant à ceux qui doutent encore du réchauffement climatique, vous savez ce que je leur dis ? Je vous préviens, c’est pas poli.

Le port du Château d’Oléron et la terrasse de « L’Annex » en pleine canicule, sur le coup de 18 h 30 le samedi 18 juin 2022

Douche bienfaisante

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Voilatipa que ça cagnasse, que ça chauffe dur, que ça cogne et que ça transpire, que ça suffoque, que ça cherche l’ombre et l’eau bienvenues. L’eau. Le bain, l’éclaboussure, la brume, la douche, peu importe : l’avenir est dans la flotte. Jeune merle l’a bien compris, qui profite de l’arrosage automatique dans un parc public pour s’hydrater et se laver tout partout, même sous les ailes. Douchette bienfaisante qui clairement le ravit.

Un dernier essai, pour la gloire

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ce match avait mal commencé. UBB vs Racing 92 dans les barrages du Top 14, ça démarrait mal. Ça grinçait de partout, c’était lent et pas joli, même les supporters patachonaient, à tel point que le monsieur assis à ma droite regardait le match sur le grand écran et non sur la pelouse, et surtout ruminait des « fils de pute » au-delà de l’imaginable, même du plus minable des footeux. Chaban tombait bien bas et je m’ennuyais ferme. Puis vint la deuxième mi-temps. Les supporters avaient à peine eu le temps de récupérer leur bière à la buvette que l’essai de l’UBB plongeait le chaudron dans un total délire. Et le délire n’a jamais cessé, l’UBB a joué, a marqué, le chaudron a chaudronné. Clap de fin à la dernière minute par cet essai transformé par Trinh-Duc, alors que la victoire était déjà largement assurée. Transformation immortalisée comme il se doit. Score : 36-16 pour l’UBB, qui retrouvera Montpellier en demi-finale sur terrain neutre, en l’occurrence à Nice.

Transformation du dernier essai du match UBB / Racing 92 du 12 juin 2022

Les cabines de plage de Saint-Denis-d’Oléron

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La plage de la Boirie, dans le centre de Saint-Denis-d’Oléron (la commune la plus septentrionale de l’île), est connue pour ses cabines de bain, d’âges et de styles variés. Rien à voir avec les alignements millimétrés et maçonnés de Deauville, ou avec les pseudo-cabines d’aujourd’hui à rayures pour faire old style, avec peinture fraiche et style uniforme à chaque été. À Saint-Denis, tout est possible, tout est réalisable, et tout est donc à découvrir.

Rose comme une fleur d’artichaut

Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’artichaut, dois-je le rappeler, est une fleur comestible et goûteuse, que l’on mange avant qu’elle atteigne sa maturité. Pour faire simple, on la trampouille dans la vinaigrette alors qu’elle tente à peine d’échapper à son état de bourgeon. Mais si, atteints d’une artichauphobie subite, nous laissions la plante suivre le cours normal du temps ? si, comme dans les jardins botaniques, nous ne la récoltions pas ? la fleur alors s’épanouirait et montrerait de jolies nuances légèrement rosées, une couleur un peu désuète, un peu old fashion, mais très douce aussi.

Une fleur d’artichaut au Jardin Public de Bordeaux, juin 2022

Début juin dans le marais du Douhet

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Ile d’Oléron, encore et toujours. J’ai déjà, je crois, évoqué le marais du Douhet ici-même. C’est un marais taillé au cordeau, des rectangles bien rangés, bref, un marais né de la main de l’homme, situé sur les communes de St-Georges-d’Oléron et La Brée-les-Bains. Régulièrement, j’aime y passer pour y observer les oiseaux du moment. Hier, en fin de matinée, il était ainsi possible de voir le cormoran séchant ses plumes …:

… et un héron tentant de l’imiter :

Il y avait aussi le tournepierre à collier, cherchant quelle pierre il pourrait bien retourner, … :

… un étourneau qui tenait tête à un tadorne de Belon, … :

… une délicate échasse blanche …:

… et une avocette élégante :

Un gecko à Bordeaux

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Les geckos sont des genres de lézards. Ceux qui vivent en France lézardent plutôt sur les murs des villages du pourtour méditerranéen. Le gecko qui nous intéresse est la tarente de Maurétanie, petit animal moyennement farouche et plutôt nocturne, riverain lui aussi du bassin méditerranéen, y compris côté Afrique du Nord. Quelle ne fut donc pas ma surprise, ce matin, d’identifier un tel reptile, aussi mignon soit-il, sur le mur d’une maison du quartier du Grand Parc à Bordeaux ? la surprise fut. Et l’intérêt encore plus.
Cet animal est observé avec attention par les naturalistes dans la région, du moins selon ce que rapportait Sud-Ouest fin février. Le réchauffement climatique permet à ces animaux méditerranéen de bien vivre en Gironde. La question est de savoir comment ils y ont arrivés. Toujours selon ce même article de Sud-Ouest, il y a une forte probabilité que la mode des oliviers, dans les jardins ou sur les terrasses y soit pour quelque chose : des œufs de tarente, pondus sur de jeunes oliviers importés en Gironde, auraient alors éclos dans Bordeaux.

Bordeaux en noir et blanc [28]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Parlez-vous le patois oléronais ?

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le patois oléronais est un dérivé du picto-charentais, langue à laquelle il est possible d’être initié par le grand maître Yannick Jaulin. Pour être plus précis sur la langue de l’île proprement dite, il peut être utile de consulter le Dictionnaire de patois oléronais de Michel Nadreau.
Spécialistes ou non des diverses langues régionales, saurez-vous traduire la pancarte ci-dessous, vu du côté du chenal de la Baudissière, sur la commune de Dolus d’Oléron ?

La becquée pour héron aîné

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La becquée pour héron aîné ou la becquée quand héron est né, allez savoir ! Normalement, madame héron pond entre trois et cinq œufs, ce qui doit donner trois à cinq poussins vingt-six jours plus tard. Mais là, dans l’héronnière, je ne distingue qu’un seul petit. D’ailleurs déjà grandinet. Il faut préciser que les jeunes hérons passent environ deux mois au nid, ce qui laisse du temps pour grossir et faire de la plume. Au bout de 55 jours, les jeunes commencent à voler, mais c’est encore un peu pataud tout ça, faut continuer à apprendre. Et en attendant le jour J, il faut continuer à manger. N’empêche que je ne vois, en sur-zoomant pourtant, qu’un seul petit dans le nid, pas les trois à cinq annoncés par oiseaux.net. Que sont devenus les autres poussins ? Y’avait-il, d’aillleurs, d’autres poussins ?

Un héron et son petit sur l’île d’Oléron en mai 2022

Début de journée avec salamandre

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Cela fait partie des petits bonheurs de la vie. Partir un matin, pas trop tôt, sur le coup de huit heures, il fait déjà jour, et les oiseaux chantent à tue tête, et les chevrefeuilles sentent bon. Puis, au sol, voir autre chose que le bitume sombre : une salamandre traverse la rue. L’amphibien plutôt nocturne déambule alors que le jours est bien levé, ciel bleu, chaleur annoncée pour les heures qui viennent. Et la salamandre, tranquille, traverse donc la rue d’une zone urbaine qui ressemble déjà à l’été.

Photos prises dans l’agglomération bordelaise le 16 mai 2022

Il n’y avait pas que des palourdes

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Le 8 mai, lorsqu’ici même j’ai décrit l’ouverture de la saison de la pêche aux palourdes, je n’ai pas tout dit. J’ai pêché par omission (mais j’ai quand même tout mangé, tellement c’était bon). Il n’y avait pas que des palourdes. Il y avait aussi des coques, ce qui est habituel. Et aussi des lavagnons : des genres de tellines à la coquille moins allongé. Des petits bivalves bien planqués, plus profonds encore que les palourdes, qu’il faut sortir avec délicatesse tant la coquille est fragile. À la pêche aux lavagnons nous retournerons.

Ouverture de la saison

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C’est une histoire de vase et d’estran, une histoire de mi-printemps. Nous sommes sur l’île d’Oléron en plein après-midi, il fait presque chaud comme en été. Nous avons enfilé le short qui en a vu d’autres et le polo informe, bref, la tenue de pêche, ainsi que les bonnes grosses bottes en caoutchouc. Marée basse. On y va. Ce soir, il y aura palourdes à l’apéro, avec un petit pineau. On avance vers le large, on marche sous la mer, on repère les trous laissés par les bivalves, indices de la gourmandise à venir. On plonge le doigts dans la vase, on repère la bête, on sort le coquillage, on vérifie qu’il fait la maille. Tout va bien : les doigts n’ont pas perdu la main.

Bordeaux en noir et blanc [27]

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La mémoire de l’écureuil

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Il y a deux écoles : ceux qui pensent que l’écureuil planque noix et noisettes puis oublie les localisations des cachettes, et ceux qui soutiennent que le petit animal a une excellente mémoire, lui permettant au printemps de retrouver les provisions planquées six mois plus tôt. Ce que j’ai vu aujourd’hui tend à confirmer la deuxième hypothèse. L’écureuil creuse de ses petites pattes un périmètre relativement limité et, à chaque coup de griffe, sort un fruit à coque, enseveli à une distance raisonnable sous l’humus. Il ne cherche pas, ne farfouille pas, n’hésite pas : il y va, et ça marche. Chaque noix, noisette ou autre fruit du même type est immédiatement décortiqué et mangé.

Une île couleur « vieux rose »

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’île d’Oléron vire au vieux rose. Je ne parle pas de sa couleur politique, nettement plus angoissante et vert-de-gris. Je parle tout simplement de la floraison des tamaris, tous en même temps et dans une formidable douceur, que ce soit sous le ciel bleu ou sous le ciel gris.

Un tamaris en fleurs sur la commune de St-Georges-d’Oléron, avril 2022

Un hanneton de la Saint-Jean le jour de Pâques

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Le hanneton de la Saint-Jean est un petit coléoptère aimant les zones herbeuses, présent plutôt en été, d’où son nom (la Saint-Jean est la récupération chrétienne de la fête païenne du solstice d’été, fin juin). Or, hier, un hanneton de la Saint-Jean déambulait mollement sur le sable fin d’une plage du Golfe de Gascogne. Décalage spatial et temporel.

Un hanneton de la Saint-Jean sur une plage du littoral Atlantique, 17 avril 2022

Il y en a un deuxième !

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Au risque de paraître monomaniaque, je reste fixée sur la famille merle du jardin. Il y a quelques jours, je regardais avec discrétion un jeune merle et je me précipitais pour montrer ici-même les preuves de cette observation (cliquez ici). Ce matin, j’ai publié la preuve que le petit merle avait un frère (ou une sœur) : cliquez là. D’ailleurs il se peut que la fratrie soit plus grande encore, les dames merles pondant en général 3 à 5 œufs (ça se vérifie ici). Et donc, l’autre petit, qui semble plus pataud, moins rapide, qui a peut-être percé sa coquille quelques heures (ou jours ?) après l’aîné qui vole déjà très bien, l’autre petit, disais-je, est nourri manu militari à la pomme décorative :

Le pommier décoratif du jardin produit des pommes format cerises totalement immangeables par un humain, mais les merles s’en régalent tout l’hiver voire au-delà, les pommes, en fin de saison, étant carrément pourries et franchement véreuses. Un régal a priori, dont la merlette gave littéralement ses petits, enfonçant bien loin la pomme plus grosse qu’il n’y parait dans le petit bec pourtant grand ouvert, quitte à ce que le petit recrache la pomme décidément au-dessus de ses forces :

Y’a un p’tit jeune dans le garden

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L’esgourde attirée par un piaillement aviaire et juvénile, j’ose regarder par la fenêtre et j’entends ce petit oiseau :

Il s’agit d’un jeune merle qui, de ses neuves plumes, a voleté dans le jardinet, et y réclame pitance. Dame merle sa mère pioche alors ce qu’il reste de pommes ultra-mûres dans le pommier décoratif pour sustenter l’oisillon impatient :

Quand le sirocco redécore la ville

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Cette semaine, un vent chargé de sable du Sahara a balayé l’Europe du Sud au Nord. Si la chose est fréquente aux Canaries, pas rare en Espagne continentale, un peu exceptionnelle mais pas inconnue en Aquitaine, elle est carrément plus inattendue dans le nord de la France et même au Luxembourg, où le ciel est devenu jaune comme partout.
Mardi, à Bordeaux, les voitures, les fenêtres, les plantes, étaient ocre. Le ciel au petit matin tirait vers le verdâtre, puis devint plus orangé au lever du jour. Le sirocco passait par là. Pas facile à prendre en photo, le smartphone, quoique docile, n’étant quand même pas aussi subtil que l’œil humain.

Bordeaux en noir et blanc [26]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Bordeaux en noir et blanc [25]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Petit à petit, la mésange fait son nid

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Petit à petit, mais sans traîner non plus, la mésange récupère branchettes, pailles et brindilles :

Depuis hier, c’est le printemps. Certes, pas pour les astronomes (attendons trois petites semaines pour que l’heure de l’équinoxe vienne), mais pour les météorologistes et les naturalistes. Il suffit d’observer le comportement des oiseaux et des écureuils pour se rendre compte que la saison peace and love est de retour. Et notre mésange, tout à son affaire de récupération de matériaux, ne fait rien d’autre qu’aménager un nid douillet qui accueillera sous peu les petits oisillons de la nouvelle génération, dans un trou d’arbre banal, d’où elle entre et sort avec une belle régularité :

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise

Bordeaux en noir et blanc [24]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Grèbe huppé en bord de rocade

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’endroit semble à première vue peu avenant : une zone urbanisée avec des immeubles trop haut, un centre commercial gigantesque, et surtout la rocade bordelaise et son bruit infernal. Mais l’endroit n’est pas perçu par tous de la même manière, et de nombreux animaux, en particulier des oiseaux, s’y plaisent, essentiellement parce-que, à cet endroit précis, la rocade enjambe le lac, cette grande étendue d’eau artificielle qui a permis le drainage des quartiers du nord de la ville, en particulier celui des Aubiers.
Parmi ces oiseaux, il est courant d’observer des colverts, des cygnes, des foulques, des martin-pêcheurs, etc. Depuis deux ans au-moins — la chose fut même rapportée par Sud-Ouest — quelques grèbes huppés déambulent aussi dans le coin.

Le grèbe huppé est le plus grand des grèbes. Comme les autres oiseaux de sa famille, il plonge pour se nourrir, et rapporte des petits poissons, des larves d’insectes, des mollusques, …
J’ai surtout hâte qu’avril arrive, car c’est la saison de la nidification, et le spectacle de la parade nuptiale des grèbes huppés vaut le détour.

Photos réalisées depuis les berges du lac de Bordeaux en février 2022

Pour en savoir vraiment beaucoup plus sur le grèbe huppé, cliquez ici.

Cette année, le printemps commence le 8 février

Je suis prof mais je me soigne, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Dans une région où la migration des oiseaux signale les changements de saison, le passage, en milieu de journée, d’un grand groupe de grues cendrées dans le sens sud-nord, signifie sans aucun doute que les printemps est là. D’ailleurs j’ai déjeuné dehors et j’y ai même corrigé quelques copies. Celles-là, au-moins, quelles que soient les notes, sentiront la pâquerette et le mimosa.

Des grues cendrées au-dessus de Bordeaux, 8 février 2022