Homo sapiens en été [42]

Bordeaux – 2016

Homo sapiens en été [41]

Bordeaux – 2019

Homo sapiens en été [36]

Ile d’Oléron – 2019

Le Rainbow Warrior III

Le Rainbow Warrior III est le principal navire de la flotte de Greenpeace. Il était la semaine dernière à La Rochelle, il a passé le week-end à Bordeaux, il navigue ce soir au large de la Bretagne et devrait accoster à Cherbourg après-demain matin. C’est un navire militant, conçu en 2011 pour lutter contre tous ceux qui, en mer, portent atteinte à l’environnement. Il peut aller vite, son nid-de-pie bien haut perché permet de voir jusqu’à 24 km au loin, sa salle de radio est même équipée d’une porte anti-abordage pour que, quoiqu’il arrive, l’équipage puisse continuer à informer les citoyens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée à ce navire sur le site de Greenpeace.

Le Rainbow Warrior III dans le port de Bordeaux le 11 août 2019

Homo sapiens en été [35]

Arcachon – 2016

Le temple qui cache la forêt

Revenons très très longtemps en arrière, au XIXe siècle. La grande lande gasconne commence à être plantée de pins maritimes serrés et alignés. Dans le même temps, un temple protestant sort de terre dans le quartier des Chartrons à Bordeaux.

Rien à voir, pensons-nous, mais le street-artist espagnol Gonzalo Borondo y voit une sorte de coïncidence, et d’un sublime coup de patte, il unit l’arbre et le temple pour le temps d’un été. Il faut se dépêcher : l’expo ferme ses portes au week-end prochain.

L’entrée dans le temple, fermé au public depuis une trentaine d’années, demande un temps d’adaptation. Adaptation au son et à la lumière. Un son sourd et continu, qui sort de derrière l’orgue. Une litanie lancinante qui incite à la lenteur. La lumière ensuite. La pénombre plutôt. Le regard prend son temps, les pupilles s’adaptent, petit à petit, on distingue les formes, la peinture, les reliefs, les perspectives. Une expérience apaisante.

Pour en savoir plus :

Homo sapiens en été [33]

Saint-Emilion – 2018

Homo sapiens en été [32]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [7]

En déambulant sur la toile en ce début de mois d’août, je ne perds pas de vue la superficialité qui sied si bien à l’été, et je me souviens qu’il existe, depuis 2007 dans le Médoc, un championnat du monde de lancer de tongs (Sud-Ouest).
Je reste en Gironde mais retrouve un minimum de sérieux en lisant, sur le site du Point, une tribune de Xavier Planty, copropriétaire d’un premier cru classé de Sauternes et défenseur du vin bio. Il montre, et c’est d’ailleurs le titre de l’article, que « l’agroécologie sauvera les vins de Bordeaux », en rappelant au passage « le bon sens paysan », qui doit permettre aux viticulteurs de se « désintoxiquer des pesticides ».
Je reviens à des préoccupations plus légères et plus estivales en me posant sur le site de l’INA, où j’apprends que la mode du short pour homme n’a que 50 ans. Le micro-trottoir tourné dans les rues de Strasbourg est fort distrayant.

Je passe enfin beaucoup de temps à m’intéresser à l’histoire des médias (préparation des cours pour la rentrée oblige), et je visite une expo virtuelle de la BNF (La Presse à la une) puis découvre un site web consacré aux « Radios au temps de la TSF ». J’avoue prendre un réel plaisir à découvrir les multiples pépites que recèlent ces deux sites, oubliant presque qu’il s’agit quand même un peu de boulot.

  • Illustration : Norman Rockwell, « Le nouveau récepteur de télévision », 1949

Homo sapiens en été [30]

Bordeaux – 2017

Homo sapiens en été [27]

Ile d’Oléron – 2019

Le McDo d’Oléron ne sert à rien

Revenons brièvement sur un bras de fer perdu par la commune de Dolus d’Oléron : l’entreprise McDonald’s, qui prétend diriger une chaîne de « restaurants », se targuant même de « nourrir » une humanité affamée alors qu’elle se contente de la remplir de sucres et de graisses, l’entreprise McDonald’s, disais-je, a obtenu de haute lutte le permis lui permettant de s’implanter sur la commune de Dolus. Au grand dam des riverains, qui s’attendent notamment à des émanations olfactives peu compatibles avec l’air marin. Le hangar à tambouille semble achevé, mais il n’est pas encore ouvert. Officiellement, c’est pour éviter de surjouer sur la polémique pendant l’été. Il se peut, mais cette analyse n’engage que moi, que la raison soit tout autre. Et s’il y avait déjà une enseigne du (presque) même nom sur l’île ? Du côté du phare de Chassiron, par exemple ?

Le Macdau du phare de Chassiron – St-Denis d’Oléron – Juillet 2019

Voir des hirondelles, enfin

En terre bordelaise, l’hirondelle se fait rare. Au-dessus de mon jardin, il n’y en a quasiment pas eu cette année. C’est à désespérer. Migration ratée de l’an dernier, raréfaction des pitances par disparition des insectes sous le coup de doses massives d’insecticides, nidification problématique en lien avec une urbanisation galopante, tout est lié. Tout est ligué contre cet oiseau boulotteur de moustiques. Moustiques qui me piquent à qui mieux mieux. Et ça gratte.
Sur l’île d’Oléron, pendant la petite quinzaine de vacances, j’ai revu des hirondelles. Enfin. Une lueur d’espoir dans un monde qui se désagrège. Un vrai moment de bonheur dans cet été 2019. Ce soir, à Bordeaux, j’ai cru apercevoir quelques martinets et j’ai vu une chauve-souris. Les moustiques n’ont pas trop de soucis à se faire.
Les photos ci-dessous ont été prises en juillet 2019 sur l’île d’Oléron.

Homo sapiens en été [24]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [6]

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Homo sapiens en été [20]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [18]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [15]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Une jeune cigogne

Reprenons le double nid héron/cigogne déjà évoqué ici, ou, plus exactement, l’arbre pas bien grand hébergeant un nid de chacune des espèces : il y avait donc, au printemps, dans un arbre du marais oléronais, une famille cigogne et une famille héron qui cohabitaient (première piqûre de rappel). Un mois plus tard, nous avions pu observer un jeune héron (deuxième piqûre de rappel). Plus récemment, c’est une jeune cigogne qui campait sur son nid, reconnaissable à quelques restes de duvet en lieu et place des plumes, et surtout à la couleur encore très pâle de son bec, celui-ci étant encore bien en-deçà de la taille adulte.

Une cigogne juvénile – Ile d’Oléron – Juillet 2019

Homo sapiens en été [12]

Bordeaux – 2017

Homo sapiens en été [11]

Ile d’Oléron – 2018

Homo sapiens en été [9]

Bordeaux – 2019

Homo sapiens en été [8]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [5]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [4]

Bordeaux – 2017

Un anti-moustique peu farouche

C’est la deuxième année qu’il n’y a plus d’hirondelle au-dessus du jardin. Il y a bien quelques martinets, et hier soir, j’ai entrevu une chauve-souris. Le compte n’y est pas pour traquer le moustique dans les moindres recoins, surtout le tigre qui pique à tout va en plein jour.
Voir une libellule déambuler sur les tuteurs des tomates apporte sa petite lueur d’espoir, car, comme les oiseaux et le mammifère pré-cité, elle dévore les moustiques en vol. De plus, l’insecte est agréable à regarder, partant d’un point pour s’y reposer quelques secondes plus tard, pas craintive pour deux sous lorsque je lui mets l’objectif sous le nez.

Une libellule dans le jardin – Juillet 2019

Homo sapiens en été [3]

Bassin d’Arcachon – 2016

Un petit chemin qui sent la chevrette

Jolie initiative en cours sur l’agglomération bordelaise : transformer, du moins en partie, la vieille voie ferrée de ceinture en chemin pour les cyclistes et les piétons. Les travaux sont en cours sur le secteur Bruges / Le Bouscat, et une petite portion est déjà utilisable. Quoique, sous le cagnard actuel, la balade manque un peu d’ombre. À un gros arbre près, où, récemment, quelques biquettes peu farouches se restauraient.

Photos réalisées en juillet 2019