Conséquence inattendue de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris

S’il s’agissait d’une guerre, on parlerait peut-être de dommage collatéral : cette conséquence pas prévue au départ, pas souhaitée, et pourtant bien là. L’incendie de Notre-Dame n’est pas une guerre, mais un accident. Qui touche un patrimoine inestimable. Qui a fait la une de tous les quotidiens hier en France et dans pas mal d’autres pays.

Un faucon crécerelle à la chasse dans le ciel bordelais en septembre 2016

Outre une partie du bâtiment lui-même, des œuvres d’art, le grand orgue, etc, l’incendie a aussi détruit autre chose, qui n’était pas classée par les Monuments Historiques, c’est le fameux dommage collatéral que j’évoquais plus haut : l’incendie a mis à mal les abris des faucons crécerelles, dont un couple s’apprêtait justement à emménager dans un des recoins de la bâtisse.
Selon Ornithomédia, il y a actuellement 50 couples de faucons crécerelles à Paris, certes pas tous à Notre-Dame. Les premiers de ces oiseaux ont été repérés sur la cathédrale en 1840. Les oiseaux y trouvent en effet à la fois un abri et un poste d’observation. Il peut ainsi y avoir jusqu’à quatre nichées de faucons crécerelles par an dans les tours et les gargouilles de Notre-Dame.

En déambulant sur la toile [3]

En déambulant sur la toile ces derniers jours, j’ai appris que des champs de colza des Yvelines s’étaient transformés en champs de pétrole, pour cause de marée noire. Les Yvelines. Ce n’est quand même pas là que j’imaginais ce genre de problématique, et pourtant … Un pipeline tout pourri, qui fuit, et Total qui indemnise faute de mieux : à lire sur le blog Géographies en mouvement.

En déambulant sur la toile, mais aussi en écoutant la radio et en lisant le journal, il ne m’a pas plus échappé qu’à vous, que nous, homo sapiens, avions un nouveau cousin, largement identifié par ses quenottes atypiques, originaire des Philippines, et dénommé Homo luzonensis. Pour en savoir beaucoup plus sur cette découverte, je conseille Le Journal du CNRS, mais aussi Le Monde, qui établit une sorte de généalogie du genre homo, rappelant que, preuve ADN à l’appui, il y eut bien des échanges clairement charnels entre deux espèces a priori distinctes, comme sapiens et néandertal par exemple.

La déambulation s’est achevée en 1958, dans l’émission 36 chandelles, diffusée sur la seule et unique chaîne de télévision d’alors. L’émission, présentée par Jean Nohain, est tournée sur des scènes parisiennes. Pour sa dernière année, elle pose notamment ses caméras à L’Alhambra, où Raymond Devos nous convie à son formidablement absurde Plaisir des sens.


En déambulant sur la toile [2]

En déambulant sur la toile cette semaine, je bous de rage et de colère en voyant que les rumeurs millénaires poussent encore à la haine nos contemporains. Je veux ici parler des agressions récentes contre les Roms, sous le prétexte imbécile qu’ils enlèveraient des enfants. Il n’est pas inutile de faire l’historique des fantasmes qui entourent les « gens du voyage », comme on dit parfois. L’article du site Actuel moyen-âge s’y emploie fort bien.
Toujours au rayon grogne, j’insiste et je confirme : la réforme du lycée doit être pour le moins reportée, amendée et réellement discutée … avec les principaux intéressés ! Sur le sujet, Alternatives Economiques propose une excellente mise au point.
Déambuler sur la toile peut aussi, et c’est heureux, être plus léger et plus distrayant. On peut ainsi découvrir, via l’excellente émission Karambolage, l’origine du nom « Paname » pour Paris, ou se balader dans un marché d’Helsinki. Ce dernier reportage, visible sur le site d’Arte jusqu’au 17 avril, m’a fait d’autant plus plaisir que ce fut le premier endroit de cette ville que j’ai visité l’été dernier, lors des vacances en Finlande.

Vanha Kauppahalli – Vieille halle du marché d’Helsinki – Juillet 2018

En déambulant sur la toile [1]

En déambulant sur la toile ces derniers jours, j’ai eu la confirmation que j’avais vraiment raison de ne pas vouloir mettre les pieds au Puy-du-Fou, et encore moins d’y laisser des sous. L’article, rédigé par Guillaume Mazeau (maître de conférence à la Sorbonne), est suffisamment clair et argumenté : à lire dans The Conversation.
En déambulant sur la toile, j’ai aussi lu un article fort intéressant sur la hausse de l’océan sur les 270 km du littoral aquitain. Il n’y a pas que Soulac, avec son immeuble prémonitoirement nommé « Le Signal », qui soit concerné : toute la côte morfle et ça va vite. C’est à lire sur Reporterre.
Plus léger pour finir : un très bon documentaire d’Arte sur Pigalle, à voir jusqu’au 25 mai 2019.

Un emblème de Pigalle : le Moulin Rouge. Photo réalisée en décembre 2017

Quand les enfants expliquent aux adultes

La jeunesse me remplit d’espoir. On la disait indifférente, certains la voit sotte, et elle est là, concernée et mobilisée, ayant mille fois mieux compris que nous les vieux ce que l’avenir nous réserve. Hier donc, grève scolaire mondiale pour le climat. À Bordeaux, les petits ont bravé la pluie. J’ai pu les retrouver en fin de manif, sur la place de la Bourse, et mes poussins perso, élèves de mon bahut, m’ont interpelée, et ça m’a fait plaisir. On a papoté. Je n’ai pas osé leur dire que, en plus du soutien à la cause climatique, j’étais aussi là pour voir si tout allait bien, s’ils étaient en sécurité. Mes poussins, vous dis-je.

Aujourd’hui, même lieu mais sous le soleil, c’était la même manif finalement. La Marche du siècle pour le climat. J’y ai croisé des amapiens, et puis plein de familles, des gamins avec pancarte, le militantisme, faut que ça commence jeune. Bon enfant. Nous les écolos sommes des pacifistes. Il y avait du monde, oui, pour dire que 3 degrés de plus ce serait la fin du monde, enfin de notre monde. Parce-que la terre, en tant que gros caillou, elle, elle s’en sortira. Mais nous, pauvres petits humains, nous allions y laisser notre peau. Ralentir le réchauffement, c’est une question de survie.

Photos réalisées à Bordeaux les 15 et 16 mars 2019

53 700 x 2

C’est une histoire triste. Celle de la malbouffe qui gagne. Ça se passe à Dolus d’Oléron. Le maire, Gregory Gendre, un type bien, refuse au temple de la merde en sandwich de s’installer sur sa commune. Ça fait procès. La mairie de Dolus perd, et monsieur Gendre signe contre son gré le permis de construire.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’affaire a pris du temps et à fait perdre des sous à la multinationale du burger industriel en pain tout mou et au steack à la sciure. Il y a procès, jugement, condamnation, pénalités. La mairie de Dolus doit raquer. McDo vient d’obtenir 53 700 €. Soit. La justice a tranché.
Mais ce qui me hérisse ce soir, ce qui me met en colère noire, c’est que la mairie de Dolus doit désormais, par décision de cette même justice, la même somme à l’Etat. P… de b… de m… ! depuis quand l’Etat doit-il se sentir obligé de cirer les pompes à une entreprise américaine qui deale de la mauvaise came dans son pays ? pourquoi l’Etat ? Faut-il alors dire encore et répéter qu’un bon McDo est un McDo démonté, comme le modèle en fut montré à Millau autrefois ?

Source : France Bleu La Rochelle

C’était 2018

L’habit ne fait pas le moine, …

… mais la « veste de haute visibilité » pourrait bien faire le révolutionnaire. Du moins c’est ce que craint le gouvernement égyptien, scrupuleusement démocratique comme l’on sait.
Je lis ainsi dans Slate que l’usage de cette fameuse « veste de haute visibilité », plus communément appelée « gilet jaune », est désormais étroitement contrôlé en Egypte. Les grossistes doivent avoir une autorisation de la police pour en commander, et les commerçants ne peuvent plus les vendre à n’importe qui. Il faut montrer patte blanche pour s’encanailler en fluo, sous peine de sanction.
Que craint donc monsieur Sissi ? que la révolte qui gronde en France s’exporte. Le gilet jaune a d’ailleurs été récemment vu sur des protestataires à divers endroits d’Europe, mais aussi en Irak. Si Sissi s’inquiète, c’est peut-être que la colère s’insinue en Egypte aussi. D’ailleurs, à toutes fins utiles, il se pourrait que le gouvernement égyptien prenne quelques mesures économiques en urgence, dont on suppose qu’elles seront plus à même de calmer les esprits que des interdits vestimentaires.

Se rafraichir

La canicule alerte en orange sur la quasi-totalité du territoire français métropolitain. Toute l’Europe sue et dégouline, y compris, et peut-être même surtout, l’Europe du Nord. Le glacier du plus haut sommet suédois fond comme une glace à la vanille sur son cornet (à lire ici). En Norvège, où les 30°C sont dépassés au-delà du cercle polaire, les rennes cherchent la fraicheur dans les tunnels routiers (à lire là). Et en Finlande ? il y a des lacs, on se baigne, l’eau est bonne voire tiède. Les mouflets, tout à la joie de batifoler dans l’onde pure, notamment parce-que de petits poissons y batifolent aussi, les mouflets, disais-je, foncent vers la flotte sans même enfiler le maillot, ni même ôter le casque cycliste :

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Région de Savonie du Sud (Finlande), juillet 2018

Et pourtant, c’est facile d’être pudique au bord des lacs : des cabines sont disposées de-ci de-là pour que le baigneur puisse aisément se changer. Souvent spartiates (mais éventuellement spacieuses), ces cabines peuvent parfois aussi être ravissantes :

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Rantasalmi (Finlande), juillet 2018

Ecouter le foot

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Saint-André-de-Cubzac (Gironde), 9 juillet 2018

Ce soir, il y avait foot. Une sorte de demi-finale mondiale, plutôt un derby européen, mais qu’importe, les drapeaux jaillissaient de partout et ça klaxonnait à tout va dans la petite rue de ma petite banlieue. Les fans étaient prêts, téloches en plein air et calicots au balcon. Vint l’heure H. Match en streaming, puisque nous avons abandonné la télé. Mais match sur TF1 quand même. D’où suppression du son, remplacé par ma playlist personnelle. C’est Nina Hagen qui chantait lorsque le seul but du match fut marqué, c’est Césaria Evora qui était au commande juste avant le temps additionnel. Les Bleus ont gagné, dimanche c’est la finale, mais je crois que la regarder, ça ne va pas être possible (ou alors Zebda se trompe).

La chansonnette [15]

Grand Corps Malade
Patrick (2018)

Patrick, c’est toi le plus grand. Ce n’est pas moi qui le dit mais Fabien, alias Grand Corps Malade, une vrai grand, lui. Donc, Fabien déambule avec un guitariste dans Levallois-Perret, y compris au marché où il interloque le badaud. Et il nous parle d’un certain Patrick, élu de la République et victime des juges méchants. Toute allusion à un homme politique réel n’est ni fortuite ni involontaire. Comme d’habitude chez Fabien, le texte est précis, ciselé, pointu et drôle.

L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.

Une seule certitude : le ciel est gris

La petite météo des téléphones portables a parfois des hésitations. La pluie battante de ces derniers jours semble avoir noyé ses circuits, et je ne sais plus à quel saint me vouer, à part peut-être celui des bottes et du ciré. Jugez plutôt l’info livrée par ladite météo en milieu de matinée :

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La pleine lune du 1er janvier

P1170901Si vraiment on chipote, la lune ne fut réellement pleine à 100% que le 2 janvier sur le coup de 3 h du matin (voir le calendrier des phases de la lune). Le 1er au soir, elle frôlait le plein : 99,8% au moment où j’ai pris la photo. La lune n’est pas seulement pleine, elle est aussi proche de la terre : 356 365 km (contre 384 400 km en moyenne), autant dire qu’elle déambule en proche voisine, d’où son surnom de « super lune ». La prochaine aura lieu le 31 janvier, mais moins impressionnante qu’en ce 1er janvier : pour atteindre une proximité comparable (« périgée » est le terme exact), il faudra attendre 2034, selon Sciences&Avenir.

C’était 2017

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Certains pètent dans la soie, d’autres se mouchent dans …

En surfant sur le web hier, j’ai lu à plusieurs reprises qu’une nouvelle marque de papier toilette et mouchoirs est née dans le Sichuan (Chine), et porte le ravissant nom de « Caca de panda ». Face à l’abondance d’articles racontant cette histoire (ce sont ceux de Novethic et du Monde qui m’ont inspiré cette petite note), je ne pouvais pas faire autrement que participer à l’enthousiasme ambiant.
De quoi s’agit-il donc ? est-ce du vrai panda ? oui. Du vrai caca ? oui aussi. Et même du vrai crachat en sus, car non seulement le panda défèque beaucoup (10 kg par jour pour un panda adulte), mais il recrache en masse (50 kg). Il faut dire que le bambou, nourriture quasi-exclusive de cet ursidé, est difficile à digérer. Il faut bien éliminer les fibres, et ce n’est pas ce qui manque dans le bambou.
D’où l’idée d’une firme papetière chinoise de considérer le panda comme une usine à recracher de la fibre, débarrassée de son fructose si difficile à ôter quand on veut travailler le bambou pour en faire du papier, que celui-ci serve à se moucher ou à s’essuyer délicatement le fessier.
Pour entrer dans la phase industrielle du projet, la firme a prévu de collecter les déjections des pandas dans trois réserves naturelles puis de les faire bouillir avant de les transformer en papier. Une analyse est bien sûr prévue pour éviter les bactéries. Côté business, vu l’immense cote de popularité du panda en Chine, il y a du blé à se faire : la boite de mouchoirs pourrait être vendue autour de 5,50 €, ce qui augmente furieusement le prix du rhume saisonnier. Mais quand on aime le panda, on ne compte pas.

Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

170 personnes à qui je n’ai pas envie de dire bonjour

Le vote FN, c’est impossible. Je ne peux pas. Je ne comprends pas. Je ne parviens même pas à prendre le bulletin sur la table lors des élections. Je n’admets pas le choix du repli sur soi, du rejet, le choix des explications simplistes à des phénomènes complexes, le choix de la destruction et de la bêtise. Je lis, comme vous, ces articles qui analysent, qui expliquent : l’isolement des zones rurales, le sentiment d’abandon. J’ai lu tout ça, et le nouveau président a intérêt à prendre le problème à bras le corps. Mais que, dans des zones urbaines, privilégiées, des gens voient en Madame Le Pen un choix raisonnable, bon pour la France et pour eux-mêmes, ça me dépasse. Il y a ainsi, autour de moi, 170 électeurs qui, dimanche, ont choisi le bulletin Front National :

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Je connais ce chiffre grâce au site du Monde qui permet de connaître les résultats exacts de chaque bureau de vote. Certes, le score du FN est bien plus faible que celui de Monsieur Macron. La haine n’a pas gagné comme elle a pu le faire ailleurs, mais elle fait son chemin. Elle le fait dans ma rue, dans celle d’à côté. Ce sont mes voisins. Mais qu’attendent-ils de cette pauvre femme qui ne connait que l’invective et la hargne ? cette pauvre femme qui répond aux vrais problèmes d’emploi par des selfies dans une cour d’usine. Qu’espèrent-ils pour eux, pour leur famille, pour leurs amis ?

Et maintenant, que vais-je faire ?

Nous pourrions tous entonner la chanson de Bécaud, mais en fait j’ai la réponse : il faut virer la pétasse, empêcher, quoiqu’il nous en coûte, la tueuse de république et de démocratie d’accéder au pouvoir suprême, bloquer dans sa course la challenger du preum’s de pouvoir utiliser l‘article 16 de la constitution. Donc, dans deux semaines, nous nous serrons les coudes et nous jouons collectif. Tous ensemble ! Tous ensemble ! Quant à Monsieur Mélenchon, que je peux respecter par ailleurs quoique n’ayant pas voté pour lui, je pense que son actuel refus de donner une consigne de vote est une erreur : il faut sauver la démocratie, point barre. Dans ma commune, les résultats provisoires donnent ceci, je crois que je vais continuer d’y vivre, on n’y est pas si mal : Capture d_écran 2017-04-23 à 22.42.58a

Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Fipette, mon amie …

Fipette, mon amie,

Tu as changé bien sûr, depuis le temps que je te connais. J’ai découvert ta voix à Nantes à ta naissance, ce qui ne nous rajeunit ni l’une ni l’autre. J’étais gamine et tu annonçais déjà les spectacles locaux, en douce, entre deux morceaux d’une musique intelligente, drôle, séduisante, et surtout bougrement jazzy.
Puis je t’ai connue, chère Fipette, à Paris, puis à Bordeaux. Tu n’avais pas tout à fait les mêmes intonations et, à l’heure des infos routières, le rond-point de La Gardette avait remplacé le triangle de Roquencourt. Et, coincés dans les embouteillages, tes auditeurs vibraient sur du jazz manouche ou fredonnaient « Le coq et la pendule ».
Aujourd’hui j’apprends que, par souci de garder du brouzouf, par crainte de dépenses prohibitives (mais tu ne coûtes rien, Fipette, tu es si douce et si discrète, on ne peut pas faire d’économie sur ton dos), par crainte de dépenses, disais-je, la reine-mère Radio France veut te sucrer le micro : les trois dernières antennes régionales de FIP (Nantes, Strasbourg, Bordeaux) sont vouées à la disparition pure et simple au profit de FIP Paris, déjà diffusée un peu partout.
1Et cela me déplait profondément. Depuis le temps que l’on déambule ensemble, moi dans la voiture et toi de l’autre côté du poste, on se connait, forcément, ça crée des liens. Il est donc totalement inenvisageable, chère Fipette, que tu me lâches les oreilles. Et c’est pour cela que j’invite les blogonautes habitués et de passage à signer la pétition ad hoc.

C’était 2016

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Le pire est donc arrivé

C’était dans le journal … le 8 novembre 1916

Il y a un siècle, la situation politique étatsunienne était identique à celle d’aujourd’hui : les citoyens étaient appelés aux urnes pour désigner leur président, par un mode complexe que rappelle Le Petit Journal.
En 1916, les élections ont donc eu lieu le mardi 7 novembre. La partie s’avère serrée entre le républicain Hughes, que L’Echo de Paris donne gagnant (tout en employant le conditionnel) et le démocrate Wilson, qui, au final, sortira vainqueur, mais d’assez peu. Le Petit Parisien, lui, se contente juste de rappeler que les Américains ont voté :

 

Ce que les Américains font aussi là, maintenant, aujourd’hui, 8 novembre 2016. Et ce serait de bon ton qu’ils ne fassent pas n’importe quoi. Car si Madame Clinton n’est peut-être pas ce qui peut arriver de mieux à ce pays, il est certain que Monsieur Trump est ce qui lui arriverait de pire.

Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

Tu ne pueras point

Le harcèlement au travail est pris très au sérieux au Japon. Obliger quelqu’un à chanter est ainsi qualifié de « harcèlement karaoké ». La liste des différentes formes de harcèlements est longue, et l’une d’elle fait aujourd’hui l’objet d’un bref article dans Géopolis, et le bonheur financier de l’entreprise de cosmétique qui a eu idée de surfer sur cette tendance : il s’agit de lutter contre les odeurs corporelles, que celles-ci rappellent le vestiaire du gymnase municipal ou qu’il s’agisse d’un parfum aussi capiteux qu’onéreux.
En effet, le problème n’est pas seulement de sentir mauvais mais de sentir tout court. L’entreprise de cosmétique évoquée plus haut, partant du constat que presque tous les hommes dégagent une odeur détectable (mais donc pas forcément détestable), s’est lancée dans la formation anti-odeurs à destination des salariés d’une grosse boite de téléphonie, afin que tout un chacun adopte les règles d’hygiène ad hoc. Et je suppose que, accessoirement, elle s’est aussi lancée dans la vente de produits masquant les odeurs auprès de ces salariés hautement privilégiés, sinon à quoi bon faire tant d’efforts.

Les cow-boys et les Indiens

L’histoire se passe dans le nord des Etats-Unis, plus précisément dans l’Etat du Dakota du Nord, où une tribu sioux se bat pour ce que, en France, nous appelons une ZAD : Zone à Défendre. Ce nord lointain est le point de départ d’un oléoduc devant acheminer du pétrole jusque dans l’Illinois, à 1900 km de là.
L’oléoduc est peut-être plus sûr que le train pour transporter le pétrole, mais le tuyau peut percer, c’est même assez inévitable sur une telle longueur, et tant pis pour la nappe phréatique, le riz sauvage qui pousse dans le coin et les aigles locaux.
La tribu sioux est furax contre ce gros tuyau de 76 cm de diamètre répondant au doux nom de « Dakota Access », d’autant plus que ledit tuyau doit passer sur une terre qui a été volé aux Sioux en 1958. A cela s’ajoute le fait que le tuyau passe sur des terres sacrées indiennes, notamment des lieux de sépulture. Dire qu’ils ont l’affaire en travers de la gorge est un euphémisme.
Outre les Sioux, 18 millions de personnes sont concernées par le passage de l’oléoduc, puisque celui-ci doit franchir une rivière qui serait fortement et durablement impactée en cas de fuite.
Dans l’espoir de faire cesser les travaux et de voir le projet abandonné, une pétition a été lancée : elle a, à ce jour, recueilli plus de 300 000 signatures. Des stars apportent aussi leur soutien, notamment Leonardo di Caprio : un joli nom et une jolie gueule, ça aide à médiatiser l’affaire. Les zadistes ont même reçu des soutiens venus d’Europe, d’Asie et d’Australie, mais cela n’a pas empêché les pelleteuses d’entrer en action sur les terres sacrées samedi dernier. Tout ça pour du pétrole. Les vigiles chargés de garder le chantier ont lâché les chiens contre les opposants au projet.
L’affaire a rebondi hier : les travaux sont suspendus à la demande des politiques. Les tribus sioux devraient être consultées. Dans l’immédiat, la vigilance reste néanmoins de mise.

Source : Reporterre

Echos locaux (jeudi 1er septembre 2016)

  • Au tout début de la Deuxième guerre mondiale, face aux ambitions hitlériennes d’annexer l’Alsace, des Alsaciens ont été envoyés dans des régions françaises suffisamment éloignées de leur biotope pour qu’ils puissent y mener une vie tranquille. Parmi eux, ceux du village d’Elsenheim ont atterri en Dordogne, et certains ont même participé à la découverte de la grotte de Lascaux en 1940 : à lire dans L’Alsace.
  • En 2009, des forages ont montré la présence de gaz de schiste à une profondeur de 3000 mètre sous le lac Léman. Les riverains grognent contre une possible exploitation dudit gaz, et je les comprends : une manif a lieu samedi (Le Dauphiné Libéré).
  • La petite ville de Castres, dans le Tarn, a, pendant un temps, fait preuve d’étourderie : il manque 246 noms sur le monument aux morts de la Grande Guerre. Un historien local vient de publier la liste de ces hommes morts au combat (Le Journal d’Ici).
  • Finissons cette petite note avec de belles images : l’Ille-et-Vilaine vue du ciel (Ouest-France).

Rattrapée par le réel

Il y a quelques jours, j’ai vu ce bateau-là dans un des bassins à flot, à Bordeaux. C’est un paquebot de rivière, habituellement chargé de montrer à une clientèle made in USA les charmes de la Garonne et plus encore de la Gironde, avec ses vignobles tout mignon :

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Le rafiot est à quai. Non pas pour parachever la réparation d’une avarie récente (quoique bien réelle, mais réparée, on n’en parle plus), mais parce que la clientèle attendue s’est désistée, a fait faux bond, par crainte des attentats en France. Vu les événements récents en terre d’Amérique (Orlando, Dallas), je trouvais que c’était un peu comme le camembert disant au roquefort « tu pues ». Tu vois l’idée. Je me gaussais donc de la trouille du touriste lambda.
uneAvais-je tort ou raison ? Ai-je peur moi-même. Non. Pas encore. La folie meurtrière de ce conducteur de camion à Nice, dans un moment festif, m’a ramenée brutalement à la réalité, celle qui me fait dire souvent que « j’ai mal au monde ».
J’avais décidé de me couper de ladite réalité pendant ce temps où une partie importante de la France est en mode « pause » (ni consultation frénétique des news, ni fréquentation des réseaux sociaux), d’où cette série commencée hier (et qui continuera tous les jours, vaille que vaille) sur la France en vacances.
Mais la coupure fut brève et elle ne peut pas être totale. Etre indifférent serait la pire des choses. J’ai une pensée sincère pour les victimes et leurs proches.
Je suis dans le jardin et je viens de voir deux chardonnerets, c’est bête à dire, c’est cynique sans doute, mais la vie continue, n’en déplaise aux fous de dieu et aux fous tout court que la joie de vivre indispose.

Il n’y aurait donc pas assez de méduses

Les méduses prolifèrent dans tous les océans, c’est même une vraie plaie. Je me souviens avoir déjà évoqué ce fait ici-même il y a deux ans (piqûre de rappel), concluant par une solution à cette prolifération : manger les fameuses méduses.
La consommation de méduses semble effectivement relativement banale dans certains pays asiatiques, dont la Chine (exemple de recette). On peut raisonnablement penser que le plat est bon marché puisque la matière première abonde. Que celle-ci n’est pas menacée. Que les salades et brochettes de méduses dignes de ce nom ont de beaux jours devant elles.
Et pourtant, le site Geopolis signale aujourd’hui un scandale alimentaire qui, bizarrement, touche ce produit hyper-abondant qu’est la méduse. Dix tonnes de fausses méduses bourrées d’aluminium et de divers produits chimiques ont été saisies sur un marché de l’est du pays. J’avoue que quelque chose m’échappe : à quoi bon se casser la tête à fabriquer quelque chose qui pullule naturellement ?

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Photo : une méduse échouée sur une plage de Charente-Maritime en septembre 2014.