Ecouter le foot

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Saint-André-de-Cubzac (Gironde), 9 juillet 2018

Ce soir, il y avait foot. Une sorte de demi-finale mondiale, plutôt un derby européen, mais qu’importe, les drapeaux jaillissaient de partout et ça klaxonnait à tout va dans la petite rue de ma petite banlieue. Les fans étaient prêts, téloches en plein air et calicots au balcon. Vint l’heure H. Match en streaming, puisque nous avons abandonné la télé. Mais match sur TF1 quand même. D’où suppression du son, remplacé par ma playlist personnelle. C’est Nina Hagen qui chantait lorsque le seul but du match fut marqué, c’est Césaria Evora qui était au commande juste avant le temps additionnel. Les Bleus ont gagné, dimanche c’est la finale, mais je crois que la regarder, ça ne va pas être possible (ou alors Zebda se trompe).

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La chansonnette [15]

Grand Corps Malade
Patrick (2018)

Patrick, c’est toi le plus grand. Ce n’est pas moi qui le dit mais Fabien, alias Grand Corps Malade, une vrai grand, lui. Donc, Fabien déambule avec un guitariste dans Levallois-Perret, y compris au marché où il interloque le badaud. Et il nous parle d’un certain Patrick, élu de la République et victime des juges méchants. Toute allusion à un homme politique réel n’est ni fortuite ni involontaire. Comme d’habitude chez Fabien, le texte est précis, ciselé, pointu et drôle.

L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.

Une seule certitude : le ciel est gris

La petite météo des téléphones portables a parfois des hésitations. La pluie battante de ces derniers jours semble avoir noyé ses circuits, et je ne sais plus à quel saint me vouer, à part peut-être celui des bottes et du ciré. Jugez plutôt l’info livrée par ladite météo en milieu de matinée :

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La pleine lune du 1er janvier

P1170901Si vraiment on chipote, la lune ne fut réellement pleine à 100% que le 2 janvier sur le coup de 3 h du matin (voir le calendrier des phases de la lune). Le 1er au soir, elle frôlait le plein : 99,8% au moment où j’ai pris la photo. La lune n’est pas seulement pleine, elle est aussi proche de la terre : 356 365 km (contre 384 400 km en moyenne), autant dire qu’elle déambule en proche voisine, d’où son surnom de « super lune ». La prochaine aura lieu le 31 janvier, mais moins impressionnante qu’en ce 1er janvier : pour atteindre une proximité comparable (« périgée » est le terme exact), il faudra attendre 2034, selon Sciences&Avenir.

C’était 2017

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Certains pètent dans la soie, d’autres se mouchent dans …

En surfant sur le web hier, j’ai lu à plusieurs reprises qu’une nouvelle marque de papier toilette et mouchoirs est née dans le Sichuan (Chine), et porte le ravissant nom de « Caca de panda ». Face à l’abondance d’articles racontant cette histoire (ce sont ceux de Novethic et du Monde qui m’ont inspiré cette petite note), je ne pouvais pas faire autrement que participer à l’enthousiasme ambiant.
De quoi s’agit-il donc ? est-ce du vrai panda ? oui. Du vrai caca ? oui aussi. Et même du vrai crachat en sus, car non seulement le panda défèque beaucoup (10 kg par jour pour un panda adulte), mais il recrache en masse (50 kg). Il faut dire que le bambou, nourriture quasi-exclusive de cet ursidé, est difficile à digérer. Il faut bien éliminer les fibres, et ce n’est pas ce qui manque dans le bambou.
D’où l’idée d’une firme papetière chinoise de considérer le panda comme une usine à recracher de la fibre, débarrassée de son fructose si difficile à ôter quand on veut travailler le bambou pour en faire du papier, que celui-ci serve à se moucher ou à s’essuyer délicatement le fessier.
Pour entrer dans la phase industrielle du projet, la firme a prévu de collecter les déjections des pandas dans trois réserves naturelles puis de les faire bouillir avant de les transformer en papier. Une analyse est bien sûr prévue pour éviter les bactéries. Côté business, vu l’immense cote de popularité du panda en Chine, il y a du blé à se faire : la boite de mouchoirs pourrait être vendue autour de 5,50 €, ce qui augmente furieusement le prix du rhume saisonnier. Mais quand on aime le panda, on ne compte pas.