En v’là du (very) big mac, en v’là

J’ai entendu dire, par Ouest-France et par ailleurs, que le déconfinement, chez certains de mes contemporains, avait provoqué une ruée vers une enseigne de fast food reconnaissable à son grand « M » majuscule jaune. Il parait même que ces mêmes contemporains ont patienté des heures pour accéder au graal des graals, qu’en ce lieu il est habituel de nommer « Big Mac ». Tant d’efforts pour quelque chose, camarade blogonaute mon ami, qu’il est possible de faire chez soi, en suivant la recette de maman Maïté. Et là, c’est vraiment très big :

Un océan confiné ?

L’océan Atlantique, dans le golfe de Gascogne, bien souvent s’abat et cogne sur le sable, façon avion qui aurait oublié de sortir le train d’atterrissage avant d’effleurer le tarmac. L’océan, en Gironde, dans les Landes et ailleurs, fabrique de la vague et du rouleau à la chaîne, le fordisme au service du surf. Car le plaisir que procurent toutes ces vagues, aussi dangereuses soient-elles, ce sont d’abord les surfeurs qui en profitent. Surtout au printemps (le baigneur attend surtout que la température de l’eau se réchauffe).
Mais là, en cette toute fin de mai sur la presqu’île du Cap Ferret, il faut se rendre à l’évidence : l’océan reste timide, comme encore confiné, sage comme une image. Et le surfeur déconfit attend la vaguelette pour, quand même, tenter de se faire un petit peu plaisir, lui qui a tant milité pour la réouverture des plages dans ce fameux mode dynamique qui s’impose actuellement.

Des surfeurs attendent la vague sur une plage de Lège-Cap-Ferret, fin mai 2020

Une petite phrase en passant

« On critique beaucoup les politiques, mais moi j’ai tendance à critiquer aussi les électeurs. Car, que ce soit en France ou ailleurs : Israël, USA, Russie… je trouve, pour dire les choses simplement, que les électeurs n’ont pas très bon goût. »

Guy Bedos, dans une interview pour Rue 89 Bordeaux (24 mars 2017)

Dix A380 sur le tarmac de Châteauroux

Châteauroux, département de l’Indre, région Centre-Val-de-Loire. Une agglomération de 70 000 habitants et un aéroport gigantesque, surdimensionné.

Localisation de l’aéroport de Châteauroux – Capture d’écran GoogleMaps

Dans mon imaginaire de pauvre citadine shootée au tropisme atlantique depuis toujours, j’imagine Châteauroux comme une terre lointaine et exotique, à mille milles de toute terre habitée. Mon imaginaire limité ne me portait donc pas à y voir un énorme aéroport, où stationnent actuellement dix A380 de la compagnie British Airways, ainsi que bien d’autres aéronefs, souvent gros porteurs.
Le stationnement de ces avions n’est ni le fruit du hasard, ni celui de la mise à la retraite annoncée des A380 (même si pour Air France – KLM, c’est déjà acté), mais bien le fruit du covid. En effet, il y a, à Châteauroux, un site de maintenance aéronautique : même à l’arrêt, un avion doit être entretenu, cocooné (c’est le terme consacré). De plus, au temps lointain de la guerre froide et avant que De Gaulle ne se mette à bouder, Châteauroux était la première base logistique de l’OTAN en Europe. En 1967, l’OTAN s’en est allé mais le tarmac et les installations aéroportuaires ont été conservées. D’où nursery aujourd’hui.

Source : L’Obs

Une petite phrase en passant

« Les piétons sont au fondement de l’urbanité. Ce sont eux qui animent la ville et la rendent plus sûre. Ce sont eux, aussi, les plus vertueux : vraiment aucune nuisance. Ils doivent être au sommet de la hiérarchie des modes de déplacement et le vélo ne vient qu’après, puis les transports publics et enfin la voiture. »

Frédéric HÉRAN (économiste des transports), lemonde.fr, 20 mai 2020

De l’inutilité du radio-réveil

Chant de la grive musicienne = debout !
Coassement des grenouilles = dodo

Punition collective à Damgan

La ré-ouverture des plages est une nécessité, une évidence. Le respect des mesures barrières, la distanciation physique, l’humilité face à la nature (des oiseaux, comme les gravelots, nichent à même le sable), la plage dite « dynamique », ce n’est pas seulement faisable, c’est souhaitable, ça va de soi, et ce n’est pas bien compliqué à respecter pour que tous profitent de la plage et de l’océan.
Aujourd’hui, des plages qui venaient de rouvrir dans le Morbihan, referment au-moins jusqu’à lundi. Parmi ces plages se trouve celle de Damgan, que je connais assez bien. Un long ruban de sable, l’océan, les rochers découverts à marée basse, les palourdes et les crevettes. La vraie belle vie littorale.

Localisation de la plage de Damgan – Copie d’écran GoogleMaps

Sauf que, depuis la ré-ouverture des plages, des gens, très peu (5 % ?) font n’importe quoi et mettent en péril la sécurité sanitaire et la biodiversité. Les élus des différentes communes concernées (Damgan, Erdeven, Billiers, et peut-être d’autres) signalent des incivilités : ceux d’entre eux qui ont du rappeler les règles ont été insultés. Des barrières et des affichages ont été arrachés. Des chiens gambadent où bon semble à leurs maîtres. La plage dynamique devient statique, les 5% de crétins pourrissent la vie de tous les autres parce-qu’ils ne veulent surtout pas déroger à leurs petites habitudes, habitudes aujourd’hui potentiellement dangereuses. Je suis en colère, et surtout très triste pour tous ceux qui rêvaient de cette grande plage de Damgan pour marcher ou courir ce week-end, et qui auraient pu avoir le bonheur d’y aller parce-qu’ils habitent à moins de 100 km.

La plage de Damgan le 21 juillet 2016

Sources : Huffington Post, 20 Minutes et France Bleu Morbihan

Le nécessaire retour à la mer

La trop longue interdiction d’accès aux littoraux et aux forêts avait quelque chose de punitif et de contre-productif : je ne vois pas en quoi il était moins dangereux d’autoriser la foule à s’entasser dans les rues commerçantes plutôt qu’à s’éparpiller sur les côtes et dans les espaces naturels. La décision unanime des préfets, visant à autoriser l’accès à la mer, va donc dans le bon sens. Et ce bon sens, j’en ai profité hier matin, sur le Bassin d’Arcachon. Première image du retour à une certaine normalité :

Les cabanes tchanquées du Bassin d’Arcachon vues d’Andernos – 16 mai 2020

La ville est toujours là

Le confinement m’avait fait perdre Bordeaux de vue, comme si la ville avait soudainement disparu dans ce rétrécissement majeur de l’espace autour de mon territoire de libre parcours, quelque part en banlieue nord. Le passage en rive droite fut un très grand moment de bonheur, un sentiment très net de la liberté retrouvée, d’autant plus que rien, ou presque, ne rappelait l’existence du covid. Il y a bien eu l’obligation du masque pour franchir la Garonne sur le Batcub, avec gel hydroalcoolique à bord, mais rien d’oppressant, rien d’anxiogène.
Une fois sur les quais de la rive gauche, en centre-ville, il y a bien ce nouveau balisage au sol, qui sépare les équipes, mais cela n’est pas effrayant, pas si contraignant que cela finalement :

La sensation nette que nous avions changé de monde fut ressentie dans un haut lieu du tourisme bordelais, à savoir la Place du Parlement, où nous nous régalâmes d’une glace, parce-que la vie urbaine est aussi faite de petits plaisirs. C’était la première fois que je voyais cette place dans toute son étendue, sans les terrasses des restos qui, habituellement, mangent une grand partie de l’espace. Et là j’ai ressenti que la ville avait basculé, parce-que Bordeaux sans bistrot ni resto, ce n’est pas vraiment Bordeaux.

Photos réalisées le 14 mai 2020

Revoir la ville, enfin

S’octroyer quelques heures de liberté en pleine semaine. Se dire que le boulot attendra bien un peu. Que c’est juste récompense après toutes ces semaines 7/7 et ces deux mois de mise sous cloche, qui ne furent vraiment pas des vacances. Se dire qu’on peut bien se le permettre, pour une fois, et sortir le vélo pour franchir la Garonne. Constater que ladite Garonne est toujours bien là, la reconnaître, la sentir même, et voir la ville en face. Se dire que le monde existe encore, qu’il y a une vie en dehors du covid.

Bordeaux – 14 mai 2020

Photo de la semaine du 4 au 10 mai 2020

La chansonnette prépare son déconfinement : retour à Bordeaux

Isabelle Mayereau
Bordeaux

Pré-déconfinement pluvieux, pré-déconfinement heureux

Pour la dernière fois (en croisant les doigts pour que confinement ne revienne pas), ce matin, j’ai rempli cette fichue attestation de sortie m’autorisant à prendre le vélo pour faire les courses au marché. Je ne sais pas si ça se fête, mais au-moins ça s’arrose : depuis mon retour au home sweet home à des fins de préparations de risotto à l’encre de seiche (pour accompagner lesdites seiches préparées avec amour, un couteau, une poêle et de l’huile d’olive par mon homme), depuis mon retour, disais-je, il pleut il mouille en mode fête à la grenouille. Déjà, hier soir, le ciel nous annonçait un changement de temps peu propice à la bronzette sur la plage (ça tombe bien, la bronzette publique est prohibée tant que le virus n’est pas éradiqué). D’où ces quelques images :

La chansonnette ose le déconfinement : Amsterdam

Oxmo Puccino et Olivia Ruiz
Sur la route d’Amsterdam

La chansonnette ose le déconfinement : la Laponie

Zaz
Laponie

Changement d’échelle annoncé

Lundi 11 mai. Un lundi attendu comme jamais je n’ai attendu un lundi. Début progressif du déconfinement qui, sans être total, loin de là, offre tout de même la possibilité de nouveaux horizons. Il s’agit de passer d’un espace de libre parcours de 30 m2 (le jardin) et de sa zone de balade d’un kilomètre de rayon pour une durée d’une heure, à un territoire un peu plus grand que l’île de Chypre, accessible à peu près dans son ensemble (certains lieux restent bien sûr fermés pour raisons sanitaires, sans parler de la grosse incertitude sur les plages). Bref, un changement d’échelle, un autre monde, quasiment une autre vie. Sortir enfin, même pas très loin, sans l’obligation de montrer patte blanche via ces fichues autorisations dérogatoires auxquelles je ne me suis pas du tout habituée. Sortir enfin, même pas tous les jours, mais savoir que la sortie du petit jardin du grand confinement est possible.

La chansonnette ose le déconfinement : Terre Neuve

Brigitte Fontaine
Terre Neuve

Et pourtant, j’étais d’excellente humeur

Je vous promets qu’aujourd’hui j’étais de bon poil, optimiste et joyeuse, attendant — la chose est suffisamment rare pour être notée — le lundi avec impatience. Je déambulais entre les productions d’élèves de seconde, plus ou moins réussies mais souvent quand même plutôt bien ficelées, les questions des élèves de terminale, et les news du jour, tout cela fenêtre ouverte, bercée par le ronronnement d’une tondeuse au-loin. Bref, un joli jeudi de printemps, en short qui plus est.
Et patatras ! Mais qu’est-ce qui m’a pris de lire le Café Pédagogique ? D’accord, je le fais tous les jours, j’ai l’habitude. Mais ce matin, j’avais oublié. Et que lis-je ? des paroles de monsieur Blanquer. Et que dit-il ? ou plutôt qu’a-t-il dit hier à des députés ? qu’a-t-il répondu quand il lui fut demandé pourquoi les enseignants ne seraient pas testés, comme cela se fait ailleurs ? qu’a-t-il dit, hein ?

« Il n’y a pas pénurie de tests mais il ne faut pas les gâcher »

Voilà. Faut pas gâcher des tests sur des profs. Les profs, c’est pas grave. La marmite à marmots, c’est pas grave. Faut pas gâcher. Et il voudrait encore que nous lui fassions confiance ? Faut pas gâcher. Il a osé. Faut pas gâcher. Au-moins, c’est clair. Le tréfonds de sa pensée vaseuse, sa haine envers ceux qu’ils dirigent, tout est dit.

Quelques nouvelles de la famille hérisson

La hérissonne (puisque hérissonne il y a) élève ses petits sous des iris du jardin, et même, depuis hier, dans la quasi-totalité du jardinet. Les petits se déconfinent vitesse grand V. Grande surprise hier en fin d’après-midi : j’ai découvert que les trois hérissons vus quelques jours plus tôt ont un point commun majeur avec les Trois Mousquetaires. Non, il ne s’agit pas de capes, d’épées, ou d’autres gadgets. Comme les Trois Mousquetaires, ils sont quatre. Ils commencent à chercher leur propre nourriture (surtout des insectes, en particulier sur la sauge qui pousse près des tomates), se gavent d’escargots, mais ne sont néanmoins pas encore sevrés, preuve en image (image de qualité médiocre, mais j’étais loin pour ne pas gêner et j’ai forcé le zoom au maximum) :

Ce matin, ils semblent avoir changé de nid : ils ont traversé le jardin pour se planquer sous un tas de feuilles, que nous avions, à l’automne, volontairement mis en place sur une palette pour accueillir l’éventuelle hibernation d’un hérisson. La mère a même récupéré des feuilles supplémentaires pour rendre le lieu douillet. Ce lieu est aussi très proche du jardin des voisins, peut-être est-ce donc le début annoncé d’un grand voyage pour la jeune génération.

La chansonnette ose le déconfinement : Montréal

Mad’MoiZèle GIRAF
Montréal Stylé

La chansonnette ose le déconfinement : Philadelphie

Bruce Springsteen
Streets of Philadelphia

Une petite phrase en passant

« En tant que citoyen, je suis témoin en ce moment de choses très désagréables : le fait que nous soyons considérés comme des mineurs. Ou encore, certains comportements des forces de l’ordre qui, visiblement, n’ont pas la culture de la protection des citoyens et qui profitent de la situation pour punir. C’est très contre-productif. »

Propos d’Olivier Faure recueillis par Marina Bellot pour Retronews, 17 avril 2020

La chansonnette ose le déconfinement : Chicago

The Blues Brothers
Sweet Home Chicago

Back to school at home

Ce lundi est un lundi exceptionnel en cette période de confinement : il ne pleut pas. Du moins pas encore. Il fait même grand soleil et chaud.
Ce lundi est un lundi ordinaire néanmoins : comme mes collègues et comme pas mal d’enfants, je tente un retour vers la classe à la maison, les cours en ligne et tout ce grand fatras de la « continuité pédagogique », et comme tous les lundis, ça commence et ça continue avec ce message sur l’espace numérique de travail :

Tout va bien, donc. Le quartier entier ou presque est en télétravail et, grâce à cette belle journée estivale, je profite, via fenêtre ouverte, de toutes les conversations téléphoniques du voisinage. Cela constitue une aide à la concentration que chacun appréciera. Je soupçonne aussi quelques mouflets de n’avoir pas fait encore leur rentrée : les petites filles qui jouent au trampoline en hurlant depuis le milieu de la matinée montrent, si cela était encore nécessaire, que l’école à distance relève de la mission impossible. Mais comme retourner à l’école, la vraie, peut se refermer aisément en mode piège mortel, le problème est à ce jour insoluble.

Photo de la semaine du 27 avril au 3 mai 2020

La chansonnette ose le déconfinement : le Dakota

Robert Francis
Dakota

La harpe et la brosse à dent

Une harpiste taquine son instrument en se brossant les dents : c’est ainsi que l’aventure commence. Car il s’agit bien d’une aventure, pour tous les orchestres qui, aujourd’hui, jouent malgré le confinement, chaque musicien dans son chez soi, pour produire malgré tout une œuvre collective. Comme d’autres orchestres, l’orchestre national de Metz s’est plié à l’exercice, sans doute plus difficile qu’il n’y parait, avec La valse des fleurs de Tchaïkovsky :

Désormais nous l’appellerons « Dominique »

Nous l’avions surnommé « Pépère », pensant qu’il s’agissait d’un mâle célibataire. Or, sur ces deux points, nous avons fait preuve de légèreté. Célibataire ? sûrement pas, nous avons des preuves. Quant à Pépère … le nom est fortement connoté masculin. Et si le hérisson du jardin était une dame ? D’où ce prénom mixte de « Dominique » qui sera désormais le sien (Claude et Camille, ça marche aussi), puisque nous avons vu trois petits, trois jeunots, trois p’tits loulous frôler la bordure intérieure des iris du petit jardin du grand confinement, en tout début de soirée alors que la pluie avait enfin daigné cesser de tomber. Iris où ronflait celui (ou celle) que nous avions un peu rapidement surnommé Pépère.

Trois jeunes hérissons dans le petit jardin du grand confinement – 2 mai 2020

La chansonnette ose le déconfinement : Vancouver

Véronique Sanson
Vancouver

Je veux sortiiiiiiiir !

Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès