Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Fipette, mon amie …

Fipette, mon amie,

Tu as changé bien sûr, depuis le temps que je te connais. J’ai découvert ta voix à Nantes à ta naissance, ce qui ne nous rajeunit ni l’une ni l’autre. J’étais gamine et tu annonçais déjà les spectacles locaux, en douce, entre deux morceaux d’une musique intelligente, drôle, séduisante, et surtout bougrement jazzy.
Puis je t’ai connue, chère Fipette, à Paris, puis à Bordeaux. Tu n’avais pas tout à fait les mêmes intonations et, à l’heure des infos routières, le rond-point de La Gardette avait remplacé le triangle de Roquencourt. Et, coincés dans les embouteillages, tes auditeurs vibraient sur du jazz manouche ou fredonnaient « Le coq et la pendule ».
Aujourd’hui j’apprends que, par souci de garder du brouzouf, par crainte de dépenses prohibitives (mais tu ne coûtes rien, Fipette, tu es si douce et si discrète, on ne peut pas faire d’économie sur ton dos), par crainte de dépenses, disais-je, la reine-mère Radio France veut te sucrer le micro : les trois dernières antennes régionales de FIP (Nantes, Strasbourg, Bordeaux) sont vouées à la disparition pure et simple au profit de FIP Paris, déjà diffusée un peu partout.
1Et cela me déplait profondément. Depuis le temps que l’on déambule ensemble, moi dans la voiture et toi de l’autre côté du poste, on se connait, forcément, ça crée des liens. Il est donc totalement inenvisageable, chère Fipette, que tu me lâches les oreilles. Et c’est pour cela que j’invite les blogonautes habitués et de passage à signer la pétition ad hoc.

C’était dans le journal … le 8 novembre 1916

Il y a un siècle, la situation politique étatsunienne était identique à celle d’aujourd’hui : les citoyens étaient appelés aux urnes pour désigner leur président, par un mode complexe que rappelle Le Petit Journal.
En 1916, les élections ont donc eu lieu le mardi 7 novembre. La partie s’avère serrée entre le républicain Hughes, que L’Echo de Paris donne gagnant (tout en employant le conditionnel) et le démocrate Wilson, qui, au final, sortira vainqueur, mais d’assez peu. Le Petit Parisien, lui, se contente juste de rappeler que les Américains ont voté :

 

Ce que les Américains font aussi là, maintenant, aujourd’hui, 8 novembre 2016. Et ce serait de bon ton qu’ils ne fassent pas n’importe quoi. Car si Madame Clinton n’est peut-être pas ce qui peut arriver de mieux à ce pays, il est certain que Monsieur Trump est ce qui lui arriverait de pire.

Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

Tu ne pueras point

Le harcèlement au travail est pris très au sérieux au Japon. Obliger quelqu’un à chanter est ainsi qualifié de « harcèlement karaoké ». La liste des différentes formes de harcèlements est longue, et l’une d’elle fait aujourd’hui l’objet d’un bref article dans Géopolis, et le bonheur financier de l’entreprise de cosmétique qui a eu idée de surfer sur cette tendance : il s’agit de lutter contre les odeurs corporelles, que celles-ci rappellent le vestiaire du gymnase municipal ou qu’il s’agisse d’un parfum aussi capiteux qu’onéreux.
En effet, le problème n’est pas seulement de sentir mauvais mais de sentir tout court. L’entreprise de cosmétique évoquée plus haut, partant du constat que presque tous les hommes dégagent une odeur détectable (mais donc pas forcément détestable), s’est lancée dans la formation anti-odeurs à destination des salariés d’une grosse boite de téléphonie, afin que tout un chacun adopte les règles d’hygiène ad hoc. Et je suppose que, accessoirement, elle s’est aussi lancée dans la vente de produits masquant les odeurs auprès de ces salariés hautement privilégiés, sinon à quoi bon faire tant d’efforts.