Relooking

Parlons peu, parlons blog. J’ai entamé des travaux de relooking de l’annexe : les tapisseries sont posées et il y a désormais plus de place pour les images. Car cette annexe ne comporte que des photos, sans un mot. Je vais essayer de la mettre à jour un peu plus régulièrement. Pour vous y rendre, cliquez ici.

C’était dans le journal … le 22 juin 1917

La poudrerie de St-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux, est une des plus vieilles entreprises françaises. Créée au XVIIe siècle sur les bords de la jalle de Blanquefort, rivière dont elle tirait son énergie, elle employait 1900 personnes à la veille de la Première guerre mondiale. Pendant cette guerre, son volume de production est multiplié par douze. Ce sont essentiellement des femmes qui y travaillent, et leur rôle est évidemment fondamental en temps de guerre : cette poudre dite « poudre B » (à base de nitrocellulose) est précieuse pour l’armée (source). Les ouvrières ont donc là un réel levier leur permettant de faire aboutir leurs revendications salariales, revendications pour lesquelles elles se mettent en grève en juin 1917. L’info ne fait pas la une des journaux nationaux, mais L’Humanité y consacre quand même un entrefilet en dernière page (cliquez sur l’image pour accéder au document entier et pour le lire plus facilement) :

 

La chansonnette [6]

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Ah putain qu’il fait chaud (2012)

Illustration par le son de la carte publiée ce jour par Météo-France, et dont l’exactitude est indéniable. Par contre, côté chanson, ni le texte (quoique … les mouettes qui bronzent …) ni la mélodie ne devraient rester dans les annales.
Un seul slogan (quand baignade pas possible pour cause de turbin) : tous aux abris !

Tant de travail détruit en deux secondes

Je vais passer pour un monstre, mais tant pis, j’assume. L’histoire se passait hier en toute fin d’après-midi : un insecte ressemblant vaguement à une guêpe (mais c’est un autre animal, que je n’ai pas identifié) fait des va-et-vient réguliers entre la porte-fenêtre du salon et un cadre accroché au mur. Le trajet est précis, sans hésitation : la bête sait où elle va et maîtrise son affaire. Elle sait ce qu’elle fait, connait son job, et le fait avec rigueur et minutie. Et accessoirement du bruit : j’entends des « scrontch » répétés. Puis la bête repart. Revient. Rescrontche. Ce n’est qu’au bout de près d’une heure que je pense enfin à prendre l’appareil photo, à zoomer pour éviter de faire fuir l’insecte en m’approchant, et je vois ceci :

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Je ne comprends pas immédiatement ce qui se passe, rezoome, reclique, et re-regarde :

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Lors d’une énième sortie de la pseudo-guêpe, je décroche le cadre et vois ce qui l’occupait tant ; elle était en train de bâtir un nid avec de la terre :

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J’ai détruit le nid, n’ayant pas le courage de partager mon home sweet home avec une horde d’insectes non identifiés et potentiellement vrombissants voire piquants. L’aspect « guêpe » sans doute. L’animal est revenu à plusieurs reprises, désemparé face à l’absence de nid, seul comme une âme en peine devant un clou « x » plus grand que lui :

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