C’est la saison de l’huîtrier

1-P1170371.jpgL’huîtrier-pie est un limicole au bec rouge capable de casser les coquilles de nombreux mollusques, et pas seulement celles des huîtres, ce qui pourtant peut déjà être considéré comme une prouesse quand on considère à quel point ces bêtes sont parfois difficiles à ouvrir, même avec le couteau ad hoc.
En ce qui concerne la petite — mais croissante — population résidant en France (à peine plus de 4% des spécimens hivernant en Europe, et au mieux 0,5% des nicheurs), l’huîtrier-pie est surtout présent sur les rivages de la Manche.

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Cependant, depuis quelques années, le nombre de ces oiseaux augmente sur le littoral atlantique, jusque sur le Bassin d’Arcachon (il y a des couples nicheurs sur le Banc d’Arguin). C’est pour cela que j’en vois à chaque hiver sur l’île d’Oléron, où les coquillages sont encore assez nombreux (y compris les huîtres des parcs ?). Selon l’INPN, il se pourrait que la hausse des effectifs en France soit liée à la surexploitation des coquillages sur les aires habituelles de présence de l’huîtrier-pie, nettement plus au nord, mettant notamment ainsi en évidence une des conséquences de la surexploitation de la mer des Wadden (Pays-Bas).

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Photos prises sur l’île d’Oléron en décembre 2017

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Le troglo dans sa jungle

Redim-P1170327 2.jpgL’avez-vous reconnu sur la photo publiée dimanche ? il s’agissait bien sûr du tout petit troglodyte mignon, un micro-piaf qui dépasse à peine de l’herbe du jardin (qui n’a certes pas grand chose à voir avec un gazon anglais tondu à ras).
Le troglodyte mignon fait partie, selon le site nature33, des 163 espèces d’oiseaux nicheurs en Gironde. Toujours selon ce même site, il est même dans le « Top 10 » des espèces d’oiseaux nicheurs les mieux réparties dans le département, au même titre que le moineau, qui semble pourtant beaucoup plus fréquent, du moins dans mon jardin. Mais mon jardin n’est pas toute la Gironde …

Des oiseaux dans la ville (novembre 2017)

L’hiver arrive avec force, et les oiseaux sont plus visibles en ville, notamment dans les jardins publics où il est aisé d’observer la grive … :

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… et le geai :

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J’ai installé deux boules de graisses dans le petit arbre devant la fenêtre de cuisine, qui attirent les mésanges bleues (qui ne fréquentent mon jardinet que si je les nourris) … :

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… et les mésanges à longue queue :

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Certains jours, en banlieue nord, on peut même entendre et voir le troglodyte mignon :

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Dans le même secteur, à défaut de jouer Le Lac des Cygnes, nous avons le cygne du lac (le même qui paradait ici-même mercredi) :

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Et puis, quand l’hiver vraiment tape fort et que le brouillard refuse de se lever, on distingue quand même les mouettes rieuses … :

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… le héron cendré … :

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… et même, en faisant un gros effort, on devine un bécasseau :

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Par contre, le mois dernier j’avais annoncé martin-pêcheur et grues. Ils furent aperçus et entendus, mais impossible de les faire entrer dans la boite à images. C’est têtu, ces bêtes-là !