Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais une grenouille ?

L’adage populaire pourrait être exact : il fut vu de l’hirondelle le jour même de l’ouverture officielle du printemps, le printemps astronomique, celui des calendriers (le printemps « biologique », ici surnommé « saison peace and love » commence un bon mois plus tôt). Puis ladite hirondelle fut revue deux jours plus tard : il faisait néanmoins très frais et humide. La belle migratrice ne faisait donc point le printemps, mais tentait tant bien que mal de clôturer l’hiver.
Ce n’est donc pas vers les oiseaux que je me tourne pour déclarer ouverte la saison printanière 2017. Hier, au détour d’un étang du bassin d’Arcachon, j’ai vu ma première grenouille de l’année, et depuis il fait beau ; Météo France nous annonce du carrément chaud pour jeudi. Certes, d’autres anoures avaient ouvert le bal : les rainettes mi-frévrier, puis les crapauds une  dizaine de jours plus tard, mais ce sont bien les grenouilles qui ont apporté le vrai soleil bien franc, celui qui transforme les fleurs en fruits et qui attire les butineurs dans le romarin. Bon printemps à tous.

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Photo : Bassin d’Arcachon, fin mars 2017

C’était dans le journal … le 15 mars 1917

La guerre a pour effet bien connu le ralentissement du commerce. Les importations de canne à sucre étant fortement ralenties, des raffineries doivent fermer. Il faut donc se serrer la ceinture sur le sucre : une carte de rationnement spécialement dédiée à ce produit est mise en place à la fin du mois de février 1917 (modèle ici).
Rebondissant sur cette instauration de la « carte de sucre », Le Siècle rapporte une anecdote dont les fondements me semblent fantaisistes : il s’agit du sucre « à la mode de Bretagne ». Il est ainsi mentionné une coutume peu ragoutante (et probablement fausse, mais les journaux parisiens aiment se gausser des mœurs des terres exotiques) : lorsque le sucre manque dans les maisons bretonnes, on en pend un morceau au bout d’un fil, au-dessus de la table. Lorsque l’on veut sucrer un met quelconque, on lèche le sucre puis on le passe à son voisin. Bon appétit !