La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 9 juillet

En temps normal, le festival des Francofolies commence en ce moment-même, sur le coup du 9 ou 10 juillet. Cette année est bien différente, mais ce n’est pas une raison pour ne pas penser à La Rochelle. « Ses arceaux, ses arcades / Ses jardins en balade / Et ses rues / Qui promènent en détours / Et ramènent toujours / Vers la mer, la mer ».

Anne Sylvestre
Pourquoi pas La Rochelle

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 8 juillet

Restons sur les bords de Garonne, avec les souvenirs d’enfance de Pierre Perret. Une famille modeste, qui ne part pas souvent en vacances, « On n’allait pas au restaurant / On mangeait le pâté d’maman » :

Pierre Perret
Je suis de Castelsarrasin

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 7 juillet

Une déambulation dans l’hexagone oblige à croiser des fleuves, ceux que l’on a appris à l’école, même que si on en suivait le cours du fleuve à l’envers avec la règle au tableau, on avait sur les doigts. Virtuellement, sur les doigts, mais on finissait quand même un peu honteux d’avoir fait remonter la Garonne vers les Pyrénées ou la Loire vers le Mont-Gerbier-de-Jonc. Mais que voulez-vous, quand on vit sur un estuaire, on est habitué à voir le fleuve aller un coup dans un sens, un coup dans l’autre, c’est la marée et c’est la norme lorsque le fleuve en bout de course fonce vers l’océan.

Claude Nougaro
C’est une Garonne

La Garonne à Auvillar (82) – Septembre 2015
En arrière-plan à gauche : la centrale nucléaire de Golfech

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 6 juillet

Ce soir, la chansonnette se pose à Perpignan. Autant dire que depuis huit jours et les municipales fatales, c’est pas la joie dans ce coin-là de Catalogne. En 2008, dans son deuxième album (Le soleil et l’ouvrier), Balbino Medellin plongeait dans la mémoire de sa famille maternelle. L’artiste, mi-Picard mi-Catalan, précise d’emblée « Perpignan, j’ai pas l’accent ».

Balbino Medellin
Perpignan

Les stars du jardin botanique

On peut se dire que le jardin botanique est d’abord et avant tout visité pour ses plantes. Ce n’est point faux, d’autant plus que celui de Bordeaux fait dans le concret : légumes, fruits, plantes médicinales, avec panneaux explicatifs clairs et précis. En plus du plaisir des yeux, on ressort du jardin un peu moins idiot qu’on y est entré, et ce n’est pas rien. Mais ce jardin n’est pas que cela : il a aussi ses stars, vertes et bondissantes, qui, dès le printemps, font leur show dans les mares. Habituées aux humains, les grenouilles de ce jardin-là sont particulièrement peu farouches.

Le temps du lotus

Le lotus, comme le nénuphar, plante ses racines dans la vase et pousse dans l’eau. Mais le lotus est plus grand, plus majestueux, plus impressionnant. Les lotus du jardin botanique de Bordeaux sont actuellement en train de fleurir :

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 5 juillet

Il n’y a pas que les vacances dans la vie, il y a aussi les week-ends, et même simplement une journée de break dans la semaine peut faire l’affaire. Du côté de Marseille, on peut se raprocher des calanques, voire passer la journée aux Goudes. Je me souviens bien de cet endroit, pour l’avoir croisé il y a huit ans. « C’est un plaisir que personne ne boude / Le rêve marseillais, un soir d’été au cabanon. » Un plaisir d’autant plus important que Marseille vient, enfin, de basculer du bon côté de la force grâce à l’élection, hier, de Michèle Rubirola comme maire de la ville. Il y a des jours, comme ça, où l’on prend confiance dans l’humanité.

Massilia Sound System
Dimanche aux Goudes

Les Goudes (Marseille) – Juillet 2012

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 4 juillet

Pour 600 000 de mes concitoyens (chiffre de 2019), les vacances ne riment pas forcément (ou pas tout le temps) avec farniente sur le sable ou balade en forêt, mais lesdites vacances sont consacrées au bien-être et même aux soins médicaux : je parle ici du thermalisme, qui tente actuellement de se remettre du fracas du confinement. D’ailleurs, certains établissements thermaux proposent d’ores et déjà des soins post-confinement : c’est le cas des thermes de Saujon en Charente-Maritime.
La chanson de cet après-midi s’intéresse néanmoins à une autre région : les Vosges. Son interprète, Anny Flore (1912-1985), adopte un ton moqueur pour évoquer le curiste-type : « Le cœur content / Le matin, il s’en va chez le docteur en courant / Qui, tout de suite / Sans plus d’explications, l’envoie au bain bouillonnant ».

Anny Flore
Le curiste de Vittel

Une carte postale de Bordeaux

Un petit matin de juillet en rive droite, juste avant le boulot. La lumière, le lieu, un vrai plan « carte postale ». Je ne résiste pas, je clique.

Bordeaux – Le pont de pierre et la flèche St-Michel

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 3 juillet

Quel que soit le lieu choisi pour les vacances, il faut bien prendre la route (plus rarement le train) pour s’y rendre. D’où embouteillages inévitables sur certains axes, Bison-Futé en alerte, et une notion qui échappe invariablement au provincial moyen, surtout lorsqu’il vit dans la moitié sud de pays : le sens des départs et le sens des retours. Tout cela assorti de jolies couleurs allant du vert au rouge (un peu comme la carte du déconfinement), et des noms de lieu à la poésie discutable. Ah ! le péage de St-Arnoult ! le goulet d’étranglement d’Orange ! l’A 10 ! que de bonheurs et de joies en perspective, chaque samedi de l’été. Et cela n’est pas nouveau, bien avant l’ère de l’autoroute et des ses aires de repos au paysage factice, il y avait une route des vacances mythiques, la Nationale 7, « Route des vacances / Qui traverse la Bourgogne et la Provence / Qui fait d’ Paris un p’tit faubourg d’Valence. »

Charles Trenet
Route Nationale 7

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 2 juillet

Les vacances en France, c’est tendance, et le covid n’y est pour rien. J’ai retrouvé un article paru dans Le Parisien en juin 2019 : on y lit que les deux-tiers des Français partent en vacances l’été ; et oui, un tiers de mes concitoyens ne part pas à ce moment-là, et, le plus souvent, ne part pas du tout. Mais ce que pointe surtout l’article, c’est que la France reste, de loin, la destination privilégiée des vacanciers français.
Si plus de 60 % d’entre eux prennent leurs vacances au bord de la mer, comme dans la chanson de Jonasz, ils sont désormais presque un quart à préférer la campagne, et ce chiffre augmente. C’est vrai qu’ « A la campagne / Y a toujours un truc à faire / Aller aux champignons / Couper du bois, prendre l’air » :

Bénabar
À la campagne

Quelque part en Corrèze – Octobre 2016

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 1er juillet

C’est devenu un rituel estival : chaque année sur le coup de juillet, ce blog passe en mode vacances. Arrêt temporaire des publications photographiques rituelles du mercredi et du lundi, au profit d’une série quotidienne qui devrait tenir jusqu’à fin août. 62 épisodes, donc.
Le coronavirus a rebattu les cartes du tourisme, et le gouvernement nous a fortement encouragé à passer les vacances pas trop loin de la maison. C’est pour cela que la série estivale passe elle aussi l’été en France, et en chanson. Celle qui ouvre le bal est déjà ancienne (1975), c’est un grand classique, à la fois de la chanson française et des destinations estivales de bon nombre de nos contemporains, les vacances reposantes et pas bling-bling d’une famille modeste, « Nous il fallait faire attention / Quand on avait payé le prix d’une location » :

Michel Jonasz
Les vacances au bord de la mer

Palavas-les-Flots – Août 2015

Collection 539

Certes : des oiseaux

La balade dans le domaine de Certes ne vaut pas que pour ses paysages : il y a aussi énormément d’oiseaux, qui vont et viennent dans le domaine en fonction des marées et des saisons. Samedi dernier, nous avons ainsi pu voir et entendre beaucoup de hérons cendrés. Les arbres transformés en héronnières bruissent du caquètement quasi incessant des jeunes qui réclament pitance.

Une héronnière
Les naturalistes ont dénombré une cinquantaine de nids de hérons cendrés cette année dans le domaine de Certes

Les adultes, eux, déambulent dans le marais pour nourrir la tribu.

Un héron cendré cherchant une proie

L’aigrette garzette est aussi très présente, et, comme son collègue et vague cousin héron, elle cherche la nourriture pour sa nichée.

Une aigrette garzette capturant sa proie

Très nombreuses et très sonores aussi : les mouettes.

Des mouettes profitant de la marée haute côté Bassin d’Arcachon

Plus discret est le tadorne de Belon, ici avec un juvénile.

Un tadorne de Belon et son petit

Dans le genre discret aussi, tout en finesse et délicatesse (sauf pour les proies qu’elle attrape), voici l’échasse blanche, que j’ai plus l’habitude de voir sur l’île d’Oléron qu’en Gironde.

Une échasse blanche en mode chasse

Et enfin, la cigogne, que nous voyions voler depuis un moment et qui enfin s’est posée.

Une cigogne, probablement femelle car le bec semble assez court

La semaine commence plutôt bien

Photo de la semaine du 22 au 28 juin 2020

Certes : des paysages

Week-end électoral. Dans ma commune, girouette-cacahuète est confiné dans l’opposition, et j’en suis ravie. Mais le sujet de ce soir est néanmoins plus bucolique : je reviens sur l’extraordinaire balade d’hier matin, qui avait commencé par l’observation de milans au-dessus d’un parking (piqûre de rappel). Ce parking est celui du domaine de Certes, situé à cheval sur les commune d’Audenge et Lanton, sur le bassin d’Arcachon, dans le parc naturel des Landes de Gascogne. Des paysages sublimes, que ce soit côté domaine proprement dit ou côté bassin :

Week-end d’élections = week-end à la maison

Second tour des municipales. Pas question de faire abstention : il s’agit, dans ma commune, d’empêcher girouette-cacahuète d’accéder au trône de maire. Donc demain, à la première heure, je glisse mon bulletin dans l’urne. Et donc, aujourd’hui, l’homme de la maison et moi-même n’avons point déserté vers des contrées d’outre-Garonne.
Le devoir électoral n’est cependant pas incompatible avec une vraie balade dans la nature. Balade matinale (après, il fait trop chaud) qui a commencé par l’observation des milans au-dessus d’un parking. Suite au prochain numéro.

Des milans noirs quelque part en Gironde – 27 juin 2020

Le sphinx-colibri

Le sphinx-colibri, appelé aussi moro-sphinx, est un papillon original par plusieurs aspects. Il doit son surnom de « colibri » à sa manière de faire du sur-place en battant des ailes à toute vitesse, comme l’oiseau « colibri » donc.

Pourquoi bouge-t-il ses ailes si vite ? parce-qu’elles sont trop petites par rapport à son corps trapu. En bougeant ainsi ses ailes, tellement vite qu’on les distingue à peine voire pas du tout, il peut rester en équilibre devant la fleur dont il aspire le nectar grâce à une longue trompe très fine.

Dernière originalité : à ma connaissance, c’est le seul papillon diurne de la famille des sphinx.

Pour en savoir plus, cliquez ici et . Les photos ci-dessus ont été prises en Charente-Maritime en juin 2020.

Un petit tour à la capitale

Saint-Pierre d’Oléron est considérée comme la capitale de l’île : c’est la commune la plus peuplée (un peu plus de 6700 habitants en 2017), et elle a même un aérodrome. C’est aussi, à ma connaissance, la commune oléronaise où vivent le plus de personnes à l’année, avec la commune de Dolus sa voisine. Au week-end dernier, j’ai pris quelques minutes pour y déambuler :

Collection 538

Max de loin

C’est un type accroché à une toile volante, le week-end dernier dans ce joli département de Charente-Maritime. Pas un parapente — même si cela y ressemble— car pente il n’y a point (ou peu, ou pas assez) dans ce département-là. Sur le moment, celui de la photo, j’ai pensé à cette vieille chanson d’Hervé Cristiani, Il est libre Max, parce-que c’est vrai que « y’en a même qui l’ont vu voler ».

Photo de la semaine du 15 au 21 juin 2020

Fleur d’échalote sous la pluie

PlantNet m’indique fleur d’échalote, sans être sûr à 100 %. La fleur d’oignon ressemble aussi un peu à ça. Et puis c’est aussi la même forme, mais pas la même couleur, pour celle de l’ail. Bref, toutes ces plantes dont les bulbes parfument les repas, ont la fleur perchée sur une haute tige. Aujourd’hui, sous la pluie, la fleur semblait même disposer de son propre essuie-glace. La nature est décidément bien faite.

Photo réalisée à Bordeaux le 18 juin 2020

Malbouffe et étymologie

Petite vidéo de la série Karambolage pour remonter à la source du hamburger :

Collection 537

Orange dehors, orange dedans

Le rougegorge porte mal son nom : déjà, la zone colorée ne se résume pas à la gorge, mais englobe tout le poitrail et une bonne partie de la tête du petit passereau. Et surtout, la couleur n’est pas rouge, mais orange. La preuve, s’il en fallait une, avec ce joli spécimen qui raconte plein de choses passionnantes dans son mimosa :

Le même oiseau, lorsque je force le zoom au-delà du raisonnable (c’est une photo moche, mais c’est pour la science), montre l’intérieur de son bec, voire sa gorge : orange aussi.

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin 2020

Une petite phrase en passant

« Chaque citoyen américain croit ou est supposé croire que, par son seul effort individuel, il pourra améliorer son sort, quelle que soit son origine culturelle ou sociale : ce rêve américain, depuis les origines, attire les immigrants qui constituent la nation et il permet, en principe, à des hommes et des femmes, infiniment divers par leur origine, leur culture, leur croyance, de vivre ensemble : la Constitution est leur contrat social, l’économie de marché est leur « échelle de Jacob », et de l’Etat fédéral à Washington, on n’attend pas grand-chose. »

Guy Sorman, « Les États-Unis sont maintenant au bord de l’autodestruction », lemonde.fr, 15 juin 2020 (lien pour les abonnés)

Aurélie de deux couleurs, et une énigme

Aurélie est le joli petit nom d’une méduse presque totalement transparente. Elle est assez courante en Atlantique, surtout l’été. De son nom savant aurelia aurita, elle est actuellement visible sur les plages de Charente-Maritime :

Sur la même plage, et pas bien loin de l’aurélie ci-dessus, se trouvent de nombreuses méduses bleues (c’est leur nom), de la même famille que l’aurélie :

Jusque là, nous sommes dans du connu, du déjà vu. Mais il y a aussi une autre sorte d’animal faisant penser à une méduse bleue, un peu par sa forme et bien sûr par sa couleur, mais, en y regardant de plus près, on a l’impression qu’il y a deux animaux en un, comme deux physalies piégées dans un globe de gélatine :

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin 2020

Photo de la semaine du 8 au 14 juin 2020