Collection 589

Collections (photos)

Photo de la semaine du 29 novembre au 5 décembre 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [18]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Quand Libé peint LR tel qu’il est

Le monde tel qu'il va, Un peu d'art dans un monde de brutes

Il fut dit que LR était le parti gaulliste. Soit. Mais aujourd’hui ? cette droite bien classique, bien XVIe arrondissement, collier de perle et rictus obligé, tombe carrément dans le lourd, le gras pour ne pas dire graveleux, la droite extrême, intolérante, rance et bête. C’est en tout cas ce que montre le résultat du premier tour des primaires, dont sortent du chapeau Mme Valérie Pécresse et M. Eric Ciotti, deux choupinets avides d’aider leurs prochains, ouverts au monde, tout ça tout ça, enfin presque. Face à ce résultat qui ne me surprend même pas tant l’incurie et la bêtise de pas mal de nos contemporains me laissent sans voix, Libé a eu l’idée de couvrir le sujet par une image de une parodiant le tableau de Grant Wood, American Gothic.

Grant Wood a peint ce tableau en 1930, donc juste après le krach boursier qui a mis les Etats-Unis à genoux. On y voit un homme peu joyeux et sa fille célibataire, et pas plus joyeuse, devant une bicoque austère comme une église. C’est d’ailleurs en passant devant une maison qui lui a fait penser à une église que Grant Wood a peint ce tableau. Les personnages sont graves, sévères, rien ne laisse voir en eux la moindre once de douceur, ils sont sous la vague de la crise, et tentent, malgré tout, de rester droits dans leurs bottes, fourche à la main, parce-qu’on ne sait jamais. Chez ces gens-là, comme chantait Brel, …

Collection 588

Collections (photos)

J’ai revu mamie

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Souvenons-nous du mois de juin : j’avais vu, et donc évoqué ici même, une œuvre murale représentant une mamie joliment sexy (piqûre de rappel en cliquant ici, ce qui, d’ailleurs, doit au passage vous encourager à la piqûre de rappel pour le vaccin anti-covid, c’est hors sujet mais c’est dit).
Figurez-vous que j’ai revu jolie mamie récemment, sur un mur du quartier St-Michel. Comme quoi, Bordeaux c’est tout petit, Mamie sillonne la ville de mur en mur sans fatigue apparente.

Jaune comme le ginkgo en fin d’automne

Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le ginkgo biloba est un arbre magique. Quand l’automne s’affirme, il devient plus jaune que le soleil et éclaire joyeusement les sombres journées de novembre, même lorsque le ciel gris est tellement opaque qu’on ne distingue plus la forme des nuages. Un ciel de déprime, mais ginkgo est là, qui veille et qui illumine.
Ginkgo réveille n’importe quel paysage. C’est l’arbre qui fait du bien. Il suffit de l’apercevoir au loin pour se sentir en forme pour la journée. Et pour cela, à Bordeaux nous sommes servis : des ginkgos, il y en a dans plusieurs parcs et jardins.

Photo de la semaine du 22 au 28 novembre 2021

Photo de la semaine

Apprivoisés

Je suis prof mais je me soigne

Il a fallu un peu de temps, avec cette classe de terminale (enseignement de spécialité) pour que les cours se passent bien. Septembre fut confus, houleux, hargneux. Les mômes étaient méfiants, j’étais tendue. Il n’y avait pas un cours sans clash ni coup de gueule, on perdait un temps fou. Puis octobre vit l’apaisement, nous commencions à faire connaissance les uns avec les autres, et à trouver que les gamins étaient des braves gamins et que la prof n’était pas une méchante prof. Pour tout dire, il ne s’agissait pas de faire connaissance, mais de se retrouver : ces loulous, je les connaissais presque tous, les ayant eu comme élèves il y a deux ans en seconde ou l’an passé en première. Et pas toujours avec de bons souvenirs, il faut le dire.
Au retour des vacances d’automne, le climat était clairement apaisé, serein, voire joyeux. Une forme de complicité se mettait en place, on pouvait même blaguer sans que Corinne entre dans une colère noire ou que Patricia sorte de la classe en braillant « personne ne me comprend, vous êtes nulle, vous m’en voulez depuis la seconde, d’abord ». Je passe sur Thomas, fixé à ses jeux sur smartphone comme la bernique sur son rocher, et Marius, qui dort en classe parce-que la nuit ça sert à autre chose. Tout cela est fini, sauf Marius qui pionce encore un peu, mais il fait le boulot demandé et il dit bonjour au-revoir et merci.
Nous nous sommes habitués les uns aux autres, comme apprivoisés. Et cela fait du bien, parce-qu’avec un bac les 14 et 15 mars, il ne s’agit plus de perdre du temps avec la discipline. Aujourd’hui, alors qu’un exercice de méthode était noté, les petiots ont fait fumer les cerveaux pour donner le meilleur d’eux-mêmes et certains ont même dit merci en partant à midi.

Petite précision : tous les prénoms ne cette note sont bien sûr des pseudonymes.

Collection 587

Collections (photos)

J’ai vu le lion, l’ours et le martin-pêcheur

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Dans les chansons populaires, on voit le loup, le renard et la belette. Les trois animaux chantent, la jument de Michao et son petit poulain gloutonnent l’herbe du pré et le fêtard entonne le refrain.
Dans la vraie vie, le quidam de base déambule du côté de la place St-Michel à Bordeaux, et croise de forts beaux animaux tagués par A-MO sur le rideau de fer baissé d’un resto.
Et, anecdotiquement, ce soir en rentrant du boulot, j’ai entendu des grues, plein de grues, mais je ne les pas vues car il faisait déjà trop nuit.

Photo de la semaine du 15 au 21 novembre 2021

Photo de la semaine

L’alignement des pigeons

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les stressés un chouia cinéphiles y auront peut-être vu un remake du film d’Hitchcock, Les oiseaux. Les badauds banals n’auront rien vu : ils n’avaient pas le nez en l’air. Mais il reste les autres, peut-être un peu surpris de l’alignement de tant de pigeons en même temps sur un fil électrique. Rien de surprenant quand on connait le contexte : la petite dame qui habite juste en dessous dudit fil électrique a des oiseaux en cage (damned !) qu’elle sur-nourrit à tel point que la tambouille déborde des mangeoires. Et tous les zosios du quartier sont là là là là là quand les zozios dispersent les graines de la cage.

Faisons connaissance avec le Sirba Octet

Un peu d'art dans un monde de brutes

Faut que je vous fasse un aveu : un peu neuneu que je suis, je viens d’apprendre que la musique yiddish, avec clarinette qui tremble (ou pas), s’appelle le « klezmer » : c’était le sujet de la note d’hier, avec Catherine Ringer aux manettes. Ce genre, né de la culture yiddish, est tout sauf figé, il bouge, il jazze, il rocke, il swingue. Parmi les groupes actuels de klezmer se trouve le Sirba Octet, créé par un violoniste en 2004. Il a notamment accompagné Catherine Lara dans quelques unes de ses anciennes chansons, mais ce n’est pas le sujet ce soir. Ecoutons, si vous le voulez bien, « Kolomishka », un traditionnel yiddish enregistré en 2019 :

Bordeaux en noir et blanc [17]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Catherine Ringer et le klezmer

Un peu d'art dans un monde de brutes

J’ai eu le bonheur, en septembre, de voir Catherine Ringer sur scène. Lorsqu’elle a chanté Le Petit Train, des crétins incultes ont défilé en mode chenille en faisant tchou-tchou. Ces niais ne comprenaient donc pas le sens de cette chanson qui, sous des airs swinguant, relate la déportation puis la destruction des Juifs d’Europe. La sensibilité de Catherine Ringer est aussi là.
En 2015, invitée par un clarinettiste de musique klezmer, elle a interprété, en yiddish et un peu en français, une chanson de Mordechaï Gebirtig, assassiné en 1942 dans le ghetto de Varsovie. Par sa voix, sa présence, elle a montré, outre son immense talent, la beauté de la musique traditionnelle ashkénaze, et aussi son actualité. Le klezmer est bien vivant et est source d’inspiration à l’échelle mondiale. J’ai ouï dire qu’il y avait même du klezmer breton, je vais creuser ça sous peu.
Mais, dans l’immédiat, écoutons Catherine Ringer et David Krakauer :

Le fort flou derrière la dune

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est un jeu habituel, un rituel de ce lieu-là. Dès que je me balade sur la plage de Boyardville (île d’Oléron), je guette le moment où le fort Boyard semblera surgir des sables, limite en mode mirage. Il ne manque que la brume pour que l’illusion soit parfaite. Le fort est flou et alors ?

Collection 586

Collections (photos)

On avance, on avance, on avance, c’est une évidence

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Plage automnale, fait pas trop froid dehors mais doit pas faire bien chaud dans l’eau. Qu’importe, avec les combis, les gens qui déambulent avec de l’eau entre le nombril et les aisselles, n’ont pas l’air frigorifiés

Mais que font-ils en ce gris après-midi de novembre, à marcher, vite de surcroit, dans l’eau salée d’un littoral charentais ? Ces gens, mesdames-messieurs, pratiquent la marche aquatique, aussi appelée « longe côte », parce-qu’on longe la côte en marchant dans l’eau. Mais bien bien dans l’eau, pas juste les petons et le début des chevilles. C’est donc un sport nécessitant une certaine endurance, même s’il est présenté « tout public » sur le site de la Fédération Française de Randonnée. C’est d’ailleurs sur ce site que j’apprends qu’il s’agit d’un sport assez récent (16 ans), qui est né dans le nord de la France à l’initiative d’un entraineur d’aviron. On peut pratiquer ce sport en mer ou sur les lacs, à condition que le sol soit régulier et sans obstacle. Choisis bien ta plage, camarade !

Le titre de cette note est, vous l’aurez reconnu, tiré d’une chanson de Souchon. Qu’il en soit remercié.

Photo de la semaine du 8 au 14 novembre 2021

Photo de la semaine

Bleu comme le pertuis en fin d’après-midi

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Passage à l’heure d’hiver et novembre qui rime avec décembre font que les fins d’après-midi ressemblent méchamment à des débuts de soirée, voire à des préambules de nuit. C’est ainsi qu’hier, alors que le tea time était à peine sur le point de sonner, la lumière est devenue très bleue sur le pertuis d’Antioche, comme si la nuit allait tomber sur la plage de Boyardville (commune de St-Georges-d’Oléron).

Pleins feux sur le double phare

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le phare de l’île d’Aix a ceci d’original qu’il est double. Deux bâtons blancs surmontés de rouge, côte à côte sur le rivage.
Il y a fort longtemps, pour guider les marins dans les parages, il y avait un modeste fanal, qui fut détruit au milieu du XVIIIe siècle. Vint alors, pour le remplacer, un premier phare, mais qui ne tint pas le coup bien longtemps et qui fut reconstruit au milieu du XIXe siècle. Son feu est blanc, c’est joli mais insuffisant car les hauts fonds locaux sont des pièges infernaux que seul un deuxième phare pourrait signaler.
Le deuxième phare, avec lumière rouge, est ainsi bâti à coté du premier à la fin du XIXe siècle. Ce deuxième phare est construit juste à côté du premier et sur le même modèle. L’ensemble, qui a pour but de permettre aux navires d’identifier les dangers précis de la navigation dans cette zone du pertuis d’Antioche et en approche du port de Rochefort, a été automatisé en 1975.

Le double phare de l’île d’Aix vu de Boyardville (île d’Oléron)

Source : Ministère de la Culture

Bordeaux en noir et blanc [16]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Au menu du goéland : tête de poisson du port, sauce vase

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le goéland est fatigué d’avoir trop pêché, ou alors il est devenu feignant et ne daigne même plus sortir en mer. Auquel cas, la malbouffe le guette. Ce jour-là, dans le port de La Cotinière (commune de St-Pierre-d’Oléron), le goéland semblait lutter comme un fou, et pourtant la proie était morte depuis longtemps et même en morceaux : il ne restait que la tête, enrobée de son jus de vase pur port. Le goéland en a récupéré quelques morceaux, et a laissé la quasi-totalité de ladite tête pour d’autres amateurs. Le goéland n’avait peut-être pas tant faim que ça.

Collection 585

Collections (photos)

Photo de la semaine du 1er au 7 novembre 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [15]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Boyard et Enet

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est un jour de grand ciel bleu, de lumière franche et nette dans le pertuis d’Antioche. On voit loin, jusqu’au pont de l’île de Ré, jusqu’à La Rochelle. Et aussi bien sûr, jusqu’au fort Boyard. Un peu plus loin, ce qui émerge de l’eau comme une grosse galette, c’est le fort Enet, sorti du rocher sur ordre de Bonaparte pour protéger le port de Rochefort.

Le fort Boyard (à gauche) et le fort Enet (à droite)
Photo prise depuis Saint-Georges-d’Oléron en novembre 2021

Architexture

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La chose a une couleur à la mode et semble moelleuse comme la laine en pelote :

La chose semble mi-tricotée mi-tissée mi-nouée. Ce qui, au bout du compte, fait trop de « mi ». Ça pourrait ne ressembler à rien et c’est beau comme le nombre d’or, magique comme une œuvre d’art, ou l’inverse. En y regardant de plus près, on découvre que des insectes y déambulent et y travaillent, de gros insectes :

Ne sont-ce point des frelons ? Mais alors, la chose, accrochée fermement à la cime d’un arbre … ? mais alors … ? un nid ? un nid de frelons ? oui, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise en novembre 2021

Collection 584

Collections (photos)