Homo sapiens en été [39]

Rome – 2009

Homo sapiens en été [38]

Stockholm – 2017

Homo sapiens en été [37]

Palavas-les-Flots – 2015

Homo sapiens en été [36]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [8]

En déambulant sur la toile en ces temps où je tente de reprendre le taf, je grognonne en découvrant un article du Café Pédagogique du 26 juillet, concernant les nouvelles modalités d’évaluation pour le baccalauréat : l’usine à gaz est sortie des fondations, elle va entrer en service, et devinez qui va aller au charbon ?
Je pourrais cesser de râler, après tout c’est l’été. Mais les gosses du quartier font du bruit, ils couvrent mon Vivaldi du soir (un qui arrache, avec Nigel Kennedy à l’archet), et je me dis qu’il serait temps qu’ils fassent dodo. Indépendamment de ça, je frôle la consternation en lisant un article d’Usbek & Rika sur les centres commerciaux géants, ces fameux « malls » où même des touristes viennent circuler, car, comme le dit la journaliste Rinny Grimaud, « notre manière de concevoir le tourisme en tant qu’Européens n’a rien à voir avec celle de la majeure partie du globe : aller à la rencontre de l’autre, découvrir une culture, circuler à pied… Le tourisme de bobo n’est pas du tout majoritaire. J’ai découvert l’existence de cette énorme masse de touristes qui se déplacent d’un pays à l’autre, en partie pour faire du shopping, et qui ne supporte pas d’avoir à marcher.  » Décidément, en ce 13 août au soir, on dirait que ça va mal.
Et ça n’allait pas mieux avant : Libé retrace l’histoire d’un mouflet qui, avec sa famille, avait fui le franquisme pendant la guerre civile, et qui s’est retrouvé dans les camps français. Ignoble.
Une lueur de bonheur ? Bien sûr. Avec deux sites consacrés à l’histoire de la Bretagne, que je parcours avec délectation : Becedia et En Envor.

Une carte de Bretagne en VO

Le Rainbow Warrior III

Le Rainbow Warrior III est le principal navire de la flotte de Greenpeace. Il était la semaine dernière à La Rochelle, il a passé le week-end à Bordeaux, il navigue ce soir au large de la Bretagne et devrait accoster à Cherbourg après-demain matin. C’est un navire militant, conçu en 2011 pour lutter contre tous ceux qui, en mer, portent atteinte à l’environnement. Il peut aller vite, son nid-de-pie bien haut perché permet de voir jusqu’à 24 km au loin, sa salle de radio est même équipée d’une porte anti-abordage pour que, quoiqu’il arrive, l’équipage puisse continuer à informer les citoyens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée à ce navire sur le site de Greenpeace.

Le Rainbow Warrior III dans le port de Bordeaux le 11 août 2019

Homo sapiens en été [35]

Arcachon – 2016

Le temple qui cache la forêt

Revenons très très longtemps en arrière, au XIXe siècle. La grande lande gasconne commence à être plantée de pins maritimes serrés et alignés. Dans le même temps, un temple protestant sort de terre dans le quartier des Chartrons à Bordeaux.

Rien à voir, pensons-nous, mais le street-artist espagnol Gonzalo Borondo y voit une sorte de coïncidence, et d’un sublime coup de patte, il unit l’arbre et le temple pour le temps d’un été. Il faut se dépêcher : l’expo ferme ses portes au week-end prochain.

L’entrée dans le temple, fermé au public depuis une trentaine d’années, demande un temps d’adaptation. Adaptation au son et à la lumière. Un son sourd et continu, qui sort de derrière l’orgue. Une litanie lancinante qui incite à la lenteur. La lumière ensuite. La pénombre plutôt. Le regard prend son temps, les pupilles s’adaptent, petit à petit, on distingue les formes, la peinture, les reliefs, les perspectives. Une expérience apaisante.

Pour en savoir plus :

Homo sapiens en été [34]

New-York – 2010

Homo sapiens en été [33]

Saint-Emilion – 2018

Homo sapiens en été [32]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

En déambulant sur la toile [7]

En déambulant sur la toile en ce début de mois d’août, je ne perds pas de vue la superficialité qui sied si bien à l’été, et je me souviens qu’il existe, depuis 2007 dans le Médoc, un championnat du monde de lancer de tongs (Sud-Ouest).
Je reste en Gironde mais retrouve un minimum de sérieux en lisant, sur le site du Point, une tribune de Xavier Planty, copropriétaire d’un premier cru classé de Sauternes et défenseur du vin bio. Il montre, et c’est d’ailleurs le titre de l’article, que « l’agroécologie sauvera les vins de Bordeaux », en rappelant au passage « le bon sens paysan », qui doit permettre aux viticulteurs de se « désintoxiquer des pesticides ».
Je reviens à des préoccupations plus légères et plus estivales en me posant sur le site de l’INA, où j’apprends que la mode du short pour homme n’a que 50 ans. Le micro-trottoir tourné dans les rues de Strasbourg est fort distrayant.

Je passe enfin beaucoup de temps à m’intéresser à l’histoire des médias (préparation des cours pour la rentrée oblige), et je visite une expo virtuelle de la BNF (La Presse à la une) puis découvre un site web consacré aux « Radios au temps de la TSF ». J’avoue prendre un réel plaisir à découvrir les multiples pépites que recèlent ces deux sites, oubliant presque qu’il s’agit quand même un peu de boulot.

  • Illustration : Norman Rockwell, « Le nouveau récepteur de télévision », 1949

Quand le pétrole était à la mode

Je vous parle d’un temps où le plastique était fantastique, et où « faire américain », c’était bien. Nous sommes au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. Les produits made in US sont gages de modernité, et les dérivés du pétrole ne posent de cas de conscience à personne. Il faut reconstruire, retrouver une vie agréable, moderne de surcroit. Depuis 1935, la société étatsunienne Du Pont De Nemours commercialise un plastique d’un nouveau genre : le nylon. Les femmes en apprécient les bas, les hommes les fils pour la pêche : je ne l’invente pas, c’est écrit dans la publicité ci-dessous.

Cette publicité était visible dans la presse en 1947, notamment dans France-Soir. Il s’agit de faire la promotion d’un peigne, un simple peigne « en véritable nylon » pour se coiffer le matin. Tout y est : l’annonce bien genrée (« Madame, vous êtes ravie de vos bas … » ; « Monsieur, vous êtes satisfait de vos articles de pêche … »), le rappel du côté américain (« Faites confiance à la dernière nouveauté américaine »), l’intérêt économique de l’objet (« absolument incassable »), intérêt bien compréhensible en ces temps de pénurie, car, même si la guerre est finie, les difficultés pour se procurer les biens de consommation courante sont importantes (les cartes de rationnement existent encore).

Homo sapiens en été [30]

Bordeaux – 2017

Homo sapiens en été [29]

Rome – 2009

Homo sapiens en été [28]

Finlande – 2018

Homo sapiens en été [27]

Ile d’Oléron – 2019

Le McDo d’Oléron ne sert à rien

Revenons brièvement sur un bras de fer perdu par la commune de Dolus d’Oléron : l’entreprise McDonald’s, qui prétend diriger une chaîne de « restaurants », se targuant même de « nourrir » une humanité affamée alors qu’elle se contente de la remplir de sucres et de graisses, l’entreprise McDonald’s, disais-je, a obtenu de haute lutte le permis lui permettant de s’implanter sur la commune de Dolus. Au grand dam des riverains, qui s’attendent notamment à des émanations olfactives peu compatibles avec l’air marin. Le hangar à tambouille semble achevé, mais il n’est pas encore ouvert. Officiellement, c’est pour éviter de surjouer sur la polémique pendant l’été. Il se peut, mais cette analyse n’engage que moi, que la raison soit tout autre. Et s’il y avait déjà une enseigne du (presque) même nom sur l’île ? Du côté du phare de Chassiron, par exemple ?

Le Macdau du phare de Chassiron – St-Denis d’Oléron – Juillet 2019

Homo sapiens en été [26]

New-York – 2010

Homo sapiens en été [25]

Mont Ventoux – 2009

Voir des hirondelles, enfin

En terre bordelaise, l’hirondelle se fait rare. Au-dessus de mon jardin, il n’y en a quasiment pas eu cette année. C’est à désespérer. Migration ratée de l’an dernier, raréfaction des pitances par disparition des insectes sous le coup de doses massives d’insecticides, nidification problématique en lien avec une urbanisation galopante, tout est lié. Tout est ligué contre cet oiseau boulotteur de moustiques. Moustiques qui me piquent à qui mieux mieux. Et ça gratte.
Sur l’île d’Oléron, pendant la petite quinzaine de vacances, j’ai revu des hirondelles. Enfin. Une lueur d’espoir dans un monde qui se désagrège. Un vrai moment de bonheur dans cet été 2019. Ce soir, à Bordeaux, j’ai cru apercevoir quelques martinets et j’ai vu une chauve-souris. Les moustiques n’ont pas trop de soucis à se faire.
Les photos ci-dessous ont été prises en juillet 2019 sur l’île d’Oléron.

Homo sapiens en été [24]

Ile d’Oléron – 2019

Homo sapiens en été [23]

Nantes – 2009

En déambulant sur la toile [6]

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

Homo sapiens en été [22]

Toulouse – 2017

Homo sapiens en été [21]

Carrière d’ocres de Roussillon – 2009

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Homo sapiens en été [20]

Ile d’Oléron – 2017

Homo sapiens en été [19]

L’Isle-sur-la-Sorgue – 2009