Bordeaux en noir et blanc [6]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Être à bord, mais pas tout à fait

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Joli après-midi dans le port de la Lune. Les bateaux venus nous rendre visite sont tranquillement repartis vers le grand océan, lentement, et c’était joli. Leurs marins étaient à bord, enfin plus ou moins, comme on peut le constater pour l’équipage d’El Galeon, réplique d’un navire espagnol du XVIe siècle mis à l’eau en 2010.

Photo de la semaine du 14 au 20 juin 2021

Photo de la semaine

Vingt chats sur les quais pour fêter le vin

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

On l’appelle « Fête du vin », mais on y voit surtout quelques bateaux et des sculptures sur les quais, qui n’ont rien à voir avec le vin. Bordeaux est une ville pleine de paradoxes. Peu importe … Les sculptures représentent le chat, pardon Le Chat, avec toutes ses majuscules, c’est-à-dire celui de Geluck.
Ces chats sont au nombre de vingt. Ils sont bien alignés sur les quais, et c’est drôle, joli, ludique, poétique, et surtout à voir bien au-delà de la fête du vin (jusque début octobre je crois).

Bordeaux en noir et blanc [5]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Mimil fait semblant de ne pas voir les fautes d’orthographe

Je suis prof mais je me soigne, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Mimil, c’est le personnage à t-shirt rayé inventé et dessiné par Selor, un des graffeurs phares de Bordeaux. Et, aujourd’hui, il y avait bac : philo le matin, français l’après-midi. Huit heures de surveillance en tout : dire que j’en suis sortie un peu neuneu est un euphémisme, mais l’orage en cours devrait me remettre les idées d’aplomb.
Je pense à Mimil et au bac parce-qu’entre les deux, il y a un lien : l’orthographe. Soyons honnête, je n’ai pas lu les copies, mais, un peu par hasard, j’ai vu que la chose n’était pas totalement maîtrisée par tous les candidats, au même titre que le déchiffrage de l’heure sur une pendule à aiguilles (rare mais authentique ; je parle du déchiffrage par un candidat au bac, pas de la pendule).
Et puis j’ai aussi souvenir d’un resto où j’ai récemment déjeuné, et où les cartes et ardoises comportaient presque autant d’erreurs orthographiques et grammaticales que de mots. Tout cela nous ramène à notre Mimil, et à un dessin le représentant vu très récemment à Bordeaux, dans le quartier des Chartrons :

Mamie est sexy

Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes

Balade en rive droite et en berge de Garonne. De-ci de-là, quelques murs graffés, dont les dessins se perdent éventuellement derrière les plantes qui gagnent du terrain et qui font le mur à leur manière. Mais, quand même, deux panneaux m’interpellent et me font sourire : ils représentent une mamie en été avec tous les détails afférents … :

… voire plus si affinités :

Photos réalisées à Bordeaux en juin 2021

Collection 572

Collections (photos)

Quand le lézard fait le mur

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est bien un lézard, un gros gros lézard bien vert, mais ce n’est pas du tout un mur, puisqu’il s’agit d’une simple clôture. L’animal ici présent tente de se faire la belle depuis un jardin ordinaire, quelque part sur l’île d’Oléron. C’était au tout début de la grosse vague de chaleur, et l’animal, généralement discret, montrait enfin son nez.

Un lézard vert sur l’île d’Oléron en mai 2021

Bordeaux en noir et blanc [4]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Photo de la semaine du 7 au 13 juin 2021

Photo de la semaine

Deux petits partout (au moins)

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Depuis déjà quelques années, cigognes et hérons cendrés partagent le même bosquet au cœur de l’île d’Oléron. Une sorte de copro pour oiseaux, HLM diront les plus rétifs à la promiscuité, fut-elle aviaire. Comme chaque année, les couples des deux espèces consolident des nids gigantesques, ce qui rapproche plus cigognes et hérons de la jet set du 16e arrondissement que des cités médiatisées du 9-3. Et, comme chaque année, des œufs sont pondus et couvés, puis des petits montrent le bout de leur bec, deux par famille a priori ; mais c’est un minimum visible : de loin, même avec gros zoom, on ne voit pas tout.
Il y avait donc, en ce week-end de presque mi-juin, deux petits au-moins chez les cigognes :

Et deux petits, déjà grandinets, chez les hérons. Nous pouvons les différencier des adultes grâce au plumage moins abouti, plus gris uniforme :

Photos réalisées sur l’île d’Oléron en juin 2021

Bordeaux en noir et blanc [3]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les tadornes, l’aigrette et le chevalier

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Retour sur une balade du mois de mai sur l’île d’Oléron. Un marais ordinaire et rectangulaire, comme il y en a tant, surtout dans le moitié nord de l’île. Un de ces marais bichonnés par l’homme, un marais façonné au fil du temps, et habité par toutes sortes d’oiseaux. Parmi ceux-ci se trouvent les plus grands des canards vivant sous nos contrées, à savoir les tadornes de Belon, en mode sieste et parallèle :

Bien sûr, incontournable et fidèle au poste, l’aigrette garzette, reconnaissable à sa jolie petite couette à l’arrière de la tête. La patte gauche levée n’est pas un effet de mode : l’aigrette agite en fait délicatement la vase pour y faire surgir les petits crustacés dont elle va sous peu se régaler :

Clou de la journée, parce-que peu observé jusque-là : le chevalier gambette, aux pattes orangées. Délicatement, comme les autres limicoles, il farfouille dans la vase et, tôt ou tard, y trouve de quoi se sustenter :

Collection 571

Collections (photos)

Bordeaux en noir et blanc [2]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Photo de la semaine du 31 mai au 6 juin 2021

Photo de la semaine

Bordeaux en noir et blanc [1]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Couver sous la pluie

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

« I’m brooding in the rain, just brooding in the rain, and I’m happy again ». L’oie aurait pu chanter cela, mais la pluie tombait fort drue sur l’oie et le nid. Et puis c’est une oie blanche, n’est-elle pas tombée de la dernière pluie ? Pluie du quart d’heure qui précède l’averse en cours, en ce jour d’abat d’eau sur la ville de Bordeaux ?

Une oie en train de couver – Jardin Public de Bordeaux – Début juin 2021

Collection 570

Collections (photos)

Oh hisse et ho pour la moule de bouchot

La mer et ses poissons, Made in BZH, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La moule de bouchot, la meilleure, celle qui grandit sur des pieux de bois plantées en mer, ne parvient pas à croître décemment dans les fraiches eaux de la Manche. C’est pour cela que des mytiliculteurs bretons, venant en ligne droite du 35 voire du 22, chouchoutent les nourrissons dans le pertuis d’Antioche, c’est-à-dire entre l’île d’Oléron et l’île de Ré, et même plus précisément dans l’anse de la Malconche, sur la commune de Saint-Georges-d’Oléron. Chaque hiver, ils viennent poser les cordes garnis de naissains, puis, au printemps, ils repartent avec les minusculissimes moules, lovées dans les cordes, pelotonnées dans des paniers, puis hissées vers le grand nord lointain des latitudes extrêmes, du style 48°N voire au-delà. L’affaire n’est pas simple car il faut faire vite : entre le moment où la mer est suffisamment basse et celle où elle remonte, le temps est court. L’affaire est d’autant plus sportive que l’eau est fraiche : cette année, au milieu du mois de mai, il faisait encore parfois franchement froid sur la grève, alors, dans l’eau …

Photos réalisées mi-mai 2021 à Saint-Georges-d’Oléron (17)

Photo de la semaine du 24 au 30 mai 2021

Photo de la semaine

Collection 569

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Ça zinzinule dans le tronc

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Petite balade classique sur un chemin forestier. Bien que piètre ornithologue, je reconnais bien le petit cri de la mésange charbonnière, typique de ces moments où le danger guette : on dit qu’elle zinzinule. Et puis je repère aussi des pépiements, de tout petits cris réguliers et impératifs, ceux d’oisillons qui réclament pitance. Sauf que je ne vois ni mésange adulte, même en levant le nez bien bien haut jusqu’au risque de torticolis, ni petit zozio. Rien, juste les arbres.

Juste les arbres. Et, justement, tout donne l’impression que les petits cris viennent d’un tronc d’arbre, à une altitude plutôt basse. Dès que je m’approche, les petits cris cessent. Je m’éloigne alors, préférant retrouver le son au détriment des images, puisqu’il faut désormais trop zoomer pour espérer voir quelque chose. Il faut surtout attendre. Les pépiements reprennent, mais rien d’autre pendant quelques minutes.

Puis une mésange adulte arrive enfin, porteuse de la nourriture tant attendue.

Elle se rapproche encore, les petits piaillent. Mais la tambouille est prête, et la mésange s’apprête à entrer dans le nid, aménagé, comme c’est souvent le cas, dans un tronc d’arbre.

Une seconde plus tard, la mésange était dans le nid avec les petits, que le ravitaillement commençait à faire taire. L’arbre était redevenu silencieux, mais pour un temps seulement, ce manège incessant pouvant se produire jusqu’à 500 fois par jour.

Pour en savoir plus sur la mésange charbonnière, et éventuellement écouter son cri, cliquez-ici.

Photos réalisées sur l’île d’Oléron en mai 2021

Quand le cormoran déglutit

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Déglutir : faire passer de la bouche à l’estomac, nous dit le Larousse. Chez les oiseaux, on parle plus de bec que de bouche, mais l’idée est la même. Que tu picores une bouchée délicate dans l’assiette en Limoges, ou un mulet dodu dans le port de pêche du coin, il faut que ça passe par le gosier, que ça glisse, que ça nourrisse. Et chez le cormoran, c’est parfois athlétique, surtout quand la proie dépasse un chouia la largeur de la trachée, gonfle celle-ci pour passer néanmoins, obligeant le grand oiseau à des contorsions peu aisées.

Un cormoran en pleine déglutition dans le port de La Cotinière (Saint-Pierre-d’Oléron, Charente-Maritime)

Photo de la semaine du 17 au 23 mai 2021

Photo de la semaine

Petite énigme maritime

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La photo ci-dessous a été prise au week-end dernier en Charente-Maritime. Le gros objet flottant était alors ancré quelque part dans le pertuis d’Antioche, mais de quoi s’agit-il ? J’avoue avoir moi-même quémandé la réponse aux bonnes fées du web, alors à vous de jouer …

Jour J

Chronique du déconfinement, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

19 mai 2021. On devrait presque l’ériger en fête nationale, voire en jour férié. Ce n’est pas encore l’heure de l’immense youpi qui s’entendra jusque sur la planète Mars, mais la vie normale reprend peu à peu, avec certes encore quelques limites.
Voilatipa que le Bordelais trouve soudain opportun de dîner dès 19 h, puisque c’est le seul moyen de dîner au resto. En terrasse, bien sûr. Et lesdites terrasses sont au rendez-vous, comme les clients, heureux, joyeux, trinquant du bonheur de renouer avec ce qui, autrefois, était juste normal, ordinaire.

Bordeaux, 19 mai 2021

Collection 568

Collections (photos)

Faire nid de toute corde

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Suivant à la lettre les adages populaires, certains humains font feu de tout bois. Dans le même esprit, en ce milieu de printemps, alors que, peut-être, la deuxième couvée est sur le point d’éclore, la mésange charbonnière fait nid de toute corde. Jugez plutôt :

Voici donc notre passereau fort affairé à tirer de la corde des fibres douces et délicates, de futurs berceaux pour oisons qui n’ont pas encore percé leur coquille, c’est une supposition, je n’ai pas vu le nid.

Je n’ai pas vu le nid car la mésange, une fois le matériau prélevé et le bec plein à craquer, vérifie alentour que nul ennemi ne l’épie, puis, file fissa vers le nid, en toute discrétion.

Photos réalisées à Bordeaux en mai 2021