La becquée pour héron aîné

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La becquée pour héron aîné ou la becquée quand héron est né, allez savoir ! Normalement, madame héron pond entre trois et cinq œufs, ce qui doit donner trois à cinq poussins vingt-six jours plus tard. Mais là, dans l’héronnière, je ne distingue qu’un seul petit. D’ailleurs déjà grandinet. Il faut préciser que les jeunes hérons passent environ deux mois au nid, ce qui laisse du temps pour grossir et faire de la plume. Au bout de 55 jours, les jeunes commencent à voler, mais c’est encore un peu pataud tout ça, faut continuer à apprendre. Et en attendant le jour J, il faut continuer à manger. N’empêche que je ne vois, en sur-zoomant pourtant, qu’un seul petit dans le nid, pas les trois à cinq annoncés par oiseaux.net. Que sont devenus les autres poussins ? Y’avait-il, d’aillleurs, d’autres poussins ?

Un héron et son petit sur l’île d’Oléron en mai 2022

Photo de la semaine du 16 au 22 mai 2022

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Collection 612

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Début de journée avec salamandre

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Cela fait partie des petits bonheurs de la vie. Partir un matin, pas trop tôt, sur le coup de huit heures, il fait déjà jour, et les oiseaux chantent à tue tête, et les chevrefeuilles sentent bon. Puis, au sol, voir autre chose que le bitume sombre : une salamandre traverse la rue. L’amphibien plutôt nocturne déambule alors que le jours est bien levé, ciel bleu, chaleur annoncée pour les heures qui viennent. Et la salamandre, tranquille, traverse donc la rue d’une zone urbaine qui ressemble déjà à l’été.

Photos prises dans l’agglomération bordelaise le 16 mai 2022

Photo de la semaine du 9 au 15 mai 2022

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Il n’y avait pas que des palourdes

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le 8 mai, lorsqu’ici même j’ai décrit l’ouverture de la saison de la pêche aux palourdes, je n’ai pas tout dit. J’ai pêché par omission (mais j’ai quand même tout mangé, tellement c’était bon). Il n’y avait pas que des palourdes. Il y avait aussi des coques, ce qui est habituel. Et aussi des lavagnons : des genres de tellines à la coquille moins allongé. Des petits bivalves bien planqués, plus profonds encore que les palourdes, qu’il faut sortir avec délicatesse tant la coquille est fragile. À la pêche aux lavagnons nous retournerons.

Collection 611

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Photo de la semaine du 2 au 8 mai 2022

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Ouverture de la saison

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’est une histoire de vase et d’estran, une histoire de mi-printemps. Nous sommes sur l’île d’Oléron en plein après-midi, il fait presque chaud comme en été. Nous avons enfilé le short qui en a vu d’autres et le polo informe, bref, la tenue de pêche, ainsi que les bonnes grosses bottes en caoutchouc. Marée basse. On y va. Ce soir, il y aura palourdes à l’apéro, avec un petit pineau. On avance vers le large, on marche sous la mer, on repère les trous laissés par les bivalves, indices de la gourmandise à venir. On plonge le doigts dans la vase, on repère la bête, on sort le coquillage, on vérifie qu’il fait la maille. Tout va bien : les doigts n’ont pas perdu la main.

Bordeaux en noir et blanc [27]

Bordeaux en noir et blanc, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La mémoire de l’écureuil

Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il y a deux écoles : ceux qui pensent que l’écureuil planque noix et noisettes puis oublie les localisations des cachettes, et ceux qui soutiennent que le petit animal a une excellente mémoire, lui permettant au printemps de retrouver les provisions planquées six mois plus tôt. Ce que j’ai vu aujourd’hui tend à confirmer la deuxième hypothèse. L’écureuil creuse de ses petites pattes un périmètre relativement limité et, à chaque coup de griffe, sort un fruit à coque, enseveli à une distance raisonnable sous l’humus. Il ne cherche pas, ne farfouille pas, n’hésite pas : il y va, et ça marche. Chaque noix, noisette ou autre fruit du même type est immédiatement décortiqué et mangé.

Collection 610

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Photo de la semaine du 25 avril au 1er mai 2022

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Une petite phrase en passant

Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« A Moscou et à Pékin, les faits doivent se plier à la doctrine du chef. Si tel n’est pas le cas, on ne l’en informe pas, de peur de lui déplaire. C’est le théorème du despote aveuglé par lui-même. »

Alain Frachon, « La guerre en Ukraine et les confinements de masse décidés en
Chine sont des produits de l’autocratie », site web du Monde, 28 avril 2022

Collection 609

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Des pistes pour un nouveau gouvernement ?

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

Nous sommes certes soulagés mais néanmoins dans le flou. Jean Castex, Premier ministre en exercice, présentera sous sous peu la démission de son gouvernement : ce n’est pas la loi qui l’exige, mais la tradition. Les législatives, mi-juin, apporteront une couleur un peu plus définitive au quinquennat qui démarre, mais entre les deux ? pour l’intérim, on fait comment ? on convoque des personnages de Walt Disney ?

Gérard Lenorman
Si j’étais président (1980)

Une petite phrase en passant

Bouquinages, Une petite phrase en passant

« Il ne s’est jamais trouvé tout au long de ma vie sous cette Ve République, un seul candidat en quête de voix à qui j’aurais confié avec plaisir les clés de ma voiture ou celle de mon pavillon, bref un type avec lequel j’aurais aimé passé une semaine de vacances ou simplement partager une partie de pêche. »

Jean-Paul Dubois, Une vie française, Éditions de l’Olivier, 2004

Photo de la semaine du 18 au 24 avril 2022

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Une certaine forme de soulagement

Le monde tel qu'il va

Je n’ai certes pas envie de voir Monsieur Macron poursuivre la politique brutale qu’il a engagée lors de son premier quinquennat, et c’est pourquoi je souhaite un vrai front de gauche aux législatives afin d’imposer une cohabitation propre et viable. Mais le résultat de ce soir apporte quand même un réel soulagement.
Pourquoi une cohabitation avec Monsieur Macron serait-elle plus propre qu’avec Mme Le Pen aux commandes ? Parce-que, en cas de cohabitation, le président de la République a un domaine réservé, un champ d’action rien qu’à lui : la politique étrangère. Et, sincèrement, je préfère voir dans cette fonction un Européen convaincu plutôt qu’une adhérente de l’internationale des dictateurs, un type qui tente le dialogue plutôt qu’une copine de Poutine.
Il faut néanmoins désormais jouer serré. La catastrophe pourrait venir d’une cohabitation Macron / gang Le Pen et fachos associés. Restons vigilants.

Ni vote blanc, ni blanc seing

Le monde tel qu'il va

Je ne m’adresse pas ici à celles et ceux qui, par conviction ou par jeu, votent déjà Le Pen, histoire de voir, de casser le fameux « système » : comme l’a dit Ariane Mnouchkine dans une interview pour Télérama, « on n’essaie pas le fascisme ».

Je m’adresse en revanche à celles et ceux qui, comme moi, ont voté à gauche, souvent Mélenchon, par haine de Le Pen et par refus d’un deuxième mandat Macron. Celles et ceux qui, demain, de colère, pourraient être tentés par l’abstention ou le vote blanc. Les deux sont certes comptabilisés désormais à part, mais, si cela nourrit les statistiques et les commentateurs politiques, cela ne change rien au résultat final. La constitution ne prévoit pas de seuil minimal de votes exprimés pour désigner le vainqueur. Et donc, même si le vote blanc l’emporte, il y aura quand même un quidam à l’Elysée. Un Macron peut-être, ou une Le Pen plus sûrement encore, car ses soutiens sont nombreux. Le fascisme a gangrené mon pays de manière forte. Le pire n’est alors plus impossible.

Il n’y a donc plus qu’une possibilité, peste mâtinée de choléra peut-être, mais c’est la seule solution : le vote Macron reste la seule issue possible. N’oublions pas juin et les législatives. Rêvons d’une union de la gauche, et pourquoi pas d’une cohabitation, un truc à l’ancienne qui rééquilibrerait les pouvoirs : le pouvoir législatif qui renouerait avec ses prérogatives puisque l’exécutif serait coupé en deux. Ce n’est pas de la nostalgie, c’est de la survie.

Une île couleur « vieux rose »

Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’île d’Oléron vire au vieux rose. Je ne parle pas de sa couleur politique, nettement plus angoissante et vert-de-gris. Je parle tout simplement de la floraison des tamaris, tous en même temps et dans une formidable douceur, que ce soit sous le ciel bleu ou sous le ciel gris.

Un tamaris en fleurs sur la commune de St-Georges-d’Oléron, avril 2022

Collection 608

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Un hanneton de la Saint-Jean le jour de Pâques

Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le hanneton de la Saint-Jean est un petit coléoptère aimant les zones herbeuses, présent plutôt en été, d’où son nom (la Saint-Jean est la récupération chrétienne de la fête païenne du solstice d’été, fin juin). Or, hier, un hanneton de la Saint-Jean déambulait mollement sur le sable fin d’une plage du Golfe de Gascogne. Décalage spatial et temporel.

Un hanneton de la Saint-Jean sur une plage du littoral Atlantique, 17 avril 2022

Photo de la semaine du 11 au 17 avril 2022

Photo de la semaine

Collection 607

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Photo de la semaine du 4 au 10 avril 2022

Photo de la semaine

Et merde !

Le monde tel qu'il va
Extrait du site web du Monde, 10 avril 2022

Résistance face à l’aveuglement

La chansonnette, Le monde tel qu'il va

À tous ces gens qui ne voteront pas demain, à tous ceux qui cèderont aux sirènes simplistes de certains réseaux sociaux manipulés par une extrême-droite sans scrupule, je dédie cette chanson de Pigalle, ode aux imbéciles heureux ou en colère, mais tellement imbéciles qu’ils en sont dangereux. La chanson peut aussi être lue ici. Aux urnes, citoyens !

Pigalle
Faut pas s’inquiéter

Aux votes, citoyens !

Le monde tel qu'il va

Quand faut y aller, faut y aller. Je m’étais promis de ne plus parler sujets graves, sujets qui fâchent et autres tergiversations politiques dans ce blog, privilégiant le chant des oiseaux et les jolis paysages. Mais, tôt ou tard, faut retourner au charbon, se souvenir que les échéances électorales engagent bien plus que l’apéro avec les potes un dimanche soir. Bref, il faut argumenter, motiver, lutter.
Depuis vingt ans maintenant, lors de l’élection présidentielle, je ne vote plus « pour » mais « contre ». Parce-que, en un temps, il fallut empêcher Le Pen père d’entrer à l’Elysée ou empêcher Sarko d’y rester, par exemple.
Même schéma cette année : virer Macron, parce-que je ne vais pas à nouveau me tirer une balle dans le pied (M’sieur Blanquer, si vous lisez ces lignes …), et empêcher mémère Le Pen et trouduc’ Zemmour de s’installer dans les ors de la République et du 8e arrondissement.

Naturellement de gauche, soucieuse et inquiète du réchauffement climatique, ma voix devrait naturellement se porter sur Monsieur Jadot. C’est d’ailleurs ce que j’avais initialement envisagé. Mais avec une extrême-droite tonitruante et un Macron pas encore au tapis, je joue le tout pour le tout, j’abats la seule carte capable de barrer la route aux affreux : c’est le bulletin de Monsieur Mélenchon que je glisserai dimanche dans l’urne.

Il y en a un deuxième !

Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Au risque de paraître monomaniaque, je reste fixée sur la famille merle du jardin. Il y a quelques jours, je regardais avec discrétion un jeune merle et je me précipitais pour montrer ici-même les preuves de cette observation (cliquez ici). Ce matin, j’ai publié la preuve que le petit merle avait un frère (ou une sœur) : cliquez là. D’ailleurs il se peut que la fratrie soit plus grande encore, les dames merles pondant en général 3 à 5 œufs (ça se vérifie ici). Et donc, l’autre petit, qui semble plus pataud, moins rapide, qui a peut-être percé sa coquille quelques heures (ou jours ?) après l’aîné qui vole déjà très bien, l’autre petit, disais-je, est nourri manu militari à la pomme décorative :

Le pommier décoratif du jardin produit des pommes format cerises totalement immangeables par un humain, mais les merles s’en régalent tout l’hiver voire au-delà, les pommes, en fin de saison, étant carrément pourries et franchement véreuses. Un régal a priori, dont la merlette gave littéralement ses petits, enfonçant bien loin la pomme plus grosse qu’il n’y parait dans le petit bec pourtant grand ouvert, quitte à ce que le petit recrache la pomme décidément au-dessus de ses forces :