Et à la fin (de l’après-midi), c’est l’Allemagne qui gagne

Mon peu d’intérêt pour la baballe ronde fait que le score du match de ce soir me laisse assez indifférente. Par contre, la présence des supporters italiens et surtout allemands (ceux-ci étant quatre fois plus nombreux que ceux-là) rend la ville toute joyeuse. Parce-qu’ils sont tout simplement beaucoup plus nombreux, on peut parier sans trop se tromper que le record du nombre de selfies devant le miroir d’eau et le nombre de pintes de bières englouties sera détenu par les supporters de la Mannschaft.

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Un bateau de bande-dessinée

P1040277Le site Bordeaux-tourisme.com le définit comme « un navire de tradition tout droit sorti des Aventures de Tintin et Milou ». Il est vrai qu’avec sa belle coque rouge et sa cheminée jaune, le Marco Polo (site web) a un petit côté « cartoon » qui met de bonne humeur.
Ce bateau, d’un peu plus de 33 m de long, est sorti d’un chantier naval suédois en 1960. Il a effectué du nombreuses croisières dans la mer Baltique pour une compagnie est-allemande puis pour une compagnie allemande tout court après la réunification. Racheté par la compagnie bordelaise « Navires et Châteaux » en 2013, il a eu droit à un très gros lifting dans les chantiers polonais de Gdansk avant d’effectuer son voyage jusqu’à la Garonne.
Désormais, c’est un bateau consacré à la balade fluviale. Il peut accueillir jusqu’à 150 personnes, soit en accès individuel (dîner-croisière en été, croisière-jazz, soirée dégustation, …) soit par groupes (comités d’entreprises par exemple). Dans tous les cas, il démarre du ponton Montesquieu, en rive droite.

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Photos : juin 2016

120 000 € du mètre carré, ça fait cher pour un squat

Et ça faire cher pour Berlin. Pauvre mais sexy, c’était vrai avant, en gros dans les années 2000, mais aujourd’hui ?
Cette somme rondelette, à multiplier par 1250 mètres carrés, correspond à la vente du Tacheles, cet ex-squat berlinois devenu haut lieu de la culture alternative, puis balade obligée pour touristes (dont j’ai fait partie, et avec plaisir).
L’immeuble avait été évacué manu militari en 2012, quelques mois après mon dernier passage dans cette ville, où j’avais pu constater que le combat mené par les derniers artistes était vain. Les banques avaient effectivement gagné (photo prise en avril 2012) :

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Le propriétaire du lieu depuis 1998, un groupe spécialisé dans l’immobilier de luxe, vient de revendre le bâtiment à un fonds d’investissement new-yorkais, qui envisage, sans grande originalité, d’y construire des appartements très chers qui brillent de partout, et des commerces. Et puis aussi un petit truc culturel parce-que bon, c’est quand même Berlin …

Source : site web du Nouvel Observateur, 25 septembre 2014

L’asperge est un sujet géographique comme un autre

imagescreenshot_03La sérieusisssime revue Mappemonde se penche, dans sa livraison de juin, sur la passion des Allemands pour l’asperge, avec carte à l’appui. Cette dernière montre que l’asperge est une production idéale là où rien d’autre ne pousse, puisqu’elle adore les sols pauvres.
La passion pour l’asperge n’est pas si différente en Allemagne qu’en France : un produit de luxe à saisonnalité courte, qui a d’abord séduit les citadins. Sur ce point, l’article n’apporte pas grand chose.
Ce que précise par contre de manière fort intéressante cet article, c’est que la diffusion de l’asperge sur des zones des cultures où elle était absente jusqu’à une date récente est liée à l’afflux d’une main-d’œuvre facilement exploitable et peu chère venant d’Europe de l’Est, en particulier de Pologne.

Les promoteurs ont perdu le référendum

Il y en avait, hier, des électeurs appelés aux urnes ! Appelés seulement, parce-que vu le peu de citoyens motivés par la chose publique, on ne peut pas appeler ça un succès. Je ne parle même pas du résultat, tentant de déglutir une colère amère tant bien que mal. Mais ce blog doit rester un lieu calme et serein, j’y tiens.
Ce n’est donc pas de l’élection européenne qu’il est question ici ce soir, mais d’un référendum qui s’est tenu à Berlin à la demande des citoyens. Klaus WOWEREIT, maire en exercice, est une fois de plus remis en cause. Il faut dire que c’est habituel dès qu’il s’agit d’aéroport, le tout nouveau tout beau remplaçant l’improbable et ridicule Tegel étant toujours à l’état de chantier. Il aurait du entrer en service il y a plus de deux ans. Au moins.
Donc WOWEREIT et les aéroports, ça ne va pas ensemble, même quand ledit aéroport n’en est plus un depuis longtemps : c’est le cas de Tempelhof, qui ravitailla les Berlinois pendant le blocus de 1948-1949, et désormais transformé en lieu de balade, piste de roller, jardin partagé, voire terrain de sport pour alouettes.
Monsieur le maire, pourtant pas au mieux de sa cote de popularité, voulait autoriser la construction d’immeubles (5000 logements) sur une partie de Tempelhof, et même y aménager une sorte de lac et y bâtir des édifices publics. Les Berlinois ont fait des pieds et des mains pour qu’un référendum soit organisé. Le verdict est tombé hier : monsieur le maire peut remballer ses parpaings et trouver un autre terrain pour satisfaire l’appétit vorace des promoteurs, ces derniers ignorant définitivement tout de l’importance du cadre de vie et du patrimoine.

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Source : La Gazette de Berlin, bien sûr …

Illustration : un tout petit bout de Tempelhof, du côté des jardins partagés, photographié au printemps 2012