Il n’y aurait donc pas assez de méduses

Les méduses prolifèrent dans tous les océans, c’est même une vraie plaie. Je me souviens avoir déjà évoqué ce fait ici-même il y a deux ans (piqûre de rappel), concluant par une solution à cette prolifération : manger les fameuses méduses.
La consommation de méduses semble effectivement relativement banale dans certains pays asiatiques, dont la Chine (exemple de recette). On peut raisonnablement penser que le plat est bon marché puisque la matière première abonde. Que celle-ci n’est pas menacée. Que les salades et brochettes de méduses dignes de ce nom ont de beaux jours devant elles.
Et pourtant, le site Geopolis signale aujourd’hui un scandale alimentaire qui, bizarrement, touche ce produit hyper-abondant qu’est la méduse. Dix tonnes de fausses méduses bourrées d’aluminium et de divers produits chimiques ont été saisies sur un marché de l’est du pays. J’avoue que quelque chose m’échappe : à quoi bon se casser la tête à fabriquer quelque chose qui pullule naturellement ?

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Photo : une méduse échouée sur une plage de Charente-Maritime en septembre 2014.

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Quand le train remplace le bateau

sloganL’essentiel des produits échangés à l’échelle mondiale prennent le bateau : ton téléphone, mon appareil photo, le ti-shirt du voisin, … C’est le mode de transport le moins onéreux qui soit, tellement bon marché que l’on peut considérer comme presque nulle la part du  transport dans le prix des matériels importés. Cela est bien sûr lié à des avancées technologiques (les conteneurs, des bateaux de plus en plus gros), mais surtout à une reculade environnementale et sociale majeure : la navigation de complaisance, qui permet de faire circuler des bateaux poubelles d’une part, et d’imposer des conditions de travail indignes pour les marins ne faisant pas partie du commandement.
Alors quand j’apprends, en lisant le Huff’, qu’un train de marchandises est parti il y a six jours de l’est de la Chine en direction de l’Espagne, je me dis que cela va dans le bon sens. Ne rêvons pas : le trajet est à peu près aussi long qu’en bateau (environ 3 semaines) et le convoi ne transporte que 18 conteneurs, autant dire trois fois rien. Pas de concurrence à craindre pour les armateurs, qui peuvent continuer à arborer des pavillons « Nassau » ou « La Valette ».

R2D2, passe-moi le sel !

screenshot_01Les androïdes de Star Wars, dont le rigolard R2D2 aux couinements si expressifs, ne sont plus du tout du domaine de la science fiction. Dimanche dernier, L’Huma signalait ainsi le remplacement d’ouvriers par des robots chez Foxconn, en Chine. Le robot revient moins cher, ne réclame pas de pause pipi, et ne se met pas davantage en grève.
Restons en Chine, où des robots, nous apprend aujourd’hui Le Monde, remplacent désormais le personnel d’un restaurant. Ce sont des androïdes qui font la cuisine, des maousses costauds à qui tu n’as pas intérêt à dire que la tambouille n’est pas bonne : les ampoules rouges qui clignotent à la place des yeux, ça fait peur. Les androïdes qui accueillent les clients et qui servent en salle sont, sinon plus sexy, du moins bien élevés. Il y a quand même quelques humains dans le lot, chargés de la préparation des plats sophistiqués. Allez savoir pourquoi, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce vieux film, L’Aile ou la cuisse, avec De Funès et Coluche …

Pantalon made in China

J’ai découvert la chose ce matin en parcourant La Boite Verte : des archéologues ont déniché les plus vieux pantalons du monde dans l’ouest de la Chine, dont un en bon état de conservation. Il s’agit de vrais pantalons, avec un entre-jambe, chose qui n’existait apparemment nulle part ailleurs à cette époque, c’est-à-dire il y a plus de 3000 ans.
Les pantalons ont été retrouvés dans des tombes, à côté de deux corps : celui d’un homme d’une quarantaine d’années, et celui d’une femme d’environ 25 ans. Ces corps étaient entourés d’objets qui incitent à croire que les propriétaires des pantalons montaient à cheval : cravache, queue de cheval décorée, … Les pantalons sont manifestement des vêtements qui ont été utilisés par ces cavaliers, ce sont donc les premiers pantalons d’équitation du monde, en plus d’être les premiers pantalons tout court.

La Chine et les vins de Bordeaux

loudenneP4120005La Chine n’est pas par tradition un pays de buveurs de vins. Il a donc fallu y ouvrir le marché, séduire, apprendre à la population à boire le divin breuvage autrement que cul-sec, et cela a marché, puisque la Chine est aujourd’hui le 5e pays consommateur de vin au monde. 10% des vins de Bordeaux sont aujourd’hui exportés vers la Chine, qui, par mode peut-être, semble attirée par les goûts occidentaux : le vin depuis les années 2000, le fromage aujourd’hui, la charcuterie demain (lire à ce sujet un article de La Voix du Nord sur la vente de fromages français en Chine, et un autre du Point sur la charcuterie).
Tous les vins ne plaisent pas à la clientèle chinoise : des traditions encore bien ancrées les freinent vis-à-vis des blancs, ceux-ci étant réellement de couleur jaune. Le blanc est la couleur du deuil, le jaune celle de la pornographie : des couleurs invendables. D’où une préférence marquée pour le vin rouge, couleur du bonheur, et plus encore pour les Bordeaux.
Du coup, des investisseurs chinois se sont lancés dans l’achat de vignobles en Gironde, n’hésitant pas à embaucher des œnologues réputés pour assurer une qualité optimale (et un prix de vente en rapport). Ces opérations sont aussi des opérations immobilières, les acheteurs chinois plaçant ainsi classiquement leurs yuans dans la pierre, mais s’offrant aussi une bâtisse de prestige pour épater la galerie, voire pour accueillir des touristes chinois dans le vrai luxe à la française. C’est un peu dans cet esprit qu’un industriel chinois, spécialisé dans les alcools, devrait devenir le nouveau propriétaire du Château Loudenne d’ici quelques jours : de très jolis vins issus de vignes plantées sur les bords de la Gironde, dans le Médoc, mais aussi une magnifique maison rose, voilà ce qui peut expliquer l’engouement chinois pour ce superbe domaine (photo ci-dessous).

loudenne avril 2008

à cliquer :

Photos réalisées au Château Loudenne en avril 2008.

Il fut un temps où les méthodes commerciales chinoises faisaient rêver

Le mot « mondialisation » n’était pas à la mode, les 30 Glorieuses donnaient l’illusion d’être éternelles, la Chine n’était qu’un pays pauvre tenu d’une main de fer par un certain Mao ; nous étions en 1970.
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What’s new ? [mardi 21 décembre 2010, 20 h 00]

—> Illustration : Berlin, Potsdammer Platz, décembre 2008.