Mascarons nantais

Made in BZH

Si les façades des quais de Bordeaux sont connues pour leurs mascarons représentant des personnages divers, la ville de Nantes n’est pas en reste. À ce titre, il n’est pas inutile de rappeler que les deux villes ont bâti une large partie de leur fortune sur la traite négrière, que ces fortunes, au XVIIIe siècle, ont permis la construction d’immeubles élégants, et ornés des fameux mascarons. Les photos ci-dessous ont été prises il y a peu dans la rue Kervégan :

Oh hisse et ho pour la moule de bouchot

La mer et ses poissons, Made in BZH, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La moule de bouchot, la meilleure, celle qui grandit sur des pieux de bois plantées en mer, ne parvient pas à croître décemment dans les fraiches eaux de la Manche. C’est pour cela que des mytiliculteurs bretons, venant en ligne droite du 35 voire du 22, chouchoutent les nourrissons dans le pertuis d’Antioche, c’est-à-dire entre l’île d’Oléron et l’île de Ré, et même plus précisément dans l’anse de la Malconche, sur la commune de Saint-Georges-d’Oléron. Chaque hiver, ils viennent poser les cordes garnis de naissains, puis, au printemps, ils repartent avec les minusculissimes moules, lovées dans les cordes, pelotonnées dans des paniers, puis hissées vers le grand nord lointain des latitudes extrêmes, du style 48°N voire au-delà. L’affaire n’est pas simple car il faut faire vite : entre le moment où la mer est suffisamment basse et celle où elle remonte, le temps est court. L’affaire est d’autant plus sportive que l’eau est fraiche : cette année, au milieu du mois de mai, il faisait encore parfois franchement froid sur la grève, alors, dans l’eau …

Photos réalisées mi-mai 2021 à Saint-Georges-d’Oléron (17)

Une chansonnette

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

Que d’eau ! que d’eau !

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Que d’eau, que d’eau ! » s’était écrié le président Mac Mahon en 1875, lorsque la Garonne avait entrepris d’inonder Toulouse. « Que d’eau, que d’eau ! » pouvons-nous dire à notre tour face au rideau d’eau théâtral et magnifique de Stéphane Thidet. Sauf que, dans le cas présent, ce n’est pas un fleuve impétueux qui envahit une ville, mais l’eau qui tombe en rideau devant les colonnes d’un théâtre pour apporter du bonheur au badaud. L’auteur, qui a déjà sévi lors d’un précédent Voyage à Nantes en installant une meute de loups dans les douves du château, arrose cette fois la façade du théâtre Graslin pour le plus grand bonheur du Nantais qui trouve l’été bien chaud. « Rideau » est le titre de l’installation, probablement ce que le Voyage à Nantes nous a offert de plus beau cette année.

Les filles aussi font pipi debout

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le Voyage à Nantes, suite. Nous voici sur la fontaine de la Place Royale. Elsa Sahal y a planté Fontaine, une œuvre en céramique de trois mètres de haut, déjà exposée en 2012 au Jardin des Tuileries (pour en savoir plus, cliquez ici). Pour ce qui est du sujet de la sculpture, je vous laisse découvrir :

Le lit de la rivière

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est le monde à l’envers ! Il n’y a qu’à prendre un peu le pouls des marronniers médiatiques pour s’en convaincre : le tour de France démarre trois jours avant la rentrée scolaire. Ladite rentrée, pour une fois, n’est pas illustrée par cette pauvre gamine qui tente d’écrire à la craie sur un tableau noir d’un autre temps, mais par des marmots et leurs enseignants masqués pour éviter la covid-party à l’heure de la récré. Les festivals ont été presque tous annulés, et certaines manifestations culturelles qui débutent habituellement en juillet ont attendu août pour sortir au grand jour. C’est ainsi le cas du Voyage à Nantes qui, de ce fait, est visible jusqu’au 27 septembre.
Dans le Voyage cette année, on peut notamment rêver d’une sieste dans un lit à baldaquin kitchissime à souhait, quoique flottant dans le port de plaisance du canal St-Félix, là où l’Erdre se jette dans la Loire. C’est pratique, c’est près de la gare. Tu tombes du train et hop ! dodo ! Sauf que c’est interdit (pas à cause de covid, mais parce-que c’est une œuvre d’art et qu’elle est installée à un endroit où la baignade est proscrite).

Le lit à baldaquin, coussins moelleux et couleurs pastel pour plaire aux petites filles, a été réalisé par Vincent Olinet, qui expose aussi d’autres œuvres dans le cadre de ce Voyage à Nantes. L’œuvre porte le nom de Pas encore mon histoire. Effectivement, si l’objet insolite attire le regard et porte à sourire, je n’y ai pas senti une poésie immense, ce n’est effectivement pas mon histoire. C’est néanmoins distrayant, voire inattendu ; quoique, Voyage oblige, on s’attend à tout à chaque coin de rue, et c’est ce qui fait le charme du cheminement urbain dans Nantes en cette fin d’été.

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 22 août

La chansonnette, Made in BZH

Aujourd’hui, point de querelle Nantes/Rennes : on est à Nantes, et puis c’est tout, et cette fois c’est la bonne. Rue d’la Gouaille plante son tempo et ses paroles dans un quartier assez populaire, du côté de la Chaussée de la Madeleine (les Nantais localiseront d’eux-mêmes) : le quartier des Olivettes, autour de la rue du même nom, un « quartier qui ne vaut plus tripette », parce-qu’il a été boboïsé et qu’on y a construit la cité des Congrès. La chanson figure sur l’album « Le pavé », sorti en 1999.

Rue d’la gouaille
Quartier des Olivettes

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 21 août

La chansonnette, Made in BZH

La guéguerre entre métropoles a la vie dure : les Toulousains taclent les Bordelais (air connu), et Les Inachevés, sur une musique de Black M, chantent leur ville, Rennes, en savonnant au passage la planche pour Nantes : « Je suis Rennais, meilleure ville de l’Ouest devant les Nantais ».

Les Inachevés
Je suis Rennais

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 12 août

La chansonnette, Made in BZH

En 2007, Christophe Miossec se réinstalle dans le Finistère. Le Brestois avait en effet depuis longtemps largué les amarres de sa ville natale, pour vivre notamment à Bruxelles. C’est cet éloignement de Brest qu’il évoque dans la chanson du même nom : « Ceci n’est pas un manifeste / Pas même un sermon, encore moins une messe / Mais il fallait bien qu’un jour je disparaisse / Doit-on toujours protéger l’espèce ?« 

Miossec
Brest

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 11 août

La chansonnette, Made in BZH

La Bretagne a ses montagnes. Les montagnes d’Arrée ne sont ni Alpes ni Pyrénées, ni cols mythiques pour le tour de France, mais ça grimpe dur quand même. Le climat est rude (« de mars à février la pluie »), c’est une terre d’aventure et de « pionniers », « un pays pour les garçons qui boivent cul sec et qui puent des pieds ».

Patrick Ewen
Là-bas dans les monts d’Arrée

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 10 août

La chansonnette, Made in BZH

Etape obligatoire dans une station balnéaire pour vacancier friqué : La Baule. En 2002, Sylvain Sanglier règle son sort à « Marie-Chantal [qui] porte quand même le pull rayé / Parce que ça fait style ». Petite précision qui a son importance : « On pêche pas à la Baule / On vend pas de poisson non plus / Pourtant dans la région, c’est bien connu / C’est là qu’on trouve le plus de morues ».

Sylvain Sanglier
Bienvenue à La Baule

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 21 juillet

La chansonnette, Made in BZH

Hier, la chansonnette a bien failli nous amener à Nantes, mais, si vous avez suivi l’histoire, vous avez pu voir que nous nous étions arrêté en route. Il n’y avait là, de ma part, que ruse et prétexte pour nous amener quand même en Bretagne, avec l’incroyable voix grave de Gilles Servat : « Par chance et aussi par vouloir / Je dors en Bretagne ce soir ».

Gilles Servat
Je dors en Bretagne ce soir

La Roche-Bernard (Morbihan) – Juillet 2009

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 20 juillet

La chansonnette, Made in BZH

Comme hier, il s’agit aujourd’hui de fait divers. Renan Luce raconte l’histoire d’un jeune homme qui prend une jolie fille en auto-stop et qui prend la route avec elle : « On a quitté Paris et la ville canari / On l’atteindra demain ». Le duo n’atteint jamais Nantes, pour une raison que je vous laisse découvrir. La visite de la ville n’est pas au programme de cette chanson.

Renan Luce
Nantes

Nantes – Mai 2018

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 11 juillet

La chansonnette, Made in BZH

Sur l’île d’Oléron, on les surnomme « les baignassout ». Sur l’île d’Ouessant, ce sont les « chinchards », parce-que le chinchard est un poisson qui abonde en été. Il y a sûrement d’autres noms locaux pour désigner ces touristes qui connaissent mieux la région qu’ils visitent que ceux qui y vivent, mais partout, quelque soit leur provenance, on les surnomme péjorativement « les Parisiens », et, pour ne pas les égarer entre la plage et la crêperie, « On les parque comme des bestiaux / Dans le camping « des Ajoncs d’Or » / Où il n’manque plus qu’des miradors. »

Rhum & Eau
Tiens, tiens, tiens, voilà les Parisiens

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 10 juillet

Je suis prof mais je me soigne, La chansonnette, Made in BZH

Ce soir, les malchanceux du premier tour au bac savent enfin s’ils ont gagné au deuxième tour (les oraux de rattrapage viennent de se terminer), s’ils ont le droit de jouer au troisième tour (les épreuves de septembre peuvent leur être ouvertes) ou s’ils doivent retourner au lycée dans moins de deux mois. C’est là que cette chanson festive prend tout son sens : « Si aux exams tu t’es planté / Viens donc faire un tour à  Lambé / Si t’as quelque chose à  fêter / Viens donc faire un tour à  Lambé ». Pour rappel : « Lambé » est le raccourci pratique de Lambézellec, un quartier de Brest.

Matmatah
Lambé An Dro

Punition collective à Damgan

Chronique du déconfinement, La mer et ses poissons, Le monde tel qu'il va, Made in BZH

La ré-ouverture des plages est une nécessité, une évidence. Le respect des mesures barrières, la distanciation physique, l’humilité face à la nature (des oiseaux, comme les gravelots, nichent à même le sable), la plage dite « dynamique », ce n’est pas seulement faisable, c’est souhaitable, ça va de soi, et ce n’est pas bien compliqué à respecter pour que tous profitent de la plage et de l’océan.
Aujourd’hui, des plages qui venaient de rouvrir dans le Morbihan, referment au-moins jusqu’à lundi. Parmi ces plages se trouve celle de Damgan, que je connais assez bien. Un long ruban de sable, l’océan, les rochers découverts à marée basse, les palourdes et les crevettes. La vraie belle vie littorale.

Localisation de la plage de Damgan – Copie d’écran GoogleMaps

Sauf que, depuis la ré-ouverture des plages, des gens, très peu (5 % ?) font n’importe quoi et mettent en péril la sécurité sanitaire et la biodiversité. Les élus des différentes communes concernées (Damgan, Erdeven, Billiers, et peut-être d’autres) signalent des incivilités : ceux d’entre eux qui ont du rappeler les règles ont été insultés. Des barrières et des affichages ont été arrachés. Des chiens gambadent où bon semble à leurs maîtres. La plage dynamique devient statique, les 5% de crétins pourrissent la vie de tous les autres parce-qu’ils ne veulent surtout pas déroger à leurs petites habitudes, habitudes aujourd’hui potentiellement dangereuses. Je suis en colère, et surtout très triste pour tous ceux qui rêvaient de cette grande plage de Damgan pour marcher ou courir ce week-end, et qui auraient pu avoir le bonheur d’y aller parce-qu’ils habitent à moins de 100 km.

La plage de Damgan le 21 juillet 2016

Sources : Huffington Post, 20 Minutes et France Bleu Morbihan

Le Yersin dans le port de la Lune

La mer et ses poissons, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Un navire portant le nom du découvreur du bacille de la peste, accosté en pleine période d’épidémie, cela a quelque chose d’un peu troublant. Néanmoins Yersin il y a, au ponton Ariane du quai des Chartrons, à Bordeaux. Ce yacht d’exploration, pouvant même naviguer en zone polaire, est arrivé hier soir pour une petite toilette.

Le bateau est récent : il est sorti des chantiers Piriou de Concarneau en mai 2015 après trois ans de travaux, et a été livré à son propriétaire monégasque, François Fiat. En juillet 2017, il est parti pour un tour du monde de trois ans, sur les traces du prince Albert Ier de Monaco, considéré comme un des fondateurs de l’océanographie moderne.

Pour en savoir vraiment beaucoup plus :
– Vincent GROIZELEAU, « Le Yersin, navire de voyage et de recherche de François Fiat », Mer et Marine, 29 septembre 2014
– Sylvie ROUAT, « Le Yersin, le navire océanographique de la principauté de Monaco, a pris la mer », Sciences et Avenir, 7 avril 2017
– Gaëlle RICHARD, « Bordeaux : première escale technique pour le yacht d’exploration Yersin », Sud-Ouest, 18 mai 2020

Photos réalisées le 19 mai 2020 à Bordeaux

Je veux sortiiiiiiiir !

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Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès

La chansonnette ose le déconfinement : le Cap Horn

Chronique du grand confinement, La chansonnette, La mer et ses poissons, Made in BZH

Les Marins d’Iroise
Chanson des Cap Horniers

La chansonnette

La chansonnette, Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

The Pogues
Dirty old town
Live, 2012

Une fois n’est pas coutume, la chansonnette de ce soir se décline en VO anglaise. Bien que porteurs de chants irlandais, voire d’une Celtie plus large, The Pogues sont bien anglais, et même londoniens. Même si brexit il y a, on ne leur en veut pas. Parmi leurs titres phares se trouve ce fameux « Dirty Old Town » (ici dans une version concert de 2012), titre que Gilles Servat avait traduit par « Vieille ville de merde ».

En temps normal

Je suis prof mais je me soigne, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En temps normal, les forces de police ne se mobilisent pas devant un lycée lors d’un examen. Et pourtant …. (exemple à Nantes).
En temps normal, les chefs d’établissement ne contrôlent pas les réseaux sociaux que fréquentent leurs élèves. Et pourtant … (exemple à La Rochelle).
En temps normal, des lycéens ne se retrouvent pas enfermés dans leur lycée pour passer un examen pour lequel ils n’ont pas reçu de convocation, accessoirement au mépris de toutes les règles de sécurité. Et pourtant… (exemple à Bordeaux).
En temps normal, un gouvernement responsable sortirait du déni et mettrait fin à la crise qui parasite le nouveau bac autrement que par des menaces et des violences. En temps normal, le ministre de l’éducation sortirait de sa tanière pour s’exprimer, revenir en arrière, voire, démissionner.
Mais le temps normal n’est pas le temps présent.

Des élèves manifestent contre la réforme du lycée à Nantes – Source : France 3 (capture d’écran YouTube)

Une armée de tueuses dans un jardin botanique

Made in BZH, Promenons-nous dans les bois

En 2010, des sarracénies (ou sarracenias) sont installées dans une tourbière du Jardin des Plantes de Nantes. Les sarracénies rassemblent huit types de plantes dites « carnivores », qui se nourrissent en piégeant et en digérant des insectes.

Les sarracénies du Jardin des Plantes de Nantes – Fin décembre 2019

À l’automne 2014, on découvre dans ce même jardin, que ces fameuses sarracénies sont de formidables pièges à frelons asiatiques, d’autant plus intéressantes qu’elles délaissent d’autres insectes fort précieux, comme les abeilles. Cette découverte montre, en outre, à quel point les plantes s’adaptent à leur milieu : en effet, les plants de sarracénies sont originaires d’Amérique du Nord et, avant leur installation à Nantes, ils n’avaient jamais été confrontés au frelon asiatique. La plante a donc trouvé un stratagème lui permettant d’attirer une nourriture à laquelle elle n’était pas habituée mais qui lui convient.

Une sarracénie dans le Jardin des Plantes de Nantes – Fin décembre 2019

Pour aller plus loin :

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Made in BZH, Nos amies les bêtes, Uncategorized

En déambulant sur la toile en cette extrême fin du mois d’août, je constate avec effroi que les piafs sont en mauvaise posture : la pie-grièche a disparu du sol de France (La Relève et la Peste) et les corbeaux ont trop de cholestérol, par la faute des humains qui laissent leurs restes de malbouffe partout (DailyGeekShow).
En déambulant sur la toile, je déambule aussi dans Paris en 3D, grâce à une carte de l’université de Rennes qui propose une vision de la ville en fonction de la hauteur de ses bâtiments : cette très belle carte est visible ici. Je vous conseille de cliquer sur « carto en 3D » pour bien en profiter.
Poursuivons notre balade par un voyage sonore dans tous les patois de France, grâce à un travail mené notamment par le CNRS, et qui permet d’entendre une fable d’Esope dans toutes ces langues. Dans la foulée, je me permets de vous proposer une pause dans une des ces langues, à savoir le gallo, parlé dans l’Est de la Bretagne, du moins dans les campagnes. Les grandes villes, à savoir Nantes et Rennes, ont depuis fort longtemps adopté le français et n’ont jamais parlé ni gallo ni encore moins breton, n’en déplaise aux bretonnants militants des deux villes. Mais cela reste entre nous, cher blogonaute : de tai a mai, comme on dit par là-bas (Becedia).

Au cœur de la Bretagne gallèse : la ville de Redon (Ille-et-Vilaine) vue de Rieux (Morbihan)

Homo sapiens en été [49]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

Royale kitsch en série

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Stéphane Vigny, artiste né au Mans en 1977, aime les séries. Pas les séries télé, mais les séries tout court. Déjà en 2009, lorsqu’il avait réalisé sa première expo à Paris, il avait ambitionné de montrer toutes les maisons portant le nom de Sam Suffit.
Cet été à Nantes, dans le cadre de la manifestation annuelle et estivale d’art contemporain « Le voyage à Nantes », il enfonce le clou sur la place Royale, en présentant une quantité invraisemblable de sculptures en toc, tout juste bonnes pour les jardins d’une beaufitude affirmée. À ceci près qu’il n’y a ni nain ni petit moulin, et que tout est d’un blanc parfait. L’œuvre, dans laquelle on peut déambuler avec un certain ravissement, s’intitule « Reconstituer ». On peut la voir jusqu’au 31 août.

Homo sapiens en été [44]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Près de Redon – 2019

Homo sapiens en été [40]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, Je suis prof mais je me soigne, Le monde tel qu'il va, Made in BZH

En déambulant sur la toile en ces temps où je tente de reprendre le taf, je grognonne en découvrant un article du Café Pédagogique du 26 juillet, concernant les nouvelles modalités d’évaluation pour le baccalauréat : l’usine à gaz est sortie des fondations, elle va entrer en service, et devinez qui va aller au charbon ?
Je pourrais cesser de râler, après tout c’est l’été. Mais les gosses du quartier font du bruit, ils couvrent mon Vivaldi du soir (un qui arrache, avec Nigel Kennedy à l’archet), et je me dis qu’il serait temps qu’ils fassent dodo. Indépendamment de ça, je frôle la consternation en lisant un article d’Usbek & Rika sur les centres commerciaux géants, ces fameux « malls » où même des touristes viennent circuler, car, comme le dit la journaliste Rinny Grimaud, « notre manière de concevoir le tourisme en tant qu’Européens n’a rien à voir avec celle de la majeure partie du globe : aller à la rencontre de l’autre, découvrir une culture, circuler à pied… Le tourisme de bobo n’est pas du tout majoritaire. J’ai découvert l’existence de cette énorme masse de touristes qui se déplacent d’un pays à l’autre, en partie pour faire du shopping, et qui ne supporte pas d’avoir à marcher.  » Décidément, en ce 13 août au soir, on dirait que ça va mal.
Et ça n’allait pas mieux avant : Libé retrace l’histoire d’un mouflet qui, avec sa famille, avait fui le franquisme pendant la guerre civile, et qui s’est retrouvé dans les camps français. Ignoble.
Une lueur de bonheur ? Bien sûr. Avec deux sites consacrés à l’histoire de la Bretagne, que je parcours avec délectation : Becedia et En Envor.

Une carte de Bretagne en VO

Homo sapiens en été [23]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

Homo sapiens en été [16]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2016