Homo sapiens en été [6]

Une plage du Morbihan – 2009

En déambulant sur la toile [5]

En déambulant sur la toile, je continue de m’insurger contre les réformes que mon ministre de tutelle impose à la société tout entière, celles qui feront de tous les jeunes des imbéciles dociles. Enfin non, pas tous, les gosses de riches seront sauvés, triés sur le volet dès la maternelle : à lire dans Le Café Pédagogique. Dans le même temps, les gosses ordinaires, le tout-venant, la plèbe, auront de braves étudiants en guise de profs, mais pour fabriquer de l’imbécile docile, ce n’est pas bien grave (Bastamag). On peut dans la foulée continuer à s’étrangler de rage avec les effets pervers de la réforme du lycée, dont les lycéens eux-mêmes seront (et sont déjà) les premières victimes (Alternatives Economiques).
Après tout, si les gosses ne reçoivent plus d’éducation, ils pourront toujours jouer dans le bac à sable. Sauf que, BTP à donf’ oblige (et autres joyeusetés), le sable est aussi en voie de disparition (Usbek & Rica). Nos mouflets sont bien mal partis. Sauf si de mouflets il n’y a point. Un maire du Loiret, craignant que l’école de sa petite commune soit condamnée à fermer, envisage sérieusement de distribuer du Viagra à ses concitoyens, pour que la libido revenue, ils fassent plein de petits loupiots qui peupleront bientôt la communale. L’article de La Dépêche qui rapporte l’affaire rappelle, au passage, que, dans ce même département, un autre maire avait interdit à ses administrés de tomber malade, ceci afin de dénoncer les déserts médicaux.

Alfred de Richemont, Les Crêpes, 19e siècle, Palais des Beaux-Arts de Lille

Finissons sur une note un peu plus légère : 1,5 tonnes. C’est le poids d’un robot qui, autrefois œuvrait dans la construction automobile, et qui, aujourd’hui, fait de jolies crêpes bien fines pas bien loin de Rennes. À lire dans Le Monde. Kenavo.

Photo de la semaine du 28 octobre au 3 novembre 2018

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Se souvenir du ciel bleu

Dire que nous sommes passés de l’été à l’hiver en quelques jours relève de l’euphémisme le plus pur. Même en un jour, si l’on considère que des températures frôlant les 15°C fin octobre ont encore un petit côté estival : c’était le cas samedi. Depuis hier, on gèle, on pèle et on grelotte, sous un ciel gris aussi déprimant que le résultat des présidentielles au Brésil.
Mais samedi encore, le ciel était bleu et la bière fraiche était la bienvenue : une bière nantaise du feu de dieu, bien méritée après une chouette balade urbaine. Et au cœur de cette balade, il y eut le théâtre Graslin, planqué derrière sa fontaine, sous un ciel tellement bleu qu’en ce jour tellement gris, je me demande encore si c’était bien dans la vraie vie.

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Théâtre Graslin (Nantes) – 27 octobre 2018

Collection 455

L’Etoile-Molène à Bordeaux, juin 2018

Nantes-plage

Il n’y a pas qu’à Bordeaux que le miroir d’eau a été transformé en piscine à marmots dès qu’il fait beau. À Nantes, où ladite piscine date seulement de 2015, la plage est aussi au rendez-vous, preuve en images :

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Collection # 413

Souvenir du Voyage à Nantes 2017
Laurent PERNOT, La Terre où les arbres rêvent
Nantes, Place Royale, juillet 2017

C’était dans le journal … le 15 mars 1917

La guerre a pour effet bien connu le ralentissement du commerce. Les importations de canne à sucre étant fortement ralenties, des raffineries doivent fermer. Il faut donc se serrer la ceinture sur le sucre : une carte de rationnement spécialement dédiée à ce produit est mise en place à la fin du mois de février 1917 (modèle ici).
Rebondissant sur cette instauration de la « carte de sucre », Le Siècle rapporte une anecdote dont les fondements me semblent fantaisistes : il s’agit du sucre « à la mode de Bretagne ». Il est ainsi mentionné une coutume peu ragoutante (et probablement fausse, mais les journaux parisiens aiment se gausser des mœurs des terres exotiques) : lorsque le sucre manque dans les maisons bretonnes, on en pend un morceau au bout d’un fil, au-dessus de la table. Lorsque l’on veut sucrer un met quelconque, on lèche le sucre puis on le passe à son voisin. Bon appétit !

 

Des oiseaux dans la ville : décembre 2016

Toujours Bordeaux, bien sûr, mais aussi Nantes, où les cormorans y sont en bien plus grand nombre apparemment. J’y ai aussi vu une mésange bleue et des pinsons :

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Du côté de Bordeaux, l’observation commence par les mangeoires de mon jardin, où l’on voit quotidiennement les trois types de mésanges les plus courants, à savoir la mésange charbonnière (à gauche), la mésange bleue (au centre) et les troupeaux de mésanges à longue queue (à droite) :

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Toujours à Bordeaux, il fut possible de voir, outre les habituelles mouettes et les non moins habituels moineaux et rouge-gorge, un chardonneret élégant, … :

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… un geai (à gauche) et, à de multiples reprises, une sittelle torchepot (à droite), … :

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… un grimpereau, … :

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… un héron cendré, … :

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… et surtout, à la fin du mois, nous avons assisté au retour du faucon crécerelle dans le secteur du Lac :

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Le printemps est proche

p1080815Depuis quatre jours, la rumeur prétend que les jours rallongent. Ça ne se voit pas trop car il fait plutôt gris, mais c’est un fait astronomique avéré, source de la fête du solstice piratée par la bande à bondieu pour en faire Noël.
A défaut de soleil radieux, certains signes montrent que la nature est prête au décollage printanp1080831ier : les magnolias sont en bouton aussi bien dans les parcs de Bordeaux que dans ceux de Nantes. C’est aussi à Nantes que j’ai vu des petites fleurs ressemblant par leur forme à des primevères (en haut à gauche). Et aujourd’hui, dans mon jardin, les jonquilles pointaient leurs feuilles (ci-contre à droite). En 2016, elles avaient fleuri au tout début de février.

Un coprin qui se mange

p1060649La famille des coprins est assez peu comestible dans l’ensemble. Le plus sournois de la bande est sans aucun doute le coprin noir d’encre, qui provoque des malaises cardiaques si sa consommation est associée à celle d’alcool, éventuellement même si cette dernière a lieu plusieurs jours après l’ingestion des champignons.
Le coprin chevelu (photo ci-contre) est beaucoup plus fréquentable. Jeune, il se présente comme une grosse bougie blanche, et ne peut être confondu avec aucun autre champignon. C’est un bon comestible, sans aucun danger et agréable au goût, à condition de le cueillir jeune et de le cuisiner assez vite, car il se désagrège très vite et ressemble alors à une bouillasse noirâtre peu appétissante.

Photo prise à Nantes en octobre 2016

Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

Echos locaux (jeudi 1er septembre 2016)

  • Au tout début de la Deuxième guerre mondiale, face aux ambitions hitlériennes d’annexer l’Alsace, des Alsaciens ont été envoyés dans des régions françaises suffisamment éloignées de leur biotope pour qu’ils puissent y mener une vie tranquille. Parmi eux, ceux du village d’Elsenheim ont atterri en Dordogne, et certains ont même participé à la découverte de la grotte de Lascaux en 1940 : à lire dans L’Alsace.
  • En 2009, des forages ont montré la présence de gaz de schiste à une profondeur de 3000 mètre sous le lac Léman. Les riverains grognent contre une possible exploitation dudit gaz, et je les comprends : une manif a lieu samedi (Le Dauphiné Libéré).
  • La petite ville de Castres, dans le Tarn, a, pendant un temps, fait preuve d’étourderie : il manque 246 noms sur le monument aux morts de la Grande Guerre. Un historien local vient de publier la liste de ces hommes morts au combat (Le Journal d’Ici).
  • Finissons cette petite note avec de belles images : l’Ille-et-Vilaine vue du ciel (Ouest-France).

Collection # 361

L’autre miroir d’eau
Nantes, été 2016

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Allo ? Allo ? À l’eau, quoi !

C’est officiel et voulu par sa seigneurie Macron : la cabine téléphonique doit avoir disparu du paysage d’ici décembre 2017. Argument : l’avènement de la téléphonie mobile a rendu ladite cabine obsolète. Selon un article paru ce matin dans La Dépêche (qui en a même fait sa une !), les cabines sont utilisées moins d’une minute par jour, alors autant les démanteler ou … en faire autre chose : une boite à livres, par exemple. Ou, pourquoi pas, un aquarium ?
Dans le cadre du Voyage à Nantes 2016 (jusqu’au 28 août), Benedetto BUFALINO et Benoît DESEILLE ont ainsi transformé une cabine du quartier Sainte-Croix de manière fort poétique :

Photos prises à Nantes en juillet 2016

14 juillet – 15 août : la France en vacances [17]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [13]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [10]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [5]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [3]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [2]

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Collection # 356

L’Arawak dans le port de Bordeaux, 24/06/2016

L’Arawak est un thonier en bois sorti des chantiers des Sables d’Olonne en 1954 et alors immatriculé à Lorient. Restauré dans les années 1980 dans un chantier bordelais, puis remis en état dans ce même chantier  après un incendie dans les années 2000, l’Arawak appartient aujourd’hui à une association culturelle qui lui est dédiée (site web) et qui est basée à Lormont.

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120 ans, le bel âge

Il y a vingt ans, un grand bateau en fer fêtait son centenaire en Bretagne. Le grand bateau est toujours là, en pleine forme, naviguant de port en port. La semaine dernière, Le Bélem, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a soufflé ses 120 bougies avec de très belles lumières à Nantes, qui est à la fois sa ville natale et son port d’attache. Depuis mercredi soir et jusqu’à lundi midi, il fait l’honneur de sa présence dans le port de Bordeaux, dans le cadre de la fête du vin. Et même s’il revient chaque année, même si je le connais presque par cœur, je n’ai pas pu faire autrement que lui rendre visite afin de lui souhaiter en live un très heureux anniversaire.

Photos prises le 24/06/2016

Le dernier numéro de Terra Eco

teJ’ai connu Terra Eco au temps où il s’appelait Terra Economica. Ça commence à faire un moment. Puis je me suis abonnée, j’ai lu ce magazine tous les mois, généralement en commençant par le billet de Bridget Kyoto : ce mois-ci, elle allume les écolos (mais surement pas écologistes) qui viennent d’intégrer le gouvernement.
Hier, ce journal né à Nantes il y a douze ans, a annoncé qu’il fermait boutique. Problèmes majeurs de trésorerie, malheureusement fréquents dans la presse réellement indépendante. Cette nouvelle me surprend peu (le journal avait lancé un appel aux dons il y a quelques mois), mais cela m’attriste.
Le dernier numéro paru est donc bien le dernier tout court. On y trouve notamment un long reportage sur la sécheresse qui sévit en Ethiopie dans l’indifférence la plus totale, ainsi qu’un portrait du maire de Grande-Synthe, qui met tout en œuvre pour accueillir des réfugiés, et enfin, au milieu d’autres très bons articles, un papier un peu décalé sur des lunettes en algues. Tout ce que l’on peut espérer, c’est que l’équipe de Terra Eco puisse rebondir.

Echos locaux (mercredi 9 mars 2016)

  • Un titre dans le Maine Libre : « Ils veulent composer un train de financiers de 200 mètres ». Avec mon esprit peu éveillé, j’ai pensé à la finance, quelque chose de pas bien rigolo (quoique …), du style banquiers à la queue leu leu. Idiot, j’en conviens. Il s’agit en fait de la pâtisserie aux amandes, le financier, qui est si bon quand il est bien fait. Et donc, des pâtissiers et des cuisiniers se sont lancés le défi de réaliser 200 mètres de financiers qui se mangent (et non de financiers qui comptent), pour un festival ayant lieu dans la Sarthe les 2 et 3 avril.
  • La mer déchainée, les fortes marées … Ça doit être beau du côté de St-Malo. A lire et surtout à voir dans Le Pays Malouin.
  • BordeauxDes loups en cavale : dans la nuit de lundi à mardi, les portes du parc des loups du Gévaudan, en Lozère, ont été fracturées. Des loups en ont profité pour s’échapper, mais on ignore exactement combien (c’est un parc de 20 hectares, pas la cage d’un zoo), sans doute pas plus de six. Le Midi Libre rapporte que deux d’entre eux ont été retrouvés.

Photo : Bordeaux, mars 2013

Echos locaux (mardi 9 février 2016)

  • La Voix du Nord relate une expérience menée en Angleterre, consistant à mesurer le QI des chiens, notamment afin de savoir si ledit QI a un lien avec la santé du toutou. Les chiens choisis pour l’étude sont des border collies. L’expérience s’est déroulée dans un bâtiment construit pour l’occasion, et il fut notamment demandé aux chiens de trouver une gamelle bien cachée ou de sélectionner d’un seul coup d’œil la gamelle la plus pleine. Il parait que les chiens étaient ravis.
  • Le Patriote Beaujolais laisse tomber le jaja local pour rendre honneur à la mousse : la meilleure bière du monde serait une bière brassée dans l’Ain, plus précisément par la brasserie artisanale Rivière d’Ain.
  • Un sondage dans Le Maine Libre : « êtes-vous influencés par les médailles décernées aux meilleurs fabricants de rillettes ? »
  • imageLe Courrier du Pays de Retz s’intéresse à une expérience menée par un maître d’école de Rouans, dans le sud de la Loire-Atlantique : pour motiver sa classe, ce monsieur transforme ses élèves en Harry Potter. Les gamins apportent même leur baguette magique à l’école. Cerise sur le gâteau : voyage à Londres pour tout le monde.

Source de l’illustration : Flickr

Echos locaux (mardi 26 janvier 2016)

Il y a notre bonne vieille PQR (presse quotidienne régionale), dont les titres nous sont plus ou moins familiers : nous connaissons tous, au moins de nom, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré. Mais connaissez-vous Le Petit Bleu d’Agen et Le Maine Libre ? Il y aussi, dans la même veine, des hebdos ultra locaux, comme La Gazette de Montpellier ou Le Journal d’Abbeville. C’est au cœur des sites web de ces journaux locaux que cette nouvelle chronique tente dès aujourd’hui de puiser quelques nouvelles.

  • Le titre de l’article est trompeur : il ne s’agit pas concrètement d’obtenir un mode d’emploi pour « créer sa crêperie en Floride », mais un restaurateur de Floride est bien venu en stage pendant une semaine en Bretagne pour apprendre l’art de la crêpe et l’exporter … au Canada. L’école des crêpiers, dont le nom est Crêpe au logis (ayez la gentillesse de savourer le jeu de mots), se situe à Questembert (Morbihan) et a même son site web (source : La Gazette du Centre Morbihan).
  • Quand la malbouffe cède la place à la malbouffe… Du côté de Roanne (Loire), là où quelques temples de la vraie gastronomie sont solidement implantés, oui même là, la malbouffe a ses adeptes et ses lieux de culte. Un Buffalo Grill qui avait brûlé à trois reprises, va être remplacé par un KFC (source : Le Pays Roannais).
  • Suite à une décision prise à l’unanimité par le conseil municipal, la ville de Millau (Aveyron) se déclare « prête à accueillir deux familles de réfugiés », devenant la troisième commune de l’Aveyron à exprimer cette volonté (après Rodez et Decazeville). Pour un département censé accueillir 100 réfugiés, il reste du chemin à parcourir, mais il faut un début à tout (source : Le Journal de Millau).

Carte postale [25]

St Thégonnec août 92

St-Thégonnec, août 1992

Fin de la série « cartes postales »

Les terrains de foot sont rectangulaires ? c’est ridicule

Quoi de plus sot qu’un espace rectangulaire pour taper dans un objet sphérique ? franchement ? la rectangularité des terrains de football, qui s’impose encore, même sur les stades les plus récents (lire la note d’avant-hier), est d’une affligeante banalité et ne peut que générer un ennui profond.
Par contre, si on trace un terrain plus rond, plus dodu, plus moelleux au regard, cela peut rendre ce sport intéressant. Il va enfin se passer quelque chose sur le terrain. Dans le cadre du Voyage à Nantes, l’agence d’architecture BARRÉ-LAMBOT et le paysagiste Guillaume SEVIN ont imaginé le terrain de foot en forme de fer à cheval et, comme il est situé dans le quartier Feydeau, ils l’ont nommé « Feydball » :

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Suivre le match, sans parler même de le jouer, devient tout de suite nettement moins périssant d’ennui que le football traditionnel. On peut néanmoins voir ledit match dans sa forme rectangulaire habituelle via un miroir géant (nettement plus réussi que les écrans du même type qui polluent les stades classiques) :

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Ce miroir permet d’ailleurs d’avoir une vision assez particulière du match et, subitement, les rétifs à la baballe ronde pourraient bien y trouver un plaisir visuel, à défaut d’y voir du sport :

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Photos : juillet 2015

Comme un manège immobile

P1510945De loin, on peut penser à un genre de grand huit. De près, ce sont des chaises solidement fixées à une armature métallique, reliées à d’autres chaises : celles des terrasses des cafés de la place du Bouffay, à Nantes.
Dans le cadre du Voyage à Nantes (jusqu’au 30 août), Baptiste DEBOMBOURG a donc pondu Stellar. Il est parti de l’observation de la place, et de ses nombreuses terrasses de café, pour monter son œuvre d’un été. D’après le site web du Voyage à Nantes, il s’est aussi inspiré d’une œuvre réalisée par Robert DELAUNAY pour l’expo universelle de Paris de 1937.
Actuellement (et jusqu’au 13 septembre), des œuvres de Baptiste DEBOMBOURG sont aussi exposées à Osnabrück, en Allemagne, ainsi qu’en Belgique, dans le cadre d’un festival d’art contemporain.

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Photos réalisées en juillet 2015