Tous les indices concordent

Tous les indices concordent : l’hiver est à nos portes, il arrive, il est là. D’ailleurs, ce matin, j’ai du trouver écharpe et manteau bien chaud en urgence : le thermomètre annonçait 2°C. Au week-end, déjà, sur le Bassin d’Arcachon et malgré la douceur de l’air, je me doutais bien de quelque chose. Les bécasseaux se rassemblaient en nombre sur la plage. Ils peuvent certes être là en toute saison, mais c’est en hiver qu’ils sont les plus nombreux et, a priori, les plus grégaires :

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Idem pour les grèbes castagneux. Les premiers de ces petits migrateurs se sont pointés fin septembre, des précoces qui voulaient la meilleure place au camping. Ils sont désormais de plus en plus nombreux :

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Idem itou pour les cygnes réticulés, qui arrivent petit à petit pour hiverner :

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Mais l’indice le plus sûr d’un hiver imminent, c’est bien sûr les très nombreux passages de grues cendrées qui ont lieu depuis quelques jours. Ce soir encore, alors que je revenais joyeuse mais frigorifiée avec mes jolis légumes de l’AMAP, j’entendais un énorme vol de ces formidables oiseaux, mais sans les voir pour cause de nuit noire. Par contre, hier sur le Bassin, le défilé était ininterrompu :

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Dernière balade dans le marais avant l’hiver

Il s’agit d’une de mes balades préférées sur l’île d’Oléron : le marais des Bris, sur la commune de Saint-Trojan :

Il est encore temps d’y trainer ses baskets, mais dans peu de temps, il faudra les bottes, voire la barque. C’est un marais, après tout, et, à contre-jour, il brille et c’est joli :

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On n’y voit pas forcément tant d’animaux que ça à cette saison, du moins en plein après-midi. Il y a néanmoins des traces de sangliers, probables cousins de ceux que nous avons aperçus de nuit du côté de Saint-Pierre, qui déambulaient sur le bas-côté de la route (et pas en plein milieu, notre carrosse leur en sait gré). On ne voit plus de grenouilles, même si certains soir le marais croasse encore, mais le frais arrive et le batracien se tait désormais. Les échasses blanches sont parties vers des contrées plus ensoleillées il y a longtemps déjà. Bref, c’est novembre, et il faut faire avec. Avec les oiseaux de garde, comme le merle, qui se régale de tous les fruits de tous les arbres et arbustes du marais … :

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… et comme l’aigrette garzette, en pleine séance de pêche :

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Photos réalisées en novembre 2018

C’est vrai que ça pue

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Clathre rouge observé à Bordeaux en octobre 2018

Je vois très souvent des clathres rouges, dont la forme permet de les identifier à coup sûr : une sorte de cage rouge, qui a valut à ce champignon le surnom de « cœur de sorcière ». J’ai pu régulièrement constater que le clathre rouge attirait les mouches par son odeur désagréable, qui, selon certains sites et blogs (Nature LN par exemple), évoque la viande en putréfaction.
J’ai récemment testé l’odeur dudit clathre, en m’approchant pour le prendre en photo. Je décrirais plutôt l’exhalaison comme celle de WC jamais lavés, doublée d’une forte odeur d’égout. Ce qui ne donne pas envie de tester le soi-disant goût de radis de ce champignon à l’état jeune, alors qu’il ressemble alors à un œuf.

 

Collection 460

Des sternes en Finlande

Photos prises à Helsinki et à Lahti en juillet 2018

L’émeraude et le roncier

La micrommate émeraude (micrommata virescens) est une jolie araignée verte, qui se confond avec les feuillages dans lesquelles elle déambule. Cette parfaite adaptation à la végétation fait qu’elle se fond parfaitement bien dans le paysage : j’ai failli passer à côté d’elle sans la voir, alors qu’elle était posée sur une feuille de roncier. De ce fait, elle n’a pas besoin de tisser de toile pour capturer ses proies : elle compte sur l’effet de surprise. Selon l’INPN, elle chasse à l’affut : elle attend qu’une proie se présente, l’attrape vivement, et file la manger dans la végétation.

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Micrommate émeraude observée dans l’agglomération bordelaise en mai 2018

Collection 448

Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.