Le jeune héron, un mois plus tard

Veux-tu, s’il te plait, ami blogonaute, te téléporter vers la note du 2 juin : oui, voilà, c’est là. Tu te souviens donc, toi qui lis ce blog avec une assiduité sans faille, tu te souviens, disais-je, de cet arbre abritant à la fois un nid de cigognes et un nid de hérons cendrés, quelque part au beau milieu de l’île d’Oléron. Le double nid est toujours là, avec les cigognes à gauche et les hérons cendrés à droite :

Regardons de plus près un de ces hérons :

Il s’agit d’un jeune, un de ceux qui étaient encore poussins il y a un mois. Son plumage est uniformément gris, il n’a pas encore le trait bien noir lui barrant le visage. Son bec est jaune pâle en dessous, gris assez foncé au-dessus. La jolie petite couette n’a pas encore poussé : à la place, quelques cheveux épars. Ce n’est plus un poussin, il sait sûrement voler, mais c’est encore un jeunot.

Photos réalisées sur l’île d’Oléron le 30 juin 2019

Le regard vitrail du corbeau marin

Corvus marinus : en bon latin, c’est le corbeau marin, en français ordinaire, c’est le cormoran. Un grand oiseau qui engloutit son kilo de poissons par jour. La terreur des mares, plus que la terreur des mers. Car le cormoran batifole avec intérêt sur les étangs variés des parcs et jardins publics, là où la carpe pullule et où le poisson-chat croit et multiplie. Cet oiseau-là n’a pas le regarde vitreux, mais le regard vitrail, d’un turquoise limpide et fascinant. Pour en savoir vraiment beaucoup plus sur cet oiseau, cliquez ici et .

Un cormoran au Jardin Public de Bordeaux en juin 2019

Le jeune rougegorge

Le rougegorge est un oiseau peu farouche, qui n’hésite pas à s’approcher des humains (les jardiniers et les cueilleurs de champignons le savent bien). Lorsque le printemps s’affirme, les petits sortent du nid, où ils ont passé une petite quinzaine de jours, voire moins. Ils déambulent alors au grand air avec les adultes, puis, à l’âge de cinq semaines environ, ils peuvent se débrouiller et trouver leur nourriture sans aucune aide.
Néanmoins, pendant toute la première année, ils gardent leur plumage de jeune oiseau, sans cette couleur orange bien flashy qui caractérise le rougegorge adulte. On distingue juste du jaune pâle, très délicat, sur le poitrail.
Pour la petite histoire, le jeune rougegorge qui illustre cette note m’a prise pour un arbre, me fonçant dessus de ses petites ailes, se rendant compte à cinq centimètres de l’obstacle qu’arbre je n’étais point, et faisant donc volte-face. Il s’est aussi très nettement approché de mes chaussures ; qu’il prenait pour des racines, des branches, que sais-je ?

Photos réalisées à Bordeaux en mai 2019

Le vieux lavoir, la grenouille et la grenouillette

Sauzelle est un des plus vieux villages de l’île d’Oléron. Comme souvent dans les vieux villages, on y trouve un lavoir presque tout aussi vieux, aujourd’hui réduit à l’état de mare accueillante pour la flore et la faune aquatique locale :

Le lavoir de Sauzelle (Saint-Georges-d’Oléron) – Avril 2019

Dans ce vieux lavoir du vieux village, des petites grenouilles sautent en tout sens ou prennent le soleil … :

Une grenouille dans le lavoir – Avril 2019

… au milieu des grenouillettes. Le mot « grenouillette » est ici le surnom de la renoncule d’eau, une petite fleur blanche qui tire son nom de « rana, qui a lui même donné le mot « rainette » (qui, elle, n’est pas une grenouille, même si elle lui ressemble, mais on ne va pas chipoter) :

Une renoncule d’eau (appelée aussi « grenouillette ») dans le lavoir – Avril 2019

Les demoiselles s’accrochent

Les demoiselles sont des odonates, ce qui signifie qu’elles sont de la même famille que les libellules, mais leurs corps et leurs ailes sont beaucoup plus petits et minces. Malgré cette apparente fragilité, les demoiselles, appelées plus sérieusement « zygoptères », sont de voraces carnivores, même à l’état larvaire. Elles ont aussi, tout comme les libellules, une tendance à s’agripper à leur partenaire sexuel. L’opération crac-crac est d’ailleurs potentiellement violente : les mâles peinant à trouver une femelle peuvent adopter des stratégies agressives vis-à-vis de leurs concurrents. Une fois le couple formé, l’attache des deux corps est bien solide, les mâles de certaines espèces ne lâchant la femelle qu’une fois les œufs pondus. On voit ainsi les couples voletant de-ci de-là, se posant sur une brindille, puis repartant vers la brindille suivante, monsieur tirant madame dans sa déambulation.

Accouplement de deux zygoptères – Département de la Gironde – 26 février 2019

Source : Wikipédia

Le seau de l’amour

Février est le mois des amours chez le crapaud. Le batracien ne pense qu’à rejoindre la mare la plus proche pour jouer à zizipanpan et assurer la perpétuation de son espèce. Mais, tout entier noyé dans ses hormones insistantes, le pauvre animal ne songe plus à l’élémentaire prudence sur le chemin de l’étang, traversant bien des fois des rues et des routes qui lui sont fatales. Le crapaud finit alors plus plat qu’une crêpe sur le triste bitume. Fin sordide d’une histoire d’amour à peine commencée.
C’est alors que la main de l’homme intervient, aidant l’animal par la mise en place de crapauducs. C’est ainsi que du côté d’Hourtin, dans le Médoc, l’ONF a mis en place pour trois semaines un système devant permettre à un maximum de crapauds de remplir leur devoir conjugal. Sud-Ouest explique ainsi qu’un rideau, disposé mi-janvier, oblige les animaux à tomber dans des seaux. Chaque matin, ces seaux sont transportés par des bénévoles jusqu’à l’eau, où les crapauds peuvent enfin conter fleurette et plus encore.

Un crapaud dans un étang de l’agglomération bordelaise le 12 février 2019

L’impatiente attente du printemps

Je sais que ce n’est ni scientifique ni réaliste, mais dès que les jours rallongent, donc dès que l’hiver s’officialise, je veux absolument voir des signes de printemps partout. Les mimosas d’abord, puis les crocus, les narcisses. D’ailleurs, pour ces derniers, c’est bon, ils pointent leur petit nez jaune dans mon jardin aussi, après un temps d’hésitation. Nous sommes au tout début de février, et je vois du printemps partout. D’ailleurs, pas plus tard qu’hier, à Bordeaux, il faisait 15°C. Et pourtant il faisait aussi bien gris. Un gris qui n’empêche pas la pie de faire son nid, très très haut dans l’arbre, parce-que dans un mois, peut-être moins, il y aura des petits dans ce nid-là, qui bouge pire qu’un manège de fête foraine quand le vent forcit :

Dans le même temps, le papillon, à peine sorti de son cocon, semble tout chose, tout bizarre, ne sachant trop quoi faire de ses ailes colorées sur la terre ferme. Celui-là mit quelques minutes avant de prendre son envol :

Mais surtout, et c’est chaque année la même histoire, c’est la migration des grues dans le sens sud-nord qui marque le début des beaux jours. La LPO a daté le début de la migration au 1er février. J’ai vu les premières grues hier, presque au-dessus de mon home sweet home :

Le jaune est la couleur de janvier

Jonquille dans un parc de Bordeaux en janvier 2019

Loin de moins toute ambition polémique : je ne parle point ici de gilet de contestation, mais de jolies fleurs, les premières, celles d’avant le printemps. Il y a bien sûr le mimosa, qui pète de joie depuis Noël dans les contrées les plus clémentes (à tout hasard : la Charente-Maritime), mais aussi, depuis peu, la jonquille. Si les narcisses de mon jardin patachonnent, n’allant pas plus loin qu’une brave tige verte sans encore de fleur, c’est parce-qu’ils sont plantés plein nord, mais ailleurs, dans la grande ville, la jonquille s’épanouit. Elle n’a pas peur du froid, mais si on la sniffe de trop près, elle peut faire mal à la tête. D’ailleurs, faut-il le rappeler, de la racine aux pétales, la jonquille est un poison intégral (source).

Le troglo n’a pas peur de l’eau

Le troglodyte mignon est un minuscule piaf ne pesant que rarement plus de 10 grammes. Ce qui ne l’empêche ni de brailler comme un âne, ni de chercher noise à l’occasion : selon le site oisillon.net, il est « grincheux et querelleur ». Récemment, je l’ai néanmoins vu fort paisible au bord d’un étang, manifestement en quête de quelque nourriture à se mettre dans le bec :

Mais que faisait-il si près de l’eau, lui qui, à ma connaissance, est insectivore ? En fait, selon oiseaux.net, son régime alimentaire est plus varié, et peut comprendre des alevins de poissons et des têtards. D’où sa présence au ras de la mare. Ça sait nager, un troglo ?

Photos réalisées dans l’agglomération bordelaise en janvier 2019

Tous les indices concordent

Tous les indices concordent : l’hiver est à nos portes, il arrive, il est là. D’ailleurs, ce matin, j’ai du trouver écharpe et manteau bien chaud en urgence : le thermomètre annonçait 2°C. Au week-end, déjà, sur le Bassin d’Arcachon et malgré la douceur de l’air, je me doutais bien de quelque chose. Les bécasseaux se rassemblaient en nombre sur la plage. Ils peuvent certes être là en toute saison, mais c’est en hiver qu’ils sont les plus nombreux et, a priori, les plus grégaires :

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Idem pour les grèbes castagneux. Les premiers de ces petits migrateurs se sont pointés fin septembre, des précoces qui voulaient la meilleure place au camping. Ils sont désormais de plus en plus nombreux :

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Idem itou pour les cygnes réticulés, qui arrivent petit à petit pour hiverner :

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Mais l’indice le plus sûr d’un hiver imminent, c’est bien sûr les très nombreux passages de grues cendrées qui ont lieu depuis quelques jours. Ce soir encore, alors que je revenais joyeuse mais frigorifiée avec mes jolis légumes de l’AMAP, j’entendais un énorme vol de ces formidables oiseaux, mais sans les voir pour cause de nuit noire. Par contre, hier sur le Bassin, le défilé était ininterrompu :

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Dernière balade dans le marais avant l’hiver

Il s’agit d’une de mes balades préférées sur l’île d’Oléron : le marais des Bris, sur la commune de Saint-Trojan :

Il est encore temps d’y trainer ses baskets, mais dans peu de temps, il faudra les bottes, voire la barque. C’est un marais, après tout, et, à contre-jour, il brille et c’est joli :

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On n’y voit pas forcément tant d’animaux que ça à cette saison, du moins en plein après-midi. Il y a néanmoins des traces de sangliers, probables cousins de ceux que nous avons aperçus de nuit du côté de Saint-Pierre, qui déambulaient sur le bas-côté de la route (et pas en plein milieu, notre carrosse leur en sait gré). On ne voit plus de grenouilles, même si certains soir le marais croasse encore, mais le frais arrive et le batracien se tait désormais. Les échasses blanches sont parties vers des contrées plus ensoleillées il y a longtemps déjà. Bref, c’est novembre, et il faut faire avec. Avec les oiseaux de garde, comme le merle, qui se régale de tous les fruits de tous les arbres et arbustes du marais … :

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… et comme l’aigrette garzette, en pleine séance de pêche :

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Photos réalisées en novembre 2018

C’est vrai que ça pue

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Clathre rouge observé à Bordeaux en octobre 2018

Je vois très souvent des clathres rouges, dont la forme permet de les identifier à coup sûr : une sorte de cage rouge, qui a valut à ce champignon le surnom de « cœur de sorcière ». J’ai pu régulièrement constater que le clathre rouge attirait les mouches par son odeur désagréable, qui, selon certains sites et blogs (Nature LN par exemple), évoque la viande en putréfaction.
J’ai récemment testé l’odeur dudit clathre, en m’approchant pour le prendre en photo. Je décrirais plutôt l’exhalaison comme celle de WC jamais lavés, doublée d’une forte odeur d’égout. Ce qui ne donne pas envie de tester le soi-disant goût de radis de ce champignon à l’état jeune, alors qu’il ressemble alors à un œuf.

 

Collection 460

Des sternes en Finlande

Photos prises à Helsinki et à Lahti en juillet 2018

L’émeraude et le roncier

La micrommate émeraude (micrommata virescens) est une jolie araignée verte, qui se confond avec les feuillages dans lesquelles elle déambule. Cette parfaite adaptation à la végétation fait qu’elle se fond parfaitement bien dans le paysage : j’ai failli passer à côté d’elle sans la voir, alors qu’elle était posée sur une feuille de roncier. De ce fait, elle n’a pas besoin de tisser de toile pour capturer ses proies : elle compte sur l’effet de surprise. Selon l’INPN, elle chasse à l’affut : elle attend qu’une proie se présente, l’attrape vivement, et file la manger dans la végétation.

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Micrommate émeraude observée dans l’agglomération bordelaise en mai 2018

Collection 448

Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.

La saison des « premières »

J’aime le printemps pour le retour de tout ce qui annonce les beaux jours. C’est d’une platitude sans nom que de dire cela, mais c’est ainsi, ça fait partie des petits plaisirs de la vie. Il y a donc, en ce début de printemps, les premières asperges, les premières fraises, les premières fleurs dans les cerisiers, la promesse d’une belle floraison de la glycine, et aussi, et même surtout, les premières hirondelles, qui arrivent peu à peu :

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Une hirondelle en Charente-Maritime, 1er avril 2018

Protocole commotion pour le pic épeiche

S’il vous arrive de vous préoccuper du tournoi des six nations ou du Top 14, vous connaissez l’expression « protocole commotion » par cœur. Le rugby est devenu tellement violent, tellement bourre-pif, tellement rentre-dedans tête la première, que, dès qu’un joueur a du mal à se relever, il a droit au protocole commotion, une batterie de tests visant à vérifier que son cerveau peut encore servir à autre chose qu’à recevoir des coups. Car ce n’est quand même pas la fonction première de la tête de l’hominidé, comme le signale un article du Monde (accès réservé aux abonnés) à propos des joueurs de football (l’article ne précise pas s’il s’agit du bon vieux foot ou du football américain).
L’article ne se trouve néanmoins pas à la page des sports, pour la bonne raison que son sujet n’est pas le joueur de baballe mais un oiseau tambourineur effréné : le pic épeiche.
Pour cet oiseau, le tambourinage ultra-rapide est un langage. Il permets aux pics de se reconnaître entre eux, mais aussi de draguer. Des chercheurs américains se sont posés la question de l’existence de lésions au niveau du cerveau de ce pic-là, puisque les joueurs de football en ont. Ils ont disséqués dix spécimens de pics épeiche, afin d’y chercher la protéine tau, mise en cause notamment dans la maladie d’Alzheimer : huit des dix pics étaient positifs.
Pourquoi donc cogner jusqu’à s’en détruire le cerveau semble-t-il si vital chez un oiseau ? Une hypothèse serait que le pic épeiche choisirait son partenaire sexuel en fonction des muscles du cou et du dos : les plus musclés seraient aussi les plus à même d’encaisser les chocs. Peut-être aussi que cette fameuse protéine tau n’a pas les mêmes effets délétères chez l’oiseau que l’humain. Aucune conclusion définitive à ce jour n’est proposée, mais on cherche, on cherche.

Copenhague / Klampenborg / Jægersborg
Photo réalisée au Danemark au printemps 2015

Dormir dans une cabane

Depuis quelques années, le collectif Bruit du Frigo, avec la complicité de Bordeaux Métropole, a installé des cabanes un peu zarbi, nommées « refuges péri-urbains ». Il y en a aujourd’hui dix, réparties sur dix communes différentes (une onzième verra le jour à Mérignac au mois d’août). Il sera possible d’y faire gratuitement un gros dodo réparateur à partir du 1er mars, mais pour cela il faut réserver (c’est possible depuis hier) et, si le temps ne se met pas vraiment au beau d’ici-là, il faudra peut-être prévoir des bottes, du moins pour accéder au refuge de Bruges (photo réalisée il y a moins d’une semaine) :

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Source : Sud-Ouest

Pas de réveillon sans champignon…

P1170619… mais pour aller les cueillir, c’est trop tard. Gnarf gnarf voilà ma ruse : le champignon est là mais tu ne le sauras pas. Car les coins à champignons, ça ne se dit pas, c’est la règle. En plus, c’est la nuit, et la forêt devient terriblement sombre et dangereuse, avec ses chevreuils-garous et autres bestioles facétieuses. Je serais toi, je ne me lancerais pas, d’ailleurs ta Tata qui pique voudrait que tu coupes la bûche.
Et puis, n’oublions pas la tradition, dans notre beau sud-ouest, seuls les cèpes ont droit au titre de champignons, alors la malheureuse chanterelle (quand même 19,95 € sur le marché, et certaines sont des fausses sans intérêt culinaire), la malheureuse chanterelle, disais-je, passe inaperçue. Même quand, sous la végétation, des dizaines de spécimens mesurent plus de 8 cm de diamètre ? Aucune, aucune hésitation, pas de réveillon sans champignon !

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Photos réalisées et champignons prélevés en Nouvelle Aquitaine en décembre 2017 (je n’en dirais pas plus, ça reviendrait à te donner ma carte bleue avec son code, faut rester sérieux)

Photo de la semaine (du 8 au 14/10/2017)

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Collection # 418

La saison est ouverte

P1160144Au week-end dernier, il y avait des giroles sur le marché. Nous avons mangé nos premiers cèpes (largement achetés, il est vrai, mais aussi un petit peu cueillis dans la forêt). Pas de grosse cueillette à ce jour, la saison ne fait que commencer, mais ce sont ces moments prometteurs de gourmandise qui sont peut-être les meilleurs, comme cet instant où je me suis trouvée face à un champ de coulemelles, de jeunes coulemelles bien tendres et bien saines. Un régal.

Photo prise en Charente-Maritime en septembre 2017

Collection # 415

BRUNNSVIKEN
Lac proche de l’université de Stockholm, juillet 2017

Une autre grive

P1140915À la maison, c’est-à-dire à Bordeaux, nous avons la grive musicienne et, dans une moindre mesure, la grive draine. J’avoue, je confonds un peu les deux.
Dès le premier jour à Stockholm, un oiseau de format « grive » a attiré mon attention, mais ce n’était pas comme à la maison : une manière un peu différente de se tenir, une tête chapeautée de gris. C’était diffus et confus, mais c’était quoi ? une grive assurément, mais laquelle ?
Il s’agit de la grive litorne, qui niche (et donc se reproduit) en Scandinavie puis hiverne un peu plus au sud, notamment en France. Cette grive-là apprécie les zones humides : à Stockholm, où un tiers de la ville est composée d’eau, elle est servie !

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Photos prises à Stockholm en juillet 2017
Source : oiseaux.net

Lotus

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L’événement n’a rien d’exceptionnel : il se produit tous les étés. Et pourtant, même Sud Ouest en parle. Brièvement, mais quand même. Il faut dire que l’événement est magnifique, détournant de sa principale préoccupation (en l’occurrence : voir des grenouilles) tous les admirateurs du jardin botanique de Bordeaux. L’événement n’a donc peut-être rien d’exceptionnel mais il est important : les lotus sacrés sont en fleurs (et, accessoirement, les jeunes grenouilles vont bien).

Photos prises avec bonheur au jardin botanique de Bordeaux (le grand, celui de La Bastide), le 11 août 2017

Collection # 404

Le pic noir

Je connais assez bien et depuis longtemps le pic-vert et le pic épeiche. Reconnaissables à leurs talents de percussionnistes sur arbres, ils sont généralement repérés d’abord par le son, les voir est une autre paire de manches, et ce malgré leurs couleurs vives.
Je n’avais en revanche jamais vu de pic noir avant la fin du mois de mai ; il est beaucoup plus grand que les deux autres (jusqu’à 50 cm). Il se trouvait très haut sur le tronc de l’arbre, au ras du nid (celui-ci peut être creusé jusqu’à 15 m de hauteur), et donnait la becquée à son petit, sorti de l’œuf moins de quatre semaines plus tôt.
L’alimentation du pic noir est largement constituée de fourmis, mais aussi d’autres insectes, qu’il attrape avec une langue agile et collante, un peu comme le caméléon.

 

Pour en savoir plus : oiseaux.net

Oiseaux observés et pris en photo dans le Maine-et-Loire en mai 2017

Le long accouplement du téléphore fauve

P1130183Le téléphore fauve est un petit coléoptère de couleur rousse, très fréquent sur les ombellifères en été. Il y trouve sa nourriture (pollen, petits insectes) ainsi que sa dulcinée : les accouplements sont très fréquents et durent plusieurs heures, ce qui facilite grandement l’observation.
Une fois fécondée, la femelle pond ses œufs directement sur le sol. Les larves, que je n’ai encore pas observées (ou alors pas identifiées comme telles) sont poilues. Elles attendent la belle saison sous des pierres, se nourrissant d’insectes, comme leurs parents, mais aussi d’escargots. Elles se transforment en téléphores adultes au printemps.

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Sources :

Photos réalisées le 7 juin 2017 dans le département de la Gironde

Collection # 401