Ornitho-balade sur la bordure extérieure

En ces temps printaniers, il est toujours fort tentant de déambuler dans la nature et d’observer les oiseaux du moment, en mode peace and love ou pas. J’eus la chance d’effectuer une de ces merveilleuses balades il y a pile une semaine, sur le sentier littoral du Teich, dans la partie qui longe le parc ornithologique. En gros, c’est par là :

Sans être dans le parc lui-même, on peut y voir quelques oiseaux intéressants. En général, quand on circule dans le coin au printemps, c’est pour voir des cigognes. Sur ce coup-là, je fus légèrement déçue : la cigogne se faisait rare. Je n’en ai vu qu’une, perchée sur son gigantesque nid, et encore de loin :

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Mais pour les autres oiseaux, ce fut un festival. Il y avait de l’échasse blanche … :

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… du grèbe huppé … :

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… du tadorne de Belon … :

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… et, pour finir, une très belle grande aigrette :

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Balade dominicale au parc floral

Cela faisait au moins un an que nous n’avions pas déambulé dans le parc floral de Bordeaux, qui, à ma connaissance, est le plus vaste parc de la ville et où, surtout, le côté sauvage est encore bien préservé (nous y avons vu, il y a déjà fort longtemps, des traces de sanglier). En ce dimanche d’avril-ne-te-découvre-pas-d’un-fil mais ôte quand même le pull car il fait plus de 25°C, en ce dimanche disais-je, nous avons d’abord vu de l’araignée :

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Puis des insectes ressemblant à des cousins, qui convolaient en d’injustes noces, parce-que entre cousins, quand même, ce n’est pas bien raisonnable :

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Dans le jardin des villes jumelles, de plus en plus à l’abandon et donc fort délabré, une brave grenouille prenait le frais sur une triste grille métallique :

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Mais le clou de la balade était ailleurs. Nous vîmes une si jeune tortue que sa carapace semblait encore molle :

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Et surtout nous avons vu, mais à contre-jour, un joli rapace, a priori un faucon, mais savoir s’il était crécerelle ou autre fut peu aisé, la lumière jouait contre nous :

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De qui sont ces têtards ?

Revenons quelques mois en arrière : en fin d’hiver, je fus ravie de constater que de nombreux crapauds avaient pu rejoindre leur mare habituelle pour y jouer l’ouverture de la saison « peace and love », ce qui avait été plus difficile l’année précédente car de nombreux crapauds étaient morts en chemin. Le 21 février, je gravais donc dans la mémoire du disque dur la preuve des amours de ces anoures-là :

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Plus récemment et fort logiquement, je vis des têtards cherchant pitance dans les végétaux en surface. Les têtards, ce sont les petits zigouigouis sombres sous la masse végétale :

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J’en conclus que les crapauds avaient clôturé la saison « peace and love » en beauté et avaient pu rejoindre leurs abris bien terrestres avec le sentiment du devoir accompli. Sauf que, pas plus tard qu’avant-hier, je vis ceci sur la même mare, juste à côté des têtards :

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Une belle grosse grenouille bien verte. Et depuis, le doute me taraude. De qui sont ces têtards ? du crapaud ou de la grenouille ? en quoi vont-ils se transformer ? en cranouilles ? en grepauds ? nous le saurons (ou pas) dans un prochain épisode.

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais une grenouille ?

L’adage populaire pourrait être exact : il fut vu de l’hirondelle le jour même de l’ouverture officielle du printemps, le printemps astronomique, celui des calendriers (le printemps « biologique », ici surnommé « saison peace and love » commence un bon mois plus tôt). Puis ladite hirondelle fut revue deux jours plus tard : il faisait néanmoins très frais et humide. La belle migratrice ne faisait donc point le printemps, mais tentait tant bien que mal de clôturer l’hiver.
Ce n’est donc pas vers les oiseaux que je me tourne pour déclarer ouverte la saison printanière 2017. Hier, au détour d’un étang du bassin d’Arcachon, j’ai vu ma première grenouille de l’année, et depuis il fait beau ; Météo France nous annonce du carrément chaud pour jeudi. Certes, d’autres anoures avaient ouvert le bal : les rainettes mi-frévrier, puis les crapauds une  dizaine de jours plus tard, mais ce sont bien les grenouilles qui ont apporté le vrai soleil bien franc, celui qui transforme les fleurs en fruits et qui attire les butineurs dans le romarin. Bon printemps à tous.

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Photo : Bassin d’Arcachon, fin mars 2017

La Charente-Maritime, département préféré des cigognes ?

P1090885.jpgLa cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace ; d’ailleurs, la voir dans d’autres régions françaises sembla pendant très longtemps impossible. Et pour tout dire, pendant longtemps, elle n’était même que le produit de l’imagination, ayant quasiment disparu du sol français : en 1974, il ne reste plus que neuf couples de cigognes en Alsace, un en Ille-et-Vilaine et un dans la Manche.
C’est alors que des ornithologues se lancent dans le sauvetage de la cigogne blanche. En Alsace, comme dans plusieurs régions d’Europe, des cigognes originaires du Maghreb sont installées dans des enclos et vivent en captivité jusqu’à ce qu’elle s’habituent à leur nouvel environnement, ce qui prend deux à trois ans. Les résultats s’avèrent plutôt positifs.

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Néanmoins, le département de Charente-Maritime opte pour une solution moins « carcérale » : à partir de 1978, des plateformes destinées à recevoir les nids sont installées sur des poteaux dans les zones humides du département, notamment du côté de Rochefort. Ces plateformes ont pour but de décourager les cigognes de s’installer dans les arbres, les nids de 400 kg jetant à terre les arbres les moins costauds, surtout en cas de tempête. Les cigognes retournent néanmoins spontanément dans les arbres, il est vrai que seuls les plus résistants ont tenu le choc face aux rafales des tempêtes de 1999 et 2009 : ils peuvent donc supporter les nids. Les cigognes ne dédaignent pas non plus les pylônes électriques. Bilan pour l’année 2011 (je n’ai pas trouvé plus récent) : 185 nids dans les arbres, 98 sur les plateformes et 32 sur des pylônes électriques.

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Source : LPO
Photos : marais de Brouage, mi-février 2017

Collection # 382

Le rougegorge

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