Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais une grenouille ?

L’adage populaire pourrait être exact : il fut vu de l’hirondelle le jour même de l’ouverture officielle du printemps, le printemps astronomique, celui des calendriers (le printemps « biologique », ici surnommé « saison peace and love » commence un bon mois plus tôt). Puis ladite hirondelle fut revue deux jours plus tard : il faisait néanmoins très frais et humide. La belle migratrice ne faisait donc point le printemps, mais tentait tant bien que mal de clôturer l’hiver.
Ce n’est donc pas vers les oiseaux que je me tourne pour déclarer ouverte la saison printanière 2017. Hier, au détour d’un étang du bassin d’Arcachon, j’ai vu ma première grenouille de l’année, et depuis il fait beau ; Météo France nous annonce du carrément chaud pour jeudi. Certes, d’autres anoures avaient ouvert le bal : les rainettes mi-frévrier, puis les crapauds une  dizaine de jours plus tard, mais ce sont bien les grenouilles qui ont apporté le vrai soleil bien franc, celui qui transforme les fleurs en fruits et qui attire les butineurs dans le romarin. Bon printemps à tous.

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Photo : Bassin d’Arcachon, fin mars 2017

La Charente-Maritime, département préféré des cigognes ?

P1090885.jpgLa cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace ; d’ailleurs, la voir dans d’autres régions françaises sembla pendant très longtemps impossible. Et pour tout dire, pendant longtemps, elle n’était même que le produit de l’imagination, ayant quasiment disparu du sol français : en 1974, il ne reste plus que neuf couples de cigognes en Alsace, un en Ille-et-Vilaine et un dans la Manche.
C’est alors que des ornithologues se lancent dans le sauvetage de la cigogne blanche. En Alsace, comme dans plusieurs régions d’Europe, des cigognes originaires du Maghreb sont installées dans des enclos et vivent en captivité jusqu’à ce qu’elle s’habituent à leur nouvel environnement, ce qui prend deux à trois ans. Les résultats s’avèrent plutôt positifs.

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Néanmoins, le département de Charente-Maritime opte pour une solution moins « carcérale » : à partir de 1978, des plateformes destinées à recevoir les nids sont installées sur des poteaux dans les zones humides du département, notamment du côté de Rochefort. Ces plateformes ont pour but de décourager les cigognes de s’installer dans les arbres, les nids de 400 kg jetant à terre les arbres les moins costauds, surtout en cas de tempête. Les cigognes retournent néanmoins spontanément dans les arbres, il est vrai que seuls les plus résistants ont tenu le choc face aux rafales des tempêtes de 1999 et 2009 : ils peuvent donc supporter les nids. Les cigognes ne dédaignent pas non plus les pylônes électriques. Bilan pour l’année 2011 (je n’ai pas trouvé plus récent) : 185 nids dans les arbres, 98 sur les plateformes et 32 sur des pylônes électriques.

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Source : LPO
Photos : marais de Brouage, mi-février 2017

Collection # 382

Le rougegorge

rouge

Collection # 379

Aigrettes
Bassin d’Arcachon, décembre 2016

aigrettes

 

Collection # 378

Coup d’œil sur le marais
Réserve naturelle du marais de Bruges, décembre 2016

marais

Le printemps est proche

p1080815Depuis quatre jours, la rumeur prétend que les jours rallongent. Ça ne se voit pas trop car il fait plutôt gris, mais c’est un fait astronomique avéré, source de la fête du solstice piratée par la bande à bondieu pour en faire Noël.
A défaut de soleil radieux, certains signes montrent que la nature est prête au décollage printanp1080831ier : les magnolias sont en bouton aussi bien dans les parcs de Bordeaux que dans ceux de Nantes. C’est aussi à Nantes que j’ai vu des petites fleurs ressemblant par leur forme à des primevères (en haut à gauche). Et aujourd’hui, dans mon jardin, les jonquilles pointaient leurs feuilles (ci-contre à droite). En 2016, elles avaient fleuri au tout début de février.