Recette du pin perdu


Prenez un grand pin bien haut bien droit, un pin maritime
Un pin de bord de plage
Un pin du Bassin d’Arcachon
Laissez-le grandir, prendre de l’assurance
Sans lui dire que le sol mou, fait de sable
Repose sur la couche dure de l’alios
Que jamais ses racines ne perceront
Il restera un pin flottant, un pin sur sol fuyant
Les vents, les marées, le dérèglement climatique
Se chargeront du reste
Les racines mises à l’air
Le pin pourra tranquillement passer de vie à trépas

Un pin maritime du Bassin d’Arcachon, janvier 2020

De retour sur nos plages [3/3]

Il y a les hivers avec et les hivers sans. Nous sommes plutôt dans un hiver « avec ». Je veux ici parler de cet organisme bizarre et bleu, qui ressemble à une méduse mais qui n’a rien à voir avec ladite méduse : il s’agit de la physalie.

Des physalies sur une plage de St-Georges-d’Oléron – Janvier 2020

La physalie n’est pas un animal à proprement parler, mais un ensemble de polypes portés par un flotteur au gré des vagues et des courants. La haute mer échoue régulièrement ces organismes sur les plages, puis les reprend. Ou pas. Méfiance toutefois : les physalies sont terriblement urticantes.

Des physalies sur la Grande Plage de St-Trojan (île d’Oléron) – Janvier 2020

De retour sur nos plages [2/3]

De retour sur nos plages océanes, après la crépidule, qui se mange, voici l’anatife, qui n’a aucun intérêt culinaire. Le mollusque s’accroche à tout ce qu’il trouve (bois flotté, bouchon de bouteille ou autre) et s’échoue sur les plages, puis repart à la marée suivante. Bien qu’il lui ressemble, l’anatife n’est pas le pouce-pied, qui lui se mange et est même très recherché, notamment sur les tables espagnoles.

De retour sur nos plages [1/3]

Chaque hiver, des coquillages et autres animaux marins se retrouvent sur les plages atlantiques, de manière plus ou moins importante selon les années. Certains de ces animaux sont considérés comme d’abominables gêneurs : c’est le cas de la crépidule, originaire d’Amérique du Nord, introduite en Angleterre à la fin du XIXe siècle par des ostréiculteurs ayant importé des huîtres de Virginie, et qui n’a plus eu que le Channel à traverser pour rejoindre la Normandie et la Bretagne.

Des crépidules sur une plage de Saint-Georges d’Oléron (Charente-Maritime) – Janvier 2020

Une deuxième arrivée de ce mollusque s’est produite avec l’importation d’huîtres japonaises pour supplanter l’huître portugaise défaillante sur les côtes françaises dans les années 1970. Depuis lors, la crépidule croit et multiplie, étend son aire d’habitat, d’où sa présence dans le bassin de Marennes-Oléron. Elle est à l’aise partout, boulottant dans la même écuelle que les autres coquillages, ceux qui sont élevés ou péchés par les hommes, d’où crispation dès que crepidula fornicata se montre un poil envahissante. Néanmoins, depuis quelques années, la crépidule est considérée comme un mollusque intéressant car comestible : elle est alors vendue et cuisinée sous le nom de « berlingot de mer ».

Des crépidules sur une plage de Saint-Georges d’Oléron (Charente-Maritime) – Janvier 2020

Un même objectif (fin)

Au début de l’histoire, il y avait donc des gens qui photographiaient des chevaux en attendant le soleil couchant (se reporter au post d’hier pour y voir plus clair). Le clap de fin arrive, et, je l’avoue, ce ne sont pas les meilleures photos de la série. Néanmoins, le moment fut très agréable à vivre, même si les images ne sont pas à la hauteur de ce que nous avons vraiment vécu : un ami a même vu le si rare et fugitif rayon vert, que l’objectif de l’appareil-photo et moi-même attendons depuis longtemps. Je n’avais pas le regard tourné du bon côté pendant ces quelques minuscules secondes-là. Ainsi va la vie.

Un même objectif (suite)

Hier soir, nous avions ensemble contemplé des promeneurs qui, eux-mêmes, contemplaient et photographiaient quelque chose qui n’était pas le coucher de soleil, puisque l’heure H n’avait point sonné : cliquez ici pour vous souvenir de ce moment.
Mais alors, que regardaient ces gens ? La réponse est ici :

Des cavaliers sur une plage de l’île d’Oléron – Janvier 2020

Un même objectif

Des promeneurs sur une plage de Charente-Maritime. Ils avancent vers le nord, jetant régulièrement le regard vers l’ouest : nous attendons tous le coucher du soleil, mais il y a encore de la marge, la balade peut se poursuivre sans crainte imminente de louper le spectacle. D’un coup, les badauds se tournent vers l’océan et braquent leurs smartphones vers un seul et même objectif, qu’eux seuls ont vu tandis que je les regardais eux, eux qui d’un même geste ont fait la même chose au même moment.

Promeneurs et smartphones sur l’île d’Oléron – Janvier 2020

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile en ces temps tendus, je croise la question suivante : « Au nom de sa richesse patrimoniale et son rôle pour le climat, est-il envisageable d’internationaliser l’Amazonie ? » (Equal Times). Considérant la personnalité de Monsieur Bolsonaro, je serai encline à répondre « oui ».
En déambulant toujours, je découvre que la société des bernard-l’hermite n’est pas si égalitaire que cela dès lors qu’il s’agit de trouver un toit (en l’occurrence la coquille d’un autre crustacé), mais tout de même plus que certaines sociétés humaines : avec un coefficient de Gini de 0,32, le bernard-l’hermite fait moins bien que l’humain de Slovaquie mais bien mieux que celui d’Afrique du Sud. Pour mémoire, je rappelle qu’un coeff de Gini supérieur à 0,4 est considéré comme potentiellement facteur de révolte voire de révolution (à lire dans Korii).
En déambulant encore, j’apprends que le cri de la carotte, ce n’est pas du pipeau, puisque « les plantes émettent un son lorsqu’elles sont stressées » (La Relève et la Peste).
En finissant ma balade, je me pose sur l’île de Patiras, dans l’estuaire de la Gironde (localisation ci-dessous), qui accueillait les pestiférés au temps où Bordeaux et sa région étaient confrontées à cette épidémie (à lire dans Sud Ouest).


Triste record oléronais

On la surnomme « la lumineuse », mais l’île d’Oléron est en train de devenir « la noyée ». C’est sur la pointe de Gatseau, dans le sud de l’île d’Oléron, que l’érosion est la plus forte en Europe (cliquez ici). Il y a là un mélange de phénomènes naturels qui s’entraînent et s’amplifient les uns les autres, en lien notamment avec la situation de la pointe de Gatseau au débouché de l’estuaire de la Seudre. À cela s’ajoutent les effets du dérèglement climatique. Cette petite vidéo de France 3 fait le point :

Quand la mer monte sur l’écluse à poissons

Sur l’île d’Oléron, dans des temps anciens, les hommes ont fomenté des pièges et des ruses pour pêcher le poisson sans prendre ni la mer ni la canne à pêche : ce sont les écluses à poissons, de gigantesques constructions de pierres, qui piègent le poisson à marée montante. Une de ces écluses se trouve dans le village de Chaucre, une des plus vieux villages de l’île d’Oléron. En fin de tempête Amélie, un quidam déambulait sur une de ces constructions, au mépris de la loi (il est interdit de monter sur les écluses à poissons) et du danger : marée montante, pas mal de vent, des vagues parfois hautes et brutales.

Plage de Chaucre (St-Georges-d’Oléron), 3 novembre 2019

Lumière d’Amélie

Je reviens sur la tempête de la semaine dernière, nommée Amélie. C’est joli, Amélie, mais ça a quand même cassé des branches, fait tomber quelques arbres, embêté des gens en coupant le courant. Une vraie tempête, donc. En fin de parcours, elle soufflait encore, mais c’était tenable pour le badaud à l’équilibre honnête sur les modestes falaises du nord de l’île d’Oléron. Et surtout il y avait cette lumière sublime des ciels de traine, celle que j’ai découvert il y a plus de vingt ans lorsque, pour un temps court, j’ai habité ce magnifique département de Charente-Maritime. La lumière incroyable des marais, de l’océan, tout le temps.

La lumière de la tempête près de la pointe de Chassiron (île d’Oléron), 3 novembre 2019

Une minute trente de marée montante

Les bernaches sont arrivées sur le Bassin d’Arcachon, c’est le son qui domine aujourd’hui, berçant doucement tous ceux qui profitent d’un dernier zeste d’été pour somnoler sur la plage. Et pendant ce temps, la mer monte …

De moins en moins de dune

L’île d’Oléron est mangée vitesse grand V par l’érosion, surtout dans sa partie sud. Cinq à trente mètres de littoral finissent chaque année dans l’océan.
Depuis les années 1960, un petit train touristique sillonne la forêt de Saint-Trojan jusqu’à la pointe de Maumusson. Les rails sur lequel circule ce petit train sont un bon indicateur de l’avancée de l’érosion, puisque chaque année les installations doivent être raccourcies : en 2014, les rails se sont même retrouvés au-dessus du vide.
Cet automne (photo ci-contre), on voit des vestiges de rails émerger de la dune, attestant une fois encore du rétrécissement de l’île.

Source : France Info, 21 juillet 2018

Les couleurs de la salicorne

La salicorne est une plante comestible qui pousse dans la vase salée. On la voit sans mal à marée basse sur le littoral atlantique. Lentement, quand l’automne arrive, elle passe du vert au jaune puis au rouge, donnant à l’estran les couleurs de l’été indien.

Un bel oiseau au ponton d’honneur

Ce midi, je prends enfin le temps de descendre sur les quais et j’aperçois les mâts d’un voilier. M’approchant fissa (et non à pas de loup parce-que le temps m’eût manqué), je vis que ce voilier venait d’Angleterre, il est même immatriculé à Londres, c’est écrit dessus : Pelican of London. Honnête jusqu’au bout : non seulement il est immatriculé à Londres, mais, en plus, sa figure de proue est un pélican.
Ce joli bateau est sorti d’un chantier naval du Havre en 1948. C’était alors un bateau de pêche destiné à la navigation en Arctique pour une société norvégienne. Après moultes aventures, il est racheté et transformé en voilier par un Anglais en 2007. Depuis 2012, il participe à des courses au large pour le compte de l’association Adventure Under Sail.

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, j’apprends que le bonheur est désormais obligatoire du 5 au 11 octobre. Du moins, il faut en donner l’impression, en particulier si on habite où si on circule dans la commune des Essarts, en Vendée (à lire dans Sud-Ouest).
En déambulant avec bonne humeur et dans Science & Avenir, j’apprends pourquoi nous, les humains, ne sommes pas comme les autres primates, puisque nous n’avons plus de fourrure (cela dit, par les chaleurs actuelles, c’est plutôt plus facile à vivre).
Ma déambulation m’entraîne enfin sur le site Futura Planète, qui répond à la question « D’où vient l’odeur de la mer ? ». Et oui, pourquoi l’océan sent si bon, pourquoi ça fait du bien cette odeur-là ? Un indice : le sel et l’iode n’y sont pour rien (ils sont inodores).

Cages à poule pour tourisme de masse

Ça ne sentait pas bon ce midi sur les quais de Bordeaux. Le badaud humait malgré lui le fuel lourd. Il y avait deux paquebots de croisière à quai, le ciel était d’un bleu profond, mais olfactivement, on se serait cru dans la salle des machines. Et ce qui pue, en l’occurrence aussi pollue. En juillet, le site web de Science & Avenir avait titré « Cette pollution colossale émise par les bateaux de croisière ». D’autres médias ont aussi évoqué cette pollution plus importante que celle émise par les voitures, même les pires des dièsel, y compris à Marseille (et même surtout à Marseille en ce qui concerne la France, où pourtant la voiture est reine). L’odeur dégagée ne m’a pas donné envie de faire de jolies images de ces rafiots. La photo de ce soir est volontairement laide dans sa banalité, dans ce qu’elle montre aussi d’une forme de tourisme de troupeau, où quand vient l’heure de dormir, les bestiaux sont répartis dans de jolies cages identiques avec micro-balcons. Ça ne donne vraiment pas envie.

Quelques cabines d’un bateau de croisière dans le port de Bordeaux, qui ressemble à des centaines d’autres bateaux de croisière – 13 septembre 2019

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile ces derniers temps, je m’installe mollement sur le site du Monde : d’une part pour visualiser la dislocation de l’URSS, d’autre part pour apprendre que la raie manta est un animal social.
Préparant un cours sur la forêt amazonienne qui part en fumée (histoire de bien titiller le potentiel anxieux de la jeune génération dès la rentrée), je tombe sur une interview de la philosophe Joëlle Zask, qui s’intéresse aux mégafeux et fait part de ses réflexions à Usbek&Rica.
Restons dans le sérieux, en nous égarant sur le terrain de la géopolitique (désormais enseignée aux élèves de 1ère qui le veulent bien, comme quoi bloguer et bosser, ça fait une rime riche) : puisque Mister Trump veut acheter le Groenland (et il n’est ni le seul ni le premier), Eric Le Boucher, pour Slate, demande à ce que la France récupère les îles anglo-normandes. L’article, sous des abords facétieux, ne manque pas d’intérêt et livre de vraies bonnes infos sur ces petits îlots tout proche du Cotentin.

Homo sapiens en été [45]

Ile d’Oléron – 2016

Faire passer le message

Parfois, il est difficile de faire accepter des mesures simples, de bon sens. Par exemple, ramasser les crottes de son chien ou ne pas jeter ses détritus par terre. Le gros des troupes joue généralement le jeu, mais il reste quelques irréductibles, qui ne voient pas en quoi l’étron du clébard familial peut être désagréable, ou pourquoi il est tout bonnement dégueu de laisser ses mégots de clopes dans le sable fin. C’est à ce dernier comportement que s’adresse le message ci-dessous, visible cet été sur l’île d’Oléron :

Homo sapiens en été [43]

Presqu’île du Cap Ferret – 2015

Homo sapiens en été [37]

Palavas-les-Flots – 2015

Le Rainbow Warrior III

Le Rainbow Warrior III est le principal navire de la flotte de Greenpeace. Il était la semaine dernière à La Rochelle, il a passé le week-end à Bordeaux, il navigue ce soir au large de la Bretagne et devrait accoster à Cherbourg après-demain matin. C’est un navire militant, conçu en 2011 pour lutter contre tous ceux qui, en mer, portent atteinte à l’environnement. Il peut aller vite, son nid-de-pie bien haut perché permet de voir jusqu’à 24 km au loin, sa salle de radio est même équipée d’une porte anti-abordage pour que, quoiqu’il arrive, l’équipage puisse continuer à informer les citoyens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée à ce navire sur le site de Greenpeace.

Le Rainbow Warrior III dans le port de Bordeaux le 11 août 2019

Homo sapiens en été [35]

Arcachon – 2016

Homo sapiens en été [32]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Enfin le Sedov parvint jusqu’à Bordeaux

Chaque année en juin, de jolis voiliers tâtonnent de la Garonne : pour la fête du vin les années paires, pour la fête du fleuve les années impaires, mais sur le fleuve, quelque soit la fête, il y a au-moins trois ou quatre jolis navires à admirer. Jusque là, le navire école russe Le Sedov (plus grand navire école du monde et plus grand voilier russe) n’avait jamais pu aller au-delà de Pauillac en raison d’une ligne à haute-tension un poil trop basse. Après quelques travaux, le Sedov a enfin pu décrocher (le port de) la Lune, et montrer aux badauds enthousiastes ses beaux mâts rouges. Il est arrivé jeudi (jour où fut prises les photos de cette note) et est reparti hier soir. La fête est finie.

Ce quatre-mâts barque de 117 mètres n’a pas toujours été un navire école, ni non plus un navire russe. Sorti d’un chantier allemand en 1921, il a d’abord eu pour mission le transport de nitrate au Chili, puis d’autres pondéreux vers l’Australie. Il passe sous pavillon soviétique en 1950, à titre de dommage de guerre. Il est alors navire-école pour les équipages de chalutiers, puis pour les cadets de la marine russe (source : Wikipedia).

La plage de Chaucre

Chaucre est un des plus vieux village de l’île d’Oléron, situé sur la commune de St-Georges. Sa plage se situe au nord-ouest de l’île :

En regardant vers le nord, on distingue nettement le phare de Chassiron :

Comme toutes les plages océanes du nord de l’île, c’est une plage propice à la baignade à marée haute et à la découverte de l’estran rocheux à marée basse :

C’est aussi à marée basse que l’on peut y voir une écluse à poissons. Ce dispositif ancien permettait aux paysans de se procurer du poisson sans avoir besoin de sortir en mer, celui-ci entrant dans l’écluse à marée haute et se retrouvant piégé à l’intérieur de l’écluse lorsque la mer redescend :

Photos réalisées en juin 2019

Quel est donc ce palmipède noir ?

Palmipède noir près de la mer, mais qui n’est pas un cormoran. Il gambade seul sur le chantier du nouveau port de La Cotinière (St-Pierre-d’Oléron), et fait fortement penser à un guillemot. Une bien grande famille, que celle des guillemots ! Qui elle même fait partie de la bande des alcidés, comme les pingouins et les macareux. Vu de dos et de loin en ce début du mois de juin, l’oiseau laisse peu d’indices pour son identification.