Quand la mer monte sur l’écluse à poissons

Sur l’île d’Oléron, dans des temps anciens, les hommes ont fomenté des pièges et des ruses pour pêcher le poisson sans prendre ni la mer ni la canne à pêche : ce sont les écluses à poissons, de gigantesques constructions de pierres, qui piègent le poisson à marée montante. Une de ces écluses se trouve dans le village de Chaucre, une des plus vieux villages de l’île d’Oléron. En fin de tempête Amélie, un quidam déambulait sur une de ces constructions, au mépris de la loi (il est interdit de monter sur les écluses à poissons) et du danger : marée montante, pas mal de vent, des vagues parfois hautes et brutales.

Plage de Chaucre (St-Georges-d’Oléron), 3 novembre 2019

Lumière d’Amélie

Je reviens sur la tempête de la semaine dernière, nommée Amélie. C’est joli, Amélie, mais ça a quand même cassé des branches, fait tomber quelques arbres, embêté des gens en coupant le courant. Une vraie tempête, donc. En fin de parcours, elle soufflait encore, mais c’était tenable pour le badaud à l’équilibre honnête sur les modestes falaises du nord de l’île d’Oléron. Et surtout il y avait cette lumière sublime des ciels de traine, celle que j’ai découvert il y a plus de vingt ans lorsque, pour un temps court, j’ai habité ce magnifique département de Charente-Maritime. La lumière incroyable des marais, de l’océan, tout le temps.

La lumière de la tempête près de la pointe de Chassiron (île d’Oléron), 3 novembre 2019

Une minute trente de marée montante

Les bernaches sont arrivées sur le Bassin d’Arcachon, c’est le son qui domine aujourd’hui, berçant doucement tous ceux qui profitent d’un dernier zeste d’été pour somnoler sur la plage. Et pendant ce temps, la mer monte …

De moins en moins de dune

L’île d’Oléron est mangée vitesse grand V par l’érosion, surtout dans sa partie sud. Cinq à trente mètres de littoral finissent chaque année dans l’océan.
Depuis les années 1960, un petit train touristique sillonne la forêt de Saint-Trojan jusqu’à la pointe de Maumusson. Les rails sur lequel circule ce petit train sont un bon indicateur de l’avancée de l’érosion, puisque chaque année les installations doivent être raccourcies : en 2014, les rails se sont même retrouvés au-dessus du vide.
Cet automne (photo ci-contre), on voit des vestiges de rails émerger de la dune, attestant une fois encore du rétrécissement de l’île.

Source : France Info, 21 juillet 2018

Les couleurs de la salicorne

La salicorne est une plante comestible qui pousse dans la vase salée. On la voit sans mal à marée basse sur le littoral atlantique. Lentement, quand l’automne arrive, elle passe du vert au jaune puis au rouge, donnant à l’estran les couleurs de l’été indien.

Un bel oiseau au ponton d’honneur

Ce midi, je prends enfin le temps de descendre sur les quais et j’aperçois les mâts d’un voilier. M’approchant fissa (et non à pas de loup parce-que le temps m’eût manqué), je vis que ce voilier venait d’Angleterre, il est même immatriculé à Londres, c’est écrit dessus : Pelican of London. Honnête jusqu’au bout : non seulement il est immatriculé à Londres, mais, en plus, sa figure de proue est un pélican.
Ce joli bateau est sorti d’un chantier naval du Havre en 1948. C’était alors un bateau de pêche destiné à la navigation en Arctique pour une société norvégienne. Après moultes aventures, il est racheté et transformé en voilier par un Anglais en 2007. Depuis 2012, il participe à des courses au large pour le compte de l’association Adventure Under Sail.

En déambulant sur la toile [11]

En déambulant sur la toile, j’apprends que le bonheur est désormais obligatoire du 5 au 11 octobre. Du moins, il faut en donner l’impression, en particulier si on habite où si on circule dans la commune des Essarts, en Vendée (à lire dans Sud-Ouest).
En déambulant avec bonne humeur et dans Science & Avenir, j’apprends pourquoi nous, les humains, ne sommes pas comme les autres primates, puisque nous n’avons plus de fourrure (cela dit, par les chaleurs actuelles, c’est plutôt plus facile à vivre).
Ma déambulation m’entraîne enfin sur le site Futura Planète, qui répond à la question « D’où vient l’odeur de la mer ? ». Et oui, pourquoi l’océan sent si bon, pourquoi ça fait du bien cette odeur-là ? Un indice : le sel et l’iode n’y sont pour rien (ils sont inodores).

Cages à poule pour tourisme de masse

Ça ne sentait pas bon ce midi sur les quais de Bordeaux. Le badaud humait malgré lui le fuel lourd. Il y avait deux paquebots de croisière à quai, le ciel était d’un bleu profond, mais olfactivement, on se serait cru dans la salle des machines. Et ce qui pue, en l’occurrence aussi pollue. En juillet, le site web de Science & Avenir avait titré « Cette pollution colossale émise par les bateaux de croisière ». D’autres médias ont aussi évoqué cette pollution plus importante que celle émise par les voitures, même les pires des dièsel, y compris à Marseille (et même surtout à Marseille en ce qui concerne la France, où pourtant la voiture est reine). L’odeur dégagée ne m’a pas donné envie de faire de jolies images de ces rafiots. La photo de ce soir est volontairement laide dans sa banalité, dans ce qu’elle montre aussi d’une forme de tourisme de troupeau, où quand vient l’heure de dormir, les bestiaux sont répartis dans de jolies cages identiques avec micro-balcons. Ça ne donne vraiment pas envie.

Quelques cabines d’un bateau de croisière dans le port de Bordeaux, qui ressemble à des centaines d’autres bateaux de croisière – 13 septembre 2019

En déambulant sur la toile [9]

En déambulant sur la toile ces derniers temps, je m’installe mollement sur le site du Monde : d’une part pour visualiser la dislocation de l’URSS, d’autre part pour apprendre que la raie manta est un animal social.
Préparant un cours sur la forêt amazonienne qui part en fumée (histoire de bien titiller le potentiel anxieux de la jeune génération dès la rentrée), je tombe sur une interview de la philosophe Joëlle Zask, qui s’intéresse aux mégafeux et fait part de ses réflexions à Usbek&Rica.
Restons dans le sérieux, en nous égarant sur le terrain de la géopolitique (désormais enseignée aux élèves de 1ère qui le veulent bien, comme quoi bloguer et bosser, ça fait une rime riche) : puisque Mister Trump veut acheter le Groenland (et il n’est ni le seul ni le premier), Eric Le Boucher, pour Slate, demande à ce que la France récupère les îles anglo-normandes. L’article, sous des abords facétieux, ne manque pas d’intérêt et livre de vraies bonnes infos sur ces petits îlots tout proche du Cotentin.

Homo sapiens en été [45]

Ile d’Oléron – 2016

Faire passer le message

Parfois, il est difficile de faire accepter des mesures simples, de bon sens. Par exemple, ramasser les crottes de son chien ou ne pas jeter ses détritus par terre. Le gros des troupes joue généralement le jeu, mais il reste quelques irréductibles, qui ne voient pas en quoi l’étron du clébard familial peut être désagréable, ou pourquoi il est tout bonnement dégueu de laisser ses mégots de clopes dans le sable fin. C’est à ce dernier comportement que s’adresse le message ci-dessous, visible cet été sur l’île d’Oléron :

Homo sapiens en été [43]

Presqu’île du Cap Ferret – 2015

Homo sapiens en été [37]

Palavas-les-Flots – 2015

Le Rainbow Warrior III

Le Rainbow Warrior III est le principal navire de la flotte de Greenpeace. Il était la semaine dernière à La Rochelle, il a passé le week-end à Bordeaux, il navigue ce soir au large de la Bretagne et devrait accoster à Cherbourg après-demain matin. C’est un navire militant, conçu en 2011 pour lutter contre tous ceux qui, en mer, portent atteinte à l’environnement. Il peut aller vite, son nid-de-pie bien haut perché permet de voir jusqu’à 24 km au loin, sa salle de radio est même équipée d’une porte anti-abordage pour que, quoiqu’il arrive, l’équipage puisse continuer à informer les citoyens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée à ce navire sur le site de Greenpeace.

Le Rainbow Warrior III dans le port de Bordeaux le 11 août 2019

Homo sapiens en été [35]

Arcachon – 2016

Homo sapiens en été [32]

Presqu’île du Cap Ferret – 2013

Homo sapiens en été [31]

Ile d’Oléron – 2019

Je chafouine

Le verbe « chafouiner » n’existe dans aucun Bescherelles, mais néanmoins je suis chafouin. Très très chafouin, même, car les vacances sur Oléron-petipatapon sont finies et bien finies. Nous avons fermé la petite maison du petit village, dit « bye bye » à la mer et aux hirondelles, et puis aux mouettes et aux cigognes aussi, nous avons assuré les marchands du marché que nous reviendrions un jour. Nous savons bien que les fous du mois du mois d’août (les pires des baignassoutes ?) nous auraient gâché l’ambiance. Mais quand même, je chafouine grave sur les berges de la Garonne.
Autrefois, le chafouin, c’était le fourbe et le rusé. Aujourdhui, c’est le grognon, la langue évolue et les vacances se terminent. Et pourtant, hier encore, l’eau de l’océan était bien bonne sur la grande plage de Saint-Trojan. Et Bordeaux, aujourd’hui, ne nous parut pas encore assez belle pour que nous ayons envie de nous replonger dans la ville. Demain peut-être. Demain sûrement.

Des baigneurs sur la Grande Plage de Saint-Trojan, 28 juillet 2019

Enfin le Sedov parvint jusqu’à Bordeaux

Chaque année en juin, de jolis voiliers tâtonnent de la Garonne : pour la fête du vin les années paires, pour la fête du fleuve les années impaires, mais sur le fleuve, quelque soit la fête, il y a au-moins trois ou quatre jolis navires à admirer. Jusque là, le navire école russe Le Sedov (plus grand navire école du monde et plus grand voilier russe) n’avait jamais pu aller au-delà de Pauillac en raison d’une ligne à haute-tension un poil trop basse. Après quelques travaux, le Sedov a enfin pu décrocher (le port de) la Lune, et montrer aux badauds enthousiastes ses beaux mâts rouges. Il est arrivé jeudi (jour où fut prises les photos de cette note) et est reparti hier soir. La fête est finie.

Ce quatre-mâts barque de 117 mètres n’a pas toujours été un navire école, ni non plus un navire russe. Sorti d’un chantier allemand en 1921, il a d’abord eu pour mission le transport de nitrate au Chili, puis d’autres pondéreux vers l’Australie. Il passe sous pavillon soviétique en 1950, à titre de dommage de guerre. Il est alors navire-école pour les équipages de chalutiers, puis pour les cadets de la marine russe (source : Wikipedia).

La plage de Chaucre

Chaucre est un des plus vieux village de l’île d’Oléron, situé sur la commune de St-Georges. Sa plage se situe au nord-ouest de l’île :

En regardant vers le nord, on distingue nettement le phare de Chassiron :

Comme toutes les plages océanes du nord de l’île, c’est une plage propice à la baignade à marée haute et à la découverte de l’estran rocheux à marée basse :

C’est aussi à marée basse que l’on peut y voir une écluse à poissons. Ce dispositif ancien permettait aux paysans de se procurer du poisson sans avoir besoin de sortir en mer, celui-ci entrant dans l’écluse à marée haute et se retrouvant piégé à l’intérieur de l’écluse lorsque la mer redescend :

Photos réalisées en juin 2019

Quel est donc ce palmipède noir ?

Palmipède noir près de la mer, mais qui n’est pas un cormoran. Il gambade seul sur le chantier du nouveau port de La Cotinière (St-Pierre-d’Oléron), et fait fortement penser à un guillemot. Une bien grande famille, que celle des guillemots ! Qui elle même fait partie de la bande des alcidés, comme les pingouins et les macareux. Vu de dos et de loin en ce début du mois de juin, l’oiseau laisse peu d’indices pour son identification.

En forçant le zoom

Grande plage de St-Trojan, dans le sud de l’île d’Oléron. Pas tant de monde que ça, et pourtant ce sont les congés scolaires. Des silhouettes se distinguent dans l’habituelle brume présente sur le sable à marée basse. Je pousse le zoom jusqu’à x 60. Les photos n’ont pas été retravaillées par un quelconque logiciel, elles ont juste donné ça, des images qui ressemblent un peu à des dessins (vous pouvez cliquer sur chaque image pour la voir en un peu plus grand) :

Le pertuis qui s’agrandit

En Charente-Maritime, les détroits portent le nom de « pertuis ». Au nord de l’île de Ré se trouve le pertuis Breton, entre Ré et l’île d’Oléron se trouve le pertuis d’Antioche. Le plus étroit est aussi le plus méridional : il s’agit du pertuis de Maumusson, entre le sud de l’île d’Oléron et la presqu’île d’Arvert (région de Royan), qui ne dépasse pas un kilomètre de large à marée basse dans sa partie la plus étroite, et qui s’ouvre sur une sorte de petite mer intérieure entre St-Trojan (sur l’île) et La Tremblade (sur le continent) :

Le pertuis de Maumusson tire son nom du vieux français « mauvaise musse », qui signifie « mauvais chemin ». En effet, les courants dans cet étroit goulet sont violents, dangereux, et ont déjà causé de nombreux naufrages : Wikipédia en dresse une liste non exhaustive à la fin de la notice consacrée au pertuis en question. Cette violence des courants est aussi une des causes de la modification du trait de côte de part et d’autre du détroit, celui-ci ayant tendance à s’élargir, comme on peut le deviner sur ces images provenant de GoogleEarth, prises à seulement douze ans d’écart :

Sur l’île d’Oléron, le trait de côte évolue particulièrement vite depuis les années 1970. On peut même affirmer que l’île rétrécit. Au XIXe siècle, des pins maritimes furent plantés sur la commune de St-Trojan, pour éviter les débordements intempestifs du sable sur le village. Jusque dans les années 1970, ces pins ont rempli leur mission, retenant la dune et permettant même à la plage de s’agrandir. Néanmoins, au printemps 1979, les collectivités locales lancent un SOS contre l’érosion marine, qui menace les habitations et les installations ostréicoles. Le pin ne peut plus rien. On accuse les tempêtes, on soupçonne autre chose qu’on ne sait pas encore bien nommer : le réchauffement climatique, et les dérèglements qu’il induit, est en marche.

Depuis le milieu des années 1990, le phénomène d’érosion s’accentue plutôt plus vite qu’ailleurs. Les tempêtes font tomber de véritables falaises de sable et les arbres qui y sont plantés et qui ne retiennent plus rien.

Entre 1996 et 2000, le recul du trait de côte a été de 15 mètres par an en moyenne dans la partie oléronnaise du pertuis de Maumusson. Et ça ne s’est pas arrangé depuis, obligeant notamment la gare du petit train touristique à reculer régulièrement dans les terres, et la rendant difficile d’accès en hiver :

Les changements sont visibles semaine après semaine. La cabane ci-dessous, bâtie par des promeneurs avec du bois flotté, était encore bien plantée sur sa dune en novembre 2018. Trois mois plus tard, elle était en partie effondrée :

Sources :

Les photos qui illustrent cette note ont été réalisées le 24 février 2019


Un guillemot en hiver ?

C’est un dimanche venteux qui fait voler le sable et l’écume. Marcher sur l’estran sableux ressemble à une gambade dans de la crème fouettée, le marcheur moyen étant en outre fortement poussé par le vent. On parle de rafales à 70 km/h. Mais c’est en continu que ça souffle ainsi sur ce bout de littoral entre la pointe de Grave et le Bassin d’Arcachon.
Et, sur cette écume faussement moelleuse, il y a un oiseau, seul de son espèce dans cet espace-là, indifférent aux goélands locaux qui volent comme ils peuvent. Je surfe sur le net et pense qu’il s’agit probablement d’un guillemot de Troïl en tenue d’hiver (sa tenue d’été ressemble davantage à un smoking, très classe).
Le guillemot, nous disent les sites habituels (oiseaux.net, oiseaux-birds.com et même wikipedia), passe quasiment toute sa vie en mer. C’est un oiseau pélagique, qui pêche profond et, qui, au final, a grosso modo le même régime alimentaire que moi : merlan, maquereau, hareng, etc. Le voir ainsi, comme échoué, sur ce bout de plage, a quelque chose d’inquiétant. L’oiseau repartira-t-il quand le vent sera calmé ?

Photos réalisées sur la presqu’île du Cap Ferret le 27 janvier 2019

L’ancêtre du code-barre

Bassin d’Arcachon – Janvier 2019

Que reste-t-il quand le paysage a disparu ?

C’était deux jours avant Noël dans le sud de l’île d’Oléron. Le brouillard est tombé d’un coup alors que nous arrivions sur la plage. Et puis plus rien. Ni rivage, ni estran, ni sable, ni océan. Rien. On distingue à peine les rares humains qui, séduits par la douceur de l’air d’alors tapaient le ballon sur la plage :

Néanmoins, la balade se fait. On sait que la mer, à cet endroit, porte le nom de « pertuis de Maumusson », qu’en face il y a la presqu’île d’Arvert, et peut-être même que loin vers l’ouest, il y a l’Amérique. On sait tout ça.
Finalement, nous parvenons quand même à voir des oiseaux, une horde phénoménale de bécasseaux :

Peut-être un millier, voire plus, de ces oiseaux, rassemblés au ras de l’eau :

Tous les indices concordent

Tous les indices concordent : l’hiver est à nos portes, il arrive, il est là. D’ailleurs, ce matin, j’ai du trouver écharpe et manteau bien chaud en urgence : le thermomètre annonçait 2°C. Au week-end, déjà, sur le Bassin d’Arcachon et malgré la douceur de l’air, je me doutais bien de quelque chose. Les bécasseaux se rassemblaient en nombre sur la plage. Ils peuvent certes être là en toute saison, mais c’est en hiver qu’ils sont les plus nombreux et, a priori, les plus grégaires :

P1230300

Idem pour les grèbes castagneux. Les premiers de ces petits migrateurs se sont pointés fin septembre, des précoces qui voulaient la meilleure place au camping. Ils sont désormais de plus en plus nombreux :

P1230302

Idem itou pour les cygnes réticulés, qui arrivent petit à petit pour hiverner :

P1230328

Mais l’indice le plus sûr d’un hiver imminent, c’est bien sûr les très nombreux passages de grues cendrées qui ont lieu depuis quelques jours. Ce soir encore, alors que je revenais joyeuse mais frigorifiée avec mes jolis légumes de l’AMAP, j’entendais un énorme vol de ces formidables oiseaux, mais sans les voir pour cause de nuit noire. Par contre, hier sur le Bassin, le défilé était ininterrompu :

P1230371

Collection 465

Le bassin d’Arcachon à marée basse au début de l’automne 2018

Un morutier par hasard

Un petit bonheur de la vie l’après-midi, entre la fin des cours et des réunions qui n’en finissent pas, ça ne se refuse pas.
Suite à une course fort rapide dans la grande distribution du centre-ville, je décide de tester ma capacité de résistance à la chaleur en descendant sur les quais. Pas un poil d’ombre, mais un quatre-mâts goélette ravissant amarré au ponton d’honneur : le Santa Maria Manuela. Construit en 1937 et en un temps record (62 jours), ce navire taquina fort longtemps la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Trop ringard pour poursuivre l’aventure, il cessa cette activité en 1993, puis fut restauré afin de se lancer dans le tourisme culturel. Aujourd’hui, à Bordeaux, il était possible de le visiter. J’en ai profité.

Collection 463

Le port du Château d’Oléron (été 2018)