Un joli costume pour le mariage

tournepierreP1110457.jpgDe loin, j’ai cru voir des bécasseaux. Le vol est quasiment le même, la taille est à peine supérieure, et puis, il est tellement habituel de voir des bécasseaux sur l’île d’Oléron qu’on s’y attend forcément.
La balade avait lieu sur le port de La Cotinière. Les fameux oiseaux crapahutaient, pour les uns, au ras de l’eau, pour les autres sur les chalutiers, cherchant alors pitance sur les filets.

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C’est en y regardant de plus près qu’il parut évident que de bécasseau il n’y avait point. Le plumage tout d’abord, chamarré et aux couleurs chaudes comme un pelage : l’oiseau a un petit côté peluche assez sympathique. En gambadant sur le site oiseaux-birds.com, j’appris que c’était un plumage saisonnier et réservé aux mâles puisqu’il s’agit d’un plumage nuptial.

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Mais au fait, si bécasseau ce n’est point, qu’est-ce donc ? il s’agit du tournepierre à collier, un opportuniste niveau tambouille, qui cherche donc un peu partout de quoi satisfaire son appétit, y compris en soulevant pierres et algues, d’où son nom. Et ça, le bécasseau, pourtant aussi limicole que le tournepierre, ne sait pas faire. De même, le bécasseau garde la tête rentrée dans les épaules alors que le tournepierre peut fort bien la dresser pour voir au loin.

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Photos prise à La Cotinière (île d’Oléron) en avril 2017

Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Et elle fut nommée « Côte d’Argent » …

p1090500Nous sommes en 1905. Le journaliste bordelais Maurice MARTIN propose que le littoral qui s’étend de Royan jusqu’au Pays Basque porte le nom de « Côte d’Argent ». C’est d’ailleurs pour cela que l’homme est connu, alors que ses étude de commerce et ses débuts dans le négoce du vin le destinaient à une toute autre forme de célébrité, du moins a priori.
Le fait de donner une couleur aux côtes françaises est alors dans l’air du temps : c’est la Côte d’Azur qui a ouvert le feu en 1887, suivie de la sublimissime Côté d’Emeraude en 1894.
Cette appellation couvre aujourd’hui une zone plus petite qu’en 1905 : la région de Royan se nomme Côte de Beauté depuis 1931, quant à la Côte Basque, elle se nomme … Côte Basque !
En déambulant du côté du Bassin d’Arcachon aujourd’hui, alors que la marée avait apporté le presque beau temps pour le reprendre à peine six heures plus tard, j’ai bien compris que cette expression de Côte d’Argent était pertinente. La luminosité était telle que même le nom de Côte de Mercure aurait pu être adéquat, mais c’est sans doute moins glamour.

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Source : Wikipédia
Photos : Bassin d’Arcachon, 28/01/17

Comme s’il avait neigé

Comme partout en France depuis quelques jours, un froid glacial et perçant s’est abattu sur la Charente-Maritime. Un beau froid sec, sans le moindre flocon de neige. Et pourtant, Sud-Ouest a récemment montré de biens jolies photos de paysages quasi-enneigés, du moins en apparence : sur l’île de Ré, puis sur une des plages de Fouras.
Sur l’île d’Oléron, les chenaux sont plus ou moins pris par la glace, et la douve qui entoure la citadelle du Château d’Oléron l’est aussi. Au plus près du rivage, là où la pente est très douce, la mer a légèrement gelé (il suffit de -2°C pour cela), et ce phénomène, identique à celui qui forme les banquises, donne l’impression qu’il a neigé sur le sable, or il n’en est rien : c’est juste la marée qui a apporté la glace sur la plage.