La chansonnette [6]

Capture d_écran 2017-06-19 à 17.01.09QUARTIERS NORDS
Ah putain qu’il fait chaud (2012)

Illustration par le son de la carte publiée ce jour par Météo-France, et dont l’exactitude est indéniable. Par contre, côté chanson, ni le texte (quoique … les mouettes qui bronzent …) ni la mélodie ne devraient rester dans les annales.
Un seul slogan (quand baignade pas possible pour cause de turbin) : tous aux abris !

Tant de travail détruit en deux secondes

Je vais passer pour un monstre, mais tant pis, j’assume. L’histoire se passait hier en toute fin d’après-midi : un insecte ressemblant vaguement à une guêpe (mais c’est un autre animal, que je n’ai pas identifié) fait des va-et-vient réguliers entre la porte-fenêtre du salon et un cadre accroché au mur. Le trajet est précis, sans hésitation : la bête sait où elle va et maîtrise son affaire. Elle sait ce qu’elle fait, connait son job, et le fait avec rigueur et minutie. Et accessoirement du bruit : j’entends des « scrontch » répétés. Puis la bête repart. Revient. Rescrontche. Ce n’est qu’au bout de près d’une heure que je pense enfin à prendre l’appareil photo, à zoomer pour éviter de faire fuir l’insecte en m’approchant, et je vois ceci :

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Je ne comprends pas immédiatement ce qui se passe, rezoome, reclique, et re-regarde :

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Lors d’une énième sortie de la pseudo-guêpe, je décroche le cadre et vois ce qui l’occupait tant ; elle était en train de bâtir un nid avec de la terre :

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J’ai détruit le nid, n’ayant pas le courage de partager mon home sweet home avec une horde d’insectes non identifiés et potentiellement vrombissants voire piquants. L’aspect « guêpe » sans doute. L’animal est revenu à plusieurs reprises, désemparé face à l’absence de nid, seul comme une âme en peine devant un clou « x » plus grand que lui :

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Le pic noir

Je connais assez bien et depuis longtemps le pic-vert et le pic épeiche. Reconnaissables à leurs talents de percussionnistes sur arbres, ils sont généralement repérés d’abord par le son, les voir est une autre paire de manches, et ce malgré leurs couleurs vives.
Je n’avais en revanche jamais vu de pic noir avant la fin du mois de mai ; il est beaucoup plus grand que les deux autres (jusqu’à 50 cm). Il se trouvait très haut sur le tronc de l’arbre, au ras du nid (celui-ci peut être creusé jusqu’à 15 m de hauteur), et donnait la becquée à son petit, sorti de l’œuf moins de quatre semaines plus tôt.
L’alimentation du pic noir est largement constituée de fourmis, mais aussi d’autres insectes, qu’il attrape avec une langue agile et collante, un peu comme le caméléon.

 

Pour en savoir plus : oiseaux.net

Oiseaux observés et pris en photo dans le Maine-et-Loire en mai 2017