Photo de la semaine (du 4 au 10/02/2018)

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Le bonheur est dans l’aillet

Patouille d’œufs express à l’aillet (pour deux gourmands en fin de semaine)

Le bac blanc est achevé, et moi aussi. Vidée, rincée, sur les genoux. Genoux mouillés, et le reste aussi, par le crachin insistant qui m’a saisie en sortant du tram, copies dans le sac à dos et énergie dans les chaussettes. Et en plus, ça caille.
Comment remettre d’aplomb la blogueuse de base ?
1Dans le frigo, et grâce aux bons soins de l’AMAP, il y a de magnifiques œufs dont le jaune est tellement jaune qu’il est orange. Il y a aussi de l’aillet. Pour les non Bordelais (il en reste encore, même si je sais que la France entière kiffe Bordeaux, que c’est une ville elle est gavé bien, tout ça), l’aillet, c’est le bébé ail. Un ail tout doux tout mignon, que notre producteur nous livre avec amour, en général vers le mois de mars. Cette année, l’aillet est de bonne heure, et ça fait mon bonheur (camarade, je te pries de noter la rime riche, riche de plaisir comme le plat qui suit).
Que faire alors, sinon une patouille d’œufs express à l’aillet ?
Allez hop, c’est parti ! Recette pour deux travailleurs :

6 œufs bio
4 aillets (ou 5 , ou 6, … tout dépend de ton stock, mais l’idée, c’est quand même de faire des œufs à l’aillet et non l’inverse)
un peu de poivre (du moulin, c’est plus facile)
un peu de sel (fleur ou pas)
un peu de crème semi-épaisse (ou carrément liquide)
un peu de beurre

Tu coupes l’aillet en fines rondelles. Tu bats les œufs. Tu ajoutes la crème, le sel, le poivre, et l’aillet. Tu bats encore car ta semaine de taf t’a mis en rogne et tu te venges sur la fourchette et le saladier. Tu fais fondre à feu vif le beurre dans la poêle. Tu verses d’un coup le mélange dans la poêle. Tu patouilles non-stop pendant une petite minute. Tu sers, éventuellement avec une salade verte. Tu te fais plaisir, tu es heureux, et tu n’es même plus désespéré de l’absence de programme intéressant à la télé.

La chansonnette [12]

Gilles Servat
Gwerz Marv Pontkallek (Histoire de la mort de Pontcallec)
1972

Hier soir, Arte a diffusé Que la fête commence, ce film de 1975 dans lequel Bertrand Tavernier évoque la Régence, alors que Louis XV était encore un marmouset. Le régent, sous les traits de Philippe Noiret, est confronté à une forme de cabale antifiscale venue de Bretagne, menée par un nobliau local : le marquis de Pontcallec (interprété par Jean-Pierre Marielle), qui rêve de renverser le régent voire qui imagine une république de Bretagne. Cet épisode des débuts du XVIIIe siècle est généralement connu sous le nom de « conspiration de Pontcallec ». Mal ficelée, la conspiration échoue et les meneurs sont décapités à Nantes en 1720. Cette scène intervient à la fin du film, et l’on entend alors la voix, en breton, de Gilles Servat. Servat avait, en effet, raconté la mort de Poncallec trois ans plus tôt, sur l’album très militant intitulé « La Blanche Hermine ».

Collection 436

Photo de la semaine (du 28/01 au 3/02/2018)

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Dormir dans une cabane

Depuis quelques années, le collectif Bruit du Frigo, avec la complicité de Bordeaux Métropole, a installé des cabanes un peu zarbi, nommées « refuges péri-urbains ». Il y en a aujourd’hui dix, réparties sur dix communes différentes (une onzième verra le jour à Mérignac au mois d’août). Il sera possible d’y faire gratuitement un gros dodo réparateur à partir du 1er mars, mais pour cela il faut réserver (c’est possible depuis hier) et, si le temps ne se met pas vraiment au beau d’ici-là, il faudra peut-être prévoir des bottes, du moins pour accéder au refuge de Bruges (photo réalisée il y a moins d’une semaine) :

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Source : Sud-Ouest

L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.