Collection # 268

Street art en rive droite
Bordeaux, quartier Darwin, octobre 2014

street art

La chasse à la nonette est ouverte

nonette 1.JPGCueille-t-on ou chasse-t-on le champignon ? si l’on considère comme exactes les dernières découvertes scientifiques en la matière, les champignons ont plus de gènes en commun avec le chat de mon voisin qu’avec une pâquerette. Le champipi sera donc désormais chassé, et la saison commence plutôt bien : dans une jolie forêt de l’île d’Oléron, l’humus était par endroits recouvert d’un tapis de nonettes voilées, appelées aussi bolets jaunes.
La nonette voilée est un bolet d’assez petite taille, fréquent dans les forêt de pins maritimes. Son pied est blanc ou crème, assez trapu, et son chapeau est jaune orangé tirant sur le marron. Sa cuticule, c’est-à-dire la petite peau qui recouvre le chapeau, est très collante, voire gluante. Cette peau rend le champignon indigeste, c’est pour cela qu’il faut l’enlever dès que le champignon est cueilli : c’est d’abord plus facile à réaliser que quand la nonette a un peu séché, ensuite on y gagne considérablement d’un point de vue digestif. L’action est simple et rapide, la cuticule s’enlevant aussi bien que la peau d’une banane, par contre cette opération tâche les doigts façon henné pour deux à trois jours.

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Une fois la peau enlevée, ce joli bolet particulièrement savoureux se prépare comme n’importe quel autre champignon et se digère sans aucun problème. Cette petite peau bien gluante est aussi le signe de fraicheur du champignon, nettement meilleur quand il est cueilli jeune.

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Photos : île d’Oléron, 19 octobre 2014

Quand le bon sens fait défaut, frappons au porte-monnaie

2Il parait, dit un élu du quartier, que des chiens de combat sont amenés là pour s’entraîner. Que ce sont eux, ces chiens, qui détruisent l’écorce des arbres, mettant la vie de ces derniers en péril. Nous sommes en rive droite de Garonne, dans le nouveau Parc aux Angéliques, aménagé dans la foulée de la construction du pont BaBa (que je n’appelle toujours pas Chaban Delmas, même si Google me dit de le faire). Les arbres y sont jeunes, tendres, fragiles.
Le bon sens, la petite fibre écolo qui sommeille dans chaque promeneur, le savoir-vivre tout simplement devraient suffire à faire prendre conscience de l’urgence d’arrêter le massacre. Sauf que ça ne marche point. La mairie de Bordeaux, à défaut d’avoir vraiment le moyen de prendre, sinon le taureau par les cornes, du moins les clébards par leurs oreilles et leurs maîtres par … par ce que tu veux, bref, la mairie alerte sur le coût financier du remplacement des arbres : 2200 euros par arbre, directement facturés au contribuable.
1Je doute de l’efficacité du procédé. Ce ne sont pas les braves toutous du dimanche, qui promènent leurs maîtres au bout d’une laisse à rallonge, qui sont les auteurs du carnage. Les maîtres des chiens concernés doivent gentiment s’en moquer, de cet avertissement financier, si tant est d’ailleurs qu’il s’agisse bien là de l’œuvre de chiens de combat.

Source : Sud-Ouest, 7 octobre 2014

Photos : 12 octobre 2014

Collection # 267

Salicorne
Bassin d’Arcachon, octobre 2014

salicorne

Rendez-vous avec L’Hermione [2]

Nous voici donc à bord, avec une centaine d’autres visiteurs, dans un silence quasi-religieux. On observe, nez en l’air souvent, on admire la minutie du travail réalisé :

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Rendez-vous avec L’Hermione [1]

On avait pris rendez-vous au début du mois de mai pour ce jour, 11 octobre, à 11 heures. Tant d’attente pour voir un bateau neuf, n’était-ce point déraisonnable ? Mais c’est que ce bateau neuf n’est pas un vulgaire paquebot ressemblant à un HLM des années 1960, c’est une vraie frégate, en bois et en couleurs, mis en chantier il y a dix-sept ans à Rochefort. Voici donc L’Hermione, je sais que c’est elle, c’est écrit dessus :

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Tout le monde maintenant connait son histoire, celle du projet un peu fou de reconstruire le navire avec lequel La Fayette était allé serrer la pince aux Américains alors qu’ils se détachaient du joug anglais. Le bateau et ses plans avaient disparu, mais il restait dans un coin les plans d’un sistership, qui permit la mise en chantier de L’Hermione actuelle.
Et ce matin, donc, alors que la brouillard ne savait pas trop s’il devait vraiment laisser la place au soleil, depuis un angle du miroir d’eau, nous avons vu ça :

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Pour éviter le contre-jour, il suffisait de se poser du côté du pont de Pierre :

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Puis, munis de nos tickets conservés bien au chaud depuis mai, nous fendîmes la foule … :

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… jetâmes à peine un œil sur le folklore accompagnant la venue du bateau … :

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… et nous nous retrouvâmes au pied de la proue :

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à suivre

Collection # 266

Toujours le même héron
Jardin public de Bordeaux, automne 2014

héron