Zapping du soir, saison 2

10 février 2010

Collection # 34

Classé dans : Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux — Mots-clefs : — zappeuse @ 01:04

Clichés rochelais




9 février 2010

What’s new ? [mardi 9 février 2010, 18 h 15]

—> Illustration : détail d’un tableau de Pietro LONGHI, XVIIIe siècle.

7 février 2010

L’homme à tout faire

Classé dans : Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes — Mots-clefs : — zappeuse @ 17:59

Bruce Krebs est né et travaille à La Rochelle. Il est à la fois architecte, éditeur de BD et cinéaste (il possède son propre studio de cinéma d’animation), bref : un homme d’images. Il est aussi sculpteur, et c’est à ce titre que j’en parle aujourd’hui.
Fidèle à sa ville, il lui a laissé, à ce jour et à ma connaissance, deux œuvres : le « Globe de la Francophonie » et « De génération en génération ».

Le « Globe de la Francophonie » (photo ci-dessus), inauguré en 2000, est bien visible des visiteurs, à deux pas du parking St-Jean-d’Acre qui accueille les principaux concerts des Francofolies. Les zones en relief représentent les régions où l’on parle le français. Si on y regarde de plus près, on distingue des villages avec leurs clochers, il parait même que les tours de La Rochelle y ont été sculptées.
L’autre œuvre, que j’ai découverte il y a une semaine, se planque derrière ce même parking, sur les remparts. Il s’agit d’un bas-relief en bronze baptisé « De génération en génération », et posé là en 1999 (photo ci-dessous). Des visages d’hommes sont empilés, les cranes des uns devenant des livres que ceux du dessus lisent. On pourrait passer des heures à tout détailler, distinguer les personnages qui semblent clonés de ceux qui semblent uniques.

6 février 2010

Vive le vent !

Classé dans : Si l'Aquitaine m'était contée — Mots-clefs : — zappeuse @ 16:52

Météo annoncée : vent fort sur le littoral aquitain, pouvant entraîner des creux de 7 à 8 mètres au large des côtes. Et sur la côte, ça souffle. Déjà cette nuit, c’est la tempête qui nous a réveillés. Et donc, qui dit vent fort le samedi, dit virée au Ferret dans l’après-midi, même s’il y a de la pluie (ce qui ne fut que très peu le cas). Du vent, il y en avait vraiment, qui soulevait le sable et nous montrait pour de vrai ce qu’est l’érosion éolienne. D’où cette mini vidéo muette de sept secondes, regarde bien, ça va très vite :

Le sable est si fin que, par moment, on a l’impression que les quelques promeneurs émergent de la neige :

Il y a toujours des courageux, qui bravent les éléments, et ça c’est vraiment du sport :

Il y a enfin les doux rêveurs, les inconscients, qui testent leur équilibre. Et puis mon keum et moi qui marchions contre le vent. On en a plein les pattes, mais on est contents.

5 février 2010

LU y-es-tu ?

Classé dans : De la petite à la grande histoire, Made in BZH — Mots-clefs :, — zappeuse @ 17:41

Les petits beurres LU, vous connaissez ? vous savez aussi qu’ils sont nés à Nantes ? c’est bon, vous avez les bases, on peut continuer. La biscuiterie LU s’installe donc à Nantes vers le milieu du XIXe siècle. L’affaire est florissante, et les biscuits avec des oreilles et des dents se vendent comme des petits pains. Tout est fait sur place, et pas seulement la fabrication des gâteaux : boîtes en fer, caisses en bois pour les livraisons, cartonnages, tout. Au tournant du siècle, et inspiré par un bâtiment qu’il a admiré lors de l’expo universelle de Paris en 1900, monsieur Lefèvre-Utile décide de transformer son usine en véritable palais de l’industrie. Face au château des ducs de Bretagne, deux tours purement décoratives s’élèvent alors à partir de 1909 (voir photo datant des années 1940). L’une d’elles est détruite lors des bombardements de 1943. La rationalisation qui prévaut dans l’urbanisme d’après-guerre, véritable ode au « tout bagnole » dont Nantes fait dramatiquement les frais, aboutit à la destruction de la seconde tour dans les années 1970. Le tournant « patrimoine à donf’ » des années 1990 permet à une des deux tours de renaître, copie conforme de son ancêtre anéantie : l’affaire est bouclée en 1998, pile pour la coupe du monde de foot, et deux ans avant l’ouverture du Lieu Unique, centre d’art contemporain qui s’empare des lieux.
La tour est ouverte au public tous les après-midi du mardi au dimanche, pour la modique somme de deux euros. Une petite grimpette (130 marches) agrémentée de diaporamas retraçant l’histoire de la marque et celle de la tour, permet d’atteindre une sorte de coupole vitrée dans laquelle se trouve une plateforme qui tourne (à actionner manuellement, ça amuse les enfants). De là, on voit fort bien la ville, en particulier la gare toute proche. On a aussi une vue intéressante sur le toit du Lieu Unique, qui a gardé son architecture industrielle.

What’s new ? [vendredi 5 février 2010, 15 h 00]

Classé dans : De la petite à la grande histoire, Le monde tel qu'il va, What's new — Mots-clefs :, — zappeuse @ 15:03
  • Kraft ne vient pas seulement de boulotter le fleuron du chocolat britannique en effectuant une OPA mal digérée sur Cadbury, mais s’est du même coup offert un vieux classique made in France : Cachou Lajaunie croqué par Kraft Foods (La Dépêche), la célèbre boite jaune étant déjà la propriété de Cadbury depuis 2003, et faisant donc partie du lot.
  • La découverte d’un sarcophage vieux de plus de mille ans ouvre une piste pour comprendre le mystère de la disparition des Mayas (L’Huma).
  • La zone franche établie sur une friche industrielle d’un quartier de La Rochelle attire en priorité des professions libérales ; c’est vrai que c’est plus facile de payer le renouvellement du 4×4 tous les six mois si on paie peu ou pas d’impôt : sous le béton, le paradis fiscal (Sud Ouest).

—> Illustration : publicité de 1920 pour le cachou Lajaunie.

4 février 2010

Que sont les cubes devenus ?

Classé dans : Si l'Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes — Mots-clefs : — zappeuse @ 20:51

Rien. Ils ne sont plus rien, nos cubes verts des quais. Une semaine et puis s’en vont, dès lundi les agents municipaux attaquaient les caisses au pied de biche. Juste avant, le dimanche donc, avait eu lieu une opération de « dévernissage », lors de laquelle les artistes qui le voulaient purent personnaliser leurs œuvres ou laisser à leurs bambins la possibilité de le faire. Du moins c’est ce que j’en ai compris en lisant la presse locale, car dimanche je flânais sur le port de La Rochelle, à chacun ses plaisirs. Lundi midi, j’ai juste chopé au vol ce qu’il restait de cette œuvre éphémère. Exemples :

3 février 2010

Collection # 33

Classé dans : Collections (photos), Si l'Aquitaine m'était contée — Mots-clefs : — zappeuse @ 01:29

Glaçons sur mare gelée
Jardin Public de Bordeaux, janvier 2010



2 février 2010

What’s new ? [mardi 2 février 2010, 18 h 55]

Classé dans : De la petite à la grande histoire, Le monde tel qu'il va, Tambouille, What's new — Mots-clefs :, — zappeuse @ 18:54
  • Un signe de ponctuation né en 1962, mais dont personne ne se sert : l’interrobang ?! mais c’est quoi ce truc ? De quoi nous laisser exclarrogatifs ! (Rue 89).
  • J’en ai goûté au week-end dernier, et c’est très bon. Je me faisais tout un monde de cette panse de brebis farcie qui fait le délice des Ecossais, et j’avais tort. Me voici ainsi ravie d’en savoir un peu plus et de choper même la recette : la nuit du Haggis (CaféBabel).
  • En 1310, il fut écrit que ce breuvage guérissait tout : l’armagnac, déjà sept siècles de qualité (La Dépêche).

1 février 2010

Les bidons derrière la vitre

Classé dans : Made in BZH — Mots-clefs :, — zappeuse @ 21:46

Façade arrière du Lieu Unique, à Nantes. Un mur de rectangles de verre plus ou moins translucides, de loin quelque chose d’assez banal pour une architecture actuelle :

Tu te rapproches, tu zoomes, et tu vois des bidons, des formes qui rappellent les bouteilles de gaz pour la plongée sous-marine, mais ce sont encore des bidons, tous bien rangés dans des cases derrière les vitres :

C’est le Grenier du Siècle, rempli d’environ 16 000 objets par les Nantais à la fin du siècle dernier. Le 31 décembre 1999, les contenants se sont définitivement refermés sur leurs contenus pour 100 ans, il y a de tout dedans : il paraît même qu’un des bidon contient la recette originale du Petit Beurre LU. 1999. J’aurais pu y larguer mon premier Mac, un authentique Classic de la grande époque, mais j’ai oublié, j’y ai pensé trop tard. Les objets, conservés sous vide pour éviter toute altération, seront présentés au public le 1er janvier 2100. Il ne reste plus que 89 ans, 11 mois et 1 jour à attendre.


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28 janvier 2010

What’s new ? [jeudi 28 janvier 2010, 13 h 10]

Classé dans : Le monde tel qu'il va, Un peu d'art dans un monde de brutes, What's new — Mots-clefs :, — zappeuse @ 13:10

27 janvier 2010

Un kilomètre de cubes

Classé dans : Si l'Aquitaine m'était contée, Un peu d'art dans un monde de brutes — Mots-clefs : — zappeuse @ 14:47

C’est un peu comme un jeu d’éveil pour un très jeune bambin : des cubes de taille croissante, donc qui, potentiellement, s’empilent ou s’emboîtent. Un camaïeu de vert, allant du très pâle là où les cubes sont les plus petits (80 cm d’arête), à une nuance soutenue là où ils sont les plus grands (1,2 m d’arête). Ces cubes ont été installés par des artistes dimanche dernier, de part et d’autre de la passerelle des quais, les plus foncés étant à ses pieds. Ils sont sensés rappeler à nos mémoires la tempête qui a secoué la forêt des Landes le 24 janvier 2009, et au passage, délivrent un message quant à la nécessité de la forêt dans le captage du carbone. C’est monotone, lancinant comme la litanie du type qui compte des moutons pour s’endormir, joyeux aussi parce-que cette couleur l’est, et en plus on peut jouer avec (slalom à vélo ou en roller, …). Le tout doit être démonté dimanche prochain.

Collection # 32

Classé dans : Collections (photos), Un peu d'art dans un monde de brutes — zappeuse @ 01:10

Trompe-l’œil




25 janvier 2010

What’s new ? [lundi 25 janvier 2010, 17 h 30]

Classé dans : Le monde tel qu'il va, Nos amies les bêtes, Une petite goutte de science, What's new — Mots-clefs : — zappeuse @ 17:31
  • Des chercheurs ont enfin réussi à comprendre par quel mécanisme le vin rouge est vraiment bon pour la santé (La Dépêche).
  • Les Martiniquais ont dit « oui » à la fusion département-région mais « non » à une autonomie élargie. L’analyse de cette réponse n’est pas si simple que cela : outre-mer amer en Martinique (Télérama).
  • Autrefois, quand le petit dernier voulait un animal de compagnie, on lui fourguait un poisson rouge ou, s’il avait vraiment été très sage, un cochon d’Inde. Les temps changent … Les furets au 3e rang des animaux de compagnie en France (Le Post). Si ça sent le putois dans la chambre du gamin, il ne faut plus accuser les chaussettes sales ou les baskets parfumées à la sueur, mais ce gentil petit animal. Victoire totale pour la marmaille !

—> Illustration : Jean-Emile LABOUREUR, Le bar en Pennsylvanie, début XXe siècle.

23 janvier 2010

Les bébés, ça se fait dans le noir

Classé dans : Le monde tel qu'il va — Mots-clefs : — zappeuse @ 18:00

Question de pudeur, pour que la maman ne voit pas la zigounette du papa ? que nenni, on n’en est quand même plus là, pas en 2010 !
L’affaire se passe en Corée, où la natalité dégringole vitesse grand V, en lien avec un des indices de fécondité parmi les plus bas au monde (moins de 1,1 enfant par femme). Il se trouve que, dans ce beau pays, les fonctionnaires auraient cependant tendance à procréer nettement plus que la moyenne. Peut-être parce-qu’ils ont moins de soucis que les autres salariés pour payer les études de leurs mômes ou pour les faire garder ? je l’ignore. Toujours est-il que le ministère de la Santé (où l’indice de fécondité plafonne néanmoins en-deçà du chiffre habituellement constaté chez les fonctionnaires sud-coréens) a pris une initiative visant à aider les papas et les mamans potentiels à avoir des petits : le 3e vendredi du mois, les lumières des bureaux du ministère s’éteignent toutes seules à 19 heures, afin de contraindre les travailleurs adeptes des heures sup’ à regagner leur home sweet home.
Nul ne sait si cette mesure aura une incidence sur la natalité à Séoul, mais, comme il est écrit à la fin de l’article de Rue 89 où j’ai puisé l’info, « ce geste aidera au moins la Corée à réduire son empreinte carbone ».

—> Illustration : Jeux d’enfants de Pieter BRUEGEL (XVIe siècle)

22 janvier 2010

Le diable de la paix

Classé dans : Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes — Mots-clefs : — zappeuse @ 20:55

Il y a à Cahors toute une série de minuscules jardins, parfois de simples bacs dans lesquels poussent des plantes selon un thème donné, plus souvent quelques parterres le long d’une allée. Le Jardin de la Paix descend en pente très douce le long des berges du Lot, juste à côté du touristissime pont Valentré.
Dans ce jardin poussent des rosiers, qui, l’été, grimpent le long de grands tuteurs métalliques. Sur l’un d’eux est accroché un diable rigolard, dont la queue semble batifoler dans la petite brise matinale. Je ne sais ni qui en a tordu le fer, ni ce qu’il symbolise dans ce contexte précis. Il est juste là, apportant un clin d’œil de fantaisie dans ce jardin en hiver.

—> A cliquer :

• le même diable vu sous un autre angle, que j’ai déposé il y a quelques heures à l’annexe.
• la page de l’office du tourisme de Cahors consacrée aux jardins.

    21 janvier 2010

    What’s new ? [jeudi 21 janvier 2010, 14 h 45]

    • Mardi dernier, 2000 fêtards veinards ont pu se trémousser au musée : quand le Centre Pompidou se transforme en night-club (Le Parisien).
    • Les ignares comme moi peuvent réviser leurs classiques : la pomme de Newton n’est pas qu’un gag de Gotlib (piqûre de rappel), mais une authentique histoire vraie de vraie archi-vraie. Faut-il gober la pomme de Newton ? (Sciences&Avenir).
    • Le Lot-et-Garonne ferait-il sécession ? que nenni ! L’introduction d’une nouvelle monnaie locale, baptisée l’abeille, non concurrente à l’euro mais un peu quand même, a seulement pour but de « contrer les dérives de la mondialisation » : une autre monnaie à Villeneuve-sur-Lot (Sud-Ouest).

    20 janvier 2010

    Collection # 31

    Gargouilles de la cathédrale de Bordeaux




    19 janvier 2010

    What’s new ? [Mardi 19 janvier 2010, 19 h 20]

    Classé dans : Le monde tel qu'il va, Une petite goutte de science, What's new — Mots-clefs :, — zappeuse @ 19:18

    17 janvier 2010

    Une petite entrée légère avec des crevettes dedans

    Classé dans : Ménagère de moins de 50 ans, Tambouille — zappeuse @ 21:58

    Un essai pas si mal transformé que ça ! J’avais quatre pamplemousses roses, quarante crevettes de belle taille (malheureusement élevées en Equateur, quel gaspillage d’énergie pour venir jusqu’à moi !), et l’envie de mélanger tout ça sans trop bien savoir de quelle manière. Les recettes glanées sur le web me laissaient sur ma faim, proposant invariablement d’assaisonner le tout à la mayo. Pour le côté léger, tu repasseras. Au final, j’ai laissé jouer les hasards du frigo et du placard, et j’ai fait comme ça :

    1. J’ai d’abord dépioté les pamplemousses, en enlevant bien les petites peaux amères entre les quartiers et en prenant soin de garder le jus (ne serait-ce que pour en boire un grand verre en fin de partie, mais j’en ai gardé un peu pour l’assaisonnement).
    2. J’ai demandé à mon keum d’ôter les carapaces des crevettes. On en a conservé 24 et on a débité en morceaux les 16 autres bébêtes.
    3. J’ai découpé, le plus finement que mon couteau et mes gros doigts boudinés le permettent, deux petites branches de céleri et un demi bulbe de fenouil, dont j’avais préalablement enlevé la grosse coque dure.
    4. J’ai râpé grossièrement (à la râpe manuelle, pas au robot) un radis noir préalablement épluché. J’en ai gardé à peu près le quart, et j’ai mélangé le reste à tous les éléments précédents, sauf les crevettes entières.
    5. Vint l’étape de l’assaisonnement, dont les proportions furent, comme d’hab’, pifométriques (mais mon keum et moi avons goûté à chaque étape) : jus de pamplemousse, vinaigre de xérès, huile d’olive, sauce soja, piment d’Espelette, paprika, curry.
    6. On passe au montage, dans des verres à tapas convertis en verrines pour l’occasion : deux crevettes entières au fond du verre, deux ou trois cuillères du mélange bien assaisonné, une crevette sur le dessus pour la déco, ainsi que des copeaux de radis noir.

    C’était bon, un peu exotique, et à améliorer peut-être en ajoutant de la pomme râpé (une espèce un peu acide) ou du chou chinois.

    16 janvier 2010

    Rendez-vous manqué avec les Martiens

    Classé dans : Oléron-petipatapon — Mots-clefs : — zappeuse @ 12:13

    L’histoire devait être trop jolie pour être vraie. Ça m’avait plu, pourtant, cet ovni vu « par des témoins dignes de foi » (dixit Sud-Ouest et La Dépêche, citant un rapport de gendarmerie) du côté de La Cotinière, sur la côte ouest de l’île d’Oléron. Même un marin pêcheur avait témoigné, et pourtant ils en voient d’autres, les pros de la mer sur leur bateau.
    Retour sur événement : ça se passe le 1er janvier (et non le 1er avril) à l’heure de la grand-messe du journal télévisé ; des gens sains de corps, d’esprit, et à l’alcoolémie raisonnable voire nulle (de toute façon, le pineau, ça saoule pas, c’est que du naturel qui vient du raisin et dont on arrête la fermentation au cognac, rien de violent), des gens sains, disais-je, ont vu de leurs yeux vu quelque chose de bizarre, une sorte de grande aile lumineuse rouge et jaune, qui aurait fui très vite dans la nuit.  Et si c’était un ovni, pense très raisonnablement la maréchaussée locale ? l’affaire est prise très au sérieux, remonte jusque dans quelques hautes sphères administratives voire scientifiques. L’île risque d’acquérir une certaine célébrité, ce qui m’arrange peu : il y a assez de monde comme ça dessus en été, pas la peine d’ajouter des curieux guettant l’arrivée imminente de Martiens en boulottant avidement une de ces magnifiques glaces des Tamarins, le meilleur glacier de La Cotinière et peut-être même de l’île entière.
    Patatras, le rêve façon Rencontre du troisième type s’effondre, c’est pas la peine de convoquer Spielberg pour un remake. Un brave Batave, demeurant sur l’île, a simplement en ce jour de l’an effectué un lacher de petite montgolfière équipée d’un lumignon, selon une coutume hollandaise. Il a raconté toute l’histoire aux gendarmes, Sud-Ouest et La Dépêche ont relayé l’affaire. L’incident est clos. Fin de la jolie histoire. Vous reprendrez bien un petit pineau ? c’est l’heure de l’apéro.

    15 janvier 2010

    What’s new ? [vendredi 15 janvier 2010, 14 h 05]

    Classé dans : Le monde tel qu'il va, Un peu d'art dans un monde de brutes, What's new — Mots-clefs :, , — zappeuse @ 14:05
    • L’Américain moyen est un Américain obèse. Pas toujours, certes, mais c’est l’image qu’on nous en donne, bourrelets dégringolants sur les fessiers adipeux et les cuisses porcines, un bonheur. L’Américain moyen cherche donc le régime miracle qui fera fondre la graisse impie, et accessoirement soulagera son cœur d’un cholestérol morbide. Soulagera peut-être le cœur, mais pas le porte-monnaie, car c’est bien connu, avant de faire maigrir le bonhomme, le régime amincit son compte en banque. C’est ainsi que l’Américain voit dans toute nouvelle lubie alimentaire la solution miracle vers laquelle il s’engouffre. Tout ça pour dire qu’une nouvelle mode vient de voir le jour : suivre un régime préhistorique pour vivre mieux (Rue89), c’est-à-dire manger comme à une époque sans agriculture (sauf vers la fin, au néolithique, mais ce n’est pas le modèle retenu par les nouveaux adeptes de ce régime bizarre).
    • Du cul ! du cul ! du cul ! C’est à Nantes que ça s’est passé hier soir, plus précisément au Lieu Unique, où un collectif a exposé des photos de poils pubiens : une expo bien poilante (20 minutes). Passionnant, non ?
    • Hier aurait du s’ouvrir à Port-au-Prince la 2e édition du festival Etonnants voyageurs en Haïti. Télérama a eu des nouvelles de quelques écrivains haïtiens, rescapés du séisme dont le dernier bilan provisoire, selon la Croix Rouge, serait d’environ 40 000 morts (quand Kouchner disait hier qu’un premier bilan de ce type était toujours plus élevé que la réalité, il ne se trompait pas, mais cet événement reste quand même dramatique).

    —> Illustration : Gustave COURBET, L’origine du monde, 1866.

    Mannyfique

    Classé dans : Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes — Mots-clefs :, — zappeuse @ 13:31

    Au cœur du nouveau quartier de l’Ile de Nantes, plus précisément dans le « quartier de la création » (visite virtuelle) bâti de verre et de fer sur les friches industrielles d’une île sur la Loire, a été récemment achevé l’immeuble Manny, conçu par l’architecte Michel BERTREUX, en partie pour le compte de l’entreprise de design GROUPE COUPECHOUX (qui a fait notamment preuve de son talent dans les bâtiments de l’Hôtel de Région des Pays de la Loire).

    Cet immeuble attire plus le regard par son emballage que par sa forme, celle-ci étant banale, un immeuble comme les autres, gentiment parallélépipèdique. L’emballage, si tant est que l’on puisse utiliser de ce terme, est constitué de milliers de lames d’aluminium identiques, façon Meccano de notre enfance, mais toutes disposées de manière différentes. De loin, on dirait une chevelure. Ça, c’est pour la déco.

    Autre caractéristique intéressante : le côté écolo du bâtiment. Double vitrage vraiment isolant, pompe à chaleur et plancher basse température devraient permettre au Manny d’être peu gourmand en énergie.

    —> A cliquer : l’article que Télérama vient de consacrer à cet immeuble, dans lequel j’apprends que le nom « Manny » lui a été donné en référence au mammouth du film L’âge de glace.

    Photos cueillies sous le beau soleil du 1er janvier 2010

    14 janvier 2010

    L’île maudite

    Classé dans : Le monde tel qu'il va — Mots-clefs : — zappeuse @ 09:32

    Ce matin sur Inter, Bernard Kouchner a prononcé le mot « malédiction » pour évoquer le bilan tristement attendu du séisme à Haïti. Malédiction parce-que dès qu’un espoir renaît (c’était actuellement le cas, timidement cependant, grâce aux travaux de la commission de l’ONU en place sur l’île), une catastrophe arrive qui balaye tout : cyclone (qui peut faire 1000 morts à Haïti et un seul à Cuba), inondation, … L’administration et bon nombre de cadres de l’Etat ont disparu dans la catastrophe, ensevelis sous leurs bâtiments faits avec peut-être plus de sable que de ciment. La ville de Port-au-Prince, équipée pour accueillir environ 200 000 habitants, avait une population de plus de 2 millions d’individus, entassés pour la plupart dans des logements insalubres, peu résistants, surtout des cahutes de bidonvilles. Bilan effrayant, digne d’un sordide record du monde, lié à l’incapacité de l’Etat à faire son boulot, et ce depuis trop longtemps (la dictature, c’est pas bon pour la santé des hommes), et à une situation financière dramatique (la moitié du budget de l’Etat vient de l’aide internationale) : on parle de 100 000 morts (bilan probablement exagéré : Bernard Kouchner a préféré ce matin parlé de 100 000 disparus, des gens ayant pu fuir, qui seront retrouvés plus tard), seul le tremblement de terre de Sumatra, en décembre 2004, suivi d’un tsunami qui est resté dans les mémoires, a affiché un bilan plus effrayant encore pour ces dix dernières années (232 000 morts), mais la zone concernée par la catastrophe était autrement plus vaste.

    13 janvier 2010

    Collection # 30

    Classé dans : Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux — Mots-clefs : — zappeuse @ 01:28

    CAHORS – Le pont Valentré




    12 janvier 2010

    Ciel gris

    Classé dans : Le monde tel qu'il va — zappeuse @ 21:43

    Mano Solo est mort. Eric Rohmer est mort. Et en plus il fait froid et il pleut.

    10 janvier 2010

    La plage secrète (mais pas tant que ça)

    Classé dans : Si l'Aquitaine m'était contée — Mots-clefs : — zappeuse @ 17:58

    On raconte qu’il y a longtemps un bateau baptisé « L’Alexandre » se serait échoué sur ce bout de plage, dans le sud du Médoc. Du coup, la plage et la forêt qui va avec ont pris le nom du raffiot, la messe est dite ; permettez-moi de vous présenter la plage la plus septentrionale des 15 km de plage océane de Lacanau : la plage de l’Alexandre. C’est à peu près là :


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    Jusqu’au 7 août 2009, c’était un petit coin tranquille où seuls les initiés se retrouvaient. Une plage presque vide même en pleine folie estivale, un lieu improbable alors qu’à moins de deux kilomètres on se bat parfois pour poser la serviette. Jusqu’au 7 août 2009 seulement. Le 8, tout a changé, lorsque Sud-Ouest a publié un joli article décrivant et localisant le petit coin de paradis. Depuis ce jour, les habitués de décolèrent pas. Cette plage fut notre objectif de balade d’hier, malgré une température extérieure refusant obstinément de devenir positive. On a un peu tâtonné au départ, et puis nous sommes arrivés jusqu’à la maison forestière de L’Alexandre, du moins ce qu’il en reste, du béton mal tagué :

    On a poursuivi dans le sable et le sous-bois, guidés par le bruit des vagues. Et, du haut d’une dune abrupte mais pas infranchissable a priori, on l’a vu, notre océan, avec le soleil au loin qui traçait des rayures orangées :

    La plage était quasi-déserte, à quelques mouettes près, guettant le poisson piégé dans la baïne en formation. Au loin, deux ou trois promeneurs seulement, c’est vrai qu’il faisait froid.

    9 janvier 2010

    Les carottes, ça rend aimable et ça donne les cuisses roses

    Classé dans : Ménagère de moins de 50 ans, Tambouille — zappeuse @ 19:16

    Ça caille en ce moment, non ? la presse régionale ne titre plus que sur la neige, le verglas et le froid qu’on n’a pas vu comme ça depuis 25 ans (pas faux : il y a 25 ans, la Loire à Nantes a charrié d’énormes glaçons, je n’ai revu cela qu’une seule fois ensuite et c’était joli). Du coup, le réflexe « soupe qui réchauffe » s’impose, de même que les plats mijotés bien hivernaux (ce soir, on fait petit salé aux lentilles, ça vous dit ?). De ce fait, hier soir je me suis jeté dans le panier de carottes et j’ai osé la crème de carottes aux poudres de perlimpimpin :

    1. J’ai d’abord mis à fondre un morceau de beurre d’environ 5 mm d’épaisseur dans la cocotte-minute, à découvert évidemment, et tout doux pour avoir le temps d’éplucher les légumes sans que le beurre brûle sottement.
    2. J’ai mis dans cette gamelle 1 gros oignon coupé en quatre, 8 belles carottes épluchées et coupées en morceaux, deux patates ayant subi le même sort, 5 ou 6 champignons de Paris coupés en deux, et une gousse d’ail dégermée.
    3. J’ai salé avec un peu de vrai gros sel, celui qui vient de l’Atlantique.
    4. C’est à ce moment que les poudres de perlimpimpin entrent en piste : j’ai ouvert le tiroir magique et j’ai pioché presque au hasard. J’ai donc mis du piment d’Espelette, de la cannelle (attention ! faut pas trop se lâcher sur la cannelle, elle a tendance à masquer le goût de ses copines), du cumin et du gingembre.
    5. J’ai couvert d’eau (ça faisait à peine plus d’un demi-litre) et j’ai cuit le tout une vingtaine de minutes dès que le biniou à vapeur s’est mis à faire son petit bruit.
    6. Une fois la cuisson achevée et la vapeur échappée, j’ai ajouté un peu plus d’une grosse cuillère de crème fraiche (disons deux cuillères et n’en parlons plus) et j’ai mixé le tout. Résultat  : quelque chose de joli à regarder (couleur orange pâle, très douce), d’onctueux, et de très sympa au goût, et surtout ça réchauffe.

    —> Illustration : un tableau d’ARCIMBOLDO (XVIe siècle)

    What’s new ? [samedi 9 janvier 2010, 18 h 45]

    Classé dans : De la petite à la grande histoire, Le monde tel qu'il va, What's new — Mots-clefs :, — zappeuse @ 18:43
    • Vous vous souvenez de la chanson de Pierre Perret « Ah les jolies colonies de vacances, merci maman merci papa, tous les ans je voudrais que ça recommence … » ? Un côté « bon vieux temps » à faire des blagues à deux balles du temps où les balles étaient en francs, ça valait pas lourd. Et aujourd’hui, nos colos, que sont-elles devenues ? En France, je l’ignore, mais pour la Corée du Sud, j’ai ma petite idée : camps de vacances en Corée du Sud (diaporama publié par 20 Minutes, ça fait rêver sur une patte !).
    • C’était il y a pile 100 ans, à quelques jours près. Paris se transformait en Venise, et ça pourrait fort bien se reproduire : Paris sous la crue de 1910 en photos (article et liens dans le Nouvel Obs).
    • Parce-que voir un film au ciné, en vrai, c’est quand même mieux qu’à la télé, Slate nous offre un diaporama intitulé Cinémagie.

    8 janvier 2010

    La plage qui sent mauvais

    Classé dans : Si l'Aquitaine m'était contée — Mots-clefs : — zappeuse @ 17:13

    Au premier abord, purement visuel, c’est une plage banale, comme il y en a sur des dizaines de kilomètres entre la Pointe de Grave et l’embouchure de l’Adour. Un de ces plages de sable si fin qu’il vole au moindre courant d’air, une de ces plages dangereuses pour la baignade (formation de baïnes, courants pervers, vagues tonitruantes) mais aimées des surfeurs. En bref, une plage d’ici.

    Au premier abord seulement. Dans un second temps, côté nord en hiver et côté sud en été (une simple histoire de courants), le nez est titillé par une odeur assez affirmée et franchement désagréable, qui se situe quelque part entre l’eau croupie et le caca, parce-qu’il faut bien appeler un chat un chat : la plage de la Salie, dans le sud de la commune de la Teste-de-Buch, pue la merde. Et c’est à cause de ça :

    Ce tuyau bleu de 400 mètres avec passerelle sur laquelle on peut marcher (même si officiellement c’est interdit) est le wharf (repère 1 sur la carte à la fin de cette note). Une horreur, une aberration du temps d’avant mais dont les autorités locales n’ont semble-t-il pas la moindre intention de se séparer. Le rôle de ce tuyau est aussi simple que scandaleux : rejeter en mer la totalité des eaux usées des communes du Bassin d’Arcachon, collectées par une longue canalisation qui en fait le tour complet. Certes, lesdites eaux passent en station d’épuration, mais ce qui en ressort a parfois une drôle de couleur (cliquez ici), dégage une odeur désagréable et clairement identifiée, et incite tout de même les pouvoirs publics à interdire pêche à pied et baignade à proximité du tuyau.

    Tout cela tout près du sublime Banc d’Arguin (repère 2 sur la carte) où sont élevées des huîtres parmi les meilleures du monde, et quasiment face à la point du Cap Ferret (repère 3 sur la carte) d’où on distingue nettement le wharf par temps clair. Les habitants du coin, écolos ou pas, s’émeuvent bien un peu de ce tube qui rejette sa crotte dans l’onde pure et salée, d’autant plus qu’il y a là-dedans des effluents industriels (à l’origine, le bidule a été imaginé pour rejeter les déchets de l’usine de papier de Facture) et agricoles, le tout s’ajoutant aux pipis et aux cacas des touristes à la saison estivale. Certains riverains ne semblent par contre pas le moins du monde gênés par ce WC à ciel ouvert, n’hésitant pas à s’installer pour taquiner le poisson. Il est vrai qu’une fois sur la passerelle, l’odeur est nettement moins prégnante.

    —> A cliquer : une vidéo de 5 mn présentant le wharf (reportage diffusé par M6 en septembre 2008).


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