Pénurie de sel

Me voilà au régime sans sel. Bien obligée, puisque je n’ai pas pu acheter ma ration (10 kg de gros sel de mer bien brut) sur l’île d’Oléron au week-end dernier. Il n’y avait aucun dealer d’or blanc sur le marché de St-Pierre, et sur la porte du hangar du port des Salines, on pouvait lire ceci :

sel P1460687.JPG

Tout cela, c’est la faute au temps. Celui qu’il fait, pas celui qui passe. L’été s’est joliment pointé aujourd’hui, 1er septembre, mais le printemps, qui a donc sévi jusqu’à hier, fut mouillé. Trop mouillé et pas assez chaud. Dans les salines, il n’y eut point l’évaporation nécessaire pour que le sel se matérialise. Si, sur l’île de Ré voisine, les sauniers ont encore un peu de stock (à lire dans Sud-Ouest), ce n’est pas le cas sur Oléron. Le marais salant n’est plus qu’un marais tout court, et je suis condamnée à acheter mon sel au supermarché.

sel P1460686.JPG

Un été en 19 photos

Un été assez classique, avec des fêtes, des amis, la famille, de la bonne humeur, et la mer bien sûr. Mais pas que.
Un été qui a commencé mi-juillet sur l’île d’Oléron, avec pêche à la palourde. Puis il y eut le Voyage à Nantes, son piaf qui pionce, un peu de street art et notre pote l’éléphant. Bien sûr la plage de Damgan, avec sa méduse façon goutte d’eau et un orage pour finir, ça fait du bien quand il fait si chaud. Puis Nantes à nouveau, et ces types qui avaient mis dans l’Erdre leurs bouteilles à rafraichir, à deux pas de la ferme de l’école vétérinaire.
Bordeaux aussi, au milieu, entrelardant largement les virées provinciales, avec un coucou rituel au camarade Bélem. Andernos et Arès, forcément, pour voir des champignons façon fraises tagada écrasées, et l’envol des cygnes.
Toujours sur Bordeaux, la réserve du Marais de Bruges, avec son sanglier (trop rapide pour la photo), sa cigogne et surtout la toilette du martin-pêcheur. Mais aussi, à Bordeaux donc, la laideur des nouvelles constructions de Bacalan et la promesse d’un avenir encore pire.
Au final, l’incontournable et sublime cloître de Moissac, une virée sur le Causse Noir et sous la pluie, des jeunes truites qui nagent dans la Sorgue, quelque part en Provence.
Retour sur Bordeaux, une tortue étale ses grosses pattes au soleil. Demain soir, c’est week-end.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le pont-canal de Moissac

carte screenshot_02.jpgLe canal latéral à la Garonne, qui relie Castets-en-Dorthe (sud de la Gironde) à Toulouse, franchit à sept reprises les cours d’eau en empruntant des ponts : les ponts-canal (ou ponts-canaux, on trouve les deux orthographes). Le plus grand de ces ponts-canal est celui d’Agen. Il y en aussi un sur la Baïse, et puis celui qui nous intéresse aujourd’hui, sur le Tarn, à Moissac.
Moissac est une petite ville du Tarn-et-Garonne dans laquelle circulent deux voies d’eau : le canal en centre-ville … :

moissac P1460517.JPG

… et le Tarn qui la longe, bien large car tout près de sa confluence avec la Garonne :

moissac P1460518.JPG

Dès que l’on quitte légèrement le centre-ville, le canal devient un cours d’eau ombragé par les platanes, tranquille, aujourd’hui uniquement utilisé par le tourisme fluvial :

moissac P1460547.JPG

Au moment de franchir le large Tarn, le canal emprunte un pont de briques datant du milieu du XIXe siècle, long de 356 mètres. Le canal est alors profond de 2,7 mètres :

moissac P1460542.JPGDe part et d’autre du canal proprement dit existe un ancien chemin de halage, aujourd’hui prisé des cyclistes :

moissac P1460545.JPG

C’est un pont robuste, très costaud même : lors de la monstrueuse crue de 1930, il a résisté à la poussée des eaux, alors que son voisin le pont de chemin de fer a cédé, coupant pour longtemps la ligne Bordeaux-Toulouse. Le pont-canal a alors été temporairement vidangé, des rails ont été installés, et les trains ont emprunté cette voie jusqu’à ce que le pont ferroviaire soit remis d’aplomb.

à cliquer :

photos : Moissac, 21 août 2014

carte : GoogleEarth

Le buisson âcre

cadeEtymologiquement, le mot "genévrier" signifie "buisson âcre". On le nomme aussi, du moins en terre de langue d’oc, "cade". Ce cade est très présent dans le sud du département de l’Aveyron, notamment sur le Causse Noir, et il a même donné son nom à une ferme, aujourd’hui retirée de ses activités traditionnelles, et à une forêt domaniale située sur la commune de Millau.
Le genévrier est un arbuste piquant méditerranéen, particulièrement vivace et résistant. Il aime les sols pauvres, d’où sa présence sur un causse. Il ne craint pas le froid et peut vivre jusqu’à 200 ans.
Ses baies, les fameuses baies de genièvre, sont utilisées en cuisine et entrent dans la fabrication de certaines boissons d’hommes (mais sans pomme dedans, et personne n’est devenu aveugle, pas même Lulu la Nantaise), notamment le gin et l’aquavit. Son bois n’est pas de grande qualité, mais il a pu, autrefois, permettre la fabrication de manches d’outils. Quant à l’huile de cade, c’est un antiseptique qui entre aussi dans la composition de certains cosmétiques, dont le bon vieux savon Cadum qui lui doit son nom. Cette huile de cade est utilisée en agriculture, en particulier pour repousser les mouches et les taons des troupeaux, comme fongicide chez les moutons ou les chiens, et dans la lutte contre les pucerons sur les plantes.

à cliquer :

photo :

  • forêt du Cade, Millau, 22 août 2014

Que fait le martin-pêcheur quand il ne martin-pêche pas ?

Le job essentiel de cette flèche bleue est de pêcher de petits poissons dans l’eau transparente (sinon, il ne les voit pas et ne sait où piquer du bec pour choper la proie). En dehors de cela, le martin-pêcheur peut se chercher une martine, avec qui il fera un nid, ou plutôt un terrier à même le sol, afin d’y accueillir la couvée, qui quittera le home sweet home à l’âge d’un mois à peine. Mais il peut aussi prendre soin de son corps, comme le prouve cette vidéo muette, capturée hier bien à l’abri derrière la vitre d’un des observatoires de la Réserve naturelle du marais de Bruges :