Quand le train remplace le bateau

sloganL’essentiel des produits échangés à l’échelle mondiale prennent le bateau : ton téléphone, mon appareil photo, le ti-shirt du voisin, … C’est le mode de transport le moins onéreux qui soit, tellement bon marché que l’on peut considérer comme presque nulle la part du  transport dans le prix des matériels importés. Cela est bien sûr lié à des avancées technologiques (les conteneurs, des bateaux de plus en plus gros), mais surtout à une reculade environnementale et sociale majeure : la navigation de complaisance, qui permet de faire circuler des bateaux poubelles d’une part, et d’imposer des conditions de travail indignes pour les marins ne faisant pas partie du commandement.
Alors quand j’apprends, en lisant le Huff’, qu’un train de marchandises est parti il y a six jours de l’est de la Chine en direction de l’Espagne, je me dis que cela va dans le bon sens. Ne rêvons pas : le trajet est à peu près aussi long qu’en bateau (environ 3 semaines) et le convoi ne transporte que 18 conteneurs, autant dire trois fois rien. Pas de concurrence à craindre pour les armateurs, qui peuvent continuer à arborer des pavillons « Nassau » ou « La Valette ».

Collection # 272

Le martin-pêcheur
Bordeaux, novembre 2014

martin

C’était dans le journal … le 18 novembre 1914

journalA la veille de la guerre, l’Allemagne est le deuxième plus gros producteur de bière au monde, derrière les Etats-Unis et devant la Grande-Bretagne. La bière y est donc déjà une boisson nationale, et donc un enjeu, marginal mais enjeu quand même, du conflit.
En page 2 de l’édition du 18 novembre 1914, L’Intransigeant se félicite d’apprendre que les Allemands sont sur le point de manquer de leur précieux breuvage, on entend presque le « nananère » de victoire mesquine en fin d’article.
Le manque de bière est directement lié au manque d’orge, qui provient, pour moitié, de pays ennemis de l’Allemagne : Etats-Unis, Russie et France. Mais cette pénurie ne va toucher que l’Allemagne : « cette éventualité ne peut pas se produire pour nous […], nous produisons annuellement plus du double de ce que nous consommons », et pourtant la France arrivait, à l’époque, au 6e rang mondial des buveurs de bière (contre seulement au 41e aujourd’hui).

Une petite éclaircie

Marcel a bien pu refuser de quitter sa casquette, Bichette a bien pu faire un gros dodo pendant le cours, Esmeralda a bien pu mordre (oui, mordre, à 17 ans et demi) Bozo (qui tentait de lui mettre une tarte), il a bien pu pleuvoir une partie de la nuit et de la matinée, peu importe. Quand l’éclaircie fut venue, que le petit soleil se mit à me chauffer les omoplates, j’ai vu ça :

martin Bordeaux.JPG

Alors Marcel peut bien rester le plus impoli des petits garçons de 15 ans, Bichette peut bien pioncer façon Belle au bois dormant, Esmerlada et Bozo peuvent bien s’étriper, je m’en moque. Monsieur martin sur sa branche effaçait toutes les petites merdouilles du lundi, d’un coup de baguette magique. Celle qui réveillera Bichette ? mais non, c’est vrai, dans le conte, c’est un prince qui réveille l’endormie … faut que je révise mes classiques.

La sittelle torchepot

sittelleOn peut difficilement dire de la sittelle torchepot qu’elle est tête en l’air, puisqu’elle a souvent la tête en bas. Arpentant les troncs d’arbres en tous sens et à toute vitesse, cet oiseau au dos gris-bleu et au ventre orange cherche pitance sur l’écorce : des insectes et des araignées constituent l’essentiel de ses repas, même si, l’hiver venu, la sittelle apprécie aussi les graines, en particulier de tournesol.
Question logement, elle fait simple : une crevasse creusée par un autre oiseau fait l’affaire. Elle en adapte la taille du trou d’entrée avec un peu de boue séchée, elle ajoute une petite touche de résine pour éloigner les prédateurs, et l’affaire est faite : les œufs peuvent être pondus en toute quiétude. Au bout de deux à trois semaines, les petits sortent de leurs coquilles. Bien nourris d’insectes par papamaman, ils quittent le nid trois à quatre semaines plus tard.

Source : oiseaux.net
Photo : jardin public de Bordeaux, novembre 2014

Collection # 271

- Où est la mer ?
- La mer… elle est démontée !
- Vous la remontez quand ?
(Raymond Devos)

mer

Ile d’Oléron, 8 novembre 2014