Collection # 272

Le martin-pêcheur
Bordeaux, novembre 2014

martin

C’était dans le journal … le 18 novembre 1914

journalA la veille de la guerre, l’Allemagne est le deuxième plus gros producteur de bière au monde, derrière les Etats-Unis et devant la Grande-Bretagne. La bière y est donc déjà une boisson nationale, et donc un enjeu, marginal mais enjeu quand même, du conflit.
En page 2 de l’édition du 18 novembre 1914, L’Intransigeant se félicite d’apprendre que les Allemands sont sur le point de manquer de leur précieux breuvage, on entend presque le « nananère » de victoire mesquine en fin d’article.
Le manque de bière est directement lié au manque d’orge, qui provient, pour moitié, de pays ennemis de l’Allemagne : Etats-Unis, Russie et France. Mais cette pénurie ne va toucher que l’Allemagne : « cette éventualité ne peut pas se produire pour nous […], nous produisons annuellement plus du double de ce que nous consommons », et pourtant la France arrivait, à l’époque, au 6e rang mondial des buveurs de bière (contre seulement au 41e aujourd’hui).

Une petite éclaircie

Marcel a bien pu refuser de quitter sa casquette, Bichette a bien pu faire un gros dodo pendant le cours, Esmeralda a bien pu mordre (oui, mordre, à 17 ans et demi) Bozo (qui tentait de lui mettre une tarte), il a bien pu pleuvoir une partie de la nuit et de la matinée, peu importe. Quand l’éclaircie fut venue, que le petit soleil se mit à me chauffer les omoplates, j’ai vu ça :

martin Bordeaux.JPG

Alors Marcel peut bien rester le plus impoli des petits garçons de 15 ans, Bichette peut bien pioncer façon Belle au bois dormant, Esmerlada et Bozo peuvent bien s’étriper, je m’en moque. Monsieur martin sur sa branche effaçait toutes les petites merdouilles du lundi, d’un coup de baguette magique. Celle qui réveillera Bichette ? mais non, c’est vrai, dans le conte, c’est un prince qui réveille l’endormie … faut que je révise mes classiques.

La sittelle torchepot

sittelleOn peut difficilement dire de la sittelle torchepot qu’elle est tête en l’air, puisqu’elle a souvent la tête en bas. Arpentant les troncs d’arbres en tous sens et à toute vitesse, cet oiseau au dos gris-bleu et au ventre orange cherche pitance sur l’écorce : des insectes et des araignées constituent l’essentiel de ses repas, même si, l’hiver venu, la sittelle apprécie aussi les graines, en particulier de tournesol.
Question logement, elle fait simple : une crevasse creusée par un autre oiseau fait l’affaire. Elle en adapte la taille du trou d’entrée avec un peu de boue séchée, elle ajoute une petite touche de résine pour éloigner les prédateurs, et l’affaire est faite : les œufs peuvent être pondus en toute quiétude. Au bout de deux à trois semaines, les petits sortent de leurs coquilles. Bien nourris d’insectes par papamaman, ils quittent le nid trois à quatre semaines plus tard.

Source : oiseaux.net
Photo : jardin public de Bordeaux, novembre 2014

Collection # 271

- Où est la mer ?
- La mer… elle est démontée !
- Vous la remontez quand ?
(Raymond Devos)

mer

Ile d’Oléron, 8 novembre 2014

Les amanites à petits pois

Les amanites sont rarement des champignons aimables, même si leurs couleurs peuvent séduire. L’amanite des césars est, selon certains auteurs, considérée comme le champignon des rois. La golmotte est aussi considérée comme un très bon comestible. Mais les amanites ont quand même plus souvent, et à juste titre, mauvaise réputation. Deux d’entre elles, toxiques bien comme il faut, se reconnaissent à leurs petits pois sur le chapeau. Il s’agit de l’amanite panthère (photo de gauche, chopée sur le Bassin d’Arcachon la semaine dernière) et de la plus courante amanite tue-mouches (photo de droite, capturée hier sur l’île d’Oléron) :

ensemble

panthèreL’amanite panthère est relativement rare. Le site de l’ONF signale qu’elle est moins mortelle que d’autres amanites, mais mortelle quand même. tue-mouchesAvant de passer de vie à trépas, le consommateur imprudent connait une phase d’hypertension, une augmentation importante du rythme cardiaque, voire des hallucinations. Une hospitalisation rapide peut tirer l’étourdi cueilleur d’affaires, mais ce n’est pas garanti sur facture.

L’amanite tue-mouches est moins dangereuse, quoique … Certaines personnes adeptes des plaisirs chimiques la recherchent pour les hallucinations qu’elle procure, mais la case « coma » n’est pas impossible. Plus généralement, elle produit les mêmes effets que les autres champignons hallucinogènes, suivis d’un très gros dodo. Le site du centre anti-poison évoque une guérison en 12 à 24 h, éventuellement précédée de troubles digestifs bénins mais peu compatibles avec une vie sociale normale.

Collection # 270

Cabanes en couleurs
Le Château d’Oléron, septembre-octobre 2014

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