Cognac in the Bronx

C’est un article de Sud-Ouest qui vient d’attirer mon attention, mettant le doigt sur un phénomène que je n’ai absolument pas repéré lors de nos vacances newyorkaises : l’alcool le plus vendu dans le Bronx et à Harlem est la vodka, suivie de près par le cognac. Quel cognac ? pas du cher, pas du vrai, mais du trafiqué bas de gamme qui fait frenchy, parce-que vues les quantités éclusées par une population qui n’a pas trop le sous, l’authentique Hennessy reste dans la réserve. Cette mode du cognac, qui étiquette son rappeur en puissance, n’est pas nouvelle : la Charente-Libre évoquait déjà le phénomène il y a cinq ans, remontant au passage l’historique de ce goût.
En deux mots : le yankee carbure au whisky, dans les films voire dans la vraie vie. Ça fait mec, viril, ça te pose un Ricain comme le Ricard te caricature le Marseillais. De retour de guerre (les deux mondiales), les soldats US rapportent quelques souvenirs dans leurs malles et quelques habitudes dans leurs corps. Les blacks, victimes de discrimination et cherchant à faire leur trou dans un pays qui leur fait plus souvent des trous dans la peau, les blacks, disais-je, s’entichent du breuvage classe de chez classe, à côté duquel le whisky fait plouc : le cognac.
La tendance était lancée, qui n’a pas vraiment cessé. Le cognac, vrai ou faux, est aujourd’hui la boisson des rappeurs (vrais ou faux aussi), qui le chantent et le montrent même dans des clips (la marque Courvoisier en étant bénéficiaire). Le magnifique alcool ambré n’est plus perçu comme un digestif classieux de fin de souper avec cigare barreau de chaise, mais comme un alcool vraiment fort, qui arrache, qui cogne, qui déglingue. Pas sûr que ce soit cette image-là qui ravisse le plus les producteurs de cognac …

PS : la photo qui illustre cette note n’a été prise ni dans le Bronx ni à Harlem, mais dans West Village.

What’s new ? [jeudi 17 juin 2010, 21 h 45]

Courant d’air annoncé

C’est l’hiver qui veut ça, mais l’alerte rouge, c’est quand même assez exceptionnel. La dernière fois, c’était il y a un peu plus d’un an, Klaus avait transformé la forêt des Landes en brindilles, entre autres dégâts. Cette fois, l’alerte rouge pour vents violents concerne quatre départements seulement mais dure jusqu’à lundi matin 7 heures. 64 autres départements sont en alerte orange, dont la Gironde : ce n’est donc pas un hasard si le Pont d’Aquitaine est interdit à la circulation cette nuit, et jusqu’à demain 10 heures. Ce sont les départements charentais, les Deux-Sèvres et la Vendée qui devraientt le plus déguster : on y prévoit des vents qui pourraient atteindre 150 km/h sur le continent, forcément plus sur les îles.
Ce qui m’inquiète plus que cette tempête, que Météo-France considère comme moins préoccupante que Martin en décembre 1999, c’est la conjonction avec de forts coefficients de marée (94 aujourd’hui, 115 attendu lundi) et d’importantes précipitations. Les cours d’eau sont déjà bien pleins, les vagues générées par le vent ainsi que la surcote de marée habituellement constatée dans ces circonstances pourraient, à certains endroits, occasionner des inondations. Météo-France a ainsi placé en vigilance orange la zone de confluence entre la Dordogne et la Garonne, mais des surcotes de la Garonne sont attendues en amont (jusqu’à Cadillac). De même, on peut s’attendre à une forte hausse du niveau de la Seudre (sud de la Charente-Maritime), de la Loire entre Les Ponts-de-Cé (au sud d’Angers) et l’estuaire, et de l’Oust (rivière de l’est du Morbihan, qui se jette dans la Vilaine à Redon, haut-lieu des inondations bretonnes). A suivre, mais le site de Météo-France est saturé …

—> Source de la carte de vigilance « vents violents » : Météo-France, 27 février 2010, 16 h 00.

What’s new ? [mardi 1er septembre 2009, 18 h 45]

  • Bien sûr c’est fort ennuyeux pour les employés qui perdent leur job, mais qu’un temple de la malbouffe plie bagage reste quand même une bonne nouvelle (à ceci près que les adeptes du trop gras trop sucré trouveront de toute façon leur dope ailleurs, faut pas rêver, surtout quand madame La Crise joue au yoyo avec le budget moyen). Ça se passe à Angoulême, où le McDo du centre-ville va fermer ses portes (La Charente Libre) …
  • … tandis que le dernier maraîcher de Seine-Saint-Denis poursuit bon an mal an son activité, bien que l’âge de la retraite le taraude. Dire qu’ils étaient 600 comme lui il y a une quarantaine d’années, qui nourrissaient les citadins de légumes frais produits localement : l’irréductible Breton tiendra-t-il encore longtemps face à la pression urbaine ? (Le Télégramme)
  • Un fait divers amusant pour finir, preuve que les facteurs sont des gens drôlement consciencieux : la carte postale arrive 72 ans après avoir été postée (La Dépêche).