Petite balade à Fort Royer

La mer et ses poissons, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le site ostréicole de Fort Royer se situe sur la commune de St-Pierre-d’Oléron. Pendant longtemps, le site a décliné : les cabanes semblaient même à l’abandon. Puis les producteurs se sont serrés les coudes, ont retapé les cabanes, et ont proposé au public de venir découvrir le vaste monde de l’huître : visites guidées, dégustation, mais aussi initiation à l’ouverture des huîtres sont au programme (pour en savoir plus, cliquez ici). Aujourd’hui, la balade est sympa, vivante et colorée.

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 14 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

Mer du Nord, plage de Bray-Dunes. Alain Souchon « chante un baiser osé », et se souvient que « Naïf et sincère / Le vent de Belgique / Transportait de la musique / Des flonflons à la française / Des fancy-fair à la fraise ». J’apprends au passage que le terme « fancy-fair » est employé en Belgique pour désigner la kermesse scolaire. Rien à voir avec une quelconque friandise à la fraise, comme je le pensais au départ.

Alain Souchon
Le baiser

Qui découvre l’autre ?

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Il y a un peu plus de deux semaines, j’ai déambulé dans l’aquarium de La Rochelle. Bel endroit. En regardant les photos faites ce jour-là, j’ai repensé à un vieux dessin de Vidberg, consacré au salon de l’agriculture, et que je vous invite à découvrir en cliquant ici.
Sur la photo ci-dessous, c’est la même idée, même si la composition de ladite photo relève à 100% du hasard : qui découvre qui ? l’humain qui voit l’animal ? ou l’animal qui voit l’humain ?

Aquarium de La Rochelle – Fin juillet 2020

Une petite phrase en passant

La mer et ses poissons, Une petite phrase en passant

« Ce n’est pas la mer qu’aiment les Français, mais l’Ambre solaire, le sable chaud, les petits canots échoués à marée basse dans le soleil couchant, et Santiano repris en choeur au dessert. Ce n’est pas la mer qu’ils aiment, ce sont les vacances. »

Hervé HAMON, « Pour une poignée de sable chaud… », L’Histoire, Collection n°8, juillet-août 2000

Le nom des rues du quartier du Gabut

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ce ne fut pas toujours the place to be, un coin à la mode où il fait bon se prélasser (voire habiter) entre le Vieux-Port (pas celui de Marseille, l’autre, le vrai, celui de La Rochelle) et le port de plaisance des Minimes, à deux pas et demi de la gare (la plus belle de l’ouest, cela dit en passant). Autrefois, le quartier du Gabut, à La Rochelle, donc, était tout proche du port de pêche, qui a migré vers le site moderne de Chef-de-Baie. Sont restées des friches, d’où sont sortis l’espace Encan et l’aquarium, ainsi qu’un quartier longtemps délaissé et triste, peut-être même un chouia mal famé, comme souvent dans les ports : le Gabut.

J’ai connu ce quartier au tout début de sa rénovation, dans les années 1980. Tout était en vrac, mais le lieu était approprié pour ajouter quelques concerts aux Francofolies alors débutantes.
Aujourd’hui, ce quartier du Gabut, avec ses constructions en bois et ses bars, est devenu tendance. Et, pour parfaire ce quartier, il a bien fallu nommer toutes ses rues et places ; on y trouve ainsi un passage de la goëlette et une place de la Petite Sirène, ainsi que … :

Bernard

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

C’était une très belle fin de journée sur l’estran sableux de l’île d’Oléron. Il avait fait fort chaud et la baignade, même sans vague, était salutaire. Et puisque, justement, vagues il n’y avait pas, il était facile d’observer les coquillages et les animaux qui les habitent. En cette fin de juillet, il y avait ainsi beaucoup de bernard-l’hermite, ces crustacés inachevés car sans carapace protectrice, bestioles à corps mou et fragile condamnées à squatter des coquillages abandonnés et à en changer au fur et à mesure que l’animal grandit.

Un bernard-l’hermite sur une plage de l’île d’Oléron en juillet 2020

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 9 août

La chansonnette, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

De toutes les chansons de Nougaro, Ile de Ré est peut-être celle que je préfère, bien qu’il soit difficile d’établir un classement au sein d’une œuvre aussi gigantesque que la sienne.


« Le phare sirène / Du cap des Baleines / Tournant la rengaine / D’amour d’au delà ».

Claude Nougaro
Ile de Ré

Un petit bout de l’île de Ré vue depuis la navette maritime entre l’île d’Oléron et La Rochelle, fin juillet 2020

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 30 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

C’est l’histoire d’un type qui aurait pu vivre « au Pôle Nord, du côté d’Aix ou d’Avignon », ou, à l’inverse, « au Pôle Sud, habiter Bandol ou Toulon », mais le hasard a voulu qu’il soit de La Ciotat, et c’est de cette ville méditerranéenne que nous parle Moussu T, avec un enthousiasme communicatif : « Ma pitchounette, moi et mon bleu de chine / Près du vieux port, on est comme des rois ».

Moussu T e lei Jovents
À La Ciotat

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 29 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

Direction la Côte d’Azur, avec ce vieux tube yéyé finalement pas si nunuche, dans lequel Jenny Rock prononce « St-Tropez » d’une manière délicieuse, un genre de « Saint-Tropet' » inimitable. La chanteuse québécoise a ainsi repris le tube Douliou douliou St-Tropez en 1965. Ce titre a été créé l’année précédente par Geneviève Grad pour Le Gendarme de St-Tropez, dont les paroles signalent déjà que le brave village de pêcheurs est devenu un abominable piège à touristes et surtout à fêtards : « Le monde entier s’entasse à Saint-Tropez / Pour se rôtir la peau à Saint-Tropez / Pour barboter dans l‘eau toute la journée / Et dans l’whisky la nuit à Saint-Tropez ».

Jenny Rock
Douliou Douliou St-Tropez

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 26 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

Comme promis hier, nous voici ce soir sur la Méditerranée, avec le maître Henri Salvador aux commandes : « Dehors, la nuit nous jette un sort / On voit l’étoile du Nord« .

Henri Salvador
Jazz Méditerranée

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 24 juillet

La chansonnette, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Retour en Gironde, avec le duo local Fréro Delavega. Une chanson nostalgique : « Enfants des parcs, gamins des plages / Le vent menace les châteaux de sable façonnés de mes doigts / Le temps n’épargne personne hélas / Les années passent, l’écho s’évade sur la Dune du Pilat ».

Fréro Delavega
Le chant des sirènes

La dune du Pilat vue du Cap Ferret – Août 2016

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 22 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

Après la Bretagne hier, aujourd’hui place à la Vendée avec un titre tout récent (mars 2020), consacrée à la ville des Sables d’Olonne. Rien d’ébouriffant sur le plan artistique, mais la balade est mignonne.

Alexandrie
Les Sables d’Olonne

Les Sables d’Olonne – Décembre 2012

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 17 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons

Camargue = flamants roses. C’est d’abord pour ces oiseaux-là, qui ne vivent pas près de chez moi, que j’aime la Camargue. Une forme d’exotisme. Mais dans sa chanson, Christophe évoque les chevaux, pas les flamants, « Seul, je vais au milieu des troupeaux / A cheval, coiffé d’un grand chapeau ».

Christophe
La Camargue

Près des Saintes-Maries-de-la-Mer en août 2011

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 9 juillet

La chansonnette, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En temps normal, le festival des Francofolies commence en ce moment-même, sur le coup du 9 ou 10 juillet. Cette année est bien différente, mais ce n’est pas une raison pour ne pas penser à La Rochelle. « Ses arceaux, ses arcades / Ses jardins en balade / Et ses rues / Qui promènent en détours / Et ramènent toujours / Vers la mer, la mer ».

Anne Sylvestre
Pourquoi pas La Rochelle

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 5 juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, La mer et ses poissons, Le monde tel qu'il va

Il n’y a pas que les vacances dans la vie, il y a aussi les week-ends, et même simplement une journée de break dans la semaine peut faire l’affaire. Du côté de Marseille, on peut se raprocher des calanques, voire passer la journée aux Goudes. Je me souviens bien de cet endroit, pour l’avoir croisé il y a huit ans. « C’est un plaisir que personne ne boude / Le rêve marseillais, un soir d’été au cabanon. » Un plaisir d’autant plus important que Marseille vient, enfin, de basculer du bon côté de la force grâce à l’élection, hier, de Michèle Rubirola comme maire de la ville. Il y a des jours, comme ça, où l’on prend confiance dans l’humanité.

Massilia Sound System
Dimanche aux Goudes

Les Goudes (Marseille) – Juillet 2012

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 1er juillet

La chansonnette, La mer et ses poissons

C’est devenu un rituel estival : chaque année sur le coup de juillet, ce blog passe en mode vacances. Arrêt temporaire des publications photographiques rituelles du mercredi et du lundi, au profit d’une série quotidienne qui devrait tenir jusqu’à fin août. 62 épisodes, donc.
Le coronavirus a rebattu les cartes du tourisme, et le gouvernement nous a fortement encouragé à passer les vacances pas trop loin de la maison. C’est pour cela que la série estivale passe elle aussi l’été en France, et en chanson. Celle qui ouvre le bal est déjà ancienne (1975), c’est un grand classique, à la fois de la chanson française et des destinations estivales de bon nombre de nos contemporains, les vacances reposantes et pas bling-bling d’une famille modeste, « Nous il fallait faire attention / Quand on avait payé le prix d’une location » :

Michel Jonasz
Les vacances au bord de la mer

Palavas-les-Flots – Août 2015

Certes : des oiseaux

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

La balade dans le domaine de Certes ne vaut pas que pour ses paysages : il y a aussi énormément d’oiseaux, qui vont et viennent dans le domaine en fonction des marées et des saisons. Samedi dernier, nous avons ainsi pu voir et entendre beaucoup de hérons cendrés. Les arbres transformés en héronnières bruissent du caquètement quasi incessant des jeunes qui réclament pitance.

Une héronnière
Les naturalistes ont dénombré une cinquantaine de nids de hérons cendrés cette année dans le domaine de Certes

Les adultes, eux, déambulent dans le marais pour nourrir la tribu.

Un héron cendré cherchant une proie

L’aigrette garzette est aussi très présente, et, comme son collègue et vague cousin héron, elle cherche la nourriture pour sa nichée.

Une aigrette garzette capturant sa proie

Très nombreuses et très sonores aussi : les mouettes.

Des mouettes profitant de la marée haute côté Bassin d’Arcachon

Plus discret est le tadorne de Belon, ici avec un juvénile.

Un tadorne de Belon et son petit

Dans le genre discret aussi, tout en finesse et délicatesse (sauf pour les proies qu’elle attrape), voici l’échasse blanche, que j’ai plus l’habitude de voir sur l’île d’Oléron qu’en Gironde.

Une échasse blanche en mode chasse

Et enfin, la cigogne, que nous voyions voler depuis un moment et qui enfin s’est posée.

Une cigogne, probablement femelle car le bec semble assez court

Certes : des paysages

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Week-end électoral. Dans ma commune, girouette-cacahuète est confiné dans l’opposition, et j’en suis ravie. Mais le sujet de ce soir est néanmoins plus bucolique : je reviens sur l’extraordinaire balade d’hier matin, qui avait commencé par l’observation de milans au-dessus d’un parking (piqûre de rappel). Ce parking est celui du domaine de Certes, situé à cheval sur les commune d’Audenge et Lanton, sur le bassin d’Arcachon, dans le parc naturel des Landes de Gascogne. Des paysages sublimes, que ce soit côté domaine proprement dit ou côté bassin :

Aurélie de deux couleurs, et une énigme

La mer et ses poissons, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Aurélie est le joli petit nom d’une méduse presque totalement transparente. Elle est assez courante en Atlantique, surtout l’été. De son nom savant aurelia aurita, elle est actuellement visible sur les plages de Charente-Maritime :

Sur la même plage, et pas bien loin de l’aurélie ci-dessus, se trouvent de nombreuses méduses bleues (c’est leur nom), de la même famille que l’aurélie :

Jusque là, nous sommes dans du connu, du déjà vu. Mais il y a aussi une autre sorte d’animal faisant penser à une méduse bleue, un peu par sa forme et bien sûr par sa couleur, mais, en y regardant de plus près, on a l’impression qu’il y a deux animaux en un, comme deux physalies piégées dans un globe de gélatine :

Photos réalisées en Charente-Maritime en juin 2020

Liseron, mon ami

La mer et ses poissons, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Si on tape « liseron » dans un moteur de recherche, il nous est inévitablement suggéré de multiples manières pour s’en débarrasser, cette plante grimpante étant, à tort ou à raison, considérée comme une « mauvaise herbe ». Si on précise « liseron des dunes », le résultat est tout autre et la plante gagne en sympathie. Non pas parce-que sa fleur passe du blanc au rose en passant du jardin à la plage, mais parce-que le grimpant envahissant devient un rampant fixateur de dune. Deux plantes de la même famille, mais celle qui a de jolies fleurs de couleur rose détient le pouvoir quasi-magique de lutter contre l’érosion marine.

Des liserons des dunes sur une plage océane du Cap Ferret en mai 2020

Un océan confiné ?

Chronique du déconfinement, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

L’océan Atlantique, dans le golfe de Gascogne, bien souvent s’abat et cogne sur le sable, façon avion qui aurait oublié de sortir le train d’atterrissage avant d’effleurer le tarmac. L’océan, en Gironde, dans les Landes et ailleurs, fabrique de la vague et du rouleau à la chaîne, le fordisme au service du surf. Car le plaisir que procurent toutes ces vagues, aussi dangereuses soient-elles, ce sont d’abord les surfeurs qui en profitent. Surtout au printemps (le baigneur attend surtout que la température de l’eau se réchauffe).
Mais là, en cette toute fin de mai sur la presqu’île du Cap Ferret, il faut se rendre à l’évidence : l’océan reste timide, comme encore confiné, sage comme une image. Et le surfeur déconfit attend la vaguelette pour, quand même, tenter de se faire un petit peu plaisir, lui qui a tant milité pour la réouverture des plages dans ce fameux mode dynamique qui s’impose actuellement.

Des surfeurs attendent la vague sur une plage de Lège-Cap-Ferret, fin mai 2020

Le temps d’avant sur le port de La Barbotière

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Un temps d’avant de bien avant encore, un temps d’avant que covid n’avait même pas imaginé, un temps tellement lointain qu’il remonte au vingtième siècle, avant même les années 80. Autant dire une forme de préhistoire, d’une énigme temporelle lointaine. Du temps où, sur ce port de La Barbotière, à Gujan-Mestras, département de la Gironde, on pouvait acheter des huîtres en gros et au détail en appelant le 22 à Asnières 81 18.

Port de La Barbotière – Gujan-Mestras – Mai 2020

Balade de printemps sur les ports de Gujan

La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Les ports ostréicoles de Gujan se trouvent sur la commune de Gujan-Mestras, dans la partie sud du Bassin d’Arcachon :

Il s’agit d’une succession de cabanes ostréicoles de part et d’autre de chenaux perpendiculaires au Bassin, et donc totalement dépendants des marées :

Ce sont bien, d’abord et avant tout, des espaces de travail. On peut ainsi voir, devant certaines cabanes, les tuiles chaulées prêtes à recevoir les naissains d’huîtres :

Il se pourrait bien aussi que ce soit un lieu où l’on puisse prendre du bon temps :

Balade réalisée un matin de mai 2020

Punition collective à Damgan

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La ré-ouverture des plages est une nécessité, une évidence. Le respect des mesures barrières, la distanciation physique, l’humilité face à la nature (des oiseaux, comme les gravelots, nichent à même le sable), la plage dite « dynamique », ce n’est pas seulement faisable, c’est souhaitable, ça va de soi, et ce n’est pas bien compliqué à respecter pour que tous profitent de la plage et de l’océan.
Aujourd’hui, des plages qui venaient de rouvrir dans le Morbihan, referment au-moins jusqu’à lundi. Parmi ces plages se trouve celle de Damgan, que je connais assez bien. Un long ruban de sable, l’océan, les rochers découverts à marée basse, les palourdes et les crevettes. La vraie belle vie littorale.

Localisation de la plage de Damgan – Copie d’écran GoogleMaps

Sauf que, depuis la ré-ouverture des plages, des gens, très peu (5 % ?) font n’importe quoi et mettent en péril la sécurité sanitaire et la biodiversité. Les élus des différentes communes concernées (Damgan, Erdeven, Billiers, et peut-être d’autres) signalent des incivilités : ceux d’entre eux qui ont du rappeler les règles ont été insultés. Des barrières et des affichages ont été arrachés. Des chiens gambadent où bon semble à leurs maîtres. La plage dynamique devient statique, les 5% de crétins pourrissent la vie de tous les autres parce-qu’ils ne veulent surtout pas déroger à leurs petites habitudes, habitudes aujourd’hui potentiellement dangereuses. Je suis en colère, et surtout très triste pour tous ceux qui rêvaient de cette grande plage de Damgan pour marcher ou courir ce week-end, et qui auraient pu avoir le bonheur d’y aller parce-qu’ils habitent à moins de 100 km.

La plage de Damgan le 21 juillet 2016

Sources : Huffington Post, 20 Minutes et France Bleu Morbihan

Le Yersin dans le port de la Lune

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Un navire portant le nom du découvreur du bacille de la peste, accosté en pleine période d’épidémie, cela a quelque chose d’un peu troublant. Néanmoins Yersin il y a, au ponton Ariane du quai des Chartrons, à Bordeaux. Ce yacht d’exploration, pouvant même naviguer en zone polaire, est arrivé hier soir pour une petite toilette.

Le bateau est récent : il est sorti des chantiers Piriou de Concarneau en mai 2015 après trois ans de travaux, et a été livré à son propriétaire monégasque, François Fiat. En juillet 2017, il est parti pour un tour du monde de trois ans, sur les traces du prince Albert Ier de Monaco, considéré comme un des fondateurs de l’océanographie moderne.

Pour en savoir vraiment beaucoup plus :
– Vincent GROIZELEAU, « Le Yersin, navire de voyage et de recherche de François Fiat », Mer et Marine, 29 septembre 2014
– Sylvie ROUAT, « Le Yersin, le navire océanographique de la principauté de Monaco, a pris la mer », Sciences et Avenir, 7 avril 2017
– Gaëlle RICHARD, « Bordeaux : première escale technique pour le yacht d’exploration Yersin », Sud-Ouest, 18 mai 2020

Photos réalisées le 19 mai 2020 à Bordeaux

Le nécessaire retour à la mer

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La trop longue interdiction d’accès aux littoraux et aux forêts avait quelque chose de punitif et de contre-productif : je ne vois pas en quoi il était moins dangereux d’autoriser la foule à s’entasser dans les rues commerçantes plutôt qu’à s’éparpiller sur les côtes et dans les espaces naturels. La décision unanime des préfets, visant à autoriser l’accès à la mer, va donc dans le bon sens. Et ce bon sens, j’en ai profité hier matin, sur le Bassin d’Arcachon. Première image du retour à une certaine normalité :

Les cabanes tchanquées du Bassin d’Arcachon vues d’Andernos – 16 mai 2020

Je veux sortiiiiiiiir !

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Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès

Un autre 26 avril

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26 avril 2008 – Pointe du Cap Ferret

Comme hier, la photo qui illustre la note d’aujourd’hui est celle d’une époque révolue, mais pour une raison bien différente. Si le covid et le confinement empêchent tout accès aux plages actuellement, ce n’est que temporaire. Par contre, la plage de la pointe du Cap Ferret est totalement interdite d’accès définitivement et depuis plus d’un an, pour cause d’érosion. Et contre cela, le déconfinement ne pourra rien.
En revanche, la dune du Pilat, que l’on distingue en arrière-plan, sera à nouveau accessible un jour. Et j’ai hâte que ce jour arrive car c’est de là-haut que la vue sur le Bassin d’Arcachon est la plus belle, surtout quand, comme aujourd’hui, le temps devient orageux.

Un autre 23 avril

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23 avril 2011 – Grande plage de St-Trojan (île d’Oléron)

Il n’y a pas que les vacances dans la vie : il y a les week-ends aussi. Ce 23 avril-là, il y a neuf ans, était jour d’une balade classique, habituelle même du temps d’avant le grand confinement : la déambulation sur la grande plage de St-Trojan, dans le sud de l’île d’Oléron, de préférence à marée descendante car la plage est plus large. Et comme la mer se retire pour un temps, l’école de chars à voile emmène ses élèves sur le terrain de jeu, à la queue leu leu, tous attachés derrière le petit tracteur. Une image presque enfantine, même si ce sont bien des adultes qui s’essaient le plus souvent à ce sport.

La chansonnette ose le déconfinement : le Cap Horn

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Les Marins d’Iroise
Chanson des Cap Horniers