Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

14 juillet – 15 août : la France en vacances [23]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [20]

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14 juillet – 15 août : la France en vacances [15]

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Collection # 261

Sorgue transparente
L’Isle-sur-la-Sorgue, 24 août 2014

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Trace d’un séisme

La Provence est une des régions les plus sismiques de France métropolitaine. Le dernier tremblement de terre majeur y a eu lieu en 1909, il n’y a donc plus de témoin pouvant en parler aujourd’hui. Mais, il y a 103 ans, on faisait déjà des photos : cliquez ici pour voir ce qu’il est resté du village de Lambesc, épicentre du séisme.

De magnitude 6,2, il fut presque aussi fort que le bien plus récent séisme italien de L’Aquila. Il tua 46 personnes, en blessa des centaines d’autres, et, en ce soir du mois de juin 1909, fit des dégâts jusqu’à Aix-en-Provence, à une vingtaine de kilomètres. Si un même séisme avait lieu aujourd’hui au même endroit, il tuerait au-moins vingt fois plus de personnes, la densité de population ayant considérablement augmenté dans le sud-est de la France.
Ce séisme a laissé des traces encore bien nettes, notamment dans l’abbaye cistercienne de Sénanque, près du touristissime village de Gordes. La voûte de l’ancien dortoir des moines présente ainsi une aspérité manifestement non prévue lors de la construction initiale :

Exuvie

Ce qu’il y a de bien, avec les vacances, c’est qu’on apprend des choses nouvelles : le goût du currywurst à Berlin, celui du « vino de la casa » à Rome, et, quand on pense à autre chose que se remplir la panse, on enrichit son vocabulaire. De retour de quelques jours en Provence, je viens d’apprendre le mot « exuvie ». Il s’agit de l’enveloppe qui abrite la cigale entre le moment où elle sort de terre et celui où elle prend son envol afin d’assourdir tous les humains de passage (aucun insecte, à ma connaissance, n’est plus casse-tympan) et, accessoirement, de se reproduire. L’exuvie de la cigale ressemble à ça :

Une poche presque transparente ayant la forme de l’animal, mais largement trouée sur le dos : c’est par là qu’est sortie la bête, un peu façon « Alien ». Après ses cinq années en moyenne passées sous terre, la cigale se décide en effet à chanter tout un été. L’ultime année de sa vie se passe en plein air, et puis, après avoir pondu un nombre conséquent d’oeufs, la bête meurt dans un râle stupide, tuée par la morale de cette rabat-joie de fourmi.

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Collection # 75

Un village en Provence
Pernes-les-Fontaines (Vaucluse), octobre 2010



La Sorgue [4/4]

Fin de la balade sur les bords de la Sorgue, mais la rivière continue son cours au-delà de cette ultime étape des vacances, ses tentacules se rassemblant en aval avant de se jeter dans l’Ouvèze.
Nous voici donc dans la bien nommée Isle-sur-la-Sorgue, petite ville charmante qui vit essentiellement du tourisme et de la brocante, l’un alimentant l’autre et inversement. Le touriste est mi-exploité mi-chouchouté, un peu comme dans tous ces lieux qui savent vendre leur paysage. Le dîner en bord de Sorgue, voire sur une passerelle enjambant celle-ci, est très tendance (mais on mange nettement mieux en général dans les restos hors ruisseau). Du coup, les terrasses des bistrots et cantines s’approprient les trottoirs voire un peu plus, et, comme aucune municipalité à ce jour n’a été assez gonflée pour limiter, ou même interdire, la circulation automobile dans les rues les plus touristiques, le piéton lambda s’entraîne chaque jour à la corrida contre les véhicules divers mais toujours motorisés. C’est très désagréable.

Qui dit Sorgue dit énergie, donc roues pour alimenter diverses industries aujourd’hui disparus. Mais les roues, c’est joli, ça fait du frais en été, et ça amuse les canetons :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Grâce à la Sorgue, la ville ne manque jamais d’eau. Les habitants peuvent d’ailleurs l’utiliser pour arroser les jardins. Malgré la Sorgue, la ville n’est jamais inondée : la rivière est plutôt bonne fille. Domptée, canalisée, utilisée, mais rarement rebelle. Les filatures et papeteries ont toutes disparu, au profit d’un tourisme qui fait manifestement vivre son homme : le nombre de L’Islois (en deux mots !) a plus que doublé depuis la fin des années 1960. Par contre, et les habitants s’en plaignent, la culture est un domaine délaissé : pas de vrai cinéma, pas de théâtre, une bibliothèque de taille modeste et je ne suis pas sûre qu’elle soit municipale. Bref rien de ce que l’on peut attendre d’une commune de près de 20 000 habitants, à l’exception notable d’une bonne école de musique.

La Sorgue [3/4]

La Sorgue a suivi son petit bonhomme de chemin, à son rythme, c’est-à-dire à toute vibrure. Nous la retrouvons sur la commune de L’Isle-sur-la-Sorgue, à un endroit particulier : le Partage des Eaux.

A cet endroit bien précis, la rivière joyeuse se coupe en deux. Un bras à droite, un bras à gauche. Puis les bras eux-mêmes se divisent, et la rivière glisse une partie de ses tentacules dans la ville, l’autre partie dans la campagne. Le Partage des Eaux est donc un lieu stratégique, ce qu’ont bien compris les pêcheurs à la mouche. Si tout va bien, il y a des truites au dîner. Et, comme il se doit, là aussi une roue tourne, tourne, tourne …

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Ce lieu calme et reposant, moins envahi par les touristes qu’on pourrait le craindre (et les travaux de voirie devraient les éloigner pour de bon pendant quelques semaines encore), souffre pourtant d’un véritable drame, un des plus gros drames qui soient puisqu’il touche des enfants. Jusqu’à une date récente, une corde était attachée à un somptueux platane (photo ci-contre à gauche). Et, à l’été venu, les mômes du coin s’accrochaient à la corde et s’en servaient pour plonger dans l’onde fraîche (14°C aux plus chaudes heures de l’été). Des générations de drôles ont ainsi tâté de la Sorgue dans un schplaouf! de bonheur. Je connais d’ailleurs quelques témoins directs de ce plongeon, encore ému de tant d’éclaboussure et de rire. L’été dernier encore, la corde pendouillait, attendant le drôle voulant jouer à Tarzan ou à Fort Boyard. Au week-end dernier, je cherche la corde à jouer, et à la place il n’y avait plus que ça :

Pour qui pour quoi ce platane balèze, a priori en bonne santé, a-t-il subi un si funeste sort ? Et à quoi vont jouer les minots pendant l’été ? Un drame, vous dis-je …

La Sorgue [2/4]

La Sorgue dévale la pente façon torrent, avec plus de fougue encore au printemps qu’à l’été, mais jamais elle ne s’assèche et rarement sort de son lit : plus facile à vivre qu’elle n’en a l’air. Selon les aléas du relief et les aménagements successifs, elle bouillonne ou se pose, sa transparence nous laissant admirer ses reflets verts :

Une telle énergie ne laisse personne indifférent. La commune de Fontaine-de-Vaucluse lui doit son nom et sa fortune, et ce n’est pas d’aujourd’hui. Actuellement, c’est bien sûr le tourisme qui a pris la main, mais le torrent dément sert aussi de terrain de jeux pour sportifs aimant beaucoup l’eau, et pas seulement dans le pastis. Ce même terrain de jeu est aussi utilisé pour les entraînements de diverses activités de sauvetage : dans la petite vidéo muette, on voit ainsi un sauveteur du SDIS qui lutte tant bien que mal dans le courant. Plus tôt dans l’histoire, l’énergie débordante de la rivière a permis d’alimenter des roues à aube qui, ici, alimentaient une papeterie. Depuis les années 1950, cette activité est plutôt folklorique, mais les roues sont restées.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

La Sorgue [1/4]

L’image d’une Provence sèche, où chaque homme n’a de cesse de chercher une source et de ne rien en dire, façon Manon des Sources, est parfois battue en brèche. Il y a ainsi, entre Fontaine-de-Vaucluse et les abords de l’Ouvèze, une rivière un peu branque, limite hystérique au printemps, qui coule abondamment et un peu en tous sens, à la température quasi constante de 13 ou 14°C (degrés qui, dans cette région proche de Chateauneuf-du-Pape, désignent plus souvent une teneur alcoolique qu’une température). Cette foldingue qui jaillit de la montagne s’appelle La Sorgue, et elle fait le bonheur de la commune charmante de Fontaine-de-Vaucluse, qui peut ainsi, surfant sur la vague du tourisme de masse, amasser des pépettes en vendant à prix d’or des provençaleries made in China (ou pas). Que viennent voir nos touristes ? la résurgence de ladite Sorgue, résurgence mais pas “source”, bien trop difficile d’accès même pour des spéléologues aguerris ! Une rue piétonne monte ainsi doucement vers une extraordinaire falaise, bordée à droite par une Sorgue tantôt couleur menthe à l’eau tantôt couleur piscine, à gauche par l’alignement des étals des marchands du temple, façon grimpette au Mont-Saint-Michel (sauf que sur les bords de la Sorgue, on ne peut quand même pas acheter une tour eiffel en porte-clé, alors qu’au Mont-Saint-Michel, si !). Au bout de la piste, une mare : cette mare c’est la Sorgue, sage comme une image. En apparence. Selon les saisons, elle est plus ou moins haute. A gauche, la Sorgue en été, à droite la même au printemps :

Il s’agit de la plus importante résurgence de France et je crois même d’Europe, ce qui ne participe pas qu’un peu à la publicité du lieu. Le mystère de la source n’y est pas pour rien non plus : elle est tellement loin, tellement profonde, qu’elle reste inconnue à ce jour. A la fin du XIXe siècle, des plongeurs en scaphandre ont tenté une exploration de la chose, mais les moyens techniques n’ont pas permis d’aller une profondeur excédant une vingtaine de mètres. Jacques-Yves Cousteau lui-même a tenté l’aventure à deux reprises, pour atteindre au final une profondeur de 74 mètres. Mais l’eau venait encore de plus loin. A la fin des années 1980, c’est un robot qui a pris le relai : il a remonté le siphon sur plus de 300 mètres. D’après ce qu’en j’en ai compris, l’eau viendrait de plus loin encore.
Pour finir cette note, première d’une série consacrée à La Sorgue, voyons comment toute cette eau s’agite lorsqu’elle atteint presque son débit maximum. J’ai volontairement supprimé le son, trop assourdissant :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Collection # 45

Le marché du dimanche matin
L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), 25 avril 2010



Collection # 12

L’eau de la Sorgue
Photo pêchées à Fontaine-de-Vaucluse et à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)

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Le village qui descendit de la montagne

Oppède-le-Vieux (Vaucluse)

Village perché sur une falaise du Petit Luberon, Oppède fit partie des ces terres de guerre où les papes défendaient leur bout de gras et leurs lopins de vigne becs et ongles. 1791 : le comtat venaissin, alors possession pontificale depuis l’histoire des papes à Avignon, réclame son rattachement à la France révolutionnaire, trouvant que jouer à la liberté et à l’égalité c’était quand même plus poilant que la soumission au grand prêtre en chef, d’autant plus que celui-ci rackettait de l’impôt au-delà du raisonnable.

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Le village d’Oppède, qui voyait déjà sa forteresse se déglinguer, en profite pour transformer celle-ci en carrière de pierres. Air connu. La photo ci-dessus, prise du parking, montre en effet la ruine qu’est devenu le château. Le chemin qui y mène, pierreux au possible voire casse-margoulette, est un véritable petit bonheur pour les yeux.
A partir du XIXe siècle, trouvant le plancher des vaches plus facile à vivre que la colline des dahuts, les habitants d’Oppède s’installent dans la plaine, où ils reconstruisent maisons et bâtiments publics. Peu avant la Grande Guerre, la mairie migre à son tour, officialisant le déménagement de la commune. Le vieux village est ainsi abandonné : au XXe siècle, on veut du moderne, du pratique, de la route large et asphaltée, du chauffage central, du lino et du formica. Du vieux village, il ne reste que des pierres chaque saison un peu plus en vrac.
Et puis, le goût du vieux caillou étant mis à l’ordre du jour, on commence à restaurer les vieilles bâtisses. Actuellement les murs sont un à un remontés et on peut de nouveau visiter l’église, une collégiale au charme fou.

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Evidemment cela coûte des sous. Beaucoup de sous. La générosité publique s’organise, et des artistes se lancent dans l’histoire, offrant les bénéfices de leurs spectacles à la restauration de la collégiale. Certes, les trois loulous conviés cet été pour cette gentille opération ne me font pas rêver sur une patte (Michel Leeb et Michel Boujenah pour l’humour, mais depuis que Desproges est mort, je trouve qu’il y a comme un vide sur ce terrain-là ; Patriiiiiiiiick Bruel pour la belle gueule), mais on va pas cracher dans la soupe, surtout si elle permet de remettre au jour les superbes fresques polychromes de l’église.

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Marcher dans la couleur

Redim-2Sentier des ocres à Roussillon (Vaucluse)

Dans les années 80, les mômes des communes du coin venaient y faire du vélo, grand splaouch de biker débutant dans les pentes abruptes, tandis que d’autres, peut-être moins mômes, gravaient des cœurs avec des prénoms dans le sable orange : les carrières d’ocre de Roussillon n’étaient plus des carrières et pas encore un site touristique.
De nos jours, le parcours est balisé, aménagé et payant (prix abordable, qu’on ne regrette pas tant la balade est lumineuse). C’est une balade odorante dans la végétation provençale, avec Redim-3cigales associées en bruit de fond : une vraie carte postale, mais en mieux. C’est surtout une balade dans la couleur, du blanc légèrement cassé à l’orange foncé.
Au début du sentier, on se croirait en plein désert, ça cogne dur au moins d’aôut, l’ocre est foncée, brûlante. On se croirait aussi au bord d’un de ces canyons des paysages de l’ouest étatsunien.
Puis la balade en sous-bois commence (d’un strict point de vue thermique, on apprécie) : tout a la couleur de l’ocre, ou plutôt des ocres. Les troncs, les branches basses, les buissons, les chaussures et les pantalons. Tout. A chaque virage une nouvelle nuance, un nouveau relief. C’est magique.

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Redim-1Ces ocres n’ont pas toujours attiré le regard. Je ne parle pas du tourisme, mais de l’industrie. Le premier à extraire ces sables dorés et à les transformer en pigments fut monsieur Jean Etienne Astier qui, à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, récupéra un ancien moulin à huile pour mener à bien sa petite entreprise. Au grand dam des habitants, qui voient alors d’un mauvais œil ce marchand de couleurs qui balance ses sables partout, fait entrer la poussière colorée dans les maisons dès que le vent se lève, et en plus à tout les coups ça pique le nez et les yeux. L’activité a cessé au milieu du XXe siècle, mais le village en a gardé les couleurs chaudes et la manne touristique …

Redim-5—> A cliquer :

Ça, c’est du commerce !

Premier jour de nos vacances en Provence, ou plutôt premier soir. On manque de pain. Direction la boulangerie-pâtisserie la plus proche. Du monde plein la boutique, 100% de touristes. Il reste pas mal de gâteaux dans les rayons, mais peu de pain (trois baguettes sans sel, deux baguettes normales planquées dans un coin, et deux ou trois autres babioles qui n’ont pas marquées ma mémoire).
La vendeuse, dépassée par cet afflux massif de boulotteurs de sucre et de farine, appelle sa collègue à la rescousse, sans pour autant accélérer le mouvement dans son service aux clients, et surtout en tirant une tronche de douze mètres de long :
— Cindy ! Cindyyyyyyy ! Viens au magasin, y’a du monde !
Cindy descend l’escalier menant à la boutique, on entend bien le bruit de la tong sur le carrelage, la jeune femme se dépêche, mue par cette conscience professionnelle qui caractérise les employés dociles. Ce qui provoque cette magnifique réaction chez la vendeuse n°1 :
— Pas la peine de courrir, y’a plus rien à vendre !

A cliquer :

Les vacances sont finies (snif !)

Cinq jours pour se mettre au frais : 37°C annoncés à Bordeaux, autant se planquer là où la température descend, dans la journée, jusqu’à 32°C. Fraicheur, vous dis-je.
Cinq jours, c’est court, mais on a bien profité. On a pris de la hauteur :

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On a traversé un désert :

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On a étanché notre soif :

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On a refusé la plage bondée, mais on a mangé « couleur locale », fait plein de photos comme les autres touristes, regardé pousser les cailloux, escaladé des ruines, pris des routes très dangereuses :

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Et finalement nous sommes rentrés au bercail, bien heureux de retrouver notre petite maison dans la prairie, même que la clématite a fait une nouvelle fleur. C’est pas beau, ça ?