Les rondeurs de l’été

L’été n’a plus, officiellement, qu’une semaine à vivre et, climatiquement, il est déjà mort. C’est donc pile le moment de se payer la traditionnelle séquence nostalgie : à quoi ressembla donc cet été 2015 ? et bien il fut rond, circulaire, tournant. La preuve en images.
Première séquence : la tour qui domine Palavas-les-Flots. On peut grimper tout en haut, y boire un coup en regardant la plage. Au loin, on voit la Grande-Motte, il parait qu’il y a des gens qui aiment. Et en plus, la nuit, la tour s’éclaire et change de couleurs :

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Il y eut aussi, mais c’est presque tricher, un cercle inachevé. C’est un drôle de bâti sur l’Hérault, plus précisément sur un barrage. Il y a de l’hydroélectricité dans le coin, et donc cette cahute en forme de bergerie :

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Rapprochons nous de l’Aquitaine, sans toutefois en franchir la frontière : nous voici dans le Tarn-et-Garonne, plus exactement à Valence d’Agen. La petite ville elle-même ne mérite pas le détour architectural auquel on pourrait s’attendre dans cette région, mais on y voit néanmoins un superbe lavoir circulaire :

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À deux pas de Valence d’Agen : Auvillar. Alors là, attention les yeux, ça dépote ! Ce village-là ne vaut pas le détour, il vaut carrément le voyage, et pas seulement pour son ancienne halle aux grains, circulaire elle aussi :

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Photos : fin août et début septembre 2015

Collection # 314

L’autre Verdun
Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne), septembre 2015

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Un été en 19 photos

Un été assez classique, avec des fêtes, des amis, la famille, de la bonne humeur, et la mer bien sûr. Mais pas que.
Un été qui a commencé mi-juillet sur l’île d’Oléron, avec pêche à la palourde. Puis il y eut le Voyage à Nantes, son piaf qui pionce, un peu de street art et notre pote l’éléphant. Bien sûr la plage de Damgan, avec sa méduse façon goutte d’eau et un orage pour finir, ça fait du bien quand il fait si chaud. Puis Nantes à nouveau, et ces types qui avaient mis dans l’Erdre leurs bouteilles à rafraichir, à deux pas de la ferme de l’école vétérinaire.
Bordeaux aussi, au milieu, entrelardant largement les virées provinciales, avec un coucou rituel au camarade Bélem. Andernos et Arès, forcément, pour voir des champignons façon fraises tagada écrasées, et l’envol des cygnes.
Toujours sur Bordeaux, la réserve du Marais de Bruges, avec son sanglier (trop rapide pour la photo), sa cigogne et surtout la toilette du martin-pêcheur. Mais aussi, à Bordeaux donc, la laideur des nouvelles constructions de Bacalan et la promesse d’un avenir encore pire.
Au final, l’incontournable et sublime cloître de Moissac, une virée sur le Causse Noir et sous la pluie, des jeunes truites qui nagent dans la Sorgue, quelque part en Provence.
Retour sur Bordeaux, une tortue étale ses grosses pattes au soleil. Demain soir, c’est week-end.

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Collection # 260

Chapiteaux romans
Moissac (Tarn-et-Garonne), août 2014

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Le pont-canal de Moissac

carte screenshot_02.jpgLe canal latéral à la Garonne, qui relie Castets-en-Dorthe (sud de la Gironde) à Toulouse, franchit à sept reprises les cours d’eau en empruntant des ponts : les ponts-canal (ou ponts-canaux, on trouve les deux orthographes). Le plus grand de ces ponts-canal est celui d’Agen. Il y en aussi un sur la Baïse, et puis celui qui nous intéresse aujourd’hui, sur le Tarn, à Moissac.
Moissac est une petite ville du Tarn-et-Garonne dans laquelle circulent deux voies d’eau : le canal en centre-ville … :

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… et le Tarn qui la longe, bien large car tout près de sa confluence avec la Garonne :

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Dès que l’on quitte légèrement le centre-ville, le canal devient un cours d’eau ombragé par les platanes, tranquille, aujourd’hui uniquement utilisé par le tourisme fluvial :

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Au moment de franchir le large Tarn, le canal emprunte un pont de briques datant du milieu du XIXe siècle, long de 356 mètres. Le canal est alors profond de 2,7 mètres :

moissac P1460542.JPGDe part et d’autre du canal proprement dit existe un ancien chemin de halage, aujourd’hui prisé des cyclistes :

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C’est un pont robuste, très costaud même : lors de la monstrueuse crue de 1930, il a résisté à la poussée des eaux, alors que son voisin le pont de chemin de fer a cédé, coupant pour longtemps la ligne Bordeaux-Toulouse. Le pont-canal a alors été temporairement vidangé, des rails ont été installés, et les trains ont emprunté cette voie jusqu’à ce que le pont ferroviaire soit remis d’aplomb.

à cliquer :

photos : Moissac, 21 août 2014

carte : GoogleEarth