L’écureuil et la malbouffe

P1010648Décrit comme « omnivore opportuniste » par le Museum d’Histoire Naturelle, l’écureuil roux est effectivement capable de manger de tout, surtout que cette activité occupe entre la moitié et presque la totalité de son activité selon les saisons.
Nous avons vu récemment (piqûre de rappel) qu’il pouvait apprécier les pommes en plus des traditionnels fruits à coques que nous avons l’habitude de le voir (et de l’entendre !) grignoter. Parmi les fruits, il apprécie aussi les cerises et tous les fruits à pulpe en général. Il se régale aussi de fleurs et de jeunes pousses d’arbres. De manière plus exceptionnelle, il peut apprécier des insectes ou des escargots.
Dans les parcs et jardins, comme ici dans le jardin Massey à Tarbes, il ne dédaigne pas les restes oubliés par les humains. Il peut ainsi se régaler d’un fond de pot de glace, de la bonne tambouille industrielle qui semble tellement lui plaire qu’il en a même attaqué l’emballage !

P1010647

Photos : Tarbes, avril 2016

Le jardin Massey en avril

Découverte du jardin Massey (Tarbes) au printemps. Entre deux branches, au loin, on aperçoit la neige sur les Pyrénées :

jardinP1010590.jpg

En dehors de cet aspect lointainement hivernal, c’est bien le printemps. Les jeunes paons encore adolescents tentent de draguer comme les grands :

jardinP1010603.jpg

Les tortues de Floride prennent le soleil. Les oies et les canards divers et variés se courent après voire se volent dans les plumes, mais aussi nagent tranquillement sur la mare, comme ici ce tadorne de Belon :

jardinP1010628.jpg

Et pourtant, il se trame quelque chose de pas bien rigolo dans ce jardin. A divers endroits, on peut voir ce genre de cage :

jardinP1010665.jpg

D’ici à lundi prochain, toute la volaille domestique devra être embastillée pour quatre semaines, grippe aviaire oblige. Par mesure de précaution, les paons, les canards (sauf le colvert) et les oies devront être tenus à l’écart des oiseaux sauvages (pour en savoir plus sur ces mesures de confinement, cliquez ici). Ce sera alors la belle vie pour le pigeon et la poule d’eau, mais aussi pour le merle, le rouge-gorge, le moineau, la bergeronnette … :

jardinP1010664.jpg

… et le geai :

jardinP1010684.jpg

Et puis, s’il n’y a plus assez d’oiseaux à regarder, on pourra toujours se rabattre sur les écureuils :

jardinP1010692.jpg

Photos : Tarbes, avril 2016

Un cloître en désordre

L’histoire se déroule dans le département des Hautes-Pyrénées et commence au XVIe siècle, au beau milieu des guerres de religion : l’abbaye des Carmes de Trie-sur-Baïse est ruinée et de nombreux chapiteaux de son cloître se retrouvent dans un monastère de St-Sever-de-Rustan, minuscule village de la région comptant à peine plus de 150 habitants aujourd’hui.
À la fin du XIXe siècle, l’abbaye de St-Sever-de-Rustan n’est plus en mesure d’entretenir la totalité de ses bâtiments : le cloître est mis en vente et il est prévu qu’il soit démonté pour prendre la direction des Etats-Unis, avec donc les chapiteaux de Trie-sur-Baïse. Au final, c’est la ville de Tarbes qui achète le cloître, et l’installe dans le Jardin Massey, sans en respecter le plan d’origine.

Photos : Tarbes, juillet 2015

Jouons à « paon perché »

Vous connaissez les règles du « chat perché » ? et bien pour le « paon perché », c’est la même chose, sauf que quand le joueur est touché, on ne dit pas « c’est toi le chat », mais « pan ! t’es paon! ». C’est tout de suite plus direct.
Avant de commencer la partie, le paon chargé de charger les autres afin de les paoner prend quelques forces dans le ruisseau le plus proche :

paon P1510916.jpg

Et top, c’est parti, d’un cri « léon » audible à deux kilomètres à la ronde (seule l’ânesse pensionnaire du même parc peut concurrencer le paon en termes de décibels). Les paons présents ne voulant pas être faits bêtement paon d’un pan vengeur, se perchent du mieux qu’ils peuvent :

paon P1510898.jpg

Mais à « paon perché », il faut monter encore plus haut qu’à « chat perché ». Alors ça vole comme ça peut, pas facile avec une robe de mariée kitsch sur le dos, mais tous les paons sont sauvés :

paon P1510899.jpg

Le paon de départ reste paon, pan c’est bête. Demain peut-être …

Photos prises dans le sublime Jardin Massey, à Tarbes, aujourd’hui même