Collection # 417

Des bateaux partout
Stockholm, juillet 2017

Publicités

Collection # 415

BRUNNSVIKEN
Lac proche de l’université de Stockholm, juillet 2017

Stadshuset

Le suédois, c’est facile : « stad » c’est la ville, « huset » la maison (comme le « house » britannique), donc Stadshuset, c’est l’hôtel de ville. Je le dis tout net, ce n’est pas le bâtiment que j’ai préféré à Stockholm : un peu lourd, un peu trop « c’est moi le plus grand, nananère », bref limite pompeux (huit millions de briques rouges ont été nécessaires à son édification). Néanmoins, la bâtisse plantée sur les berges du lac Mälaren mérite quand même le détour, ne serait-ce que pour des raisons symboliques : c’est là que, chaque année, a lieu le banquet faisant suite à la remise des prix Nobel (sauf celui de la paix, décentralisé en Norvège). C’est un bâtiment relativement récent eu égard à la longue histoire de la ville : il a été achevé en 1923.

Photos réalisées en juillet 2017

Ma chère huître

IMG_2080Une huître à 3 € pièce ! le prix, chez moi à Bordeaux, de la demie douzaine ! 28 couronnes suédoises, c’est bien ça : 3 euros, et pour de la vulgaire normande encore (il faut compter au moins O,50 € de plus pour la meilleure de la bande, la Marennes-Oléron).
Mazette, fichtre et diantre, ce n’est point donné. Il faut dire que, pour être dégustée en terre suédoise, l’huître a voyagé : 90 % des huîtres européennes étant produites en France, celles qui sont gloutonnées ailleurs sont presque à coup sûr des produits d’importation. Et puis, serait-ce raisonnable de tenter l’ostréiculture dans cette pauvre Baltique, peu salée, peu profonde, et surtout odieusement polluée ?

Photo prise dans un resto de Stockholm en juillet 2017 où, toute proportion gardée, le homard était nettement moins cher

Une autre grive

P1140915À la maison, c’est-à-dire à Bordeaux, nous avons la grive musicienne et, dans une moindre mesure, la grive draine. J’avoue, je confonds un peu les deux.
Dès le premier jour à Stockholm, un oiseau de format « grive » a attiré mon attention, mais ce n’était pas comme à la maison : une manière un peu différente de se tenir, une tête chapeautée de gris. C’était diffus et confus, mais c’était quoi ? une grive assurément, mais laquelle ?
Il s’agit de la grive litorne, qui niche (et donc se reproduit) en Scandinavie puis hiverne un peu plus au sud, notamment en France. Cette grive-là apprécie les zones humides : à Stockholm, où un tiers de la ville est composée d’eau, elle est servie !

P1140544

Photos prises à Stockholm en juillet 2017
Source : oiseaux.net

Il ne fait pas la tête, …

P1140201… c’est son bec qui donne au fuligule morillon l’impression qu’il tire la tronche, voire qu’il fait la g… . Mais ce canard-là n’est pas plus asocial que les autres anatidés (« anatidé » désignant la très grande famille des canards, oies, cygnes, …), voire moins : son nid peut être proche de celui des mouettes ou des sternes.
On le voit facilement en Scandinavie en été, y compris dans les parcs et jardins urbains dès lors qu’il y a de l’eau (d’où sa forte présence à Stockholm) : c’est là qu’il compte fleurette à madame (une madame différente chaque année), et qu’ensemble ils font des petits (jusqu’à 11 œufs, pondus en général à la fin du mois de mai). Lorsque les frimas se précisent, les fuligules mettent cap au sud : beaucoup d’entre eux hivernent en France, mais les plus téméraires tentent l’aventure jusqu’en Afrique.

P1140975

Source : oiseaux.net
Photos prises à Stockholm en juillet 2017