Echos locaux (mercredi 9 mars 2016)

  • Un titre dans le Maine Libre : « Ils veulent composer un train de financiers de 200 mètres ». Avec mon esprit peu éveillé, j’ai pensé à la finance, quelque chose de pas bien rigolo (quoique …), du style banquiers à la queue leu leu. Idiot, j’en conviens. Il s’agit en fait de la pâtisserie aux amandes, le financier, qui est si bon quand il est bien fait. Et donc, des pâtissiers et des cuisiniers se sont lancés le défi de réaliser 200 mètres de financiers qui se mangent (et non de financiers qui comptent), pour un festival ayant lieu dans la Sarthe les 2 et 3 avril.
  • La mer déchainée, les fortes marées … Ça doit être beau du côté de St-Malo. A lire et surtout à voir dans Le Pays Malouin.
  • BordeauxDes loups en cavale : dans la nuit de lundi à mardi, les portes du parc des loups du Gévaudan, en Lozère, ont été fracturées. Des loups en ont profité pour s’échapper, mais on ignore exactement combien (c’est un parc de 20 hectares, pas la cage d’un zoo), sans doute pas plus de six. Le Midi Libre rapporte que deux d’entre eux ont été retrouvés.

Photo : Bordeaux, mars 2013

9 jours 3 heures 14 minutes 47 secondes

Certes, le record de 7 jours et des breloques, datant de la précédente route du Rhum, n’est pas battu. Mais Franck CAMMAS a fait un parcours impressionnant, en tête tout le temps sauf dans les premières heures qui ont suivi le départ de Saint-Malo. Accueilli au son de « Vas-y Francky c’est bon bon bon » par des Gadeloupéens enthousiastes, CAMMAS a mis pied à terre.

Ce que je retiens aussi de cette course, c’est le bateau, impressionnant par sa taille (trop large pour passer les écluses du port de Saint-Malo) et ingénieux façon concours Lépine, avec ce vélo d’appartement fixé sur la coque pour permettre au marin de manier les voiles. Un mat très très haut bien sûr, très large, même sans voile, ça avance. D’où des pointes de vitesse supérieures à 25 nœuds à de multiples reprises. Jolie course, vraiment.

—> A cliquer : le compte-rendu de l’arrivée de Franck CAMMAS sur le site officiel de la Route du Rhum.

—> Illustrations : le bateau de Franck CAMMAS avant le départ, dans le port de Saint-Malo puis devant Dinard, le 30 octobre 2010.

Le gros bateau qui fabrique les petits bâtons

Samedi dernier, Saint-Malo, bateaux du Rhum et bain de foule sous un ciel bleu à rendre jaloux la Méditerranée. Au bout d’un quai, un énorme chalutier :

Il s’agit du Joseph Roty II, armé par la Compagnie des Pêches de Saint-Malo. Un bateau-usine de 90 mètres de long, sur lequel travaillent 59 marins. Les campagnes de pêche durent cinq semaines, ont lieu d’octobre à juin, et se déroulent à l’ouest du Royaume-Uni et du côté des îles Féroës.  Le matériel ultra-sophistiqué embarqué à bord permet à ce monstre de ne pêcher qu’une seule espèce de poisson dont on ne fabrique qu’un seul produit : le merlan bleu dont on fait le surimi. C’est le seul bateau européen qui réalise la mise en filets de ce poisson puis sa réduction en pâte à surimi directement à bord, après l’avoir sorti de l’eau via d’immenses chaluts, hissés à bord par cette énorme béance à l’arrière du navire :

Plus de 10 000 tonnes de merlan bleu sont pêchées chaque année par ce bateau, à des profondeurs oscillant entre 300 et 600 mètres. Tous les poissons sont un peu plus grand que la taille minimum autorisée, la Compagnie des Pêches de Saint-Malo proposant au final un produit dont 73% des ingrédients sont bio (j’ignorais que cela existait pour le surimi, on en apprend tous les jours : il est peut-être meilleur que l’ordinaire, mais il est aussi 50% plus cher). Ce poisson est bien sûr soumis à des quotas de pêche. Pour l’année 2008, la France était ainsi autorisée à en pêcher un peu plus de 19 000 tonnes (on voit tout de suite que le Joseph Roty II se place ici en tête de la flotte !), soit deux fois moins que le Royaume-Uni ou le Danemark. Il faut néanmoins être vigilant sur le stock : la surpêche n’est pas exclue.
Le surimi est donc, contrairement à ce que l’on entend parfois, un vrai poisson transformé (le merlan bleu, dont les filets sont trop petits pour être commercialisés tels quels), selon une très vieille recette nippone : pas de déchets ou de poissons bas de gamme là-dedans. Cela ne change rien au goût, que je trouve fade et sans intérêt, mais ce n’est pas le sujet.

—> A cliquer :

What’s new ? [lundi 1er novembre 2010, 16 h 30]

  • Alors que la flotte s’est élancée de St-Malo vers les Antilles depuis à peine plus d’une journée, un peloton de tête semble se dessiner. Pour l’heure, c’est Thomas COVILLE sur son trimaran sponsorisé par Sodebo (photo ci-contre) qui est en tête, mais talonné de très près par Oman Air Majan skippé par Sidney GAVIGNET, qui a choisi un route nettement plus septentrionale, tandis que le marin qui avait du faire demi-tour pour problèmes techniques a pu reprendre la course : Thomas Coville toujours en tête, Singelin est reparti (Ouest-France, qui remercie les skippers d’avoir offert hier un si joli départ : image de la une ci-dessous).

Derniers préparatifs

Saint-Malo aujourd’hui, veille du départ de la Route du Rhum. 85 bateaux, ce qui ne s’était, je crois, jamais vu auparavant. Une bonne dizaine de plus que lors de la précédente édition, près du double d’il y a 20 ans, lorsque, pour la première fois, je suis allée voir ces bateaux-là. C’était l’année de la si belle victoire de Florence Arthaud.
85 bateaux donc pour l’édition 2010, avec des multicoques géants (dont l’énorme Groupama, trop large pour passer les écluses et entrer dans le port avec les copains), mais surtout de plus en plus de monocoques :

Le Rhum la veille du départ, c’est d’abord un bain de foule. La photo ci-dessous a été prise en fin de matinée, je n’ose pas imaginer à quoi a pu ressembler l’après-midi :

Le Rhum la veille du départ, ce sont surtout les derniers préparatifs sur les bateaux. Derniers réglages pour que le type (ou la nénette) seul(e) à bord arrive à bon port :

Petit tour dans le mât, façon contrôle technique :

Grand lavage pour être tout beau tout propre :

Et pas question de salir le parquet après le ménage, on met les chaussons :

Et surtout accrochage d’un pavillon pour ne pas oublier les otages de France-Télévision, retenus par leurs geôliers depuis plus de 300 jours. Stéphane et Hervé, on pense à vous :