Le chocolat, c’est bon pour la santé

chocolat en pharmacieCeci n’est point un scoop : dès lors que la divine tablette ne comporte que du vrai cacao et du vrai beurre de cacao, le chocolat est une merveille pour les papilles, le moral et la teneur en magnésium de tout organisme se souciant de son bilan sanguin.
A tel point, et alors que les préoccupations sanitaires n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, à tel point disais-je qu’il fut un temps ou le chocolat était vendu en pharmacie. Pas pour autant remboursé par la sécu : celle-ci n’existait pas. Il y avait ainsi, au tout début du XXe siècle, un fabricant bordelais qui dealait ses chocolat comme n’importe quelle autre potion dans les pharmacies (affiche ci-contre). La maison Roudel et Genestout distribuait en officines des chocolats pour les enfants (3,20 F le kg) et pour les grands, ainsi que des chocolats dits « médicinaux », aux vertus purgatives et / ou vermifuges, selon les documents publiés en 1992 par la Revue d’histoire de la pharmacie.
chocolat à la viande cruePlus cocasses sont les chocolats des Trappistines de Lyon, qui, à la fin du XIXe siècle, faisaient entrer de la viande crue dans leur chocolat : c’était le beef chocolat. Que l’on ne s’inquiète pas pour les éventuels risques sanitaires : la viande était stérilisée. Que l’on ne s’inquiète pas davantage pour le goût : la publicité affirme (affiche ci-contre) qu’on ne peut repérer aucun arrière-goût de viande. Bien la peine de se casser la nénette à en mettre !

Street art [9]

Street art [3]

Cliché urbain [17]

LYON
Hiver 2007

 

Collection # 86

Balade dans le vieux Lyon
18 février 2011



Etienne me fait penser à Bernar

Vendredi dernier à Lyon, sur la colline de Fourvières, je tombe sur cinq œuvres métalliques qui me rappellent quelque chose, des formes déjà vues ailleurs. Bon sang mais c’est bien sûr, on dirait du Bernar VENET, dont j’ai vu pour la première fois des œuvres à Bordeaux à l’été 2007 (photo de gauche), puis dans la cour du musée des Abattoirs à Toulouse en février 2010 (photo de droite) :

Je m’approche des œuvres lyonnaises ; ça ressemble, mais c’est pas du Venet, il y a des courbes mais pas que, il y a aussi des lames verticales, quelque chose aussi qui rappelle « les millefeuilles pâtissiers » (Marie-Anne Lorgé) ou les vieux radiateurs en fonte :

Il s’agit de sculptures d’Etienne VIARD, dont un des points communs avec VENET est d’être né en Provence, mais quelques années après lui, alors que ce dernier commençait déjà sa carrière d’artiste. J’ignore si l’un a influencé l’autre, mais il est clair que les deux œuvres se répondent.

Antoine, Bertrand, Fredéric et les autres

Un magnifique trompe-l’oeil à deux pas de la Saône, qui recouvre tout un immeuble, et dont le titre est « La fresque des Lyonnais ». Sur cet immense tableau, on peut voir une trentaine de personnages nés à Lyon ou qui y ont vécu, pour la plupart personnages historiques, mais il y a aussi, au niveau de la rue ou du premier étage, des gens d’aujourd’hui (la fresque a été réalisée au milieu des années 1990).
Tout ce petit monde se mélange et se côtoie, on voit ainsi à quelques mètres l’un de l’autre l’abbé Pierre et l’ancien dirigeant de l’OL,  Bernard Lacombe :

L’industrie de la ville est mise à l’honneur, avec Jospeh-Marie Jacquard, inventeur du métier à tisser qui porte son nom, ainsi que les frère Lumière, pères du cinématographe :

Le cinéma n’a pas marqué Lyon que par la technique mise en place, mais bien davantage encore par le talent de réalisateur de Bertrand Tavernier :

Le monde des « gens-de-lettres » a aussi sa place avec Antoine de Saint-Exupéry et son Petit Prince, mais aussi Bernard Pivot sortant d’une librairie :

Tout ceci serait bien incomplet si on omettait le côté gourmand de la ville, avec Paul Bocuse à la porte de son resto (ci-contre à gauche), tandis que Frédéric Dard, un de ses San Antonio à la main, sirote un verre de rouge avec une réelle malice dans le regard (ci-contre à droite).

A cela s’ajoutent enfin tous ceux que je n’ai pas photographiés (ou que je n’ai pas montrés ici) comme le créateur de Guignol, des personnages de l’Antiquité, des scientifiques comme Ampère ou Jussieu, etc.

—> A cliquer : une page web consacrée à la Fresque des Lyonnais, ainsi que la notice Wikipédia dressant la liste des personnages représentés sur cette fresque.

Balade réalisée le 18 février 2011

What’s new ? [jeudi 4 mars 2010, 16 h 45]

What’s new ? [mardi 13 octobre 2009, 18 h 20]

  • Les pays dont le sous-sol regorge de matières premières ne s’enrichissent pas forcément, bien au contraire : la malédiction du pétrole (Slate, qui devrait apprendre au passage qu’on ne dit plus « pays sous-développé » depuis belle-lurette, mais « pays en développement »).
  • On peut vraiment organiser des compétitions internationales de n’importe quoi : la Coupe du monde de danse moche vient d’être remportée par une équipe de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La France, c’était pas mal non plus (4 vidéos dans Libé, dont celle de l’équipe afghane).
  • Redim-0Une fois n’est pas coutume (quoique …), je ne puise pas l’info dans l’article d’un site de presse ou d’un site web spécialisé dans les news, mais je place là un lien vers un site, ce dernier étant hallucinant : Lyon 2024. Un collectif a ainsi imaginé ce que serait la ville dans moins de 15 ans, et le résultat est très très sombre. Baladez-vous (onglets, ou liens, je ne sais pas trop, mais en tout cas ça se clique en bas de page) entre les photos, les vidéos et le blog. Images d’une grande qualité, c’est saisissant et glaçant.

—> Illustration : une photo prise à Lyon en 2007, bidouillée avec PhotoshopElements.