Carte postale [12]

Oloron ste Marie avr 99

Oloron-Sainte-Marie, avril 1999

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Dois-je en conclure …

… que La République des Pyrénées est favorable à l’abaissement des limitations de vitesse ? La mise en page du site web, consulté il y a moins d’une minute, semble manquer légèrement de tact :

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Le tandem

Voici deux libellules normales, contemporaines, du XXIe siècle. J’insiste sur la date car, il y a 300 millions d’années, ces petites bêtes mesuraient quand même 70 cm d’envergure ! Les feuilles et les brindilles devaient être sacrément solides ! Je pense à cette dimension folle car une libellule est entrée dans mon bureau hier. Tu imagines, la même en 10 à 15 fois plus large ? Mais je m’égare.
Voici donc, disais-je, deux libellules. Madame est à gauche, sur la brindille la plus haute. Monsieur est à droite, il porte un smoking bleu et noir, tandis que sa dulcinée porte une robe en lamé. C’est d’un chic, vous ne trouvez pas ?

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Ces deux-là ne se connaissent pas. Ils n’ont ni pris un verre au bar du coin ni même fait connaissance. Mais monsieur pense que la bébête est une madame. Qu’une madame ça porte des œufs qui font des petits. Dans ce genre de situation, il n’y a que la génétique qui parle. Il arrive parfois que monsieur prenne un autre monsieur pour une madame. Ou choisisse une autre espèce de libellule que la sienne. La nature se moque de la morale des bêtes à bondieu.
Je reviens à mon couple de libellules : les hormones tiennent le devant de la scène, sans aucun sentiment. Aucune attention. Aucune délicatesse. Rien d’autre qu’une franche empoignade : monsieur saisit madame par la tête. Non pas une caresse sur la nuque ou un bisou dans le cou, non : il la chope par la tête, franchement et brutalement. C’est ce qu’on appelle la position du « tandem » :

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A fréquence régulière, le corps de madame se hisse vers celui de monsieur afin de lui pomper le sperme. L’opération dure une dizaine de minutes, puis monsieur et madame repartent chacun vers de nouvelles aventures.

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Photos : Pau, 30 août 2013

à cliquer :

De la « maison des bains » au « pavillon des arts »

A première vue, la grande terrasse située sur le boulevard des Pyrénées, à Pau, n’est là que pour faire joli et n’a été aménagée que pour permettre aux dames et aux messieurs de l’ancien temps de parader gracieusement, Pau étant devenue, au XIXe siècle, un haut-lieu de villégiature.

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Si on y regarde d’un peu plus près (donc si on prend du recul et si on se penche !), on remarque que cette esplanade est en fait le toit d’une grande maison, devenue récemment un lieu d’exposition, mis en valeur par la ville de Pau (les travaux de rénovation sont achevés depuis à peu près un an) : le Pavillon des Arts, qui a été inauguré en décembre 2012.

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L’histoire de cette bâtisse est bien sûr plus ancienne. Elle remonte au premier tiers du XIXe siècle, lorsqu’il fut décidé, à cet emplacement fort pentu, de construire un établissement de bains-douches : la Maison des Bains. Cet établissement, privé à l’origine, est racheté par la ville en 1884.
Il devient alors un lieu festif, abritant même un casino, et nommé « Pavillon du Midi ». Cet aménagement s’inscrit dans ceux, plus ambitieux, de l’ingénieur ALPHAND, qui, à Pau, a créé le Boulevard des Pyrénées. On lui doit aussi, cette fois à Paris, l’aménagement du parc Monceau et du jardin des Champs-Elysées, entre autres.

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En 1907, l’ingénieur CARLIER, ajoute au bâtiment des balcons et arcades de béton armé, matériau encore peu usité à l’époque. C’est ainsi que cette maison prend à peu de chose près l’allure que nous lui connaissons aujourd’hui.
La galerie est aujourd’hui ouverte au public, et on peut actuellement y voir une expo consacrée au patrimoine palois. Les travaux de rénovation ont aussi permis la mise en valeur de la rotonde du funiculaire, qui jouxte la maison.

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pauà cliquer :

Collection # 170

Château de Pau
Novembre 2012