Collection # 324

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va

Paris sera toujours Paris

paris

Un titre ? mais quel titre ?

Le monde tel qu'il va

Il faudrait donner un titre à cette note, mais lequel ? pas envie des jeux de mots à deux balles, c’est pas le moment. Pas envie des slogans à la mords-moi le ouin-ouin : non je ne prierais pas pour Paris. Du bondieu, pour quoi faire ? je ne vais pas subitement tomber dans cette mare-là. Et puis les terroristes revendiquent leurs actes au nom dudit bondieu, alors non.
Je suis sincèrement et profondément solidaires de tous les gens qui, hier, à Paris ont vécu l’horreur. Solidaire, pas en prière. Et puis un peu égoïste aussi : quand j’ai appris la nouvelle, sur Inter sur le coup de six heures, j’ai mentalement compté mes Parisiens personnels, membres de la famille ou amis. Oui c’est à eux, à ceux qui me sont personnellement très chers, que j’ai pensé en premier, sachant les uns en sécurité en province (c’est le week-end), nettement plus inquiète pour les autres.
Pour une fois, et c’est bien rare, je remercie Facebook qui a mis en place un petit zigouigoui tout bête permettant aux personnes concernées d’indiquer qu’elles sont en sécurité. Et j’avoue être désormais rassurée : a priori, mes Parisiens personnels vont bien. Cela n’empêche pas de penser à tous les autres. Solidaire, vous dis-je.
Cela n’empêche pas non plus de penser à la suite, à la pétasse blonde qui va surfer sur la vague pour stigmatiser les musulmans et réclamer encore plus de barrières aux frontières. De penser à la haine qui va à nouveau déferler une fois l’émotion passée. Et même, et c’est plus terre à terre, à mes loupiots lundi qui réclameront à corps et à cri « madaaaaame, on fait un débat ? », comme si on pouvait débattre à chaud sur des attentats. Je pense à la loupiote qui me dira que ce ne sont pas des attentats (elle m’a fait le coup quand on a évoqué Charlie Hebdo), à son camarade qui exigera un cours en trois parties et neuf sous-parties sur la portée de l’état d’urgence, aux semi-caïds du fond de la classe qui prononceront le mot « complot » tous les dix secondes en s’échangeant des regards en douce.
Pour ce week-end, j’avais envisagé d’alimenter ce blogounet par une petite note nature, tranquille, très en dehors des grands problèmes du monde. Cette note restera au placard, ce serait indécent de faire du bisounours.
Chers amis de Paris, je vous embrasse. Faites attention à vous.

Carte postale [23]

Cartes postales, Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Paris

Paris, avril 2011

Carte postale [19]

Cartes postales, Il y a une vie en dehors de Bordeaux
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Paris, octobre 2008

Le pétard mouillé des complotistes

Le monde tel qu'il va

IMG_0702Revenons légèrement en arrière : il y a trois semaines, je faisais part à l’honorable blogosphère de ma surprise face à une affiche pour le moins bizarre pour ne pas dire stupide tant son appel au coup d’état était d’une naïveté sans borne, comme si l’armée allait rallier d’elle-même une bande d’illuminés pour renverser le gouvernement et toutes les instances élues. Tellement énorme que j’avais cru un canular. Que nenni.
Ce groupe de fadas dit « du 14 juillet » avait bien dans l’idée d’investir l’Elysée et de prendre le pouvoir, avec l’aval des citoyens enthousiastes. Rien que ça. Avant hier, le site web du Monde a levé le voile sur cet attrape-nigaud, et il faut bien admettre que, non seulement c’est idiot, mais en plus ça pue. Les grands inspirateurs des comploteurs portant notamment les doux noms d’Alain Soral ou de Dieudonné.
Hier soir, toujours auprès de la même source, on apprend que 300 naïfs (500 selon les organisateurs) ont tenté le coup de la manif du côté de la gare du Nord et de Beaubourg. Beaucoup ont été interpellés par la police qui, pas plus que l’armée, n’a eu une envie subite de mettre à bas le régime.
Ce n’est pas l’appel à l’insurrection qui est reproché à ces agités, mais le fait que la manifestation n’a pas été déclarée à la préfecture, ce qui la rend de fait illégale. Et oui, c’est la loi, n’en déplaise aux insurgés de pacotille sur qui le soleil a décidément du trop taper ces derniers temps.

Illustration : sticker du fameux « mouvement du 14 juillet », collé sur un horodateur à Bordeaux en juin 2015

Les processionnaires sont entrées dans Paris

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

Il fut un temps, lointain et chantant, où les loups entraient dans Paris parce-que « les hommes avaient perdu le goût de vivre et se foutaient de tout », il était aussi question de « béton [qui] bouffait le paysage ». Et donc, les loups, « l’un par Issy, l’autre par Ivry » sont entrés dans Paris.
Fin 2014, moins chantant et plus embêtant : le 14 décembre, La Croix annonce que les chenilles processionnaires sont à un kilomètre de la capitale. La processionnaire est une chenille hyper-urticante et très invasive, dont les larves se développent en hiver. C’est à ce titre que la bête intéresse particulièrement les spécialistes du réchauffement climatique, et ils ne sont pas déçus : partie du sud et de l’ouest dans les années 1970, la chenille processionnaire semble aujourd’hui tout à fait capable de s’adapter à tous les milieux de la métropoles. Même Paris.

imagesIndépendamment de son caractère urticant dangereux, aussi bien pour les animaux (chiens, chats, mais aussi troupeaux broutant une herbe où sont passées les abominables chenilles) que pour les humains, la chenille processionnaire, comme la plupart des chenilles d’ailleurs, peut avoir la peau des arbres où elle niche.
Il n’est donc pas de bon goût de comparer les nids des chenilles en question à des décos de Noël, de toute façon c’est trop tard.

à cliquer :

  • deux articles de décembre 2014 sur le sujet : celui paru dans La Croix et cité plus haut, puis celui de Sciences&Avenir paru le 18/12

photos : bassin d’Arcachon, hiver 2014

La Tour Eiffel est trop petite

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va

eiffelP1330983.jpgHier, le site web de Courrier International a mis en ligne un article russe datant d’août 2013 (accès malheureusement réservé aux abonnés) intitulé « Le Syndrome de Paris ». Ce titre fait allusion a une pathologie particulière qui touche spécialement les touristes japonais à Paris et qui a même sa page wikipedia, c’est dire à quel point c’est du sérieux. En gros, nos amis nippons fantasmeraient sur un Paris façon Amélie Poulain et seraient fort déçus devant la triste réalité. Six d’entre eux, malades de chez malade en raison de cette différence entre le désir et la réalité, ont même dû être rapatriés d’urgence au Japon pendant l’été 2011 (à lire dans Slate).
Les touristes russes, manifestement endurcis aux dures réalités du monde, ne défaillent point et ne finissent pas aux urgences, mais leur déception semble tout aussi grande. Que reprochent-ils donc à Paris ?
Tout d’abord, la ville ne correspond pas aux descriptions lues ou vues, et surtout imaginées. On peut ainsi lire, dans l’article de Courrier International, que « la Tour Eiffel n’est pas si haute » et qu’il est difficile de la voir, sauf à devoir marcher à pied. Et oui, pour visiter une ville, il vaut mieux des bonnes chaussures. Et du coup, la voili la voilou, notre Touréfel (photo ci-dessus, prise en décembre 2012).
Et puis il y a les embouteillages, « les automobilistes conduisent Dieu sait comment », « l’air est irrespirable ».
Mais surtout ce sont les gens qui gênent les touristes russes. L’auteure de l’article n’est d’ailleurs pas à une contradiction près : elle décrit les Parisiens comme des gens odieux, « des parvenus et des goujats », tout en précisant juste après qu’on ne rencontre pas de Parisiens à Paris puisqu’on n’y trouve que des touristes. Admettons. Plus gênant est le sentiment raciste pur et dur, bête comme du Poutine plaqué or, qui anime ces touristes (j’ose espérer que cette description à la louche est faite avec de trop gros sabots pour être totalement vraie) : il y aurait à Paris trop de Noirs et d’Arabes, ce qui gâcherait les vacances du citoyen de la blanche Russie. No comment.

C’était dans le journal … le 17 janvier 1914

C'était dans le journal il y a 100 ans, On ne va pas en faire toute une histoire

Récemment a été reposée la question de la légalisation du cannabis en France, et donc l’encadrement de sa vente et de sa consommation. Le débat, qui aujourd’hui est pris fort au sérieux, n’agitait semble-t-il pas le milieu politique, économique et encore moins médical au début du siècle dernier, du moins si l’on considère comme vraie l’anecdote rapportée par Le Petit Parisien.
Il est ainsi question d’une mouflette de 13 ans qui apprit par une de ses camarades que les pharmacies vendaient des sucreries, et même « des bonbons qui font rire », bonbons contenant « du haschish […] ; ça vient d’Orient ». La chipie affirma même y avoir goûté.
Curieuse, la petite Lucienne obtint du commis du pharmacien des boulettes de haschisch. Il lui fallut certes prétexter une migraine, mais le deal fut aussi rapide qu’apparemment légal. La petiote rit beaucoup, elle « fut d’une gaîté folle ». Mais, comme dans les fables, il y a une morale à cette histoire : Lucienne « fut malade ; il fallut la coucher ». Elle avoua à son père ce qu’elle avait mangé, et celui-ci porta plainte contre la pharmacie.

Un jardin sur la Seine

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

En juin dernier, 2,3 km de berges de Seine ont été totalement rendues aux piétons en rive gauche. Espaces ludiques et de repos alternent dans un décor très zen et surtout démontable en cas de crue. Parmi cet ensemble se trouve un jardin flottant à proximité du pont de l’Alma, dont il est très agréable de profiter si la température baisse un peu : dimanche dernier, c’était cagnard, mais joli quand même. Impression en images :

Collection # 203

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Port de l’Arsenal
Paris, 6 juillet 2013

port

Le nouveau titi parisien

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

bergeronnette des ruisseauxP1370900C’est d’abord la couleur jaune qui saute aux yeux : mais quel est donc ce si joli zozio qui cherche pitance au bord de la Seine ? L’identification du piaf, quand on n’est ni ornithologue ni même amateur éclairé, relève du jeu de piste.
Résultat des courses : il s’agit presque à coup sûr d’un provincial monté à la capitale, en l’occurrence la bergeronnette des ruisseaux, dont les premiers spécimens ont été identifiés à Paris dans les années 1990. On les comptait alors sur les doigts de la main. Dans les mêmes temps qu’à Paris, cette bergeronnette-là s’est aussi installée à Bruxelles et Londres. En 2001, un couple est repéré sur le toit d’une école du XIVe arrondissement. En 2008, à Paris, entre 10 et 15 couples nichaient sur les bords de la Seine, en particulier aux abords de l’île St-Louis. Actuellement, il y en a beaucoup plus, toujours sur la Seine (cet oiseau adore s’abriter sous les ponts), mais aussi sur les canaux et dans le port de l’Arsenal.
Cet oiseau se sent à l’aise partout où il y a de l’eau (d’où son nom), mais parfois il s’en éloigne : des bergeronnettes des ruisseaux ont été vus près de la gare du Nord et dans le quartier de l’Opéra. Cet oiseau recherche d’abord la proximité de l’eau pour construire son nid, celui-ci accueillant souvent deux couvées par an, et ensuite pour trouver de la nourriture, celle-ci étant essentiellement composée d’insectes et de larves aquatiques.
Certaines bergeronnettes des ruisseaux sont des migrateurs, d’autres nichent toute l’année au même endroit. C’est le cas des bergeronnettes parisiennes, qui ne partent plus sur la Méditerranée dès les premiers frimas.

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à cliquer :

Photos : Paris, 6 juillet 2013

Street art [34]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

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Collection # 178

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Tour Eiffel, décembre 2012

touréfel

Sister ship

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

un bateauLe Seine Princess a vu le jour un an après le Princesse d’Aquitaine, qui navigue au départ de Bordeaux, donc en 2002. Ce sont apparemment deux navires rigoureusement identiques : mêmes dimensions (110 m de long, 11 m de large), même aspect extérieur. Normal, c’est la même compagnie, CroisiEurope, qui est propriétaire des deux péniches à passagers. Par contre, l’aménagement intérieur diffère, le Seine Princess accueillant 18 passagers de moins que son homologue girondin.
Le Seine Princess n’est pas le seul bateau de CroisiEurope naviguant sur la Seine, de Paris jusqu’à Honfleur pour les balades les plus longues (et aussi les plus chères : le site web de la compagnie annonce des tarifs démarrant à près de 800 €/personne pour une semaine). Derrière le Seine Princess, amarré au pied des tours de Beaugrenelle, on devine un autre bateau du même type sur la photo. S’agit-il du Renoir (qui peut accueillir 156 passagers alors que le Seine Princess n’en accueille que 120) ou du Boticelli (140 passagers) ?

Collection # 176

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Au milieu coule la Seine
Paris, décembre 2012

paris

Street art [27]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

homme

Clet au pilori

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

clet P1340060J’avais déjà ici, il y a quelques mois, évoqué les œuvres urbaines de CLET, ce Breton sévissant un peu partout, et largement en Italie, et qui s’éclate en détournant les panneaux de signalisation. Bien souvent, le détournement est drôle et bon enfant, parfois le résultat peut s’avérer plus oppressant, comme le panneau ci-contre symbolisant un homme supplicié. Ce panneau a été photographié à Paris, près de la place du Châtelet.

Pour bien accueillir le touriste …

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

… il faut parvenir à communiquer avec lui. Cela suppose, sinon de parler sa langue, au moins de parler la plus internationale de toutes : l’anglais. Par contre, pour piéger le touriste dans un resto infâme tout juste capable de passer au micro-ondes des plats industriels surgelés, faire semblant de causer english peut suffire, et au-moins ça m’a fait rire. Jugez plutôt :

bad englishP1340074

La scène se passe à Paris, dans le Quartier Latin. Pour corser le tout, la carte proposait … de la salade grecque. Ça, c’est la french touch !

Street art [24]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

passe-muraille

Street art [18]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

Street art [12]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

Street art [11]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

Street art [5]

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Street art, Un peu d'art dans un monde de brutes

Cliché urbain [15]

Clichés urbains, Il y a une vie en dehors de Bordeaux

PARIS
Automne 2008

Cliché urbain [13]

Clichés urbains, Il y a une vie en dehors de Bordeaux

PARIS
Printemps 2011

Cliché urbain [10]

Clichés urbains, Il y a une vie en dehors de Bordeaux

PARIS
Automne 2008

Cliché urbain [8]

Clichés urbains, Il y a une vie en dehors de Bordeaux

PARIS
Printemps 2011

Cliché urbain [3]

Clichés urbains, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

PARIS
Printemps 2011

Il fut un temps où les méthodes commerciales chinoises faisaient rêver

On ne va pas en faire toute une histoire

Le mot « mondialisation » n’était pas à la mode, les 30 Glorieuses donnaient l’illusion d’être éternelles, la Chine n’était qu’un pays pauvre tenu d’une main de fer par un certain Mao ; nous étions en 1970.
Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, cliquez ici.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Collection # 95

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Mon Paris

—> Accompagnement musical : Claude NOUGARO, Montparis