La crépidule, c’est du béton !

Crepidula fornicata (photo ci-contre)dec-10 est un mollusque invasif, très (trop ?) présent sur le littoral de la Manche voire de l’Atlantique. Face à cet envahissant coquillage, des gens avisés ont décidé de le servir à table, sous le nom de berlingot de mer : la crépidule a ainsi acquis ses lettres de noblesse.
Mais on peut aussi en faire autre chose de fort utile. Une école d’ingénieurs de Caen vient de mettre au point un béton poreux, qui permettrait de limiter le ruissellement consécutif à l’artificialisation des sols. Fini le parking qui dégouline dans la jolie rivière toute proche ! Quel rapport avec la crépidule ? elle y joue un rôle majeur, au même titre que la coquille saint-jacques et la pétoncle (mais pas la moule, trop fine ; ni l’huître, trop tordue) : ce béton est en effet composé pour partie de débris de coquillages, dont la fameuse crépidule. Cela permet, en outre, de limiter l’apport en sable dans le béton, ce qui, en ces temps de pénurie annoncée, n’est pas négligeable.
A ce rythme-là, la crépidule pourrait bien devenir le coquillage-phare, celui que tout le monde s’arrache, et se vendre, à terme, hors de prix. Après tout, dans des temps pas si anciens, les œufs d’esturgeon étaient bien donnés en pitance aux animaux de la ferme.

Source : Sciences&Avenir, 14 septembre 2016

Photo : île d’Oléron, décembre 2010

Echos locaux (mardi 29 mars 2016)

  • Des œuvres du peintre bordelais Albert Marquet sont actuellement exposées au Musée d’art moderne de la ville de Paris. C’est un journal normand qui en parle (La Manche Libre).
  • La chalarose est un champignon très destructeur qui s’attaque aux frênes, à tel point que ceux-ci risquent purement et simplement de disparaître. Le champignon ravageur, parti du nord de l’Europe (premiers cas en Pologne et en Lituanie en 1992), est arrivé en France en 2008 (premier cas en Haute-Saône). Pour l’instant cantonné à un grand quart nord-est du pays, il poursuit sa progression vers le sud et l’ouest (Ouest-France).
  • Les réfugiés arrivent vaille que vaille de Syrie. Avec les beaux jours, on sait qu’ils vont être encore plus nombreux à fuir l’enfer absolu pour un autre enfer, celui imposé par les passeurs. Et pour quoi au bout du compte ? la Méditerranée comme tombeau, l’Europe comme muraille ?  Et quand tout cela est franchi, finalement, que l’Angleterre rêvée semble à portée de main, on tente le tout pour le tout, jusqu’à se cacher sous les essieux d’une remorque de camion. Et d’être écrasé (Nord Littoral). Quand on est prêt à prendre autant de risques pour sauver sa peau d’une guerre qui n’en finit pas, qu’on n’aille surtout pas me dire que c’est pour toucher les alloc’ ou pour se dorer la pilule sur le dos du contribuable, ça pourrait me mettre très en colère.

C’était dans le journal … le 30 janvier 1914

Voilà ce qu’on pouvait lire dans Le Petit Journal le 30 janvier 1914 :

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Si, aujourd’hui, l’INED dénombre un peu plus de 20 000 centenaires en France, le nombre de personnes atteignant cet âge honorable était autrement plus faible au début du XXe siècle : une centaine environ, à une époque où l’espérance de vie tournait autour de 50 ans.  Qu’un citoyen atteigne cet âge était donc évidemment un événement national.
L’article brosse ainsi le portrait de ce monsieur, « fils de journalier, et journalier lui-même » dans un village situé à 12 km d’Alençon. Le papy, en bonne santé quoique un peu dur de la feuille, vit alors chez sa fille. La municipalité lui a organisé une fête d’anniversaire dans l’église du village, et c’est là que l’article prend un tournant : il n’est plus question du monsieur, mais de l’église romane, décrite pendant plus de la moitié de l’article.
Personne n’a semble-t-il demandé à ce monsieur quel était son secret pour avoir atteint un si grand âge. Cette question a par contre été très récemmentposée par un journaliste de Sud Ouest dans l’agglomération bordelaise à une centenaire fraiche comme une rose au printemps. La réponse fut simple : c’est le temps qui est passé très vite.

What’s new ? [mercredi 13 octobre 2010, 19 h 30]

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What’s new ? [lundi 30 août 2010, 14 h 00]

What’s new ? [jeudi 17 septembre 2009, 9 h 15]

  • 0Les travaux pharaoniques de désensablement du Mont-Saint-Michel avancent. La première grande phase est désormais achevée : pièce maîtresse de la restauration du milieu maritime, le barrage du Couesnon entre enfin en fonction (Le Monde). Ce barrage a notamment pour but d’empêcher la formation de nouveaux dépôts sédimentaires, qui relient inexorablement le Mont au continent.
  • Quel peut bien être le chiffre d’affaires d’Ikea en Chine puisque les clients n’y achètent rien et ne s’y pressent que pour s’y prélasser et boire des sodas gratuitement ? Des rêves de classe moyenne chez Ikea, ou comment péter plus haut que son c… sans dépenser un yuan (Rue 89, qui reprend un article d’Aujourd’hui la Chine).
  • La ministre de la santé l’a affirmé hier : l’épidémie de grippe A a démarré en France, plus fortement dans certains régions que dans d’autres (La Croix, qui illustre son article d’une carte de la situation de la deuxième semaine de septembre). Bien que peu touchée, l’Aquitaine compte suffisamment de cas pour que certains écoles ferment une semaine : c’est le cas du collège le plus proche de chez moi.

—> Illustration :

  • Photo de la Baie du Mont-Saint-Michel, que j’ai prise il y trois ou quatre ans.