14 juillet – 15 août : la France en vacances [17]

P1050177

14 juillet – 15 août : la France en vacances [13]

P1380571

14 juillet – 15 août : la France en vacances [10]

P1460066

14 juillet – 15 août : la France en vacances [8]

P1220186

14 juillet – 15 août : la France en vacances [5]

P1460040

14 juillet – 15 août : la France en vacances [3]

P1450918

Echos locaux (mardi 26 janvier 2016)

Il y a notre bonne vieille PQR (presse quotidienne régionale), dont les titres nous sont plus ou moins familiers : nous connaissons tous, au moins de nom, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré. Mais connaissez-vous Le Petit Bleu d’Agen et Le Maine Libre ? Il y aussi, dans la même veine, des hebdos ultra locaux, comme La Gazette de Montpellier ou Le Journal d’Abbeville. C’est au cœur des sites web de ces journaux locaux que cette nouvelle chronique tente dès aujourd’hui de puiser quelques nouvelles.

  • Le titre de l’article est trompeur : il ne s’agit pas concrètement d’obtenir un mode d’emploi pour « créer sa crêperie en Floride », mais un restaurateur de Floride est bien venu en stage pendant une semaine en Bretagne pour apprendre l’art de la crêpe et l’exporter … au Canada. L’école des crêpiers, dont le nom est Crêpe au logis (ayez la gentillesse de savourer le jeu de mots), se situe à Questembert (Morbihan) et a même son site web (source : La Gazette du Centre Morbihan).
  • Quand la malbouffe cède la place à la malbouffe… Du côté de Roanne (Loire), là où quelques temples de la vraie gastronomie sont solidement implantés, oui même là, la malbouffe a ses adeptes et ses lieux de culte. Un Buffalo Grill qui avait brûlé à trois reprises, va être remplacé par un KFC (source : Le Pays Roannais).
  • Suite à une décision prise à l’unanimité par le conseil municipal, la ville de Millau (Aveyron) se déclare « prête à accueillir deux familles de réfugiés », devenant la troisième commune de l’Aveyron à exprimer cette volonté (après Rodez et Decazeville). Pour un département censé accueillir 100 réfugiés, il reste du chemin à parcourir, mais il faut un début à tout (source : Le Journal de Millau).

Carte postale [4]

vannes

Vannes, février 2009

Un été en 19 photos

Un été assez classique, avec des fêtes, des amis, la famille, de la bonne humeur, et la mer bien sûr. Mais pas que.
Un été qui a commencé mi-juillet sur l’île d’Oléron, avec pêche à la palourde. Puis il y eut le Voyage à Nantes, son piaf qui pionce, un peu de street art et notre pote l’éléphant. Bien sûr la plage de Damgan, avec sa méduse façon goutte d’eau et un orage pour finir, ça fait du bien quand il fait si chaud. Puis Nantes à nouveau, et ces types qui avaient mis dans l’Erdre leurs bouteilles à rafraichir, à deux pas de la ferme de l’école vétérinaire.
Bordeaux aussi, au milieu, entrelardant largement les virées provinciales, avec un coucou rituel au camarade Bélem. Andernos et Arès, forcément, pour voir des champignons façon fraises tagada écrasées, et l’envol des cygnes.
Toujours sur Bordeaux, la réserve du Marais de Bruges, avec son sanglier (trop rapide pour la photo), sa cigogne et surtout la toilette du martin-pêcheur. Mais aussi, à Bordeaux donc, la laideur des nouvelles constructions de Bacalan et la promesse d’un avenir encore pire.
Au final, l’incontournable et sublime cloître de Moissac, une virée sur le Causse Noir et sous la pluie, des jeunes truites qui nagent dans la Sorgue, quelque part en Provence.
Retour sur Bordeaux, une tortue étale ses grosses pattes au soleil. Demain soir, c’est week-end.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Collection # 257

Au ras de la vase, au ras de l’eau
Plage de Damgan à 10 heures du mat’, juillet 2014

vase etc

Aurélie serait-elle albinos ?

méduse Damgan.JPGL’aurélie, ou aurelia aurita en langage sérieux, est une méduse on ne peut plus commune, souvent légèrement rosâtre ou bleutée. Comme ses copines méduses, elle tétanise ses proies par simple contact avec ses tentacules, contact malchanceux (ni l’aurélie ni ses copines ne font exprès) qui gratouille l’humain, voire pire pour les espèces plus dangereuses, par chance absentes des plages du Morbihan.
En errant sur l’estran, je suis tombée sur une méduse de couleur « goutte d’eau », complètement transparente. S’agit-il d’une espèce à part ? d’une anomalie génétique d’une aurélie lambda ? j’ai envoyé le signalement de la bête à « Opération Méduses », on verra bien …

Photo : Damgan, juillet 2014

L’attrait de la plage de Damgan

Ce matin, j’ai lâché à l’annexe une photo prise jeudi dernier à marée basse : la plage de Damgan un matin d’été. Cette plage et la station balnéaire au charme encore vieillot qui l’accompagne, se situent dans le sud du département du Morbihan, pas bien loin du Golfe du même nom.
C’est une plage dite « familiale », plutôt calme, sans kékékislapète comme à La Baule pourtant assez proche, sans célébrité comme sur l’île de Ré. Et pourtant, dans des temps plus anciens, la petite commune a accueilli des gens célèbres, des artistes. Parmi eux, il y eut Guillaume Appollinaire, blessé dans la Grande Guerre, et qui vint y prendre du repos pendant l’été 1918. Il a loué une maison au 34 Grande Rue, dans le hameau de Kervoyal. Et c’est là qu’il reçoit une carte postale de son ami Pablo Picasso, qui, lui, avait pris ses quartiers d’été à Biarritz :

doc

Illustration : RMN

Collection # 206

On the beach
Damgan (Morbihan), 23 et 24 juillet 2013

plage

Est-ce donc cela, un été pourri ?

été tempsDes étés pourris, j’en veux plein. Même à l’automne, même à l’hiver. A-t-on tant jasé sur ce printemps mouillé qui ne pourrait faire naître que froid estival et pluie sur l’hexagone, que cela prenait la couleur d’une prophétie auto-réalisatrice ?
Et pourtant, depuis que juillet a balancé sur les routes ses hordes de vacanciers avides de sable et de mer, il fait beau et chaud. Très chaud. A peine sortis des frimas de juin, on nous alerte sur la canicule. Au secours, nos vieux se déshydratent et nos jeunes se noient dans les lacs. Pas drôle, l’été, mais de saison.
Je me souviens d’un article lu sur le web le 1er avril. Comme c’était le jour de la St-Poisson, je ne l’ai pas pris au sérieux, j’ai eu tort. Il y était question de gulf stream en vrac, perturbé dans les profondeurs. On y narrait un printemps de glaçon, avec port des bottes et des doudounes jusqu’à la fête de la musique. C’est dire si ça devait cailler et mouiller. Et ça a caillé et mouillé : dans ma commune, la fête de la musique a été annulée pour cause de patouille infernale. Et puis cet article prédisait aussi une canicule qui te tombe sur le poil d’un coup, dès juillet. 1er avril ou pas, cet article était juste.
Pour les jours à venir, on nous annonce des températures très chaudes. Je pense que je vais me creuser un terrier pour me mettre au frais. Ou trouver en urgence un billet gratuit pour l’Islande. Je vais encore rêver de Dunkerque, de l’Ecosse et du cercle polaire. « On », c’est Météo-France et Sud-Ouest (bulletin en haut à droite).
Donc été pourri. Soit. Ça doit être ce qui explique que la Bretagne a connu, en ce mois de juillet, un temps normal pour la saison :

bleu P1380469

Photo : Damgan (Morbihan), un matin de juillet 2013

Les vacances, ça ressemble à …

… une balade en forêt pour chercher l’ombre les jours de canicule … :

vacances P1380210

… la douceur d’une plage calme qui sent bon … :

vacances P1380284

… une œuvre surprenante et anxiogène d’un artiste espagnol … :

vacances P1380317

… l’océan au petit matin, quelque part dans le sud de la Bretagne … :

vacances P1380470

… la rivière de Pénerf … :

vacances P1380478

… des coquillages sur la plage … :

vacances P1380542

… des types qui font le mur à la bombe … :

vacances P1380590

… la sieste d’un poussin géant … :

vacances P1380625

… l’odeur poivrée de la dune … :

vacances P1380699

… et un ciel d’orage sur la grande plage de St-Trojan, hier, sur l’île d’Oléron :

vacances P1380778

Les vacances, c’était à la fois l’île d’Oléron et la Bretagne, le grand calme, les baignades dans l’eau tiède, et puis aussi le mode « fête », avec amis et famille, et c’était bien. Et surtout, c’était les vacances à la mer, les meilleures, forcément.

Balade dans le Quartier Latin

C’est un souvenir de vacances, un matin de juillet dans le sud de la Bretagne. Pas un poil de vent, marée haute. La rivière de Pénerf ne vibre que lors des passages de rares bateaux. Nous sommes dans le minuscule port de Pénerf (localisation), sur la commune de Damgan. Un chemin piétonnier porte le nom de Promenade du Quartier Latin, j’ignore pourquoi. On y trouve tout ce que l’on attribue touristiquement à la Bretagne : l’église bien sûr (car on sait que le bondieu pousse bien dans le granit), le calvaire (pour la même raison), les hortensias devant les maisons basses, le bateau de pêche. Un coin tranquille, où on vit de l’ostréiculture et, de plus en plus, du tourisme.

Il n’y a pas qu’une seule plage convexe en Europe

Internet, c’est rien que des menteries. Je tapote « plage convexe » sur Gougueul, histoire de savoir de quoi je cause en publiant ma petite note quasi-quotidienne, et il n’y en a que pour l’île de Groix. Elle très belle, Groix, je dis pas. Mais tout le monde sait que « qui voit Groix voit sa croix », ce n’est point joyeux tout ça. Bref, tout ça pour dire que les différentes pages web (y compris un article de Libé, c’est bien des gens de la capitale qui n’ont jamais vu la mer !) n’hésitent pas à affirmer que l’île de Groix se caractérise notamment par un phénomène unique en Europe : une plage convexe. Sauf qu’il y en a une aussi sur une autre île bretonne (Houat) et que j’en ai chopé une avec ma boîte à image perso il y a un mois. C’était à Billiers (localisation), petit port de pêche situé en rive droite de l’estuaire de la Vilaine, dans le Morbihan. Quand aux explications techniques d’une plage convexe, restons simple. Une plage convexe, c’est ça :

Collection # 156

Les vacances au bord de la mer
Plage de Damgan (Morbihan), juillet 2012

Collection # 155

La mouette rieuse

Le bar aime le ver tube …

… et moi j’aime le bar. Que je pêche à l’amap ou chez le poissonnier. Mais le pêcheur à la ligne pratiquant le surfcasting peut aussi avoir envie de remonter le bar. Ou la daurade, c’est bon aussi, juste grillée avec un filet de citron et un autre d’huile d’olive. D’où la nécessité de bien choisir ses appâts. Le ver tube, facile à reconnaître, est tout à fait commun sur la côte atlantique, en particulier de la Vendée à la Gironde, souvent à proximité des parcs à huîtres (y compris ceux qui ne sont plus exploités). Il faut prendre la bêche pour aller le chercher sous le sable, où il se planque dans un tube de calcaire (d’où son nom), laissant dépasser un amas de coquillages sur l’estran, très facile à identifier. J’ignore si le réchauffement climatique a quelque chose à voir là-dedans, mais j’ai vu hier une quantité phénoménale de ces vers dans le sud du Morbihan, à une vingtaine de kilomètres de l’estuaire de la Vilaine. Ce ver ne semblait pas bien connu, et encore moins clairement identifié comme appât potentiel, la région semblant plus propice à la pêche à pied qu’à la pêche à la ligne.

Là-bas, c’est la mine

Plage de Damgan (Morbihan), un soir de juillet. Je regarde vers le sud-est, en direction de l’estuaire de la Vilaine. Une falaise brille sous le soleil, envoyant ses lueurs orangées et rougeoyantes vers un appareil-photo qui ne se lasse pas de zoomer sur ce paysage-là. Il s’agit de la plage de la Mine d’Or, à Pénestin (Morbihan aussi) :


On pourrait penser que le nom du lieu vient de la sublime lumière du soleil rasant. C’est bien moins poétique que ça (quoique …). Il y a simplement eu de l’or sur cette plage et cette falaise en a chopé des miettes. On a même un peu exploité cet or à la fin du XIXe siècle, mais le filon était trop maigre pour nourrir correctement son homme. Point de ruée vers l’or façon western dans le Morbihan, par contre on y a pendant un temps exploité un filon d’étain ; la rumeur dit même que le nom de « Pénestin » vient de cette extraction-là, mais aucune preuve.

Un vieil amer

Sud du Morbihan, commune de Damgan, un peu à l’écart des touristes, qui préfèrent la plage. Nous sommes à l’embouchure de la rivière de Penerf, plus précisément à la pointe du Lenn. Il y a là, sur le rocher, une construction un peu atypique :


Il s’agit de la Tour des Anglais, dont l’origine du nom n’est pas bien éclaircie à ce jour. Avant 1925, les cartes la mentionnent sous le nom de « Tour de Pénerf ». De même, on ignore sa date de construction : des textes nous apprennent qu’elle remonte à François Ier, mais lequel ? le roi de France (1515-1547) ou le Duc de Bretagne (1442-1450) ? Bref, la chose est ancienne. Malgré une restauration en 1978, l’inventaire des Monuments historiques considère la tour comme en mauvais état, il se pourrait même que l’alliance tempêtes / fortes marées finisse par l’abattre. Il faut dire qu’elle est dans la ligne de mire des courants d’ouest :

 

A quoi servait cette chose ? assez sûrement de phare lors de sa construction, mais rien à voir avec nos phares modernes, on parle d’ailleurs de « tour à feu ». C’est encore aujourd’hui un amer, c’est-à-dire un simple repère pour les navires. Quelques sites web consultés de-ci de-là évoquent vaguement un élément défensif, mais sans certitude.