Echos locaux (mercredi 9 mars 2016)

  • Un titre dans le Maine Libre : « Ils veulent composer un train de financiers de 200 mètres ». Avec mon esprit peu éveillé, j’ai pensé à la finance, quelque chose de pas bien rigolo (quoique …), du style banquiers à la queue leu leu. Idiot, j’en conviens. Il s’agit en fait de la pâtisserie aux amandes, le financier, qui est si bon quand il est bien fait. Et donc, des pâtissiers et des cuisiniers se sont lancés le défi de réaliser 200 mètres de financiers qui se mangent (et non de financiers qui comptent), pour un festival ayant lieu dans la Sarthe les 2 et 3 avril.
  • La mer déchainée, les fortes marées … Ça doit être beau du côté de St-Malo. A lire et surtout à voir dans Le Pays Malouin.
  • BordeauxDes loups en cavale : dans la nuit de lundi à mardi, les portes du parc des loups du Gévaudan, en Lozère, ont été fracturées. Des loups en ont profité pour s’échapper, mais on ignore exactement combien (c’est un parc de 20 hectares, pas la cage d’un zoo), sans doute pas plus de six. Le Midi Libre rapporte que deux d’entre eux ont été retrouvés.

Photo : Bordeaux, mars 2013

La fleur qui fait la pluie et le beau temps

On la voit sur les portes des maisons caussenardes ou cévenoles. Celle qui illustre cette note étalait ses pétales secs dans un minuscule village des gorges du Tarn. Il s’agit d’un chardon particulier, adapté au calcaire des Causses, qui fut autrefois en partie mangé comme un artichaut, les deux plantes étant de la même famille.
Il s’agit d’une cardabelle, son nom venant du verbe « carder » car les fibres de son cœur ont été, en des temps plus anciens, travaillées comme de la laine.
Sa présence sur les portes n’a a priori rien de mystique ou de symbolique : c’est juste un baromètre aussi décoratif qu’approximatif, la fleur s’épanouissant par beau temps et se refermant lorsque la pluie menace.

La rivière qui monte au 3e étage

Le Tarn, né dans les Cévennes, gonfle de temps à autres, sous l’effet des orages, des fontes des neiges et autres phénomènes climatiques qui, de nos jours, font la une du JT. Difficile à croire lorsqu’on le voit bien sage sous son pont, à Sainte-Enimie, tellement sage qu’on peut aisément compter les poissons et les cailloux au fond.
Et pourtant, la mémoire des hommes raconte des crues énormes, qui ont entraîné la réparation voire la reconstruction du pont susdit. Ce fut ainsi le cas à plusieurs reprises au XVIIIe siècle. La presse locale des temps passés évoque des inondations importantes à Sainte-Enimie, jusque dans l’église pour celle de 1875.
La crue de 1900 est encore visible dans le paysage actuel, une plaque indiquant le niveau atteint par l’eau à une hauteur tout de même peu habituelle, signalée par une flèche jaune sur la photo ci-dessous :

Le risque de crue n’a pas disparu : en 2000, il y a eu jusqu’à 80 cm d’eau dans les boutiques du village. A plusieurs reprises au XXe siècle, l’eau a atteint le premier étage des maisons, frôlant presque le record de la crue de 1900 en 1965.

Les ruelles de La Malène

Problème : comment aller de Bordeaux vers Avignon un samedi classé orange foncé par Bison Futé ? telle était en effet notre mission ce week-end. Nous envisageâmes pendant un temps fort bref la route dite « classique » : autoroutes A62, A61 et A9. Oui, A9, l’abominable, celle des fadas qui font n’importe-quoi. Un jour tellement orange que par là il devait bien être rouge.
Solution : partir la veille, se poser une soirée à Millau, et se rendre gentiment sur zone le lendemain via les Gorges du Tarn. Le samedi, le touriste plante la tente ou prend possession de son gîte, il ne hante donc pas ce haut-lieu de l’embouteillage estival.
Plaisir complet, parce-que peu de monde, on pouvait même voir la rivière, le nombre de canoë-kayaks étant faible (en plein mois d’août, ils sont si nombreux que par endroit tu ne vois plus l’eau). Première pause : le minuscule village de La Malène, accroché à son gros rocher :

De toutes petites ruelles, si petites que tu as l’impression d’entrer chez les gens. Trois quatre badauds, un chat, de la lavande et des roses trémières entre les pierres des murs et les lauzes des toits. On est presque dans les Cévennes.

Aucun risque de se perdre, non seulement parce-que le village est vraiment petit, mais surtout parce-qu’il suffit de suivre les flèches :

—> A cliquer : des cartes postales anciennes de La Malène.