Mascarons nantais

Made in BZH

Si les façades des quais de Bordeaux sont connues pour leurs mascarons représentant des personnages divers, la ville de Nantes n’est pas en reste. À ce titre, il n’est pas inutile de rappeler que les deux villes ont bâti une large partie de leur fortune sur la traite négrière, que ces fortunes, au XVIIIe siècle, ont permis la construction d’immeubles élégants, et ornés des fameux mascarons. Les photos ci-dessous ont été prises il y a peu dans la rue Kervégan :

Une chansonnette

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

Que d’eau ! que d’eau !

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

« Que d’eau, que d’eau ! » s’était écrié le président Mac Mahon en 1875, lorsque la Garonne avait entrepris d’inonder Toulouse. « Que d’eau, que d’eau ! » pouvons-nous dire à notre tour face au rideau d’eau théâtral et magnifique de Stéphane Thidet. Sauf que, dans le cas présent, ce n’est pas un fleuve impétueux qui envahit une ville, mais l’eau qui tombe en rideau devant les colonnes d’un théâtre pour apporter du bonheur au badaud. L’auteur, qui a déjà sévi lors d’un précédent Voyage à Nantes en installant une meute de loups dans les douves du château, arrose cette fois la façade du théâtre Graslin pour le plus grand bonheur du Nantais qui trouve l’été bien chaud. « Rideau » est le titre de l’installation, probablement ce que le Voyage à Nantes nous a offert de plus beau cette année.

Les filles aussi font pipi debout

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Le Voyage à Nantes, suite. Nous voici sur la fontaine de la Place Royale. Elsa Sahal y a planté Fontaine, une œuvre en céramique de trois mètres de haut, déjà exposée en 2012 au Jardin des Tuileries (pour en savoir plus, cliquez ici). Pour ce qui est du sujet de la sculpture, je vous laisse découvrir :

Le lit de la rivière

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est le monde à l’envers ! Il n’y a qu’à prendre un peu le pouls des marronniers médiatiques pour s’en convaincre : le tour de France démarre trois jours avant la rentrée scolaire. Ladite rentrée, pour une fois, n’est pas illustrée par cette pauvre gamine qui tente d’écrire à la craie sur un tableau noir d’un autre temps, mais par des marmots et leurs enseignants masqués pour éviter la covid-party à l’heure de la récré. Les festivals ont été presque tous annulés, et certaines manifestations culturelles qui débutent habituellement en juillet ont attendu août pour sortir au grand jour. C’est ainsi le cas du Voyage à Nantes qui, de ce fait, est visible jusqu’au 27 septembre.
Dans le Voyage cette année, on peut notamment rêver d’une sieste dans un lit à baldaquin kitchissime à souhait, quoique flottant dans le port de plaisance du canal St-Félix, là où l’Erdre se jette dans la Loire. C’est pratique, c’est près de la gare. Tu tombes du train et hop ! dodo ! Sauf que c’est interdit (pas à cause de covid, mais parce-que c’est une œuvre d’art et qu’elle est installée à un endroit où la baignade est proscrite).

Le lit à baldaquin, coussins moelleux et couleurs pastel pour plaire aux petites filles, a été réalisé par Vincent Olinet, qui expose aussi d’autres œuvres dans le cadre de ce Voyage à Nantes. L’œuvre porte le nom de Pas encore mon histoire. Effectivement, si l’objet insolite attire le regard et porte à sourire, je n’y ai pas senti une poésie immense, ce n’est effectivement pas mon histoire. C’est néanmoins distrayant, voire inattendu ; quoique, Voyage oblige, on s’attend à tout à chaque coin de rue, et c’est ce qui fait le charme du cheminement urbain dans Nantes en cette fin d’été.

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 22 août

La chansonnette, Made in BZH

Aujourd’hui, point de querelle Nantes/Rennes : on est à Nantes, et puis c’est tout, et cette fois c’est la bonne. Rue d’la Gouaille plante son tempo et ses paroles dans un quartier assez populaire, du côté de la Chaussée de la Madeleine (les Nantais localiseront d’eux-mêmes) : le quartier des Olivettes, autour de la rue du même nom, un « quartier qui ne vaut plus tripette », parce-qu’il a été boboïsé et qu’on y a construit la cité des Congrès. La chanson figure sur l’album « Le pavé », sorti en 1999.

Rue d’la gouaille
Quartier des Olivettes

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 10 août

La chansonnette, Made in BZH

Etape obligatoire dans une station balnéaire pour vacancier friqué : La Baule. En 2002, Sylvain Sanglier règle son sort à « Marie-Chantal [qui] porte quand même le pull rayé / Parce que ça fait style ». Petite précision qui a son importance : « On pêche pas à la Baule / On vend pas de poisson non plus / Pourtant dans la région, c’est bien connu / C’est là qu’on trouve le plus de morues ».

Sylvain Sanglier
Bienvenue à La Baule

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 21 juillet

La chansonnette, Made in BZH

Hier, la chansonnette a bien failli nous amener à Nantes, mais, si vous avez suivi l’histoire, vous avez pu voir que nous nous étions arrêté en route. Il n’y avait là, de ma part, que ruse et prétexte pour nous amener quand même en Bretagne, avec l’incroyable voix grave de Gilles Servat : « Par chance et aussi par vouloir / Je dors en Bretagne ce soir ».

Gilles Servat
Je dors en Bretagne ce soir

La Roche-Bernard (Morbihan) – Juillet 2009

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 20 juillet

La chansonnette, Made in BZH

Comme hier, il s’agit aujourd’hui de fait divers. Renan Luce raconte l’histoire d’un jeune homme qui prend une jolie fille en auto-stop et qui prend la route avec elle : « On a quitté Paris et la ville canari / On l’atteindra demain ». Le duo n’atteint jamais Nantes, pour une raison que je vous laisse découvrir. La visite de la ville n’est pas au programme de cette chanson.

Renan Luce
Nantes

Nantes – Mai 2018

Je veux sortiiiiiiiir !

American graffitis, Au pays de la Petite Sirène, Chronique du grand confinement, Hellénie, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, L'île d'Oléron en noir et blanc, La mer et ses poissons, Made in BZH, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Suède, Tous les chemins mènent à Rome

Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès

En temps normal

Je suis prof mais je me soigne, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En temps normal, les forces de police ne se mobilisent pas devant un lycée lors d’un examen. Et pourtant …. (exemple à Nantes).
En temps normal, les chefs d’établissement ne contrôlent pas les réseaux sociaux que fréquentent leurs élèves. Et pourtant … (exemple à La Rochelle).
En temps normal, des lycéens ne se retrouvent pas enfermés dans leur lycée pour passer un examen pour lequel ils n’ont pas reçu de convocation, accessoirement au mépris de toutes les règles de sécurité. Et pourtant… (exemple à Bordeaux).
En temps normal, un gouvernement responsable sortirait du déni et mettrait fin à la crise qui parasite le nouveau bac autrement que par des menaces et des violences. En temps normal, le ministre de l’éducation sortirait de sa tanière pour s’exprimer, revenir en arrière, voire, démissionner.
Mais le temps normal n’est pas le temps présent.

Des élèves manifestent contre la réforme du lycée à Nantes – Source : France 3 (capture d’écran YouTube)

Une armée de tueuses dans un jardin botanique

Made in BZH, Promenons-nous dans les bois

En 2010, des sarracénies (ou sarracenias) sont installées dans une tourbière du Jardin des Plantes de Nantes. Les sarracénies rassemblent huit types de plantes dites « carnivores », qui se nourrissent en piégeant et en digérant des insectes.

Les sarracénies du Jardin des Plantes de Nantes – Fin décembre 2019

À l’automne 2014, on découvre dans ce même jardin, que ces fameuses sarracénies sont de formidables pièges à frelons asiatiques, d’autant plus intéressantes qu’elles délaissent d’autres insectes fort précieux, comme les abeilles. Cette découverte montre, en outre, à quel point les plantes s’adaptent à leur milieu : en effet, les plants de sarracénies sont originaires d’Amérique du Nord et, avant leur installation à Nantes, ils n’avaient jamais été confrontés au frelon asiatique. La plante a donc trouvé un stratagème lui permettant d’attirer une nourriture à laquelle elle n’était pas habituée mais qui lui convient.

Une sarracénie dans le Jardin des Plantes de Nantes – Fin décembre 2019

Pour aller plus loin :

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Made in BZH, Nos amies les bêtes, Uncategorized

En déambulant sur la toile en cette extrême fin du mois d’août, je constate avec effroi que les piafs sont en mauvaise posture : la pie-grièche a disparu du sol de France (La Relève et la Peste) et les corbeaux ont trop de cholestérol, par la faute des humains qui laissent leurs restes de malbouffe partout (DailyGeekShow).
En déambulant sur la toile, je déambule aussi dans Paris en 3D, grâce à une carte de l’université de Rennes qui propose une vision de la ville en fonction de la hauteur de ses bâtiments : cette très belle carte est visible ici. Je vous conseille de cliquer sur « carto en 3D » pour bien en profiter.
Poursuivons notre balade par un voyage sonore dans tous les patois de France, grâce à un travail mené notamment par le CNRS, et qui permet d’entendre une fable d’Esope dans toutes ces langues. Dans la foulée, je me permets de vous proposer une pause dans une des ces langues, à savoir le gallo, parlé dans l’Est de la Bretagne, du moins dans les campagnes. Les grandes villes, à savoir Nantes et Rennes, ont depuis fort longtemps adopté le français et n’ont jamais parlé ni gallo ni encore moins breton, n’en déplaise aux bretonnants militants des deux villes. Mais cela reste entre nous, cher blogonaute : de tai a mai, comme on dit par là-bas (Becedia).

Au cœur de la Bretagne gallèse : la ville de Redon (Ille-et-Vilaine) vue de Rieux (Morbihan)

Homo sapiens en été [49]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

Royale kitsch en série

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Stéphane Vigny, artiste né au Mans en 1977, aime les séries. Pas les séries télé, mais les séries tout court. Déjà en 2009, lorsqu’il avait réalisé sa première expo à Paris, il avait ambitionné de montrer toutes les maisons portant le nom de Sam Suffit.
Cet été à Nantes, dans le cadre de la manifestation annuelle et estivale d’art contemporain « Le voyage à Nantes », il enfonce le clou sur la place Royale, en présentant une quantité invraisemblable de sculptures en toc, tout juste bonnes pour les jardins d’une beaufitude affirmée. À ceci près qu’il n’y a ni nain ni petit moulin, et que tout est d’un blanc parfait. L’œuvre, dans laquelle on peut déambuler avec un certain ravissement, s’intitule « Reconstituer ». On peut la voir jusqu’au 31 août.

Homo sapiens en été [40]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

Homo sapiens en été [23]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2009

Homo sapiens en été [16]

Homo sapiens en été, Made in BZH
Nantes – 2016

Se souvenir du ciel bleu

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Made in BZH

Dire que nous sommes passés de l’été à l’hiver en quelques jours relève de l’euphémisme le plus pur. Même en un jour, si l’on considère que des températures frôlant les 15°C fin octobre ont encore un petit côté estival : c’était le cas samedi. Depuis hier, on gèle, on pèle et on grelotte, sous un ciel gris aussi déprimant que le résultat des présidentielles au Brésil.
Mais samedi encore, le ciel était bleu et la bière fraiche était la bienvenue : une bière nantaise du feu de dieu, bien méritée après une chouette balade urbaine. Et au cœur de cette balade, il y eut le théâtre Graslin, planqué derrière sa fontaine, sous un ciel tellement bleu qu’en ce jour tellement gris, je me demande encore si c’était bien dans la vraie vie.

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Théâtre Graslin (Nantes) – 27 octobre 2018

Nantes-plage

Made in BZH

Il n’y a pas qu’à Bordeaux que le miroir d’eau a été transformé en piscine à marmots dès qu’il fait beau. À Nantes, où ladite piscine date seulement de 2015, la plage est aussi au rendez-vous, preuve en images :

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Collection # 413

Collections (photos), Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Souvenir du Voyage à Nantes 2017
Laurent PERNOT, La Terre où les arbres rêvent
Nantes, Place Royale, juillet 2017

Des oiseaux dans la ville : décembre 2016

Des oiseaux dans la ville, Made in BZH, Nos amies les bêtes, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Toujours Bordeaux, bien sûr, mais aussi Nantes, où les cormorans y sont en bien plus grand nombre apparemment. J’y ai aussi vu une mésange bleue et des pinsons :

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Du côté de Bordeaux, l’observation commence par les mangeoires de mon jardin, où l’on voit quotidiennement les trois types de mésanges les plus courants, à savoir la mésange charbonnière (à gauche), la mésange bleue (au centre) et les troupeaux de mésanges à longue queue (à droite) :

mesanges

Toujours à Bordeaux, il fut possible de voir, outre les habituelles mouettes et les non moins habituels moineaux et rouge-gorge, un chardonneret élégant, … :

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… un geai (à gauche) et, à de multiples reprises, une sittelle torchepot (à droite), … :

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… un grimpereau, … :

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… un héron cendré, … :

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… et surtout, à la fin du mois, nous avons assisté au retour du faucon crécerelle dans le secteur du Lac :

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Le printemps est proche

Made in BZH, Promenons-nous dans les bois, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

p1080815Depuis quatre jours, la rumeur prétend que les jours rallongent. Ça ne se voit pas trop car il fait plutôt gris, mais c’est un fait astronomique avéré, source de la fête du solstice piratée par la bande à bondieu pour en faire Noël.
A défaut de soleil radieux, certains signes montrent que la nature est prête au décollage printanp1080831ier : les magnolias sont en bouton aussi bien dans les parcs de Bordeaux que dans ceux de Nantes. C’est aussi à Nantes que j’ai vu des petites fleurs ressemblant par leur forme à des primevères (en haut à gauche). Et aujourd’hui, dans mon jardin, les jonquilles pointaient leurs feuilles (ci-contre à droite). En 2016, elles avaient fleuri au tout début de février.

Un coprin qui se mange

Made in BZH, Promenons-nous dans les bois

p1060649La famille des coprins est assez peu comestible dans l’ensemble. Le plus sournois de la bande est sans aucun doute le coprin noir d’encre, qui provoque des malaises cardiaques si sa consommation est associée à celle d’alcool, éventuellement même si cette dernière a lieu plusieurs jours après l’ingestion des champignons.
Le coprin chevelu (photo ci-contre) est beaucoup plus fréquentable. Jeune, il se présente comme une grosse bougie blanche, et ne peut être confondu avec aucun autre champignon. C’est un bon comestible, sans aucun danger et agréable au goût, à condition de le cueillir jeune et de le cuisiner assez vite, car il se désagrège très vite et ressemble alors à une bouillasse noirâtre peu appétissante.

Photo prise à Nantes en octobre 2016

Collection # 361

Collections (photos), Made in BZH

L’autre miroir d’eau
Nantes, été 2016

miroir

Allo ? Allo ? À l’eau, quoi !

Made in BZH, Nos amies les bêtes, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’est officiel et voulu par sa seigneurie Macron : la cabine téléphonique doit avoir disparu du paysage d’ici décembre 2017. Argument : l’avènement de la téléphonie mobile a rendu ladite cabine obsolète. Selon un article paru ce matin dans La Dépêche (qui en a même fait sa une !), les cabines sont utilisées moins d’une minute par jour, alors autant les démanteler ou … en faire autre chose : une boite à livres, par exemple. Ou, pourquoi pas, un aquarium ?
Dans le cadre du Voyage à Nantes 2016 (jusqu’au 28 août), Benedetto BUFALINO et Benoît DESEILLE ont ainsi transformé une cabine du quartier Sainte-Croix de manière fort poétique :

Photos prises à Nantes en juillet 2016

14 juillet – 15 août : la France en vacances [2]

La France en vacances, Made in BZH

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Le dernier numéro de Terra Eco

Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Repeindre les murs en vert

teJ’ai connu Terra Eco au temps où il s’appelait Terra Economica. Ça commence à faire un moment. Puis je me suis abonnée, j’ai lu ce magazine tous les mois, généralement en commençant par le billet de Bridget Kyoto : ce mois-ci, elle allume les écolos (mais surement pas écologistes) qui viennent d’intégrer le gouvernement.
Hier, ce journal né à Nantes il y a douze ans, a annoncé qu’il fermait boutique. Problèmes majeurs de trésorerie, malheureusement fréquents dans la presse réellement indépendante. Cette nouvelle me surprend peu (le journal avait lancé un appel aux dons il y a quelques mois), mais cela m’attriste.
Le dernier numéro paru est donc bien le dernier tout court. On y trouve notamment un long reportage sur la sécheresse qui sévit en Ethiopie dans l’indifférence la plus totale, ainsi qu’un portrait du maire de Grande-Synthe, qui met tout en œuvre pour accueillir des réfugiés, et enfin, au milieu d’autres très bons articles, un papier un peu décalé sur des lunettes en algues. Tout ce que l’on peut espérer, c’est que l’équipe de Terra Eco puisse rebondir.

Echos locaux (mardi 9 février 2016)

Echos locaux, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Je suis prof mais je me soigne, Made in BZH, Nos amies les bêtes, Tambouille, Une petite goutte de science
  • La Voix du Nord relate une expérience menée en Angleterre, consistant à mesurer le QI des chiens, notamment afin de savoir si ledit QI a un lien avec la santé du toutou. Les chiens choisis pour l’étude sont des border collies. L’expérience s’est déroulée dans un bâtiment construit pour l’occasion, et il fut notamment demandé aux chiens de trouver une gamelle bien cachée ou de sélectionner d’un seul coup d’œil la gamelle la plus pleine. Il parait que les chiens étaient ravis.
  • Le Patriote Beaujolais laisse tomber le jaja local pour rendre honneur à la mousse : la meilleure bière du monde serait une bière brassée dans l’Ain, plus précisément par la brasserie artisanale Rivière d’Ain.
  • Un sondage dans Le Maine Libre : « êtes-vous influencés par les médailles décernées aux meilleurs fabricants de rillettes ? »
  • imageLe Courrier du Pays de Retz s’intéresse à une expérience menée par un maître d’école de Rouans, dans le sud de la Loire-Atlantique : pour motiver sa classe, ce monsieur transforme ses élèves en Harry Potter. Les gamins apportent même leur baguette magique à l’école. Cerise sur le gâteau : voyage à Londres pour tout le monde.

Source de l’illustration : Flickr

Les terrains de foot sont rectangulaires ? c’est ridicule

Made in BZH, Un peu d'art dans un monde de brutes

Quoi de plus sot qu’un espace rectangulaire pour taper dans un objet sphérique ? franchement ? la rectangularité des terrains de football, qui s’impose encore, même sur les stades les plus récents (lire la note d’avant-hier), est d’une affligeante banalité et ne peut que générer un ennui profond.
Par contre, si on trace un terrain plus rond, plus dodu, plus moelleux au regard, cela peut rendre ce sport intéressant. Il va enfin se passer quelque chose sur le terrain. Dans le cadre du Voyage à Nantes, l’agence d’architecture BARRÉ-LAMBOT et le paysagiste Guillaume SEVIN ont imaginé le terrain de foot en forme de fer à cheval et, comme il est situé dans le quartier Feydeau, ils l’ont nommé « Feydball » :

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Suivre le match, sans parler même de le jouer, devient tout de suite nettement moins périssant d’ennui que le football traditionnel. On peut néanmoins voir ledit match dans sa forme rectangulaire habituelle via un miroir géant (nettement plus réussi que les écrans du même type qui polluent les stades classiques) :

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Ce miroir permet d’ailleurs d’avoir une vision assez particulière du match et, subitement, les rétifs à la baballe ronde pourraient bien y trouver un plaisir visuel, à défaut d’y voir du sport :

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Photos : juillet 2015