Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Il a failli passer l’hiver à Bordeaux

p1080040Il n’y a pas que les oiseaux qui hivernent à Bordeaux, il y a aussi parfois les bateaux. Habituellement, le vieux Belem (120 ans, dois-je le rappeler ?) se refait une santé dans l’estuaire de la Loire qui l’a vu naître, tantôt à Nantes (son port d’attache), tantôt à St-Nazaire.
Cette année, dans le but de promouvoir la remise en service des formes de radoub des bassins à flot, le Belem fut prié d’attacher ses amarres dans le port de la Lune. C’est joli, un Belem avec un pont de Pierre en arrière-plan. Car, en attendant le début des travaux lourds, sur la coque, le fameux trois-mâts se fait récurer et repeindre l’intérieur au ponton d’honneur.
Mais l’été dernier, la forme de radoub devant accueillir le vénérable ancêtre s’est mise à fuir. Or, pour une mise en cale sèche, il faut que la cale soit … sèche. D’autre part, la fondation Belem trouve que les tarifs proposés par la société chargée des travaux sont un peu chers (à lire dans Sud-Ouest). Du coup, le brave Belem va devoir prendre la mer en plein hiver. Il se refera faire une beauté à La Rochelle pendant deux à trois semaines.

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Photos prises le 1er décembre 2016

L’autre phare du bout du monde

En 1884, un phare est érigé au large du Cap Horn, un vrai phare du bout du monde, qui sera, en 1905, au cœur d’un roman de Jules VERNE. Ce phare est une sorte de cabane en bois à 16 côtés, dont deux donnent face à la mer, construite sur un promontoire de 70 mètres de haut. Ses lampes fonctionnent à l’huile de colza et portent à près de 26 km. Mais le phare est en plein vent, et face au Cap Horn, ce n’est pas une simple brise. Les conditions sont tellement peu hospitalières pour les gardiens du phare que celui-ci est abandonné en 1902.
Il revient néanmoins sur le devant de la scène à la fin du XXe siècle : un Champenois, tellement amoureux de la mer qu’il a décidé de vivre à La Rochelle, décide de partir sur les trace du roman de Jules VERNE, à la recherche du fameux phare ou de ce qu’il en reste. Cet homme, c’est André BRONNER, dit « Yul » (très bon article dans L’Huma, daté de juin 1999). Avec une équipe de dix personnes (charpentiers, menuisiers, mais aussi des artistes), il reconstruit le phare à partir de 1994. Celui-ci éclaire de nouveau en février 1998.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’aventurier projette de construire une réplique du phare à La Rochelle : c’est chose faite depuis plus de 16 ans. La réplique du phare du bout du monde a été inaugurée le 1er janvier 2000 devant la plage des Minimes.

Photos prises à La Rochelle en octobre 2016

Joshua

joshua-p1060227-jpgEn 1898, le navigateur canadien Joshua SLOCUM clôt un tour du monde à la voile en solitaire, un peu plus de trois ans après quitté le port de Boston. C’est une première : personne, avant lui, n’avait osé une telle aventure, mais d’autres oseront après lui et son voyage va inspirer plus d’un marin.
En 1961, le navigateur français Bernard MOITESSIER fait construire un ketch (voilier à deux mâts dont le grand mât est à l’avant du bateau) en métal par un chantier de Saône-et-Loire et lui donne le nom de « Joshua » en souvenir de Joshua SLOCUM. Comme lui, il rêve de tour du monde à la voile : ça tombe bien, la première circumnavigation en solitaire à la voile part en 1968 (Golden Globe Challenge). Et c’est pendant cette course que Bernard MOITESSIER acquiert sa célébrité, en abandonnant aux deux tiers du trajet alors qu’il est donné vainqueur, et en poursuivant sa route au fil de l’eau pendant dix mois. Il s’installe alors en Polynésie avec femme et enfant. En 1980, on retrouve le marin et son voilier en Californie, mais le « Joshua » est touché par un cyclone en 1982 : il n’est retrouvé qu’en 1989 et en piteux état à Seattle. Il est alors racheté et restauré par le musée maritime de La Rochelle, qui lui offre des ronds des l’eau régulièrement. Bernard MOITESSIER, lui, est décédé en 1994 : il repose dans un petit village du Morbihan.

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Photos du « Joshua » prises lors du Grand Pavois 2016 (La Rochelle)

25 janvier 1971 : tornade à La Pallice

img2601Deux tornades viennent de toucher le département de Charente-Maritime en moins d’une semaine, provoquant des dégâts matériels considérables (voir photos dans l’article de Sud-Ouest d’hier) et rappelant que ce département est le plus touché de France par ce type de phénomène. Par chance, ces deux tornades n’ont pas fait de victime. Par contre, si on remonte plus de quarante ans en arrière, l’histoire est plus tragique.
Le 25 janvier 1971, sur le coup de 9 heures du matin, une tornade s’abat sur une zone allant de La Pallice jusqu’à un quartier assez huppé de La Rochelle, du côté de l’avenue Guiton. Classée au niveau 4 sur l’échelle de Fujita (qui compte cinq degrés), c’est une tornade d’une violence exceptionnelle. Un témoin raconte qu’il a été stupéfait par le bruit infernal de la tornade, « une sorte de gigantesque mugissement ». Cet homme fut surtout le témoin du décès d’un certain monsieur Drapeau, qui fut happé par le vent alors que lui-même s’agrippait tant bien que mal à un poteau. Des bâtiments furent détruits, une centaine de véhicules furent soulevés du sol, les objets déplacés par le vent se transformèrent en projectiles.

Illustration : fac-similé de la une de Sud-Ouest du 26/01/1971

Le Fu Le à La Pallice

Temps très clair ce matin sur la plage de la Gautrelle, commune de St-Georges-d’Oléron. Le paysage au loin se distingue avec une netteté presque parfaite. L’île de Ré et son pont, bien sûr, mais surtout les installations portuaires de La Pallice (port de commerce de La Rochelle) :

Un navire est à quai. L’avantage d’internet, c’est que nous pouvons savoir quasiment en temps réel où se trouvent les avions et les bateaux. Il est donc fort probable que le rafio accosté soit le FU LE, un vraquier immatriculé à Hong-Kong, mis à l’eau en 1998 et d’une longueur de 225 m :