Echos locaux (jeudi 18 février 2016)

  • Capture d’écran 2016-02-18 à 13.18.46Et si la série Trepalium, sur Arte, prédisait un avenir effectivement aussi proche que sombre ? et si 80% de l’humanité se retrouvait sans emploi ? et si les robots, au final moins empathiques que les droïdes de protocole dans Star Wars, nous piquaient nos jobs ? La Voix du Nord signale que des robots seront désormais employés dans des gares : l’aventure commence le 1er mars à Paris (gare de Lyon). Les robots de modèle Pepper pourront porter les bagages ou aider les personnes ayant des difficultés à se déplacer. La SNCF assure que cela ne supprimera aucun emploi. A voir …
  • Avis de recherche dans Le Journal de l’Orne : une alliance a été trouvée à Mayenne le jour de la St-Valentin. Elle appartient soit à Bernard soit à Christine, qui ont été unis par les liens sacrés du mariage le 10 novembre 1975. Le journal demande de faire circuler : mission accomplie.
  • J’entendais sur Inter ce matin que le ciel avait offert un joli spectacle aux habitants de l’Isère hier soir. Après avoir pensé au pire (crash aérien) puis au rigolo (OVNI), il s’est avéré qu’il s’agissait d’une pluie de météorites. Le Dauphiné Libéré rapporte que des impacts ont été constatés dans le Vercors et le Grésivaudan.

Photo : Grenoble, février 2011

Ne pas confondre grèbe et fuligule

P1540872Vu de loin, dans l’enthousiasme d’observer un volatile plonger façon grèbe, j’ai cru que c’en était un, de grèbe (à lire ici). Et j’avais beau chercher, torturer le web en tout sens (ceci expliquant un formidable retard dans la correction de la prose adolescente), aucun grèbe noir et blanc avec petite couette ne jaillissait à l’écran.
Et pour cause, l’oiseau vu sur le lac du Flumet était, comme son camarade à tête orange, un fuiligule. Il s’agit en l’occurrence du fuligule morillon, capable de plonger jusqu’à 7 mètres pour trouver sa nourriture.
Ce petit canard se régale de moules d’eau douce (me laissant donc les vraies, celles de mer et de bouchot, preuve que la nature est bien faite), de petits crustacés, voire de graines ou même de pain offert par les humains.
A la fin de l’hiver, le mâle se cherche une donzelle pour assurer sa descendance , et hop là boum ! c’est parti pour la saison peace and love, mais pas sur l’air « amour d’un jour amour toujours », ce fuligule-là change de partenaire chaque année.

P1540868

Source : oiseaux.net

Photos : lac du Flumet (Isère), décembre 2015

Un fuligule sur le Flumet

P1540874Le fuligule milouin est un petit canard peu bavard, dont j’avais déjà parlé il y a quelques temps (piqûre de rappel). Ce charmant plongeur à tête orange est un oiseau assez fréquent en cette saison : 60 000 d’entre eux choisissent chaque année la France pour hiverner.
Cet oiseau aime les eaux calmes, dans lesquelles il peut plonger pour rechercher sa nourriture. Il a même un goût prononcé pour les réservoirs artificiels et les lacs de barrages. Et là, à cheval sur les communes d’Allevard et de St-Pierre-d’Allevard (département de l’Isère), il est servi : un étang tout calme, pas trop grand (à peine 80 ha) mais suffisamment quand même, avec petites herbes de genre roseaux sur les côtés.
L’oiseau nage donc tranquillement sur le bassin du Flumet, un étang creusé pour les besoins d’EDF, étape intermédiaire entre un bassin en amont et un autre en aval, qui a été mis en eau en 1978, noyant au passage toute une zone humide et un tronçon de voie ferrée.

P1540865

Photos : décembre 2015

Sources : oiseaux.net pour le fuligule milouin, wikipédia pour le lac du Flumet

Il n’y eut donc pas de neige à Noël …

St Pierre d'Allevard… même là où, d’habitude, y’en a … comme la pomme dans le breuvage bizarre des Tontons Flingueurs, scène de la cuisine (si tu as des lacunes, révise !).

Pas de neige, mais à la place des primevères (photo ci-contre) et des grèbes qui n’ont même pas besoin de fendiller la glace pour plonger.

alpes P1540872.jpg

Et pourtant … normalement, en hiver … il neige. Nous sommes dans le département de l’Isère, plus exactement dans le massif de Belledonne. Au loin on aperçoit la Chartreuse, caillouteuse comme à la fin du printemps, à quelques fanfreluches neigeuses près sur le dessus :

alpes P1540861.jpg

Partout, la montagne est vierge de neige, et le skieur bien ennuyé d’avoir payé si cher une location pour faire sottement des balades en montagne. Ne se rend-il pas compte qu’elle est belle de toute façon, la montagne ?

alpes P1540856.jpg

Personnellement, cette absence de neige ne m’a pas dérangée. Finalement, c’est plus stable sur les routes, et je n’étais pas là pour faire le mariole sur les pentes glissantes mais pour fêter Noël en famille, ce qui est tout de suite plus de mon niveau. Mais quand même, quand au loin, tout près à vol d’oiseau de la station du Collet d’Allevard, j’ai aperçu un peu de blanc, j’ai trouvé que c’était joli :

alpes P1540842.jpg

Collection # 298

Les Alpes vues d’avion
Avril 2015

alpes

Benoîte en juillet

Suite de la balade florale au Collet d’Allevard, cette fois avec une fleur qui a montré son jaune pimpant en fin de printemps, aujourd’hui qui nous montre son fruit. Celui-ci est formé de petits plumets munis de fins crochets, qui s’accrochent aux insectes et facilitent ainsi la reproduction de la plante. Il s’agit de la benoîte des montagnes, fleur de la famille des rosacées, qui s’épanouit dans tous les massifs français à partir de 1500 m d’altitude.

Une fleur jaune contre les bleus

Suite de la balade florale dans les Alpes, en l’occurrence aux abords de la station du Collet d’Allevard. Outre les multiples orchidées, dont j’ai montré un exemplaire il y a quelques heures (la suite … plus tard … un jour … peut-être), on trouve aussi une fleur toute simple, archi-connue, qui ressemble à une grande marguerite jaune : c’est l’arnica. Tout un chacun en connaît les gels, crèmes, ou granules homéopathiques qui soulagent les coups et font pâlir les bleus. Il ne faut néanmoins moins pas essayer d’ingérer cette plante (sinon sous la forme homéopathique) car elle s’avère très toxique pour l’ensemble de l’organisme (système digestif, système nerveux, etc). Il est en outre déconseillé de la cueillir afin de préparer son propre onguent : la plante, à ce petit jeu, a failli disparaître.

  

 

Nigritelle

On l’appelle « nigritelle noire », bien qu’elle ne soit pas noire, ou aussi « manette » ou « main du diable » parce-que les petites fleurs qui la composent ressemblent à des mains.
Bien que cela ne saute pas aux yeux des non-botanistes (dont je fais partie), la nigritelle est une des multiples orchidées que l’on peut trouver en Europe. Celle-ci est endémique des Alpes, et peut pousser jusqu’à 2500 mètres d’altitude, y compris loin de son massif d’origine (on en trouve en Scandinavie et dans les Balkans). Je l’ai croisée lors d’une balade dans un massif isérois lors du week-end du 14 juillet. On lui attribue une odeur de vanille (qui ne m’a pas sauté au nez, mais je ne me suis sans doute pas suffisamment approchée), qui a le double mérite de parfumer le lait des vaches qui broutent dans les champs où cette fleur abonde, et d’attirer les insectes, ce qui facilite la pollinisation.
Il existe d’autres sortes de nigritelles. La forme est globalement la même mais la couleur diffère. C’est ainsi le cas de la « nigritelle de Cornélien« , qui présente un joli dégradé de rose.

Collection # 128

Le bon air de la montagne
St-Pierre-d’Allevard (Isère), 24 et 25 décembre 2011

Collection # 87

T’ar ta gueule à la récré
Grenoble, février 2011

Accompagnement musical : Alain Souchon, « J’ai dix ans »



Des couleurs au bord de l’Isère

C’était un vendredi de février, dans le cadre de mes balades « une heure par-ci une heure par-là », juste avant de filer à Lyon. Me voilà dans la brume hivernale (on ne se rend pas compte qu’il y a de la montagne autour de Grenoble : on ne la voit pas ce jour-là), dans une zone industrielle grenobloise, avec une heure à tirer, un appareil-photo en main. Je passe au-dessus de l’Isère par une passerelle de chemin de fer, et me voilà devant le régal du jour : un immense mur où les tagueurs, grapheurs, barbouilleurs, se défoulent. Quelle longueur ? je l’ignore. Peut-être pas loin d’un kilomètre. Alors j’attaque.
L’ensemble est éclectique, plutôt réussi, et souvent assez drôle, comme ce boucher qui ne dépèce que des carottes, son épluche-légume en pogne, façon arme de destruction massive :

Restons sur la tambouille, avec cette abeille qui fait son miel :

Les vieux clichés des mythologies des cités ne sont pas en reste, avec cette petite caillera qui tague une boite aux lettres, il n’y avait rien d’autre à sa hauteur :

Plus gore (quoique !) avec un pan de mur en camaïeu de gris, genre « retour des morts vivants » :