Je veux sortiiiiiiiir !

American graffitis, Au pays de la Petite Sirène, Chronique du grand confinement, Hellénie, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, L'île d'Oléron en noir et blanc, La mer et ses poissons, Made in BZH, Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Suède, Tous les chemins mènent à Rome

Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès

Mamert, Pancrace et Servais

On ne va pas en faire toute une histoire

Bien que remplacés en 1960, dans le calendrier des fêtes à souhaiter, par Estelle, Achille et Rolande, le trio Mamert-Pancrace-Servais reste bien connu des jardiniers pour leur réputation de « saints de glace ». On les fête les 11, 12 et 13 mai, bien loin de l’hiver, mais une légende tenace veut qu’il puisse faire frisquet ces jours-là. Ou pas : 33°7 à St-Etienne le 13 mai 2015 (source), et aujourd’hui, dans mon jardin, il fait 20°C. Nous sommes bien loin des saints-glagla, mais les légendes sont tenaces. D’un strict point de vue jardinier, ces trois jours sont réputés pour être les trois derniers possibles pour un retour sournois du froid avant l’été. En clair, passé lundi, on pourra planter tout ce qu’on veut, ça ne risquera plus de geler.
Quand à notre trio de saints du départ, il correspond à des personnages réels ou supposés du haut moyen-âge, pas jardiniers a priori.
Saint-Mamert était un archevêque du Dauphiné au Ve siècle. Apparemment, il était en froid avec l’archevêque d’Arles et on lui doit d’avoir remplacé une fête romaine visant à protéger les céréales par la procession des Rogations.
Saint-Pancrace serait originaire d’Asie Mineure et serait mort à Rome en martyr et en l’an 304 à l’âge de 14 ans.
Quant au petit dernier, Saint-Servais, il était évêque d’une province belge au IVe siècle. On le dit très accro au dogme de la Trinité, et la légende fait de lui un cousin de Jésus lui-même. Ses reliques se trouvent aujourd’hui à Maastricht.

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, On ne va pas en faire toute une histoire, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

En reprenant mes déambulations sur la toile, je suis tombée sur cet article du site Orient XXI qui explique ce qu’est le ramadan . Après tout, c’est de saison !
En déambulant sur la toile et sur le site du quotidien Sud-Ouest, j’ai aussi appris que des communards, prisonniers sur l’île Madame (commune de Port-des-Barques, en Charente-Maritime), y avaient construit un puits mais qu’il ne fallait pas trop que ça sache.
Puis je me mis en colère en découvrant que Vinci déversait du béton dans la Seine, en toute impunité et même pas par accident. Cette pollution est bien volontaire : à lire dans mer-ocean.com.
Toujours dans la catégorie des colères, je me promets de ne plus jamais acheter un seul fromage de la marque Etoile du Vercors, et donc pas d’avantage de Lactalis, celui-ci ayant racheté celle-là et n’ayant rien fait pour stopper le flot de déchets qu’Etoile du Vercors déverse dans l’Isère depuis sa création, qui remonte quand même à 1942 : à lire dans Reporterre.

Des élèves et leurs parents manifestent pour sauver l’école de Crêts-en-Belledonne (Isère)
Site web du Dauphiné Libéré, 8 mai 2019


Pour finir, je suis restée dans le département de l’Isère. Il y a quelques années, les communes de St-Pierre-d’Allevard et Morêtel-de-Mailles ont fusionné pour sauver l’école primaire locale, prenant le nom de Crêts-en-Belledonne. Finalement et en haut lieu, il est décidé que ladite école doit fermer car le nombre d’élèves n’est pas suffisant. Puisque la quantité passe avant la qualité, les parents d’élèves ont réagi avec humour, en faisant inscrire, tout à fait officiellement, des moutons à l’école : à lire dans Le Monde.

Echos locaux (jeudi 18 février 2016)

Echos locaux, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va
  • Capture d’écran 2016-02-18 à 13.18.46Et si la série Trepalium, sur Arte, prédisait un avenir effectivement aussi proche que sombre ? et si 80% de l’humanité se retrouvait sans emploi ? et si les robots, au final moins empathiques que les droïdes de protocole dans Star Wars, nous piquaient nos jobs ? La Voix du Nord signale que des robots seront désormais employés dans des gares : l’aventure commence le 1er mars à Paris (gare de Lyon). Les robots de modèle Pepper pourront porter les bagages ou aider les personnes ayant des difficultés à se déplacer. La SNCF assure que cela ne supprimera aucun emploi. A voir …
  • Avis de recherche dans Le Journal de l’Orne : une alliance a été trouvée à Mayenne le jour de la St-Valentin. Elle appartient soit à Bernard soit à Christine, qui ont été unis par les liens sacrés du mariage le 10 novembre 1975. Le journal demande de faire circuler : mission accomplie.
  • J’entendais sur Inter ce matin que le ciel avait offert un joli spectacle aux habitants de l’Isère hier soir. Après avoir pensé au pire (crash aérien) puis au rigolo (OVNI), il s’est avéré qu’il s’agissait d’une pluie de météorites. Le Dauphiné Libéré rapporte que des impacts ont été constatés dans le Vercors et le Grésivaudan.

Photo : Grenoble, février 2011

Ne pas confondre grèbe et fuligule

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

P1540872Vu de loin, dans l’enthousiasme d’observer un volatile plonger façon grèbe, j’ai cru que c’en était un, de grèbe (à lire ici). Et j’avais beau chercher, torturer le web en tout sens (ceci expliquant un formidable retard dans la correction de la prose adolescente), aucun grèbe noir et blanc avec petite couette ne jaillissait à l’écran.
Et pour cause, l’oiseau vu sur le lac du Flumet était, comme son camarade à tête orange, un fuiligule. Il s’agit en l’occurrence du fuligule morillon, capable de plonger jusqu’à 7 mètres pour trouver sa nourriture.
Ce petit canard se régale de moules d’eau douce (me laissant donc les vraies, celles de mer et de bouchot, preuve que la nature est bien faite), de petits crustacés, voire de graines ou même de pain offert par les humains.
A la fin de l’hiver, le mâle se cherche une donzelle pour assurer sa descendance , et hop là boum ! c’est parti pour la saison peace and love, mais pas sur l’air « amour d’un jour amour toujours », ce fuligule-là change de partenaire chaque année.

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Source : oiseaux.net

Photos : lac du Flumet (Isère), décembre 2015

Un fuligule sur le Flumet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

P1540874Le fuligule milouin est un petit canard peu bavard, dont j’avais déjà parlé il y a quelques temps (piqûre de rappel). Ce charmant plongeur à tête orange est un oiseau assez fréquent en cette saison : 60 000 d’entre eux choisissent chaque année la France pour hiverner.
Cet oiseau aime les eaux calmes, dans lesquelles il peut plonger pour rechercher sa nourriture. Il a même un goût prononcé pour les réservoirs artificiels et les lacs de barrages. Et là, à cheval sur les communes d’Allevard et de St-Pierre-d’Allevard (département de l’Isère), il est servi : un étang tout calme, pas trop grand (à peine 80 ha) mais suffisamment quand même, avec petites herbes de genre roseaux sur les côtés.
L’oiseau nage donc tranquillement sur le bassin du Flumet, un étang creusé pour les besoins d’EDF, étape intermédiaire entre un bassin en amont et un autre en aval, qui a été mis en eau en 1978, noyant au passage toute une zone humide et un tronçon de voie ferrée.

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Photos : décembre 2015

Sources : oiseaux.net pour le fuligule milouin, wikipédia pour le lac du Flumet

Il n’y eut donc pas de neige à Noël …

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

St Pierre d'Allevard… même là où, d’habitude, y’en a … comme la pomme dans le breuvage bizarre des Tontons Flingueurs, scène de la cuisine (si tu as des lacunes, révise !).

Pas de neige, mais à la place des primevères (photo ci-contre) et des grèbes qui n’ont même pas besoin de fendiller la glace pour plonger.

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Et pourtant … normalement, en hiver … il neige. Nous sommes dans le département de l’Isère, plus exactement dans le massif de Belledonne. Au loin on aperçoit la Chartreuse, caillouteuse comme à la fin du printemps, à quelques fanfreluches neigeuses près sur le dessus :

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Partout, la montagne est vierge de neige, et le skieur bien ennuyé d’avoir payé si cher une location pour faire sottement des balades en montagne. Ne se rend-il pas compte qu’elle est belle de toute façon, la montagne ?

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Personnellement, cette absence de neige ne m’a pas dérangée. Finalement, c’est plus stable sur les routes, et je n’étais pas là pour faire le mariole sur les pentes glissantes mais pour fêter Noël en famille, ce qui est tout de suite plus de mon niveau. Mais quand même, quand au loin, tout près à vol d’oiseau de la station du Collet d’Allevard, j’ai aperçu un peu de blanc, j’ai trouvé que c’était joli :

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Collection # 298

Collections (photos)

Les Alpes vues d’avion
Avril 2015

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Benoîte en juillet

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Promenons-nous dans les bois

Suite de la balade florale au Collet d’Allevard, cette fois avec une fleur qui a montré son jaune pimpant en fin de printemps, aujourd’hui qui nous montre son fruit. Celui-ci est formé de petits plumets munis de fins crochets, qui s’accrochent aux insectes et facilitent ainsi la reproduction de la plante. Il s’agit de la benoîte des montagnes, fleur de la famille des rosacées, qui s’épanouit dans tous les massifs français à partir de 1500 m d’altitude.

Une fleur jaune contre les bleus

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Promenons-nous dans les bois

Suite de la balade florale dans les Alpes, en l’occurrence aux abords de la station du Collet d’Allevard. Outre les multiples orchidées, dont j’ai montré un exemplaire il y a quelques heures (la suite … plus tard … un jour … peut-être), on trouve aussi une fleur toute simple, archi-connue, qui ressemble à une grande marguerite jaune : c’est l’arnica. Tout un chacun en connaît les gels, crèmes, ou granules homéopathiques qui soulagent les coups et font pâlir les bleus. Il ne faut néanmoins moins pas essayer d’ingérer cette plante (sinon sous la forme homéopathique) car elle s’avère très toxique pour l’ensemble de l’organisme (système digestif, système nerveux, etc). Il est en outre déconseillé de la cueillir afin de préparer son propre onguent : la plante, à ce petit jeu, a failli disparaître.

  

 

Nigritelle

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Promenons-nous dans les bois

On l’appelle « nigritelle noire », bien qu’elle ne soit pas noire, ou aussi « manette » ou « main du diable » parce-que les petites fleurs qui la composent ressemblent à des mains.
Bien que cela ne saute pas aux yeux des non-botanistes (dont je fais partie), la nigritelle est une des multiples orchidées que l’on peut trouver en Europe. Celle-ci est endémique des Alpes, et peut pousser jusqu’à 2500 mètres d’altitude, y compris loin de son massif d’origine (on en trouve en Scandinavie et dans les Balkans). Je l’ai croisée lors d’une balade dans un massif isérois lors du week-end du 14 juillet. On lui attribue une odeur de vanille (qui ne m’a pas sauté au nez, mais je ne me suis sans doute pas suffisamment approchée), qui a le double mérite de parfumer le lait des vaches qui broutent dans les champs où cette fleur abonde, et d’attirer les insectes, ce qui facilite la pollinisation.
Il existe d’autres sortes de nigritelles. La forme est globalement la même mais la couleur diffère. C’est ainsi le cas de la « nigritelle de Cornélien« , qui présente un joli dégradé de rose.

Collection # 128

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Le bon air de la montagne
St-Pierre-d’Allevard (Isère), 24 et 25 décembre 2011

Collection # 87

Collections (photos), Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

T’ar ta gueule à la récré
Grenoble, février 2011

Accompagnement musical : Alain Souchon, « J’ai dix ans »



Des couleurs au bord de l’Isère

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

C’était un vendredi de février, dans le cadre de mes balades « une heure par-ci une heure par-là », juste avant de filer à Lyon. Me voilà dans la brume hivernale (on ne se rend pas compte qu’il y a de la montagne autour de Grenoble : on ne la voit pas ce jour-là), dans une zone industrielle grenobloise, avec une heure à tirer, un appareil-photo en main. Je passe au-dessus de l’Isère par une passerelle de chemin de fer, et me voilà devant le régal du jour : un immense mur où les tagueurs, grapheurs, barbouilleurs, se défoulent. Quelle longueur ? je l’ignore. Peut-être pas loin d’un kilomètre. Alors j’attaque.
L’ensemble est éclectique, plutôt réussi, et souvent assez drôle, comme ce boucher qui ne dépèce que des carottes, son épluche-légume en pogne, façon arme de destruction massive :

Restons sur la tambouille, avec cette abeille qui fait son miel :

Les vieux clichés des mythologies des cités ne sont pas en reste, avec cette petite caillera qui tague une boite aux lettres, il n’y avait rien d’autre à sa hauteur :

Plus gore (quoique !) avec un pan de mur en camaïeu de gris, genre « retour des morts vivants » :