What’s new ? [mercredi 10 mars 2010, 14 h 45]

Publicités

What’s new ? [vendredi 15 janvier 2010, 14 h 05]

  • L’Américain moyen est un Américain obèse. Pas toujours, certes, mais c’est l’image qu’on nous en donne, bourrelets dégringolants sur les fessiers adipeux et les cuisses porcines, un bonheur. L’Américain moyen cherche donc le régime miracle qui fera fondre la graisse impie, et accessoirement soulagera son cœur d’un cholestérol morbide. Soulagera peut-être le cœur, mais pas le porte-monnaie, car c’est bien connu, avant de faire maigrir le bonhomme, le régime amincit son compte en banque. C’est ainsi que l’Américain voit dans toute nouvelle lubie alimentaire la solution miracle vers laquelle il s’engouffre. Tout ça pour dire qu’une nouvelle mode vient de voir le jour : suivre un régime préhistorique pour vivre mieux (Rue89), c’est-à-dire manger comme à une époque sans agriculture (sauf vers la fin, au néolithique, mais ce n’est pas le modèle retenu par les nouveaux adeptes de ce régime bizarre).
  • Du cul ! du cul ! du cul ! C’est à Nantes que ça s’est passé hier soir, plus précisément au Lieu Unique, où un collectif a exposé des photos de poils pubiens : une expo bien poilante (20 minutes). Passionnant, non ?
  • Hier aurait du s’ouvrir à Port-au-Prince la 2e édition du festival Etonnants voyageurs en Haïti. Télérama a eu des nouvelles de quelques écrivains haïtiens, rescapés du séisme dont le dernier bilan provisoire, selon la Croix Rouge, serait d’environ 40 000 morts (quand Kouchner disait hier qu’un premier bilan de ce type était toujours plus élevé que la réalité, il ne se trompait pas, mais cet événement reste quand même dramatique).

—> Illustration : Gustave COURBET, L’origine du monde, 1866.

L’île maudite

Ce matin sur Inter, Bernard Kouchner a prononcé le mot « malédiction » pour évoquer le bilan tristement attendu du séisme à Haïti. Malédiction parce-que dès qu’un espoir renaît (c’était actuellement le cas, timidement cependant, grâce aux travaux de la commission de l’ONU en place sur l’île), une catastrophe arrive qui balaye tout : cyclone (qui peut faire 1000 morts à Haïti et un seul à Cuba), inondation, … L’administration et bon nombre de cadres de l’Etat ont disparu dans la catastrophe, ensevelis sous leurs bâtiments faits avec peut-être plus de sable que de ciment. La ville de Port-au-Prince, équipée pour accueillir environ 200 000 habitants, avait une population de plus de 2 millions d’individus, entassés pour la plupart dans des logements insalubres, peu résistants, surtout des cahutes de bidonvilles. Bilan effrayant, digne d’un sordide record du monde, lié à l’incapacité de l’Etat à faire son boulot, et ce depuis trop longtemps (la dictature, c’est pas bon pour la santé des hommes), et à une situation financière dramatique (la moitié du budget de l’Etat vient de l’aide internationale) : on parle de 100 000 morts (bilan probablement exagéré : Bernard Kouchner a préféré ce matin parlé de 100 000 disparus, des gens ayant pu fuir, qui seront retrouvés plus tard), seul le tremblement de terre de Sumatra, en décembre 2004, suivi d’un tsunami qui est resté dans les mémoires, a affiché un bilan plus effrayant encore pour ces dix dernières années (232 000 morts), mais la zone concernée par la catastrophe était autrement plus vaste.