Un soir de juin

C’est un soir plutôt calme après tant de jours de pluie. Un soir où les muses du Grand Théâtre prennent le soleil … :

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… tandis que notre Flat Iron local brille presque de tous ses feux, à l’angle du cours du XXX Juillet et de l’allée de Tourny :

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Un jour, enfin, où des mâts brillent du côté des quais, comme s’il y avait une fête sur la Garonne, allez savoir ce qui se trame de ce côté là … :

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Photos prises à Bordeaux le 14 juin 2018

La saison peace and love continue

Dans ma petite tête de piaf de mammifère de base, la saison des amours est le printemps, celui des naturalistes (qui s’achève fin mai), pas celui des astronomes (qui patiente jusqu’à la fête de la musique du 21 juin). Celle donc, déjà achevée, permet de constater que les petits peuplent nids et terriers, et que les parents sont affairés à leur procurer la nourriture et à évacuer les sacs fécaux, parce-que oui, mesdames et messieurs, les petits oiseaux et les petits mammifères font aussi caca.
En dehors de cette parenthèse scatologique, que constatons-nous ? que chez les insectes, le mode peace and love bat son plein, y compris chez les bestioles de quelques millimètres de long.

Chercher la petite bête

De loin, on dirait une tâche sur une feuille. De plus près, on peut penser aux œufs d’un insecte quelconque, peut-être de la famille des coléoptères, mais je ne m’engage pas trop sur ce terrain, ayant encore beaucoup à apprendre. En regardant la photo sur l’écran de l’ordi, on s’aperçoit que les petites bêtes sont sorties des œufs et sont probablement prêtes à affronter le vaste monde :

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Heureux comme un touriste à Bordeaux quand il pleut

C’est un jour de temps orageux. Ça gronde au loin et Bordeaux nous offre des cadeaux : nous recevons tous les modes du miroir d’eau en quinze minutes, y compris le faux brouillard, ainsi que toutes les nuances de gris de la part des nuages. C’est joli. Les touristes, bravant la pluie avec une bonne humeur palpable et, bien souvent, avec un savoureux accent britannique, dansent sur le miroir d’eau, voire s’y baignent (comme cette jeune fille qui a enfilé le maillot de bain), en tout cas s’y photographient, et toujours avec le sourire.

Cette fois, c’est bon, les Martiens débarquent

Soyons franc et reconnaissons ses mérites au département : la Gironde met tout en œuvre pour accueillir des Martiens, voire d’autres extraterrestres. Le petit homme vert n’est pas qu’un fantasme, voire un délire de quiconque aurait abusé du divin nectar que les cépages merlot, cabernet et petit verdot peuvent procurer, c’est une réalité. Pendant longtemps, le quidam avait envisagé de se poser sur le Bassin d’Arcachon, plus précisément à Arès, j’avais narré cela il y a fort longtemps.
Finalement et faisant fi des installations ad hoc, les extra-terrestres ont enfin pu poser leur soucoupe en forme de chapeau de reine d’Angleterre sur un des bassins à flot de Bordeaux. L’aventure ne fut point aisée, cela fait même deux ans que l’on en parle. Mais cette fois c’est la bonne, dès demain les petits hommes pourront gambader librement dans les rues de Bordeaux.
Je tiens à préciser que, sur la photo ci-dessous, le personnage qui s’affaire sous la soucoupe est un Terrien, probablement une âme pure venue s’enquérir de la bonne santé des Martiens après un si long voyage.

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Voilà pourquoi nous n’avons pas déjeuné dehors ce midi

Nous étions prévenus, Sud-Ouest avait fait le job. Mais soyons francs, bien que fans du grand dehors, bien que pas si gênés que ça par un crachin qui ne mouille même pas, quand ce sont des glaçons qui tombent du ciel, nous capitulons. Lâchement. En fait, ce que nous ne supportons pas, c’est le bruit. Et 80 dB, c’est trop.

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La demoiselle de mai

Les demoiselles sont des insectes proches des libellules, mais avec un corps beaucoup plus menu et des ailes difficiles à distinguer tant elles sont fines et transparentes. Comme la libellule, la demoiselle fait partie de la famille des odonates.
Une des plus courantes de ces demoiselles, bien visible au printemps, est l’ischnure élégant, que l’on reconnait à coup sûr à la tache bleue à l’extrémité de son abdomen. L’ischnure est surtout observable près des plans d’eau, la femelle pondant ses œufs dans les plantes aquatiques.

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Un ischnure élégant dans le département de la Gironde en mai 2018

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le printemps ne fait pas non plus l’hirondelle

L’hirondelle se fait rare. Hormis quelques spécimens aperçus il y a environ un mois en Charente-Maritime, et quelques rares oiseaux du côté de Bordeaux, l’hirondelle met du temps à venir cette année. Le nid le plus proche de chez moi est toujours déséspérément vide. Les hirondelles vont-elles venir ? sont-elles en rade sur la route qui les amène d’Afrique ? sont-elles juste simplement en retard ?
Un peu de tout cela, comme l’explique le site Ornithomédia. D’une part, depuis quelques années, on constate une baisse très nette des effectifs des hirondelles, qu’il s’agisse de l’hirondelle rustique ou de l’hirondelle de fenêtre. Habituellement, les hirondelles ont deux couvées par an. Or, depuis environ cinq ans, la seconde nichée ne donne bien souvent aucun oisillon : cette baisse drastique de la natalité explique, entre autres causes, la baisse des effectifs.
Mais la météo pourrait bien avoir aussi sa part de responsabilité dans la mort des oiseaux en cours de migration, ou plus simplement dans leur arrivée tardive. De mauvaises conditions climatiques, comme les tempêtes ou les pluies trop fortes, mais aussi le froid tardif, peuvent tuer les oiseaux. Ornithomédia cite ainsi, entre autres exemples, une vague de froid en octobre 1974 qui aurait tué des milliers d’hirondelles, aboutissant à une baisse des effectifs de 25% au printemps suivant en Suisse. Il se peut donc que nos hirondelles aient du mal à revenir d’Afrique, notamment parce-qu’elles peinent à arriver en Espagne et ensuite à en partir : la péninsule ibérique vient de connaître un hiver particulièrement long. Depuis plusieurs semaines, la Galice connait un temps froid et pluvieux, il a même neigé en avril : les oiseaux migrateurs sont inévitablement perturbé par cet hiver qui n’en finit pas.
Pour en revenir à nos hirondelles de chez nous, soit elles sont en retard et j’aurai le plaisir de vous les montrer prochainement, soit elles sont trop peu nombreuses à avoir survécu, ce qui ne serait pas de bon augure pour l’espèce.

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Une hirondelle rustique dans un village de Dordogne en juin 2017

C’est la saison des grenouilles

Le printemps coasse, mais de là à voir le batracien sonore et amoureux, il y a souvent un pas (dans le marécage, en général, pas facile en chaussures de ville). Le batracien sait pourtant se faire urbain et peu farouche, donc facilement visible pour qui est un peu attentif. Jouer à trouver les grenouilles n’amuse pas que les enfants. Le meilleur spot bordelais, à ma connaissance, est le jardin botanique de la Bastide.

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Une grenouille dans le jardin botanique de la Bastide (Bordeaux), mai 2018

L’émeraude et le roncier

La micrommate émeraude (micrommata virescens) est une jolie araignée verte, qui se confond avec les feuillages dans lesquelles elle déambule. Cette parfaite adaptation à la végétation fait qu’elle se fond parfaitement bien dans le paysage : j’ai failli passer à côté d’elle sans la voir, alors qu’elle était posée sur une feuille de roncier. De ce fait, elle n’a pas besoin de tisser de toile pour capturer ses proies : elle compte sur l’effet de surprise. Selon l’INPN, elle chasse à l’affut : elle attend qu’une proie se présente, l’attrape vivement, et file la manger dans la végétation.

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Micrommate émeraude observée dans l’agglomération bordelaise en mai 2018

Paresse autorisée

En cette journée de lutte intense contre l’impérieuse nécessité de corriger les bacs blancs, je me permets de vous offrir ce brin de muguet de mon jardin, qui a fait du zèle en fleurissant il y a quinze jours. Ainsi, aujourd’hui, il fait comme moi : il paresse mollement, s’offre un jour de vacances en pleine semaine, ce qui s’apparente à une certaine forme de luxe.

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Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.

Vorace pyrale

1-P1190619.jpgC’était il y a un an, ou peut-être deux (je ne vois pas le temps passer) : un beau matin, ou un joli soir, déambulant dans le jardin, j’ai constaté que le petit buis, en pleine santé la veille, n’avait plus une feuille. Plumé jusqu’à l’os, les branches à l’air et l’air d’avoir littéralement brûlé, alors qu’il ne faisait quand même pas si chaud.
Il y a un an (cette fois c’est sûr, l’article est daté), Le Figaro expliquait de manière assez simple et claire ce qu’il arrivait à ces pauvres buis, car le mien ne faisait, bien sûr, pas figure d’exception. Rebelote cette année : depuis une petite semaine, le petit buis est à nouveau attaqué.
Le coupable de cette destruction massive façon blitzkrieg est arrivé en France en 2008 et se répand depuis sur le territoire. Le guerrier vorace n’est autre que la chenille d’un papillon d’aspect ordinaire : la pyrale du buis. En regardant bien entre les feuilles, dont elle partage les mêmes couleurs, on finit par voir cette chenille, pas bien grosse ni très longue, mais souvent en nombre suffisant pour détruire un buis en moins de 24 heures.
L’article du Figaro présente divers moyens de lutte, y compris bio (ce qui est récent). N’ayant qu’un seul tout petit buis, je me débarrasse des chenilles à la main (mais pas à main nue) et inspecte l’arbuste plusieurs fois par semaine. Une surveillance constante qui s’impose dès que les beaux jours arrivent, ce qui fut le cas la semaine dernière (pas loin de 30°C à Bordeaux au week-end dernier).

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Quatorze à la douzaine

Si j’en crois le site oiseaux-birds.com, la femelle colvert pond entre 8 et 13 œufs en moyenne, ce qui doit aboutir, si tout va bien, à autant de canetons. Ce matin, la première couvée vue cette année présentait 14 poussins, bien groupés. Sauf un. Il y a toujours un caneton qui reste à l’écart de la fratrie, j’ignore pourquoi mais je l’ai souvent remarqué.
Donc quatorze. Ce n’est pas rien pour une nénette que son mec a laissée juste après la ponte. Elle a assumé seule la couvaison, elle se débrouille seule aussi pour aider les petits à trouver leur nourriture et à ne pas se perdre en chemin. Et pourtant, l’an prochain, elle retrouvera un autre mâle, tout aussi goujat que le précédent, et l’histoire se répètera.

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Photo réalisée le 13/04/2018 dans l’agglomération bordelaise

 

L’oiseau-mystère enfin identifié

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Une rémiz penduline dans l’agglomération bordelaise (début mars 2018)

Fin janvier, entre autres oiseaux urbains, j’avais observé un joli petit piaf beige dont j’ignorais le nom. Un peu par hasard, j’appris hier qu’il s’agissait d’une rémiz penduline, une sorte de mésange très agile, capable de s’agripper à une branche d’une patte et de prélever sa nourriture de l’autre.
Cet oiseau est plutôt végétarien en hiver, mais il se met à la viande à la belle saison, notamment pour nourrir les petits : insectes, larves, araignées et chenilles sont alors au menu. Je n’ai pas revu cet oiseau récemment, et pourtant j’aimerais beaucoup voir son nid, apparemment en forme de poire et suspendu à la fourche d’une branche flexible, une sorte de nid balançoire en quelque sorte.

Source : oiseaux.net

Le milan, c’est maintenant !

P1190018Le milan noir est un oiseau migrateur dont l’arrivée sur ses terres de reproduction annonce clairement le changement de saison. Si, pour les astronomes, le printemps débute le 20 mars, pour les naturalistes, il coïncide avec le début de la saison des amours chez de nombreuses espèces animales. C’est pour cela que les migrateurs qui hivernent dans la région sont sur le départ, et que ceux qui y nichent sont en train d’arriver.
Le milan noir, dont 50% des effectifs d’Europe de l’Ouest nichent en France, est visible depuis quelques jours en Aquitaine, et j’en ai vu un aujourd’hui même à Bordeaux, planant au-dessus du quartier des Chartrons. C’est souvent lui qui ouvre le bal de l’arrivée des migrateurs au printemps en Aquitaine.
En France, le milan noir n’est pas une espèce menacée, mais, selon l’observatoire des rapaces de la LPO, il est néanmoins classé « à surveiller ». En effet, si ces milans-là sont de plus en plus nombreux dans certaines régions d’une large moitié sud, leur nombre tend à diminuer dans le Jura, la Champagne et la Lorraine.
Indépendamment de cet aspect statistique, l’arrivée du milan noir me procure le même effet que le passage des grues dans le sens sud-nord : le printemps arrive. D’ailleurs, aujourd’hui à Bordeaux, même s’il n’y avait pas de soleil, il faisait quand même 18°C.

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Des oiseaux dans la ville (février 2018)

Les mois de février se suivent et se ressemblent. L’an dernier déjà, je me plaignais du peu de piafs vus dans le mois, accusant le temps qui passe et le temps qui manque. C’est que février est un mois court.
Je n’ai finalement eu que peu de temps pour effectuer des ornitho-balades en zone urbaine. Les virées en ville eurent parfois un autre but, comme chercher la neige, par exemple : c’était avant-hier, j’en ai parlé cet après-midi. Il n’y avait aucun oiseau visible ni même franchement audible. La ville était étrangement silencieuse, comme si gens et bêtes étaient entrés en hibernation en même temps.
Bref, pour revenir à nos moutons, et donc à nos oiseaux, je n’en présenterai que deux ce mois-ci. Tout d’abord le chardonneret, hyper présent :

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Et puis, caché derrière des branches, le pipit, que je n’avais pas vu depuis de longs mois :

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À part cela, j’ai aperçu le martin pêcheur, revu le faucon crécerelle, mais seulement en début de mois, et nourri des mésanges bleues dans mon jardin. Un vol de grues est passé sur Bordeaux hier soir. Le printemps arrive et la série « Des oiseaux dans la ville » s’achève. C’était aujourd’hui le dernier épisode, avant une autre série, sur un autre thème, un jour peut-être.

Puisque je vous dis qu’il a neigé !

Promis juré, il a neigé à Bordeaux. Un tel événement semble peu probable, tant les températures sont douces depuis hier (13°C actuellement sous le ciel gris). Et pourtant …
Bordeaux a bien, pendant un petit temps, participé au grand grelottement qui a saisi le pays dès le début de la semaine. Et il y eut même une pincée de flocons mercredi matin. Sur l’heure du déjeuner, il fallait déjà être un enquêteur averti voire un très fin limier pour en trouver la preuve, et en fin d’après-midi tout avait disparu. Mais cette preuve de la neige, je l’ai :

Les (horodat)ors de la République

C’est une scène d’un vieux film qui me vient soudainement à l’esprit : Yves Montand tente de réveiller Louis de Funès en agitant des pièces dans une assiette, en chantonnant « il est l’or, il est l’or monseignor ». De Funès se lève d’un bond : « il en manque une ». C’était, je crois, dans La folie des grandeurs.
À Bordeaux, point de folie des grandeurs, ou alors pas trop, mais une volonté de faire raquer l’automobiliste dès qu’il gare son char à l’intérieur des Boulevards. La grogne monte, Sud-Ouest s’en fait régulièrement l’écho, et je deviens accro aux transports en commun (ce qui n’est pas un mal, bien au contraire). Je ne suis pas là pour ronchonner ce soir, mais plutôt pour sourire. Et si cette envie de faire payer celui qui stationne devait s’appliquer quelque soit le lieu, et même en intérieur ? si cet or, monseignor, devait retentir partout, fut-ce sous les ors de la République ? jusques et y compris dans un joli salon du XVIIIe siècle de l’Hôtel de Ville ? Jugez plutôt à partir de cette photo médiocre et floue, prise ce matin même :

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Tous les espoirs sont permis

P1180694Vous avez vu la photo laissée ici ce matin ? Prise hier sur le bassin d’Arcachon, elle montre le début de ce que nous attendons tous : le retour des beaux jours.
Depuis des mois, il pleut il mouille et je ne vois même pas de grenouille. Au mieux un ou deux rayons de soleil par semaine et quelques heures de ciel bleu. Marre de l’hiver.
Mais depuis hier, la proximité du printemps se confirme : les grues repartent vers le nord.

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Le bonheur est dans l’aillet

Patouille d’œufs express à l’aillet (pour deux gourmands en fin de semaine)

Le bac blanc est achevé, et moi aussi. Vidée, rincée, sur les genoux. Genoux mouillés, et le reste aussi, par le crachin insistant qui m’a saisie en sortant du tram, copies dans le sac à dos et énergie dans les chaussettes. Et en plus, ça caille.
Comment remettre d’aplomb la blogueuse de base ?
1Dans le frigo, et grâce aux bons soins de l’AMAP, il y a de magnifiques œufs dont le jaune est tellement jaune qu’il est orange. Il y a aussi de l’aillet. Pour les non Bordelais (il en reste encore, même si je sais que la France entière kiffe Bordeaux, que c’est une ville elle est gavé bien, tout ça), l’aillet, c’est le bébé ail. Un ail tout doux tout mignon, que notre producteur nous livre avec amour, en général vers le mois de mars. Cette année, l’aillet est de bonne heure, et ça fait mon bonheur (camarade, je te pries de noter la rime riche, riche de plaisir comme le plat qui suit).
Que faire alors, sinon une patouille d’œufs express à l’aillet ?
Allez hop, c’est parti ! Recette pour deux travailleurs :

6 œufs bio
4 aillets (ou 5 , ou 6, … tout dépend de ton stock, mais l’idée, c’est quand même de faire des œufs à l’aillet et non l’inverse)
un peu de poivre (du moulin, c’est plus facile)
un peu de sel (fleur ou pas)
un peu de crème semi-épaisse (ou carrément liquide)
un peu de beurre

Tu coupes l’aillet en fines rondelles. Tu bats les œufs. Tu ajoutes la crème, le sel, le poivre, et l’aillet. Tu bats encore car ta semaine de taf t’a mis en rogne et tu te venges sur la fourchette et le saladier. Tu fais fondre à feu vif le beurre dans la poêle. Tu verses d’un coup le mélange dans la poêle. Tu patouilles non-stop pendant une petite minute. Tu sers, éventuellement avec une salade verte. Tu te fais plaisir, tu es heureux, et tu n’es même plus désespéré de l’absence de programme intéressant à la télé.

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Dormir dans une cabane

Depuis quelques années, le collectif Bruit du Frigo, avec la complicité de Bordeaux Métropole, a installé des cabanes un peu zarbi, nommées « refuges péri-urbains ». Il y en a aujourd’hui dix, réparties sur dix communes différentes (une onzième verra le jour à Mérignac au mois d’août). Il sera possible d’y faire gratuitement un gros dodo réparateur à partir du 1er mars, mais pour cela il faut réserver (c’est possible depuis hier) et, si le temps ne se met pas vraiment au beau d’ici-là, il faudra peut-être prévoir des bottes, du moins pour accéder au refuge de Bruges (photo réalisée il y a moins d’une semaine) :

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Source : Sud-Ouest

Des oiseaux dans la ville (janvier 2018)

Les mois d’hiver sont généralement les plus riches ornithologiquement parlant ; ce janvier-ci ne fait pas exception à la règle. Il y a bien sûr, les habitués de la ville, comme le merle, le rougegorge, les mésanges (des trois types les plus fréquents à Bordeaux : charbonnière, à longue queue, bleue), la grive ou la sittelle torchepot :

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Dans un même ordre d’idée, la mouette rieuse n’a toujours pas rejoint les rives océaniques, et le cormoran non plus :

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Le chardonneret picore les fruits de l’érable … :

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… et le faucon crécerelle a repris ses quartiers d’hiver sur son lampadaire :

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Ça se confirme, un grèbe s’est installé en banlieue nord, mais je ne sais pas de quel type de grèbe il s’agit. De la taille du grèbe huppé, il n’en a ni les couleurs ni la petite couette sur la tête :

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Une seule fois, furtivement, j’ai aperçu un roitelet :

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Plus original est l’oiseau ci-dessous, c’est l’oiseau mystère du mois, que je n’ai pas réussi à identifier :

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Une seule certitude : le ciel est gris

La petite météo des téléphones portables a parfois des hésitations. La pluie battante de ces derniers jours semble avoir noyé ses circuits, et je ne sais plus à quel saint me vouer, à part peut-être celui des bottes et du ciré. Jugez plutôt l’info livrée par ladite météo en milieu de matinée :

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Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

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Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

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Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

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… tout comme la grive :

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Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

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… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

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Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

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Les surprises de l’estran vaseux

Je ne me lasse jamais du Bassin d’Arcachon, quelque soit le temps, même sous ciel nuageux comme aujourd’hui, et surtout quelle que soit la marée. La marée haute transforme le Bassin en miroir d’eau géant, la marée basse dégage très loin une bande vaseuse et herbeuse où paissent les oies et les cygnes. D’où balades régulières au fond du Bassin, sur les communes d’Andernos et Arès. Cet après-midi, c’était basse-mer. Il y avait des nuages, mais on voyait néanmoins très bien les cabanes tchanquées de l’île aux Oiseaux, pile en face d’Arcachon, et pourtant c’est loin d’Andernos :

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En zoomant un peu plus, et même carrément trop, pour bien voir les oies bernaches, j’ai cru distinguer un élément peu courant, on dirait l’arrière d’un panneau stop. S’agit-il d’un vraiment panneau, signalant quelque danger ou donnant un ordre quelconque aux bateaux à marée haute (mais le panneau dépasse-t-il assez ?) ou est-ce un canular voire une vue de l’esprit ?

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C’est la saison de l’huîtrier

1-P1170371.jpgL’huîtrier-pie est un limicole au bec rouge capable de casser les coquilles de nombreux mollusques, et pas seulement celles des huîtres, ce qui pourtant peut déjà être considéré comme une prouesse quand on considère à quel point ces bêtes sont parfois difficiles à ouvrir, même avec le couteau ad hoc.
En ce qui concerne la petite — mais croissante — population résidant en France (à peine plus de 4% des spécimens hivernant en Europe, et au mieux 0,5% des nicheurs), l’huîtrier-pie est surtout présent sur les rivages de la Manche.

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Cependant, depuis quelques années, le nombre de ces oiseaux augmente sur le littoral atlantique, jusque sur le Bassin d’Arcachon (il y a des couples nicheurs sur le Banc d’Arguin). C’est pour cela que j’en vois à chaque hiver sur l’île d’Oléron, où les coquillages sont encore assez nombreux (y compris les huîtres des parcs ?). Selon l’INPN, il se pourrait que la hausse des effectifs en France soit liée à la surexploitation des coquillages sur les aires habituelles de présence de l’huîtrier-pie, nettement plus au nord, mettant notamment ainsi en évidence une des conséquences de la surexploitation de la mer des Wadden (Pays-Bas).

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Photos prises sur l’île d’Oléron en décembre 2017

Le troglo dans sa jungle

Redim-P1170327 2.jpgL’avez-vous reconnu sur la photo publiée dimanche ? il s’agissait bien sûr du tout petit troglodyte mignon, un micro-piaf qui dépasse à peine de l’herbe du jardin (qui n’a certes pas grand chose à voir avec un gazon anglais tondu à ras).
Le troglodyte mignon fait partie, selon le site nature33, des 163 espèces d’oiseaux nicheurs en Gironde. Toujours selon ce même site, il est même dans le « Top 10 » des espèces d’oiseaux nicheurs les mieux réparties dans le département, au même titre que le moineau, qui semble pourtant beaucoup plus fréquent, du moins dans mon jardin. Mais mon jardin n’est pas toute la Gironde …