Un autre village en Dordogne : Limeuil

Balade et photos réalisées au début du mois de juin 2017

Un village en Dordogne : Issigeac

 

Balade et photos réalisées au début du mois de juin 2017

Une bastide du sud-ouest : Eymet

Un méandre du Dropt (prononcez « dro », ça veut dire « droit » en occitan), ce petit affluent de la Garonne qui s’y jette du côté de la Réole : c’est là que le 28 juin 1270 fut fondée une ville nouvelle, dans le grand mouvement de création volontaire de villes de cette période du moyen-âge. Dans le sud-ouest, ces villes nouvelles, souvent reconnaissables à leurs places carrées bordées d’arcades et aux rues se coupant à angle droit, portent le nom de « bastides ». Particulièrement bien conservée malgré les aléas des temps (place protestante au XVIe siècle, entre autres), Eymet fait partie des petits bijoux du département de la Dordogne.

Photos : août 2015

Coup d’œil sur le château de Monbazillac

Monbazillac, dans le sud de la Dordogne, est d’abord connu pour ses vins liquoreux d’inégale qualité, mais après tout, il y a bien de mauvais sauternes (et d’excellents loupiac, mais je m’égare). D’ailleurs, cette réputation faite aux monbazillac est largement fausse : je viens d’avoir le plaisir d’en goûter d’excellents, et je n’ai eu qu’un seul regret, ne pas avoir le petit morceau de roquefort qui serait si bien allé avec.
Monbazillac c’est aussi un château Renaissance ayant des faux airs du Moyen-Age. Racheté par les vignerons locaux en 1960, il est ouvert au public et entretenu avec soin. D’importants travaux de réfection ont été entrepris dans la foulée de la grosse tempête de décembre 1999, qui avait détruit une partie du toit.

à cliquer : le site web du château de Monbazillac
photos : août 2015

Le canard est allé chez le coiffeur

P1520321Permanente ? Mise-en-plis ? Chignon ? rien n’est trop beau pour ce canard-là. En tout cas du jamais vu en ce qui me concerne, et pourtant pas bien loin de chez moi, sur les berges du Dropt, dans la très jolie commune d’Eymet (Dordogne).
Au milieu d’ordinaires colverts, il déambule sur l’eau, montrant son look « sortie du coiffeur » à qui veut bien le voir.
Serait-ce une espèce particulière ? un exotique posé ici pour amuser le promeneur ?
Après quelques vaines recherches sur le net, il s’avère, selon un blog spécialisé dans les photos d’oiseaux, que ce canard-là est le résultat d’une anomalie génétique qui ne serait pas si rare que ça chez les canards domestiques, mais qui réduirait significativement leur espérance de vie. En gros, si j’ai bien compris, la boîte crânienne de l’oiseau serait déformée et même ouverte, laissant passer du tissu gras sur lequel pousse cette touffe de duvet.
Le coiffeur local n’y est donc pour rien.

P1520325

Photo : Eymet, août 2015

Trilogie touristique en bord de Dordogne [3/3]

BEYNAC

Des trois villages présentés ici aujourd’hui, Beynac est mon chouchou. Peut-être parce-que la langue d’oc n’y est pas un folklore :


Peut-être parce-que son château-fort est tel que je les imaginais, enfant, en lisant des contes, avec des pieux pour freiner les ennemis assoiffés du sang de la belle princesse :


Beynac, c’est une terre mi-légende mi-histoire du moyen-âge, mais bien romancée, l’histoire. Tout y est : la forteresse imprenable, au temps où la Dordogne servait de frontière entre la France et l’Angleterre, sacrée guerre de Cent Ans ! il y a aussi les croisades, des chevaliers qui y laissent leur peau, et un zeste de Richard Cœur de Lion. Le village lui-même est typique de ce que nos maîtres nous ont appris à l’école primaire, avec les paysans et artisans en bas, près du fleuve, pouvant se réfugier au château en cas de menace :


Enfin, ce qui me plait à Beynac, outre le fait que l’on peut y déjeuner fort bien hors des pièges à touristes (je retiens en particulier une délicate effilochée de morue suivie d’une épaule de porcelet laquée), ce qui me plait, disais-je, c’est que là, au-moins, on a le sens des vraies valeurs républicaines :

—> A cliquer :

Trilogie touristique en bord de Dordogne [2/3]

LA ROQUE-GAGEAC

Commençons par la carte postale :


Et oui, l’archi-connue Roque-Gageac, c’est ça : une route assez étroite (mais suffisante pour les camping-cars gros comme des bus, dommage) piégée entre une Dordogne puissante et une falaise sur laquelle sont accrochées des maisons, et ce depuis le moyen-âge, le château façon « Belle au Bois dormant » en atteste. A cette époque, le village abritait bon an mal an 1500 âmes, il n’y a plus que 400 habitants aujourd’hui. Il faut dire qu’habiter ici, ce n’est pas simple, surtout quand il faut monter les courses à pied dans la maison en partie troglodyte :


Ce n’est pas un peu dangereux, tout ça ? si, forcément. La roche de la falaise n’est pas inébranlable, et parfois des gros morceaux s’en détachent, tombent sur les maisons, et obligent les habitants à décaniller dare dare dès que la menace se précise, comme c’était le cas il y a pile un an. Cette alerte a d’autant plus été prise au sérieux qu’un éboulement majeur venait d’avoir lieu (janvier 2010), faisant suite à trois événements du même type au XXe siècle (1920, 1957, 1994).
Le touriste de base ne perçoit pas forcément ce phénomène, et les étais, échafaudages, barrières de chantier peuvent être interprétés comme d’ordinaires travaux de rénovation. Le village, quoique minuscule, offre une végétation plus fréquente dans le domaine méditerranéen qu’en Aquitaine, peut-être pour masquer la roche branlante :


—> A cliquer :

Trilogie touristique en bord de Dordogne [1/3]

DOMME

A peine plus de mille habitants permanents à 250 mètres d’altitude, sur un éperon rocheux dominant la Dordogne :


Un tel site ne pouvait qu’aboutir à la création d’une place stratégique au moyen-âge, fortifiée comme il se doit après sa création, qui eut lieu lors de la croisade contre les Cathares. Des vestiges des remparts subsistent encore :


Ville créée au XIIIe siècle, Domme a aussi servi de prison lors du procès des Templiers (1307) et, comme toute l’Aquitaine, est passée tantôt aux mains des Anglais tantôt aux mains des Français pendant la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle, elle devint un enjeu lors des guerres de religion, pour finir dans le giron catholique après avoir été dominée pendant quatre ans par les protestants.
Il s’agit d’une bastide, ce qui ne saute pas aux yeux : on n’y retrouve pas la forme rectangulaire typique de ces fondations urbaines médiévales, car le terrain est trop accidenté pour les lignes droites. Les rues sont relativement étroites … :


… mais pas suffisamment pour en empêcher la circulation automobile :


Comme de nombreux villages du Périgord Noir, Domme bénéficie à la fois de la manne touristique et de l’implantation de familles britanniques, le proche aéroport de Bergerac étant leur principale porte d’accès. De ce fait, la population de la commune est à peu près stabilisée depuis une dizaine d’années, après avoir vu sa population augmenter de près de plus de 15 % entre les années 1960 et le début des années 2000.

—> A cliquer : une photo aérienne de Domme

Collection # 98

Agriculture
Département de la Dordogne, début juin 2011



 

Périgord Noir, terre à touristes

Le Périgord Noir correspond, en gros, au quart sud-est du département de la Dordogne. Son cœur est la ville de Sarlat, qui parvient vaille que vaille à garder son âme malgré l’afflux massif de visiteurs, sans que les restos et hôtels, pléthoriques, ne se transforment tous en pièges à carte bleue (oui, on y mange encore très bien pour des prix honnêtes, le côté « pays de cocagne » n’a pas disparu). Et pourtant, dès qu’arrivent les beaux jours, le touriste est là, bien plus nombreux que le citoyen du coin sur le marché de Sarlat du dimanche matin :


C’est d’ailleurs en partie la tambouille qui attire le badaud, en plus des sites préhistoriques (la vallée de la Vézère a été publicitairement surnommée « la vallée de l’homme ») et des châteaux. Des produits à base d’oies, de canards et de leurs foies, mais aussi des légumes et des fruits, dont la noix semble la reine incontestée, le tout directement du producteur au consommateur bien souvent :

Tourisme et agriculture semblent ainsi les deux mamelles du département, contribuant chacun pour environ un quart de la richesse totale. C’est en revanche dans la partie du département coincée entre Dordogne et Vézère, ce fameux Périgord Noir, que le tourisme participe le plus à l’économie locale, environ à hauteur de 38%. La moitié de l’hébergement hôtelier du département s’y concentre, et même la quasi totalité quand on parle des chambres d’hôtes. Face à une telle manne, les communes s’organisent et bichonnent leur patrimoine (comme disait un touriste à Laroque-Gageac : « Ben dis donc, c’est bien arrangé ! »), notamment grâce aux pépettes récoltées en faisant payer tous les parkings ou presque. Certaines de ces communes tombent, et c’est dommage, dans le piège du tourisme de masse, transformant de superbes rues aux maisons de pierres blondes en rues commerçantes affligeantes de banalité, où l’on trouve des productions dites « artisanales » (qui le sont parfois, mais noyées dans la masse, ou est le plaisir ?) ou « locales » (même parenthèse que précédemment). C’est l’impression que j’ai ainsi eue à Domme, magnifique village surplombant la Dordogne :

Le temps s’est arrêté

On appelle ça « faire le pont », je préfère dire « prendre des mini-vacances ». En l’occurrence, ce fut quelque part en Dordogne, dans ce coin hyper touristique de la vallée de la Vézère. Quatre jours plus ou moins hors du temps. Cette impression de décalage temporel a commencé jeudi en soirée, lorsque, du haut d’un promontoire à touristes, nous avons vu ça :


Moins d’une heure après, nous errions dans les rares ruelles d’un village aux pierres blondes : St-Léon-sur-Vézère. Quelques rues, des maisons qui datent pour quelques-unes d’entre elles de la fin du moyen-âge, ou qui ont gardé un vague aspect de cette époque. Classiquement, le cœur du village est l’église romane, autour de laquelle sont bâties des maisons relativement simples :


Tout autour, des ruelles trop étroites (en langue locale : les couredoux) pour la circulation automobile, il n’y avait même pas un pétarou pour rompre le silence :


Finalement, le bistro-resto du coin, en dégageant une vague odeur de pizza, semblait déplacé. Le parking à l’écart du village semblait anachronique. Une impression de village sinon mort du moins périssant d’ennui, et pourtant, sa population augmente : 319 habitants en 1962, 433 en 2008. On y trouve même un centre bouddhiste !

What’s new ? [jeudi 20 janvier 2011, 16 h 50]

  • Des œuvres d’art comme on ne les a jamais vues, triturées par photoshop selon une technique qui me dépasse encore largement : Van Gogh dans ses moindre détails (Libé). L’image qui illustre cette note n’a bien sûr pas été bidouillée, mais c’est bien un peu du Van Gogh quand même.
  • Nan mais ça va pas ! jeter son bébé en l’air, le rattraper au vol soi-disant pour le rendre plus fort ! C’est en Russie que se répand ce dangereux yoga où les bébés sont secoués (Slate). Même YouTube a viré la vidéo tant elle était violente. Pas la peine de s’étonner en constatant que le taux de mortalité infantile en Russie ne parvient à passer sous la barre des 10‰ (pour info, il est à peine supérieur à 3‰ en France).
  • Gaz de schiste : front du refus (La Dépêche). Les projets d’exploitation de ce gaz naturel stocké dans les interstices de la roche, et donc difficile à récupérer, sauf à utiliser énormément d’eau et des produits toxiques, éventuellement issus des hydrocarbures, ces projets, donc, touchent tout le sud du pays, bien au-delà du Larzac d’où est partie la fronde.

Du bois pour chauffer l’hôpital

Les initiatives « vertes » et les préoccupations environnementales sont aussi possibles dans le secteur hospitalier, la preuve à Périgueux (Dordogne). Dans le cadre d’importants travaux de rénovation de l’hôpital, celui-ci change son moyen de chauffage et de production d’eau chaude, qui datait d’un peu plus de quarante ans. Deux sources d’énergie seront utilisées : essentiellement le bois, mais aussi le gaz dans une moindre mesure (c’est GDF-Suez qui a remporté le marché, faut bien qu’il case son hydrocarbure à un moment ou à un autre, d’autant plus que c’est ce combustible qui assurera le relai entre l’ancien système de chauffage et le nouveau pendant les travaux). Le bois ne sera pas composé de vulgaires bûches comme dans ma cheminée : il s’agit bien d’alimenter d’énormes chaudières, qui brûleront en moyenne 180 m3 de plaquettes de bois par jour.
Bilan environnemental attendu : une baisse sensible des émissions de CO2 dans l’atmosphère, le bois brûlé étant compensé par celui qui pousse dans la forêt. Ce bois devra provenir des environs immédiats de Périgueux : pas question que les camions fassent plus de 50 km pour s’approvisionner, là encore le bilan carbone reste modeste (et accessoirement on réduit aussi le coût de transport). De plus, cela permet d’utiliser dans un premier temps les arbres tombés à terre lors des tempêtes (Klaus est encore dans les mémoires), et donc de donner du boulot à la filière « bois » locale. Pour évacuer la fumée, une cheminée de 23 mètres a d’ores et déjà été construites. Bien sûr, des filtres empêcheront aux patients de percevoir la moindre odeur de fumée.

—> Source : Hervé CHASSAIN, Au gaz puis au bois, Sud-Ouest, 8 décembre 2010.

Collection # 63

SARLAT (Dordogne)
Août 2010



What’s new ? [lundi 24 août 2009, 13 h 15]

  • On sait que le caca de cochons, devenu lisier, provoque de belles marées vertes sur les plages bretonnes, marées vertes qui peuvent tuer : parlez-en à mon cheval, celui qui est mort d’avoir trop bien respiré l’air de la mer. Idée, donc, un peu nouvelle, pour cesser d’épandre ces déjections sordides : en faire du courant. De l’énergie dans la fiente d’animaux : l’idée a germé en Dordogne (Sud-Ouest).
  • Les tarifs d’EDF ont grimpé, parait-il de 2%. Pour les abonnés qui font tout pour économiser de l’énergie, avec contrats adaptés et cheminée qui ronfle tout l’hiver, la hausse peut atteindre 8% (selon un calcul réalisés par nos soins, en partant des dernières factures et en se basant sur une conso stable par rapport à l’an dernier). La Dépêche, qui se préoccupe beaucoup du panier de la ménagère, se penche sur le sujet : tarifs d’EDF, on n’y comprend plus rien.
  • La bière, c’est pas pour les hommes (risque accru de cancer), c’est pour les femmes (ça solidifie les os). Faut que je m’y mette, vous croyez ? Une bière par jour, c’est trop … ou pas ? (20 minutes).

What’s new ? [mercredi 22 juillet, 14 h 00]