Protocole commotion pour le pic épeiche

S’il vous arrive de vous préoccuper du tournoi des six nations ou du Top 14, vous connaissez l’expression « protocole commotion » par cœur. Le rugby est devenu tellement violent, tellement bourre-pif, tellement rentre-dedans tête la première, que, dès qu’un joueur a du mal à se relever, il a droit au protocole commotion, une batterie de tests visant à vérifier que son cerveau peut encore servir à autre chose qu’à recevoir des coups. Car ce n’est quand même pas la fonction première de la tête de l’hominidé, comme le signale un article du Monde (accès réservé aux abonnés) à propos des joueurs de football (l’article ne précise pas s’il s’agit du bon vieux foot ou du football américain).
L’article ne se trouve néanmoins pas à la page des sports, pour la bonne raison que son sujet n’est pas le joueur de baballe mais un oiseau tambourineur effréné : le pic épeiche.
Pour cet oiseau, le tambourinage ultra-rapide est un langage. Il permets aux pics de se reconnaître entre eux, mais aussi de draguer. Des chercheurs américains se sont posés la question de l’existence de lésions au niveau du cerveau de ce pic-là, puisque les joueurs de football en ont. Ils ont disséqués dix spécimens de pics épeiche, afin d’y chercher la protéine tau, mise en cause notamment dans la maladie d’Alzheimer : huit des dix pics étaient positifs.
Pourquoi donc cogner jusqu’à s’en détruire le cerveau semble-t-il si vital chez un oiseau ? Une hypothèse serait que le pic épeiche choisirait son partenaire sexuel en fonction des muscles du cou et du dos : les plus musclés seraient aussi les plus à même d’encaisser les chocs. Peut-être aussi que cette fameuse protéine tau n’a pas les mêmes effets délétères chez l’oiseau que l’humain. Aucune conclusion définitive à ce jour n’est proposée, mais on cherche, on cherche.

Copenhague / Klampenborg / Jægersborg

Photo réalisée au Danemark au printemps 2015

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Carte postale [11]

copenhague

Copenhague, avril 2014

Collection # 295

Il y a un an : vacances à Copenhague (2)
Côté campagne

campagne

Collection # 294

Il y a un an : vacances à Copenhague (1)
Côté ville

ville

Collection # 247

L’île de Christianhavn
Copenhague, avril 2014

christianhavn

Collection # 246

Un port de plaisance
Copenhague, avril 2014

plaisance

Madame a des rondeurs

sculptureP1440121C’est une sculpture visible dans le jardin de Louisiana, le musée d’art contemporain situé au nord de Copenhague dont j’ai parlé il y a quelques temps ici-même.
Une dame fort potelée, voire dodue, se tient assise : c’est d’ailleurs le titre de l’œuvre, « La femme assise », réalisée en 1964 par Svend Wiig HANSEN.
La dame, donc, a des rondeurs. On sent bien que le geste qu’elle exécute de la main gauche (une tentative de curage d’oreille ?) est pataud, malaisé. Les doigts, les orteils, tout est rond et pesant. Et pourtant, cette dame ne manque ni de charme ni d’humanité, à la différence de bien des mannequins filiformes et bougons à la mode aujourd’hui.
Toutes les œuvres d’HANSEN n’ont pas forcément cette lourdeur, même si la rondeur revient souvent. Artiste danois polyvalent, mort en 1997, on lui doit aussi bien des illustrations de livres que la déco d’une église, ainsi qu’un grand nombre de peintures.

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