Collection # 295

Il y a un an : vacances à Copenhague (2)
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L’église de marbre

« Eglise de marbre » est la traduction de « Marmorkirken », surnom donné à la Frederikskirken (« Eglise de Frederik »), à deux pas du palais royal de Copenhague. C’est de l’opéra que l’on voit le mieux son énorme dôme de 31 mètres de diamètre :

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Le dôme n’est pas moins intéressant de l’intérieur :

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Le plus surprenant dans cette église est peut-être sa forme, puisqu’elle est ronde, ce qui n’est pas si courant :

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Cette forme ronde m’a rappelé l’église du Panthéon, à Rome, mais la comparaison s’arrête là. Les travaux de la Marmorkirken furent fort longs : débutée au milieu du XVIIIe siècle à la demande du roi Frederik V, l’église ne fut consacrée qu’à la toute fin du XIXe siècle. Ce temps fort long s’explique par le coût exorbitant des travaux : le marbre de Norvège n’est point donné, et c’est finalement avec du vulgaire, ou du moins plus abordable marbre danois, que l’église fut achevée.

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L’opéra de Copenhague

opéraP1430693C’est une immense bâtisse ovale de verre et d’acier, couverte d’une sorte de grande casquette métallique, bâtie sur les anciens docks de Copenhague, dans le quartier de Holmen (un ensemble d’îles artificielles jouxtant l’île de Christianhavn).
Inauguré en 2005, l’opéra de Copenhague est l’œuvre de l’architecte danois Henning LARSEN, décédé il y a un peu moins d’un an, et à qui l’on doit aussi le ministère des Affaires étrangères saoudien. Le bâtiment a été financé par l’armateur Maersk, dont le siège social se situe presque en face (en bateau-bus, ça ne prend que quelques minutes), et qui a dépensé la bagatelle de 336 millions d’euros pour offrir ce bébé à sa reine, dont le palais se situe exactement en face, il suffit juste de traverser un bras de mer.

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D’une apparente grande sobriété, c’est un bâtiment assez époustouflant, peut-être parce-qu’il est entouré d’eau, comme dans un écrin. C’est une fois sur l’eau, en bateau-bus ou autre, qu’on le découvre le mieux, l’approcher par la terre ferme prenant un certain temps : mes pieds ont longtemps gardé le souvenir de la quête de l’opéra, que l’on voyait certes de loin, mais qu’un enchevêtrement de canaux nous empêchait de rejoindre en ligne droite.
Au premier abord, on n’imagine pas forcément qu’il s’agit d’un opéra. D’ailleurs les surnoms que lui donnent ses détracteurs le prouvent :  le grille-pain est de ceux-là, il est aussi comparé à un aérogare, ce qui n’est vraiment pas un compliment.
Néanmoins, et quoiqu’on pense de cette architecture (qui m’a personnellement beaucoup plu, voire impressionné), cet opéra est salué pour la qualité de son acoustique, et c’est quand même bien ça l’essentiel.

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