Tous les espoirs sont permis

P1180694Vous avez vu la photo laissée ici ce matin ? Prise hier sur le bassin d’Arcachon, elle montre le début de ce que nous attendons tous : le retour des beaux jours.
Depuis des mois, il pleut il mouille et je ne vois même pas de grenouille. Au mieux un ou deux rayons de soleil par semaine et quelques heures de ciel bleu. Marre de l’hiver.
Mais depuis hier, la proximité du printemps se confirme : les grues repartent vers le nord.

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Le bonheur est dans l’aillet

Patouille d’œufs express à l’aillet (pour deux gourmands en fin de semaine)

Le bac blanc est achevé, et moi aussi. Vidée, rincée, sur les genoux. Genoux mouillés, et le reste aussi, par le crachin insistant qui m’a saisie en sortant du tram, copies dans le sac à dos et énergie dans les chaussettes. Et en plus, ça caille.
Comment remettre d’aplomb la blogueuse de base ?
1Dans le frigo, et grâce aux bons soins de l’AMAP, il y a de magnifiques œufs dont le jaune est tellement jaune qu’il est orange. Il y a aussi de l’aillet. Pour les non Bordelais (il en reste encore, même si je sais que la France entière kiffe Bordeaux, que c’est une ville elle est gavé bien, tout ça), l’aillet, c’est le bébé ail. Un ail tout doux tout mignon, que notre producteur nous livre avec amour, en général vers le mois de mars. Cette année, l’aillet est de bonne heure, et ça fait mon bonheur (camarade, je te pries de noter la rime riche, riche de plaisir comme le plat qui suit).
Que faire alors, sinon une patouille d’œufs express à l’aillet ?
Allez hop, c’est parti ! Recette pour deux travailleurs :

6 œufs bio
4 aillets (ou 5 , ou 6, … tout dépend de ton stock, mais l’idée, c’est quand même de faire des œufs à l’aillet et non l’inverse)
un peu de poivre (du moulin, c’est plus facile)
un peu de sel (fleur ou pas)
un peu de crème semi-épaisse (ou carrément liquide)
un peu de beurre

Tu coupes l’aillet en fines rondelles. Tu bats les œufs. Tu ajoutes la crème, le sel, le poivre, et l’aillet. Tu bats encore car ta semaine de taf t’a mis en rogne et tu te venges sur la fourchette et le saladier. Tu fais fondre à feu vif le beurre dans la poêle. Tu verses d’un coup le mélange dans la poêle. Tu patouilles non-stop pendant une petite minute. Tu sers, éventuellement avec une salade verte. Tu te fais plaisir, tu es heureux, et tu n’es même plus désespéré de l’absence de programme intéressant à la télé.

Collection 436

Dormir dans une cabane

Depuis quelques années, le collectif Bruit du Frigo, avec la complicité de Bordeaux Métropole, a installé des cabanes un peu zarbi, nommées « refuges péri-urbains ». Il y en a aujourd’hui dix, réparties sur dix communes différentes (une onzième verra le jour à Mérignac au mois d’août). Il sera possible d’y faire gratuitement un gros dodo réparateur à partir du 1er mars, mais pour cela il faut réserver (c’est possible depuis hier) et, si le temps ne se met pas vraiment au beau d’ici-là, il faudra peut-être prévoir des bottes, du moins pour accéder au refuge de Bruges (photo réalisée il y a moins d’une semaine) :

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Source : Sud-Ouest

Des oiseaux dans la ville (janvier 2018)

Les mois d’hiver sont généralement les plus riches ornithologiquement parlant ; ce janvier-ci ne fait pas exception à la règle. Il y a bien sûr, les habitués de la ville, comme le merle, le rougegorge, les mésanges (des trois types les plus fréquents à Bordeaux : charbonnière, à longue queue, bleue), la grive ou la sittelle torchepot :

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Dans un même ordre d’idée, la mouette rieuse n’a toujours pas rejoint les rives océaniques, et le cormoran non plus :

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Le chardonneret picore les fruits de l’érable … :

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… et le faucon crécerelle a repris ses quartiers d’hiver sur son lampadaire :

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Ça se confirme, un grèbe s’est installé en banlieue nord, mais je ne sais pas de quel type de grèbe il s’agit. De la taille du grèbe huppé, il n’en a ni les couleurs ni la petite couette sur la tête :

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Une seule fois, furtivement, j’ai aperçu un roitelet :

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Plus original est l’oiseau ci-dessous, c’est l’oiseau mystère du mois, que je n’ai pas réussi à identifier :

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Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

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Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

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Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

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… tout comme la grive :

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Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

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… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

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Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

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Les surprises de l’estran vaseux

Je ne me lasse jamais du Bassin d’Arcachon, quelque soit le temps, même sous ciel nuageux comme aujourd’hui, et surtout quelle que soit la marée. La marée haute transforme le Bassin en miroir d’eau géant, la marée basse dégage très loin une bande vaseuse et herbeuse où paissent les oies et les cygnes. D’où balades régulières au fond du Bassin, sur les communes d’Andernos et Arès. Cet après-midi, c’était basse-mer. Il y avait des nuages, mais on voyait néanmoins très bien les cabanes tchanquées de l’île aux Oiseaux, pile en face d’Arcachon, et pourtant c’est loin d’Andernos :

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En zoomant un peu plus, et même carrément trop, pour bien voir les oies bernaches, j’ai cru distinguer un élément peu courant, on dirait l’arrière d’un panneau stop. S’agit-il d’un vraiment panneau, signalant quelque danger ou donnant un ordre quelconque aux bateaux à marée haute (mais le panneau dépasse-t-il assez ?) ou est-ce un canular voire une vue de l’esprit ?

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