Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.

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Vorace pyrale

1-P1190619.jpgC’était il y a un an, ou peut-être deux (je ne vois pas le temps passer) : un beau matin, ou un joli soir, déambulant dans le jardin, j’ai constaté que le petit buis, en pleine santé la veille, n’avait plus une feuille. Plumé jusqu’à l’os, les branches à l’air et l’air d’avoir littéralement brûlé, alors qu’il ne faisait quand même pas si chaud.
Il y a un an (cette fois c’est sûr, l’article est daté), Le Figaro expliquait de manière assez simple et claire ce qu’il arrivait à ces pauvres buis, car le mien ne faisait, bien sûr, pas figure d’exception. Rebelote cette année : depuis une petite semaine, le petit buis est à nouveau attaqué.
Le coupable de cette destruction massive façon blitzkrieg est arrivé en France en 2008 et se répand depuis sur le territoire. Le guerrier vorace n’est autre que la chenille d’un papillon d’aspect ordinaire : la pyrale du buis. En regardant bien entre les feuilles, dont elle partage les mêmes couleurs, on finit par voir cette chenille, pas bien grosse ni très longue, mais souvent en nombre suffisant pour détruire un buis en moins de 24 heures.
L’article du Figaro présente divers moyens de lutte, y compris bio (ce qui est récent). N’ayant qu’un seul tout petit buis, je me débarrasse des chenilles à la main (mais pas à main nue) et inspecte l’arbuste plusieurs fois par semaine. Une surveillance constante qui s’impose dès que les beaux jours arrivent, ce qui fut le cas la semaine dernière (pas loin de 30°C à Bordeaux au week-end dernier).

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Quatorze à la douzaine

Si j’en crois le site oiseaux-birds.com, la femelle colvert pond entre 8 et 13 œufs en moyenne, ce qui doit aboutir, si tout va bien, à autant de canetons. Ce matin, la première couvée vue cette année présentait 14 poussins, bien groupés. Sauf un. Il y a toujours un caneton qui reste à l’écart de la fratrie, j’ignore pourquoi mais je l’ai souvent remarqué.
Donc quatorze. Ce n’est pas rien pour une nénette que son mec a laissée juste après la ponte. Elle a assumé seule la couvaison, elle se débrouille seule aussi pour aider les petits à trouver leur nourriture et à ne pas se perdre en chemin. Et pourtant, l’an prochain, elle retrouvera un autre mâle, tout aussi goujat que le précédent, et l’histoire se répètera.

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Photo réalisée le 13/04/2018 dans l’agglomération bordelaise

 

L’oiseau-mystère enfin identifié

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Une rémiz penduline dans l’agglomération bordelaise (début mars 2018)

Fin janvier, entre autres oiseaux urbains, j’avais observé un joli petit piaf beige dont j’ignorais le nom. Un peu par hasard, j’appris hier qu’il s’agissait d’une rémiz penduline, une sorte de mésange très agile, capable de s’agripper à une branche d’une patte et de prélever sa nourriture de l’autre.
Cet oiseau est plutôt végétarien en hiver, mais il se met à la viande à la belle saison, notamment pour nourrir les petits : insectes, larves, araignées et chenilles sont alors au menu. Je n’ai pas revu cet oiseau récemment, et pourtant j’aimerais beaucoup voir son nid, apparemment en forme de poire et suspendu à la fourche d’une branche flexible, une sorte de nid balançoire en quelque sorte.

Source : oiseaux.net

Le milan, c’est maintenant !

P1190018Le milan noir est un oiseau migrateur dont l’arrivée sur ses terres de reproduction annonce clairement le changement de saison. Si, pour les astronomes, le printemps débute le 20 mars, pour les naturalistes, il coïncide avec le début de la saison des amours chez de nombreuses espèces animales. C’est pour cela que les migrateurs qui hivernent dans la région sont sur le départ, et que ceux qui y nichent sont en train d’arriver.
Le milan noir, dont 50% des effectifs d’Europe de l’Ouest nichent en France, est visible depuis quelques jours en Aquitaine, et j’en ai vu un aujourd’hui même à Bordeaux, planant au-dessus du quartier des Chartrons. C’est souvent lui qui ouvre le bal de l’arrivée des migrateurs au printemps en Aquitaine.
En France, le milan noir n’est pas une espèce menacée, mais, selon l’observatoire des rapaces de la LPO, il est néanmoins classé « à surveiller ». En effet, si ces milans-là sont de plus en plus nombreux dans certaines régions d’une large moitié sud, leur nombre tend à diminuer dans le Jura, la Champagne et la Lorraine.
Indépendamment de cet aspect statistique, l’arrivée du milan noir me procure le même effet que le passage des grues dans le sens sud-nord : le printemps arrive. D’ailleurs, aujourd’hui à Bordeaux, même s’il n’y avait pas de soleil, il faisait quand même 18°C.

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Des oiseaux dans la ville (février 2018)

Les mois de février se suivent et se ressemblent. L’an dernier déjà, je me plaignais du peu de piafs vus dans le mois, accusant le temps qui passe et le temps qui manque. C’est que février est un mois court.
Je n’ai finalement eu que peu de temps pour effectuer des ornitho-balades en zone urbaine. Les virées en ville eurent parfois un autre but, comme chercher la neige, par exemple : c’était avant-hier, j’en ai parlé cet après-midi. Il n’y avait aucun oiseau visible ni même franchement audible. La ville était étrangement silencieuse, comme si gens et bêtes étaient entrés en hibernation en même temps.
Bref, pour revenir à nos moutons, et donc à nos oiseaux, je n’en présenterai que deux ce mois-ci. Tout d’abord le chardonneret, hyper présent :

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Et puis, caché derrière des branches, le pipit, que je n’avais pas vu depuis de longs mois :

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À part cela, j’ai aperçu le martin pêcheur, revu le faucon crécerelle, mais seulement en début de mois, et nourri des mésanges bleues dans mon jardin. Un vol de grues est passé sur Bordeaux hier soir. Le printemps arrive et la série « Des oiseaux dans la ville » s’achève. C’était aujourd’hui le dernier épisode, avant une autre série, sur un autre thème, un jour peut-être.

Puisque je vous dis qu’il a neigé !

Promis juré, il a neigé à Bordeaux. Un tel événement semble peu probable, tant les températures sont douces depuis hier (13°C actuellement sous le ciel gris). Et pourtant …
Bordeaux a bien, pendant un petit temps, participé au grand grelottement qui a saisi le pays dès le début de la semaine. Et il y eut même une pincée de flocons mercredi matin. Sur l’heure du déjeuner, il fallait déjà être un enquêteur averti voire un très fin limier pour en trouver la preuve, et en fin d’après-midi tout avait disparu. Mais cette preuve de la neige, je l’ai :