Collection # 406

SHAKE WELL 2017
Bordeaux – Caserne Niel – 7, 8 & 9 juillet

 

À la recherche des hommes nus

P1130960Votre mission consiste, si vous l’acceptez, à trouver vingt hommes nus dans Bordeaux. Ces hommes sont grands (1,90 m), faits de bronze, et identiques à leur créateur, le britannique Antony GORMLEY.
Vous avez jusqu’au 25 octobre pour accomplir votre mission. Celle-ci étant purement récréative, ce message ne se détruira pas dans cinq secondes.

Photo réalisée hier en rive droite

Des oiseaux dans la ville : juin 2017

Ce mois de juin fut, ornithologiquement parlant, fort mince. Entre la canicule et les averses orageuses à répétition, le temps ne fut clairement pas propice à des déambulations urbaines. Et puis il y eut le bac, avec le temps passé à surveiller, à corriger et à préparer les oraux, là encore rien de favorable aux balades en ville, quelle que soit la ville. En effet, ce mois-ci, il y eut deux villes : Bordeaux bien sûr, puis Pamiers, en Ariège, où j’ai passé quelques heures sous un cagnard d’enfer.
Bordeaux fut placée sous le signe de la grive, vue en grand nombre et à plusieurs reprises :

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Dans une flaque d’eau d’un parc, un oiseau faisait trempette et se désaltérait. Vu sa couleur et sa taille, je penche pour le serin cini :

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À Pamiers, j’ai surtout vu des rougequeues … :

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… et des bergeronnettes :

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C’était dans le journal … le 22 juin 1917

La poudrerie de St-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux, est une des plus vieilles entreprises françaises. Créée au XVIIe siècle sur les bords de la jalle de Blanquefort, rivière dont elle tirait son énergie, elle employait 1900 personnes à la veille de la Première guerre mondiale. Pendant cette guerre, son volume de production est multiplié par douze. Ce sont essentiellement des femmes qui y travaillent, et leur rôle est évidemment fondamental en temps de guerre : cette poudre dite « poudre B » (à base de nitrocellulose) est précieuse pour l’armée (source). Les ouvrières ont donc là un réel levier leur permettant de faire aboutir leurs revendications salariales, revendications pour lesquelles elles se mettent en grève en juin 1917. L’info ne fait pas la une des journaux nationaux, mais L’Humanité y consacre quand même un entrefilet en dernière page (cliquez sur l’image pour accéder au document entier et pour le lire plus facilement) :

 

Tant de travail détruit en deux secondes

Je vais passer pour un monstre, mais tant pis, j’assume. L’histoire se passait hier en toute fin d’après-midi : un insecte ressemblant vaguement à une guêpe (mais c’est un autre animal, que je n’ai pas identifié) fait des va-et-vient réguliers entre la porte-fenêtre du salon et un cadre accroché au mur. Le trajet est précis, sans hésitation : la bête sait où elle va et maîtrise son affaire. Elle sait ce qu’elle fait, connait son job, et le fait avec rigueur et minutie. Et accessoirement du bruit : j’entends des « scrontch » répétés. Puis la bête repart. Revient. Rescrontche. Ce n’est qu’au bout de près d’une heure que je pense enfin à prendre l’appareil photo, à zoomer pour éviter de faire fuir l’insecte en m’approchant, et je vois ceci :

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Je ne comprends pas immédiatement ce qui se passe, rezoome, reclique, et re-regarde :

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Lors d’une énième sortie de la pseudo-guêpe, je décroche le cadre et vois ce qui l’occupait tant ; elle était en train de bâtir un nid avec de la terre :

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J’ai détruit le nid, n’ayant pas le courage de partager mon home sweet home avec une horde d’insectes non identifiés et potentiellement vrombissants voire piquants. L’aspect « guêpe » sans doute. L’animal est revenu à plusieurs reprises, désemparé face à l’absence de nid, seul comme une âme en peine devant un clou « x » plus grand que lui :

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