Et maintenant, que vais-je faire ?

Nous pourrions tous entonner la chanson de Bécaud, mais en fait j’ai la réponse : il faut virer la pétasse, empêcher, quoiqu’il nous en coûte, la tueuse de république et de démocratie d’accéder au pouvoir suprême, bloquer dans sa course la challenger du preum’s de pouvoir utiliser l‘article 16 de la constitution. Donc, dans deux semaines, nous nous serrons les coudes et nous jouons collectif. Tous ensemble ! Tous ensemble ! Quant à Monsieur Mélenchon, que je peux respecter par ailleurs quoique n’ayant pas voté pour lui, je pense que son actuel refus de donner une consigne de vote est une erreur : il faut sauver la démocratie, point barre. Dans ma commune, les résultats provisoires donnent ceci, je crois que je vais continuer d’y vivre, on n’y est pas si mal : Capture d_écran 2017-04-23 à 22.42.58a

Ornitho-balade sur la bordure extérieure

En ces temps printaniers, il est toujours fort tentant de déambuler dans la nature et d’observer les oiseaux du moment, en mode peace and love ou pas. J’eus la chance d’effectuer une de ces merveilleuses balades il y a pile une semaine, sur le sentier littoral du Teich, dans la partie qui longe le parc ornithologique. En gros, c’est par là :

Sans être dans le parc lui-même, on peut y voir quelques oiseaux intéressants. En général, quand on circule dans le coin au printemps, c’est pour voir des cigognes. Sur ce coup-là, je fus légèrement déçue : la cigogne se faisait rare. Je n’en ai vu qu’une, perchée sur son gigantesque nid, et encore de loin :

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Mais pour les autres oiseaux, ce fut un festival. Il y avait de l’échasse blanche … :

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… du grèbe huppé … :

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… du tadorne de Belon … :

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… et, pour finir, une très belle grande aigrette :

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Balade dominicale au parc floral

Cela faisait au moins un an que nous n’avions pas déambulé dans le parc floral de Bordeaux, qui, à ma connaissance, est le plus vaste parc de la ville et où, surtout, le côté sauvage est encore bien préservé (nous y avons vu, il y a déjà fort longtemps, des traces de sanglier). En ce dimanche d’avril-ne-te-découvre-pas-d’un-fil mais ôte quand même le pull car il fait plus de 25°C, en ce dimanche disais-je, nous avons d’abord vu de l’araignée :

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Puis des insectes ressemblant à des cousins, qui convolaient en d’injustes noces, parce-que entre cousins, quand même, ce n’est pas bien raisonnable :

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Dans le jardin des villes jumelles, de plus en plus à l’abandon et donc fort délabré, une brave grenouille prenait le frais sur une triste grille métallique :

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Mais le clou de la balade était ailleurs. Nous vîmes une si jeune tortue que sa carapace semblait encore molle :

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Et surtout nous avons vu, mais à contre-jour, un joli rapace, a priori un faucon, mais savoir s’il était crécerelle ou autre fut peu aisé, la lumière jouait contre nous :

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Il y a un Martien dans la mare !

P1100815Enfin tout dépend de l’image que l’on se fait des Martiens. Mais ce rouge et bleu sur la tête sans plume ni duvet a un petit côté extraterrestre qui n’est pas pour me déplaire. Ce volatile temporairement haut en couleurs est le petit de la poule d’eau : en grandissant, il deviendra gris-noir comme papamaman, c’est moins rigolo.
La bobine de gallinule junior est colorée, mais vous n’avez pas vu les pattes ! Assez vite jaunes comme celles des adultes, mais surtout quasiment de la même taille : le poussin de deux semaines chausse du 42 alors que môman le couve encore s’il fait froid la nuit. Grand dadais, va !

Photo réalisée du côté de Bordeaux en avril 2017

De qui sont ces têtards ?

Revenons quelques mois en arrière : en fin d’hiver, je fus ravie de constater que de nombreux crapauds avaient pu rejoindre leur mare habituelle pour y jouer l’ouverture de la saison « peace and love », ce qui avait été plus difficile l’année précédente car de nombreux crapauds étaient morts en chemin. Le 21 février, je gravais donc dans la mémoire du disque dur la preuve des amours de ces anoures-là :

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Plus récemment et fort logiquement, je vis des têtards cherchant pitance dans les végétaux en surface. Les têtards, ce sont les petits zigouigouis sombres sous la masse végétale :

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J’en conclus que les crapauds avaient clôturé la saison « peace and love » en beauté et avaient pu rejoindre leurs abris bien terrestres avec le sentiment du devoir accompli. Sauf que, pas plus tard qu’avant-hier, je vis ceci sur la même mare, juste à côté des têtards :

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Une belle grosse grenouille bien verte. Et depuis, le doute me taraude. De qui sont ces têtards ? du crapaud ou de la grenouille ? en quoi vont-ils se transformer ? en cranouilles ? en grepauds ? nous le saurons (ou pas) dans un prochain épisode.

Des oiseaux dans la ville : mars 2017

Le mois de mars commença fort bien : les grues décidèrent de repartir vers le nord, le faucon crécerelle continua à se percher sur son lampadaire (mais je n’ai plus revu ce bel oiseau par la suite), et la bergeronnette des ruisseaux fit son retour devant l’objectif Leica tagadaschtoumpf qui fait les jolies images :

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Du côté de la volaille décorative des parcs et jardins, les jeunes oies d’Egypte ont bien grandi, elles maîtrisent désormais leur sortie de mare sans problème et ont acquis la propreté (ce qui rend la photo floue, c’est bien la peine de jouer avec du Leica tagadaschtoumpf) :

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Toujours chez les aquatiques, les canetons du colvert sont sortis de l’œuf et du nid dans la foulée, c’est pour cela qu’ils font partie des oiseaux dits « nidifuges » :

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Ce fut aussi le mois de la grive, vue de multiples fois et même parfois en couple (c’est bien la saison peace and love qui commence) :

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Il y eut aussi des couples de geais :

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Le mois de mars est bien sûr marqué par le retour de certains migrateurs : les hirondelles volent à toute vibrure, mais elles ne sont pas encore très nombreuses. Le milan noir est revenu lui aussi, poussant ses cris de chats au-dessus de mon jardin :

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Pour finir, place à l’oiseau mystère du mois : à peu près de la taille du moineau, son plumage fait penser à celui de la grive. Il se pourrait que ce soit un pipit, mais je n’en suis pas totalement sûre :

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Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais une grenouille ?

L’adage populaire pourrait être exact : il fut vu de l’hirondelle le jour même de l’ouverture officielle du printemps, le printemps astronomique, celui des calendriers (le printemps « biologique », ici surnommé « saison peace and love » commence un bon mois plus tôt). Puis ladite hirondelle fut revue deux jours plus tard : il faisait néanmoins très frais et humide. La belle migratrice ne faisait donc point le printemps, mais tentait tant bien que mal de clôturer l’hiver.
Ce n’est donc pas vers les oiseaux que je me tourne pour déclarer ouverte la saison printanière 2017. Hier, au détour d’un étang du bassin d’Arcachon, j’ai vu ma première grenouille de l’année, et depuis il fait beau ; Météo France nous annonce du carrément chaud pour jeudi. Certes, d’autres anoures avaient ouvert le bal : les rainettes mi-frévrier, puis les crapauds une  dizaine de jours plus tard, mais ce sont bien les grenouilles qui ont apporté le vrai soleil bien franc, celui qui transforme les fleurs en fruits et qui attire les butineurs dans le romarin. Bon printemps à tous.

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Photo : Bassin d’Arcachon, fin mars 2017