Collection # 423

MIR
Le Mir est un navire-école russe construit en Pologne en 1987. C’est un long trois-mâts (deux fois le Bélem environ), qui vient de passer une semaine à Bordeaux et qui reviendra en juin.

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Coup d’œil de milieu d’automne sur le Bassin

Madame Météo France avait annoncé le pire week-end de l’année : vent, pluie, orage et désespoir, et puis rien. Ou presque. Le vilain temps d’automne a gentiment attendu ce midi pour se pointer, et donc, bravant les risques annoncés d’intempéries majeures, nous avons pu déambuler hier aux abords d’un Bassin d’Arcachon aux couleurs toutes douces :

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Au loin, les bernaches cravant, déjà sur zone depuis une quinzaine de jours, étaient plus audibles que visibles :

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Plus près du rivage, cygnes, tadornes de Belon, aigrettes garzettes et mouettes trouvaient leur pitance ou nageaient sagement :

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Photos réalisées le 4/11/2017 à Arès

Des oiseaux dans la ville (octobre 2017)

Je suis déçue par le peu d’oiseaux vus à Bordeaux en ce début d’automne, saison pourtant prometteuse en général. Il y a bien des cygnes sur le lac et aussi sur la Garonne, comme ici près des épaves de la Deuxième Guerre mondiale :

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Les cormorans sont toujours bien présents, mais pas forcément beaucoup plus nombreux qu’en septembre :

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Les mésanges charbonnières sont aussi relativement nombreuses :

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Un oiseau m’a quand même fait très plaisir, parce que je ne l’avais pas observé depuis longtemps. Il s’agit de la sittelle torchepot :

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Tous les espoirs sont néanmoins permis pour novembre : je crois bien que l’on va assister au retour du martin-pêcheur (flèche bleue survolant un étang aujourd’hui même), et les premières migrations de grues ne vont pas tarder (un vol a été vu et entendu avant-hier par quelqu’un de confiance qui m’a aussitôt transmis l’info).

Même le guetteur doit partir

Les clones métalliques d’Antony Gormley, statues  d’hommes nus placées de-ci de-là dans Bordeaux, constituaient une animation estivale. Elles étaient visibles à divers endroits de la ville, aussi bien sur le toit du Grand Théâtre que dans la rue Sainte-Catherine ou sur la place du Marché des Chartrons. Mais l’été est fini : l’heure d’hiver démarre demain et cela fait déjà bien deux semaines que nous trouvons des chanterelles dans les bois, ce sont des signes qui ne trompent pas. Et donc, les festivités d’été doivent laisser la place, et les statues de Gormley doivent partir. Toutes. Même celle qui veille sur la Garonne, bien plantée sur le pont Chaban-Delmas :

Photos réalisées à Bordeaux mi-octobre 2017

Toutes les cigognes ne sont pas parties …

… il en reste au moins une sur le Bassin d’Arcachon : le zoom de l’appareil photo gonflé à bloc l’a vue dimanche dernier (de loin, l’œil humain sous ciel nuageux ne voyait que de l’oiseau blanc un peu gros). Si la plupart des cigognes filent vers l’Afrique quand l’automne arrive, de plus en plus de spécimens dédaignent le voyage. Auraient-elles perdu le goût de l’aventure ? Il y a quelques années, un ornithologue du parc du Teich m’avait dit que les cigognes restaient de plus en plus sur place car les conditions de vie étaient bonnes, en particulier la nourriture, très abondante. Les cigognes, comme beaucoup d’autres oiseaux et pas mal d’humains, ne crachent pas sur la malbouffe, voire s’en empiffrent comme un ado mal élevé dans les boites à burgers industrielles. Il suffit qu’une bonne vieille décharge bien odorante soit à moins de 100 km pour que les cigognes restent sur place et donc se sédentarisent. Un article publié par Atlantico en mars 2016 a d’ailleurs fait ce constat pour la péninsule ibérique.

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Photo : Andernos-les-Bains, octobre 2017

Le nouveau refuge

Depuis 2010, de drôles de cabanes voient le jour dans la métropole bordelaise. On peut y passer la nuit gratuitement (à condition de réserver), dans un confort sommaire car le but, c’est la proximité avec la nature (où ce qui y ressemble). Plus de la moitié de ces refuges se trouvent en rive droite, mais ces surprenantes et minimalistes cahutes poussent aussi en rive gauche. C’est d’ailleurs là, plus précisément dans le quartier du lac, qu’a été installé le tout dernier refuge, nommé « Neptunea », et qui peut accueillir 6 personnes. Quant à sa forme, vous êtes libres d’y voir ce que bon vous semble …

à cliquer : la page des refuges urbains sur le site de Bordeaux-Métropole