Le cri du troglo

p1090744Comme il est écrit sur le site oiseaux.net, le troglodyte mignon est « un oiseau pétulant et furtif qui aime se faire entendre ». Il peut donc se mettre à chanter, bien fort, dès que les premiers signes du printemps apparaissent (en gros, maintenant). Pour avoir une idée du chant du troglo, cliquez ici.
De loin, aujourd’hui, j’ai entendu tout autre chose : c’était le cri dudit troglo. Vous pouvez essayer de l’écouter en lançant la vidéo ci-dessous, en faisant autant que possible abstraction des sons urbains environnants :

Sur le Bassin d’Arcachon

« Sur » au sens d' »au-dessus », comme en avion mais pas vraiment, quoique si un peu quand même. L’avis de tempête (alerte rouge) risque de nous éloigner du Bassin demain, mais pas question de ne pas admirer ce si bel endroit. Ce soir ? de nuit ? avec le temps de chien qu’il fait ? que nenni. C’est l’ordi sur les genoux, eux-mêmes sur le canapé du salon, que je déambule, en avion s’il vous plait. Vol Air France reliant Casablanca à Roissy, grâce à Flightradar24, qui permet un vol presque en temps réel. Il suffit, une fois sur le site (flightradar24.com) de cliquer sur l’avion de son choix, puis sur la minuscule icône « 3D » dans la fenêtre à gauche. Et c’est parti … Il y a moins de dix minutes, le Casablanca-Roissy était là  et c’était joli :

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Des oiseaux dans la ville : janvier 2017

Avant la vague de froid qui a transformé les jardins et les humains en glaçons, le martin-pêcheur (ci-dessous à gauche) et le faucon crécerelle (ci-dessous à droite) ont confirmé leur présence dans l’agglomération bordelaise :

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Puis le froid vint …, et arriva avec lui une petite nouvelle dans le jardin, la fauvette :

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Il fut aussi possible de voir parfois le chardonneret :

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Le rougegorge gonfla ses plumes du mieux qu’il put pour conserver la chaleur :

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Les mouettes ne parurent pas le moins du monde gênées par la couche de glace sur les mares diverses et variées :

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Néanmoins, depuis quelques jours et indépendamment du redoux qui s’affirme (15°C cet après-midi), des signes de printemps apparaissent. Certains passereaux commencent à jouer à « vole après moi que je t’attrape », et quelques mouettes rieuses arborent déjà le plumage noir facial qui indique l’entrée dans la saison peace and love :

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Et elle fut nommée « Côte d’Argent » …

p1090500Nous sommes en 1905. Le journaliste bordelais Maurice MARTIN propose que le littoral qui s’étend de Royan jusqu’au Pays Basque porte le nom de « Côte d’Argent ». C’est d’ailleurs pour cela que l’homme est connu, alors que ses étude de commerce et ses débuts dans le négoce du vin le destinaient à une toute autre forme de célébrité, du moins a priori.
Le fait de donner une couleur aux côtes françaises est alors dans l’air du temps : c’est la Côte d’Azur qui a ouvert le feu en 1887, suivie de la sublimissime Côté d’Emeraude en 1894.
Cette appellation couvre aujourd’hui une zone plus petite qu’en 1905 : la région de Royan se nomme Côte de Beauté depuis 1931, quant à la Côte Basque, elle se nomme … Côte Basque !
En déambulant du côté du Bassin d’Arcachon aujourd’hui, alors que la marée avait apporté le presque beau temps pour le reprendre à peine six heures plus tard, j’ai bien compris que cette expression de Côte d’Argent était pertinente. La luminosité était telle que même le nom de Côte de Mercure aurait pu être adéquat, mais c’est sans doute moins glamour.

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Source : Wikipédia
Photos : Bassin d’Arcachon, 28/01/17

Collection # 382

Le rougegorge

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