En déambulant sur la toile [12]

En déambulant sur la toile au cœur de l’automne, j’apprends que les bières belges ont un secret (Sciences&Avenir) et que les élèves japonais sont soumis à des règles aussi strictes qu’ancestrales, de plus en plus remises en cause aujourd’hui : La Voix du Nord titre ainsi « Des élèves gagnent le droit de pouvoir choisir la couleur de leurs culottes », mais l’article cite d’autres exemples que celui concernant la couleur des sous-vêtements. On peut ainsi apprendre que trois éternuements consécutifs peuvent, dans certaines préfectures (l’équivalent des départements en France), valoir une expédition immédiate à l’infirmerie, ou qu’il est interdit d’avoir les cheveux bouclés.
Je lis aussi un article de Korii sur les méfaits de l’usage intensif du smartphone, article qui m’intéresse d’autant plus qu’il fait allusion à quelque chose que j’ai vécu pas plus tard que vendredi dernier, lors du concert de NTM à Bordeaux : de très nombreux fans ont vu la quasi-totalité du spectacle à travers le filtre de leurs écrans de smartphones, ne profitant pas du moment présent mais pouvant dire sur tous les réseaux sociaux possibles « j’y étais ».
Pour finir, le doux rythme du temps qui passe et qui se répète : Courrier International a mis en ligne une infographie permettant de visualiser le nombre de personnes dans Manhattan selon les heures de la journée. La pulsation urbaine au sens propre du terme, et c’est très beau. Pensez à bien lire tout l’article pour croiser en chemin l’infographie animée.

Le sud de l’île de Manhattan vue par la version « 3D » de l’application Plans d’Apple

Aux antipodes

Dans la série « ça ne sert à rien, donc c’est rigoureusement indispensable », je voudrais aujourd’hui évoquer ici deux sites web qui nous emmènent aux antipodes : l’un pour voir où l’on atterrit (et bien souvent où l’on amerrit !), l’autre pour savoir le temps qu’il y fait.
Le premier est antipodemap. Je l’ai testé avec Bordeaux, et je me suis retrouvée dans l’eau, à quelques encablures de la Nouvelle-Zélande :

Je tente alors Brest, mais ce n’est toujours pas assez à l’ouest pour que je dégringole ailleurs que dans la flotte. Dernier essai avec Madrid, et là, c’est gagné, je suis bel et bien en Nouvelle-Zélande :

C’est là qu’intervient ma deuxième pépite inutile mais rigolote quand même : antiweather. Car il me semble fort intéressant, voire indispensable, de savoir comment m’habiller dans la campagne néozélandaise aux antipodes de Madrid. La météo, la voici :

Antipodes obligent, il fait nuit dans le district de Tararua, en Nouvelle-Zélande. La nuit est même un peu fraiche, il y a des nuages, on nous parle de légère pluie. Au passage, je constate qu’il fait 31° à Madrid, qu’il y a aussi des nuages, et qu’accessoirement on nous donne la météo de la veille !
Il fait meilleur à Bordeaux, le ciel est bleu. Je crois bien que je vais y rester, même si demain c’est la rentrée. Très bonne fin d’été à tous.

En déambulant sur la toile [6]

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

À deux heures de Bordeaux (ou à trois heures d’ailleurs)

Oalley.fr est un de ces petits sites web a priori anecdotiques, mais qui peuvent s’avérer utiles, voire sympathiques. Il permet d’évaluer l’ensemble des lieux où l’on peut se rendre en un temps donné, depuis n’importe quel point de la carte. L’interface ressemble à ceci, et est très simple à utiliser :

Mettons que je parte de Bordeaux (air connu) en voiture (ça arrive) et que j’ai deux heures devant moi : je frôle Biarritz, j’atteins Villeneuve-sur-Lot, j’amorce le viaduc de l’île d’Oléron, je suis presque à Niort. :

Deux limites à cette appli en ligne : pour tracer plus de deux trajets, il faut s’inscrire (c’est gratuit et pas bien compliqué), et surtout, plus gênant, les trajets en train ne sont pas prévus, et c’est franchement dommage.

Lien : https://www.oalley.fr/map/

Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

R2D2, passe-moi le sel !

screenshot_01Les androïdes de Star Wars, dont le rigolard R2D2 aux couinements si expressifs, ne sont plus du tout du domaine de la science fiction. Dimanche dernier, L’Huma signalait ainsi le remplacement d’ouvriers par des robots chez Foxconn, en Chine. Le robot revient moins cher, ne réclame pas de pause pipi, et ne se met pas davantage en grève.
Restons en Chine, où des robots, nous apprend aujourd’hui Le Monde, remplacent désormais le personnel d’un restaurant. Ce sont des androïdes qui font la cuisine, des maousses costauds à qui tu n’as pas intérêt à dire que la tambouille n’est pas bonne : les ampoules rouges qui clignotent à la place des yeux, ça fait peur. Les androïdes qui accueillent les clients et qui servent en salle sont, sinon plus sexy, du moins bien élevés. Il y a quand même quelques humains dans le lot, chargés de la préparation des plats sophistiqués. Allez savoir pourquoi, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce vieux film, L’Aile ou la cuisse, avec De Funès et Coluche …

As-tu un orage au-dessus de ta tête ?

screenshot_02

L’orage commence à s’éloigner et je peux rebrancher la box. Pour voir si l’orage arrive chez vous : cliquez ici

C’était dans le journal … le 12 novembre 1913

Sans titreÀ ses débuts, l’aviation fut affaire de sportifs, de techniciens, de doux dingues tentant la folle expérience de faire comme les oiseaux. Mais, alors que les aéroplanes sont encore pour le moins approximatifs, l’armée s’intéresse au formidable potentiel que pourrait offrir de tels engins. La loi créant l’aviation militaire française est votée en mars 1912.
Ce qui émeut Le Figaro du mercredi 12 novembre 1913 est un projet visant à octroyer à l’armée le monopole de l’aéronautique en France. Non seulement l’armée disposerait du nombre d’avions dont elle a besoin et formerait les pilotes, mais elle fabriquerait aussi les appareils de A jusqu’à Z, y compris moteurs et hélices.
Le Figaro voit dans cette mainmise plusieurs dangers : le quotidien s’inquiète, constatant « quel déplorable industriel est l’Etat » ! On peut ainsi en déduire que l’Etat ne saura pas construire convenablement les avions, alors que les puissances étrangères, Allemagne en tête, prendront de l’avance. L’auteur de l’article s’inquiète aussi pour les industries aéronautiques existantes, privées et ne faisant pas vraiment fortune, qui disparaîtront si le projet est mis en œuvre, car l’armée est justement leur principal client : « si les constructeurs perdent la clientèle militaire […], c’est la ruine, non pas à bref délai mais immédiate ». L’auteur en appelle au civisme des lecteurs qui, dûment alertés par ses soins, sont invités à se mobiliser contre ce projet présenté « comme un véritable attentat contre l’aéronautique française ».

Le b-a ba de Baba

Cette fois c’est bon, le nouveau pont est opérationnel, il ouvre demain à la circulation. Ce nouveau pont bordelais, longtemps surnommé « Baba » (pour Bacalan-Bastide, du nom des deux quartiers qu’il rejoint), a été officiellement et sans originalité baptisé « Chaban-Delmas ».
Retour en 17 images sur cette aventure, celle de la construction d’un pont-levant, suivie par beaucoup de Bordelais.
Revenons au point de départ, au temps où il n’y avait rien d’autre qu’une eau marronnasse coulant dans un sens ou dans l’autre, au gré des marées. La photo ci-dessous date de décembre 2009, au tout début des tous premiers préparatifs du chantier :

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Les éléments permettant la construction du pont sont mis progressivement en place, comme on peut le constater en avril 2010 :

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En juin de la même année, les blocs de béton supportant le futur pont sont acheminés depuis leur chantier de Bassens et positionnés à leur emplacement définitif :

baba 2010 06 20

Les travaux prennent du temps et ne sont pas toujours visibles à l’œil nu, une grève du port se glisse au milieu de tout ça, et il faut faire un saut dans le temps de près d’un an pour constater une évolution significative. En mai 2011, les grues sont en place, la construction des pylônes peut commencer :

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Voilà ce qu’il en est un mois et demi plus tard, côté rive droite :

baba 2011 06 19

En août 2011, le premier élément du tablier est apporté par une barge belge depuis un chantier italien :

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Elle est mise en place dans la foulée, côté rive droite. Voici donc l’état du chantier au début du mois de septembre :

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Les pylônes côté rive gauche commencent eux aussi à prendre un peu de hauteur, tandis que ceux de la rive droite sont achevés. Nous sommes en janvier 2012 :

baba 2012 01 07

En février, c’est au tour de la deuxième partie du tablier d’accoster à Bordeaux … :

baba 2012 02 12

… puis d’être mis en place, tandis que les deux pylônes côté rive gauche ont atteint la même hauteur :

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Fin mars 2012, les deux côtés du pont sont à peu près au même niveau :

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Dans l’été 2012, les choses s’accélèrent. La cabine commandant la levée de la travée centrale est construite en rive droite :

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Lors des journées du patrimoine, en septembre, on attend la mise en place du tablier central, et il y a donc encore un grand vide :

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Après un voyage en mer compliqué par des conditions météorologiques défavorables, la barge transportant le tablier central peut enfin accoster en rive gauche du port de la Lune, non sans difficulté, en octobre 2012 :

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Le 21 octobre, alors que le brouillard est dense mais que le vent est enfin tombé, la barge entreprend sa traversée de la Garonne afin de permettre le positionnement définitif du tablier central :

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Quelques jours plus tard, le pont a enfin son aspect définitif :

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Travaux de finition et essais divers ont été nécessaires pour aboutir à ce qu’on a vu le 15 mars 2013 : la levée de la travée centrale.

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Et Baba haut se hissa

Certes, il ne faut plus dire « Baba » (pour Bacalan-Bastide) mais « pont Chaban-Delmas ». Soit. Peu importe au fond, ce qui compte c’est que l’engin fonctionne. Inauguré ce matin en présence du chef de l’Etat, le nouveau pont a montré de quoi il était capable hier en fin d’après-midi. Et puis il y eu du jazz sur les quais, un bal gascon, et un feu d’artifices. J’ai lâché l’affaire au début du concert (très très bien, mais il faisait frais dehors). Petit montage vidéo vite fait sur le gaz :

Collection # 173

Impression Baba, soleil couchant
Bordeaux – Pont Bacalan-Bastide – 8 décembre 2012

baba

Le « Ville de Bordeaux » à … Bordeaux

Malgré son nom et son immatriculation, le roulier « Ville de Bordeaux » n’avait jamais navigué en amont de Bassens, et n’avait donc jamais vu Bordeaux. Ce fut chose faite hier, et hier seulement. Le navire, long de 140 m, en imposait largement autant que le paquebot garé devant lui, et qui faisait pourtant 40 m de plus. Il faut dire que le paquebot ressemble à un immeuble moche des années soixante, alors que le « Ville de Bordeaux » sert à transporter les morceaux d’A380, c’est écrit dessus :

Les différents éléments, fabriqués dans diverses usines d’Europe, sont acheminés à Pauillac dans le « Ville de Bordeaux » et ses sister-ships, bien rangés dans un immense garage pouvant servir de terrain de foot à l’équipage lorsque le navire fait le trajet retour :

Le « Ville de Bordeaux » est sorti d’un chantier naval chinois en 2004. Depuis sa mise en service, il transporte en moyenne l’équivalent d’un A380 par mois (chiffre de 2005, c’est peut-être un peu plus aujourd’hui).

Une fois arrivé à Pauillac, il décharge les éléments de fuselage et les ailes de l’avion sur des barges : soit le « Breuil », soit le « Brion » (photo ci-dessous, prise hier aussi). Ces barges acheminent les éléments d’avion jusqu’à Langon, où l’avion prend la route afin d’être monté à Toulouse.

Le Fu Le à La Pallice

Temps très clair ce matin sur la plage de la Gautrelle, commune de St-Georges-d’Oléron. Le paysage au loin se distingue avec une netteté presque parfaite. L’île de Ré et son pont, bien sûr, mais surtout les installations portuaires de La Pallice (port de commerce de La Rochelle) :

Un navire est à quai. L’avantage d’internet, c’est que nous pouvons savoir quasiment en temps réel où se trouvent les avions et les bateaux. Il est donc fort probable que le rafio accosté soit le FU LE, un vraquier immatriculé à Hong-Kong, mis à l’eau en 1998 et d’une longueur de 225 m :

 

Au pays des scarabées bleus

Hier, comme balade dominicale, on a fait « Landes ». Une idée comme ça, histoire de quitter la Gironde pleine de monde. Attention, pas les Landes des plages bondées, non, celles de la campagne, loin des zones de baignade et de jeux nautiques. C’est ainsi que nous avons gambadé le long du Petit Etang de Biscarrosse, relié au grand par un petit canal, et beaucoup moins fréquenté par les touristes :

Les berges sont en grandes parties marécageuses, ce qui oblige à faire  le tour du lac en le voyant souvent de loin voire pas du tout. Au final, nous avons préféré une balade dans la forêt proche (notre présence a ravi les moustiques locaux, en panne de chair fraîche) et une observation de l’eau, tellement bleue que la mer n’avait qu’à bien se tenir :

En terme de faune et de flore, du joli mais, dans un premier temps, rien de bouleversant. Du petit poisson … :

… de la libellule :

Mais surtout, insecte que je n’avais jamais vu avant mais qui, là, pullulait : le scarabée bleu. J’ignore son nom réel (je ne parle même pas de son nom scientifique), et j’ai eu du mal à le localiser sur le net, où il semble aussi connu sous le nom de « scarabée du fumier ». Plus petit que les gros scarabées verts, il est vraiment d’un bleu vif et ne craint absolument pas la proximité de l’objectif de l’appareil-photo :

Des photos « vintage » sans logiciel

Deux moyens d’obtenir des photos vieillies sans recours à l’informatique : avoir effectivement chez soi de vieux clichés argentiques bien jaunis par les années, ou aller à Berlin. Je ne dirais jamais assez à quel point cette ville est indispensable.
Si on choisit l’option Berlin, il faut mettre au programme de ses visites la Fernsehturm (localisation à la fin de cette note), c’est-à-dire la tour de télévision, celle-là même que vous avez pu, fidèles lecteurs, admirer en neuf exemplaires mercredi. Deux étages sont destinés au public : le premier offre la vue panoramique, le second est un resto qui tourne très lentement sur lui-même. Pas essayé cet anneau-là, mais en bonne touriste, j’ai fait la queue et pris l’ascenseur (pas une fusée, mais bon …) jusqu’à l’espace permettant de regarder à travers des vitres obliques, recouvertes d’un film de couleur orangé. Et là, j’ai eu beau tournicoté les boutons de l’appareil photo dans tous les sens, tenté même des incantations magiques, rien à faire. La photo ressort avec des belles couleurs bien pisseuses. A part ça, si,  finalement, on veut quand même fabriquer du ringard chez soi (« vintage », ça fait plus classe), je recommande un très chouette logiciel en ligne : pixlr-o-matic. Sans logiciel donc, à main nue et dans la vraie vie, voici du pur vintage pour de vrai, en l’occurrence la mairie de Berlin vue d’en haut :

Les lignes bleues du monde virtuel

J’ai découvert cette carte hier. Elle a été réalisée en prenant en compte les connexions Facebook de décembre 2010. On y repère des zones densément peuplées, mais pas toutes (le méridien 100°W saute aux yeux aux Etats-Unis, mettant en évidence les déséquilibres de densités de population, l’Europe est une magnifique tâche de lumière, par contre la Chine est aux abonnés absents), les zones développées et riches mais pas toutes (Japon ridicule, culture Facebook out ?), les zones qui se développent sans trop d’entraves politiques (le triangle indien, plus pâle que le l’Europe, mais bien là), et, par contraste, les zones sombres des pays en retard de développement, où la connexion à un réseau électrique (sans parler d’informatique) ne va déjà pas de soi.

—> Mise à jour : l’avantage avec Facebook, c’est la grande réactivité vis-à-vis de ce qui est publié ici-même. Je viens ainsi d’apprendre, par un habitant de cette Asie de l’Est que je constatais sans Facebook, qu’il existe en fait, dans cette région du monde, des réseaux sociaux plus anciens, et que donc Facebook n’y fait pas son trou. Merci pour cette info très intéressante.

What’s new ? [jeudi 20 janvier 2011, 16 h 50]

  • Des œuvres d’art comme on ne les a jamais vues, triturées par photoshop selon une technique qui me dépasse encore largement : Van Gogh dans ses moindre détails (Libé). L’image qui illustre cette note n’a bien sûr pas été bidouillée, mais c’est bien un peu du Van Gogh quand même.
  • Nan mais ça va pas ! jeter son bébé en l’air, le rattraper au vol soi-disant pour le rendre plus fort ! C’est en Russie que se répand ce dangereux yoga où les bébés sont secoués (Slate). Même YouTube a viré la vidéo tant elle était violente. Pas la peine de s’étonner en constatant que le taux de mortalité infantile en Russie ne parvient à passer sous la barre des 10‰ (pour info, il est à peine supérieur à 3‰ en France).
  • Gaz de schiste : front du refus (La Dépêche). Les projets d’exploitation de ce gaz naturel stocké dans les interstices de la roche, et donc difficile à récupérer, sauf à utiliser énormément d’eau et des produits toxiques, éventuellement issus des hydrocarbures, ces projets, donc, touchent tout le sud du pays, bien au-delà du Larzac d’où est partie la fronde.

Gag du soir …

Avant de vous proposer un clic marrant, faut que je remercie le papa de Philéas (les vieux blogueurs du Monde, canal historique, comprendront) qui a posté la chose sur Fesse-Bouc. C’est lui qui a tout trouvé tout seul, merci encore. Petite expérience qui ne vous prendra pas 30 secondes :
Allez sur GoogleMaps. Cliquez sur « Itinéraire ». Mettez Japon en A et Chine en B. Lancez le bousin et rendez-vous à l’étape 43 du parcours. Bonne poilade et bonne soirée à tous !

Finalement, la Nano, c’est une voiture normale

Résumé de l’histoire : le groupe industriel Tata Motors a mis au point et commercialise désormais une voiture de petite taille (d’où son nom), de petite motorisation (d’où son nom aussi) et peu équipée (d’où son nom toujours), destinée à la classe moyenne qui émerge actuellement en Inde. Une voiture low-cost pour un Européen moyen, mais une chouette aubaine pour les Indiens qui peuvent en profiter. Un peu comme lorsque Fiat a sorti sa 500, dans laquelle des familles italiennes entières se sont entassées, signe d’une ascension sociale évidente, et, accessoirement, c’était plus pratique pour visiter mère-grand le dimanche.
Low-cost, pour une voiture européenne, ça donne la Logan. Avec options, elle n’est plus low cost du tout. La même chose se produit avec la Nano, autrement plus basique que la Logan : quatre roues, un moteur, des freins, certes, mais guère plus. Finalement, la Trabant avait un certain charme à côté.
La Nano reste donc, normes de sécurité et exigences du consommateur obligent, un véhicule réservé au pays en développement où elle est née. Sauf que les Indiens eux-mêmes connaissent, du moins pour une part, une hausse suffisante de leur niveau de vie pour souhaiter mieux que ce gadget, sans pouvoir taper pour autant aux rayons Audi ou Mercedes. Dans un même ordre d’idée, si Tata Motors veut se lancer dans l’exportation de son joujou, il faut y apporter quelques améliorations substantielles. C’est ainsi qu’est née, paradoxalement nommée, la « Nano Deluxe », prête à bondir d’ici 2012. « Deluxe » en un seul mot ne veut pas forcément dire que luxe il y a, mais tout de même, les avancées sont sensibles, surtout en matière de sécurité : ABS, airbag. La mécanique elle-même la rapproche des ses frangines automobiles européennes ou nippones : boîte 5 vitesses, direction assistée. Bref, la Nano est en train de devenir une voiture, et non plus un original mais simpliste véhicule en plastique.

—> Source : Esther OYARZUN, Bientôt la Nano Deluxe, version chic de la voiture du pauvre, Aujourd’hui l’Inde, 7 septembre 2010.

What’s new ? [jeudi 26 août 2010, 8 h 00]

What’s new ? [jeudi 19 août 2010, 8 h 20]

  • Les désagréments de la vie quotidienne dans une ville touristique, en l’occurrence espagnole : Au secours, les touristes reviennent (article un peu caricatural mais très drôle, dans CaféBabel).
  • Progrès technique ? Rouler sans conduire (Slate).
  • Premier festival de jazz qui démarre sous de bons auspices : L’île de Ré hantée par Nougaro (Le Monde). A écouter : la chanson Ile de Ré (avec la souris, descendez vers le bas de la fenêtre et cliquez sur une flèche désignant la version du titre que vous voulez écouter).

—> Illustration : des touristes à New York, emballés sous plastique parce-que quelques gouttes de pluie commencent à tomber.

What’s new ? [lundi 9 août 2010, 14 h 10]

HP et Epson n’ont qu’à bien se tenir …

… parce-que la concurrence est rude. L’imprimante grosse comme un tracteur, belle comme un camion, qui fonce à toute vibrure, c’est has been. L’avenir est dans le lutin cubique qui fait tout de ses petites mains. Ode à la lenteur et à la couleur avec cette imprimante en Lego, dont la vidéo de la démo a été dénichée sur le site de La Dépêche (vidéo supprimée le 22 juin, celle-ci étant précédée d’une pub au bruit infernal).

What’s new ? [mardi 9 février 2010, 18 h 15]

—> Illustration : détail d’un tableau de Pietro LONGHI, XVIIIe siècle.

What’s new ? [lundi 26 octobre 2009, 15 h 00]

  • L’imagination des concepteurs de jeux vidéo ne connaît pas de limite, surtout quand la technique permet de mettre celle-ci en application : la mauvaise haleine tueuse de monstres (Aujourd’hui le Japon), ou comment s’obliger à bouffer des tas de choses qui font puer du bec avant de jouer.
  • Jolie balade en Bretagne (quelques mots et surtout des photos qui donnent envie de partir en vacances) : l’île de Batz, on y va ! (Le Post).
  • 0-APrès d’un Chinois sur quatre est en surpoids voire obèse, exactement pour les mêmes raisons que dans les pays occidentaux : la malbouffe sévit aussi en Chine (TerraEco).

—> Illustration : Claes OLDENBURG, Two Cheesburgers, début des années 1960

Lomo-attitude

Do you know Lomo ? A la base, un appareil photo argentique de conception soviétique, un truc pas cher au look playskool ou fisherprice, qui fait des photos à côté du cadre avec des couleurs qui crachouillent. Une bonne grosse daube ? Même pas. Le lomo a ses fans, et Le Monde leur consacre un joli article : lisez-le vous même, n’en perdez pas une miette mais faites vite (les liens se coupent très rapidement pour les non abonnés). C’est pas que je ne ferais pas un résumé, mais je manque un peu de temps. Y’a école, vous comprenez, et quand faut y aller …
Si on ne fait pas partie de la famille Lomo, on peut faire semblant. Un peu. C’est sur le site Dumpr que ça se passe. Même s’il est en anglais, c’est pas un problème tant le joujou est intuitif. Il suffit de cliquer sur « Lomo » et de se laisser guider. Résultat plutôt marrant, jugez vous-même (en haut la photo « normale », en bas la même lomoïsée par Dumpr) :

avant après

What’s new ? [jeudi 20 août 2009, 12 h 00]

  • Redim-P1060544Les conséquences dramatiques de l’agriculture ultra-productiviste : la Bretagne, ses chapeaux ronds et sa couronne d’algues vertes (un excellent article des Cafés géographiques). Ouest-France, pourtant souvent enclin au politiquement correct, surtout sur ses terres, affirme à son tour que ces ignobles algues vertes sont bien un risque pour l’homme.
  • J’avais oublié de signaler le dessin de Vidberg d’avant-hier, qui traitait de ces sombres affaires d’iPhone qui explosent. C’est chose faite ce midi : le nouvel iPhone KC (L’actu en patates).
  • Un fait divers pour terminer : les aventures des vacanciers peuvent décidément être assez surprenantes, du moins c’est ce que relate La Voix du Nord (des Lillois attaqués par un ours en Roumanie).

What’s new ? [samedi 8 août 2009, 19 h 20]

  • Slate continue à décortiquer les pratiques des vacanciers. La question du jour est « D’où viennent les concours de tee-shirts mouillés ? » On se couchera moins bête ce soir … d’autant plus que c’est vraiment un bon article.
  • Big bazar dans les réseaux sociaux imbuvables que sont Touitteur et Fesse-Bouc. Et si c’était une cyberattaque russe ? demande Rue 89. Vous avez raison les petits, rien ne vaut une bonne guerre froide pour passer l’été !
  • Arnaque sur autoroutes : sortez à toutes les barrières, vous paierez jusqu’à 23% moins cher qu’en faisant le trajet direct. A ce rythme-là, autant prendre la nationale … ou le train, quand il existe encore. Les automobilistes, vaches à lait des autoroutes ? Pour La Dépêche, la réponse est « oui ».

Ça sent l’arnaque !

Ce matin, dans ma boite à spams, est tombé un message qui venait soit-disant de mon fournisseur internet. Le logiciel de messagerie a bien fait son boulot, en identifiant le mail en question comme pourriel, d’autant plus que le compte qui me permet de surfer n’est pas à mon nom mais à celui de mon cher et tendre. Voici le message, dont la police « Comics » ne fait pas très sérieux, pas plus que l’appellation « membre Orange » (chez Orange, on n’est pas membre, on est client, c’est pas une secte) :

1
Par curiosité, j’ai cliqué sur le lien, et vu assez vite qu’il s’agissait tout bonnement de me piquer ma carte bancaire. Mais observez d’abord l’adresse du site sur lequel le lien a pointé, c’est très instructif :

2

Premier indice qui montre que c’est du pipeau : l’adresse est en « http » et non en « https », le « s » permettant d’identifier les sites sécurisés. L’adresse elle-même n’a rien à voir avec Orange et n’est pas basé en France (le suffixe « .au » le montre).
On lit ensuite toute la page, et là c’est le pompon : c’est apparemment sérieux (logo de la marque correctement reproduit, mais le copier-coller n’a pas été inventé pour les teckels !), la présentation est sobre et habituelle, mais bien sûr, alors que le message d’origine parle de vérifier les identifiants, on nous demande un numéro de carte bleue et son cryptogramme. Arnaque totale, donc.

3

What’s new ? [mardi 14 juillet 2009, 18 h 15]

  • Les fêtes du 14 juillet n’ont pas l’heur de plaire à tout le monde, et quelques esprits chagrins et royalistes y voient un jour de deuil : Sud-Ouest dresse ainsi le portrait d’un bien triste sire.
  • Redim-P7110022Les utilisateurs du web vivent cet enfer quotidiennement : quel mot de passe ouvre la porte de tel ou tel site ? comment me suis-je logué hier ? Eco89 traite de cet enfer des mots de passe, et l’on apprend en lisant l’article que le mot de passe le plus courant, c’est … « password » !
  • Un peu de tourisme pour finir : le site régional Aqui! nous balade dans le château de Roquetaillade. C’est d’ailleurs ce château qui illustre cette note (photo prise en juillet 2005).