Le pont de Tolbiac est définitivement fermé à la circulation

P1130716Contrairement à une rumeur propagée par les cercles parisiens mal informés, le pont de Tolbiac, le vrai, n’enjambe pas un vague fleuvaillon appelé « Seine » mais le superbe chenal de la Baudissière, sur la commune de Dolus d’Oléron. À marée basse, c’est joli, à marée haute, surtout avec un coefficient de 102, c’est très beau :

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Ce vieux pont relève d’une prouesse technique de l’âge du bricolage de bois (entre l’âge du fer et l’âge du bronze), dont on peut encore percevoir les subtilités architecturales :

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Depuis plusieurs mois (années ?), il est fermé pour des raisons de sécurité. Le temps (dans les deux sens du terme) a désormais eu totalement raison de lui :

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Constat établi en juin 2017

Un joli costume pour le mariage

tournepierreP1110457.jpgDe loin, j’ai cru voir des bécasseaux. Le vol est quasiment le même, la taille est à peine supérieure, et puis, il est tellement habituel de voir des bécasseaux sur l’île d’Oléron qu’on s’y attend forcément.
La balade avait lieu sur le port de La Cotinière. Les fameux oiseaux crapahutaient, pour les uns, au ras de l’eau, pour les autres sur les chalutiers, cherchant alors pitance sur les filets.

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C’est en y regardant de plus près qu’il parut évident que de bécasseau il n’y avait point. Le plumage tout d’abord, chamarré et aux couleurs chaudes comme un pelage : l’oiseau a un petit côté peluche assez sympathique. En gambadant sur le site oiseaux-birds.com, j’appris que c’était un plumage saisonnier et réservé aux mâles puisqu’il s’agit d’un plumage nuptial.

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Mais au fait, si bécasseau ce n’est point, qu’est-ce donc ? il s’agit du tournepierre à collier, un opportuniste niveau tambouille, qui cherche donc un peu partout de quoi satisfaire son appétit, y compris en soulevant pierres et algues, d’où son nom. Et ça, le bécasseau, pourtant aussi limicole que le tournepierre, ne sait pas faire. De même, le bécasseau garde la tête rentrée dans les épaules alors que le tournepierre peut fort bien la dresser pour voir au loin.

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Photos prise à La Cotinière (île d’Oléron) en avril 2017

La Charente-Maritime, département préféré des cigognes ?

P1090885.jpgLa cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace ; d’ailleurs, la voir dans d’autres régions françaises sembla pendant très longtemps impossible. Et pour tout dire, pendant longtemps, elle n’était même que le produit de l’imagination, ayant quasiment disparu du sol français : en 1974, il ne reste plus que neuf couples de cigognes en Alsace, un en Ille-et-Vilaine et un dans la Manche.
C’est alors que des ornithologues se lancent dans le sauvetage de la cigogne blanche. En Alsace, comme dans plusieurs régions d’Europe, des cigognes originaires du Maghreb sont installées dans des enclos et vivent en captivité jusqu’à ce qu’elle s’habituent à leur nouvel environnement, ce qui prend deux à trois ans. Les résultats s’avèrent plutôt positifs.

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Néanmoins, le département de Charente-Maritime opte pour une solution moins « carcérale » : à partir de 1978, des plateformes destinées à recevoir les nids sont installées sur des poteaux dans les zones humides du département, notamment du côté de Rochefort. Ces plateformes ont pour but de décourager les cigognes de s’installer dans les arbres, les nids de 400 kg jetant à terre les arbres les moins costauds, surtout en cas de tempête. Les cigognes retournent néanmoins spontanément dans les arbres, il est vrai que seuls les plus résistants ont tenu le choc face aux rafales des tempêtes de 1999 et 2009 : ils peuvent donc supporter les nids. Les cigognes ne dédaignent pas non plus les pylônes électriques. Bilan pour l’année 2011 (je n’ai pas trouvé plus récent) : 185 nids dans les arbres, 98 sur les plateformes et 32 sur des pylônes électriques.

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Source : LPO
Photos : marais de Brouage, mi-février 2017

Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Du zoo au marais

p1090829Dans les années 1970, le zoo de Branféré, dans le Morbihan, abrite des ibis sacrés. Ce sont de magnifiques oiseaux blancs et noirs de la famille des cigognes, et qui d’ailleurs ont à peu près le même régime alimentaire que ces dernières. Originaires d’Afrique, ces magnifiques oiseaux étaient vénérés dans l’Egypte antique, Egypte dont ils ont depuis totalement disparu.
Dans leur zoo breton, les ibis vivent en liberté. Et donc quittent aisément le parc. Dans les années 1980 et 1990, on en retrouve des spécimens en Loire-Atlantique, Vendée et Charente-Maritime. Dans ce département, ils ont été observés pour la première fois en 1983, notamment sur l’île de Ré et dans les marais proches de Brouage, où ils sont désormais relativement nombreux.
Des inquiets pour la préservation de la faune autochtone se sont émus de la présence de l’oiseau, comme ils s’étaient émus de celle du ragondin. A ce titre, des campagnes d’élimination de l’ibis ont été lancées : plus de 1500 d’entre eux ont notamment été tués en Loire-Atlantique en 2013, au mépris de la convention de Berne signée en 1979, et qui a pourtant inscrit l’ibis sacré sur sa liste des animaux à protéger au niveau mondial.

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Photos : marais de Brouage (Charente-Maritime), hiver 2017
Source : LPO et Ouest-France