Dress code pour pêche à pied

Les prochaines grandes marées ne sont prévues que pour les alentours du 8 septembre, alors à quoi bon en parler dès aujourd’hui ?
C’est que la pêche à pied, ça se prépare, d’autant plus qu’une nouvelle règle vestimentaire vient de voir le jour. À vous de juger du côté, sinon esthétique, du moins pratique de la chose :

Constat réalisé en Charente-Maritime en août 2017

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Le territoire des goélands

Grande plage de Saint-Trojan (c’est sur Oléron, Charente-Maritime, pour les nouveaux visiteurs de ce blog qui vivent à l’est du méridien de Greenwich), tous les étés, mêmes jours, mêmes heures. Les goélands sont là et pas ailleurs, ils occupent la plage et la dune sur une dizaine de mètres de large, s’en éloignent à peine quand chiens ou humains les perturbent. Et puis reviennent, sans faire trop de bruit (ce qui est rare pour cet oiseau-là). Certains sont jeunes, des petits de l’année reconnaissables à leur plumage gris, les autres sont adultes. Et ils vivent là, en bande, face au large. Le bonheur, non ? Que demander de plus ?

 

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Photos attrapées avec bonheur à St-Trojan-les-Bains en août 2017

Le pont de Tolbiac est définitivement fermé à la circulation

P1130716Contrairement à une rumeur propagée par les cercles parisiens mal informés, le pont de Tolbiac, le vrai, n’enjambe pas un vague fleuvaillon appelé « Seine » mais le superbe chenal de la Baudissière, sur la commune de Dolus d’Oléron. À marée basse, c’est joli, à marée haute, surtout avec un coefficient de 102, c’est très beau :

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Ce vieux pont relève d’une prouesse technique de l’âge du bricolage de bois (entre l’âge du fer et l’âge du bronze), dont on peut encore percevoir les subtilités architecturales :

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Depuis plusieurs mois (années ?), il est fermé pour des raisons de sécurité. Le temps (dans les deux sens du terme) a désormais eu totalement raison de lui :

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Constat établi en juin 2017

Un joli costume pour le mariage

tournepierreP1110457.jpgDe loin, j’ai cru voir des bécasseaux. Le vol est quasiment le même, la taille est à peine supérieure, et puis, il est tellement habituel de voir des bécasseaux sur l’île d’Oléron qu’on s’y attend forcément.
La balade avait lieu sur le port de La Cotinière. Les fameux oiseaux crapahutaient, pour les uns, au ras de l’eau, pour les autres sur les chalutiers, cherchant alors pitance sur les filets.

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C’est en y regardant de plus près qu’il parut évident que de bécasseau il n’y avait point. Le plumage tout d’abord, chamarré et aux couleurs chaudes comme un pelage : l’oiseau a un petit côté peluche assez sympathique. En gambadant sur le site oiseaux-birds.com, j’appris que c’était un plumage saisonnier et réservé aux mâles puisqu’il s’agit d’un plumage nuptial.

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Mais au fait, si bécasseau ce n’est point, qu’est-ce donc ? il s’agit du tournepierre à collier, un opportuniste niveau tambouille, qui cherche donc un peu partout de quoi satisfaire son appétit, y compris en soulevant pierres et algues, d’où son nom. Et ça, le bécasseau, pourtant aussi limicole que le tournepierre, ne sait pas faire. De même, le bécasseau garde la tête rentrée dans les épaules alors que le tournepierre peut fort bien la dresser pour voir au loin.

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Photos prise à La Cotinière (île d’Oléron) en avril 2017

La Charente-Maritime, département préféré des cigognes ?

P1090885.jpgLa cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace ; d’ailleurs, la voir dans d’autres régions françaises sembla pendant très longtemps impossible. Et pour tout dire, pendant longtemps, elle n’était même que le produit de l’imagination, ayant quasiment disparu du sol français : en 1974, il ne reste plus que neuf couples de cigognes en Alsace, un en Ille-et-Vilaine et un dans la Manche.
C’est alors que des ornithologues se lancent dans le sauvetage de la cigogne blanche. En Alsace, comme dans plusieurs régions d’Europe, des cigognes originaires du Maghreb sont installées dans des enclos et vivent en captivité jusqu’à ce qu’elle s’habituent à leur nouvel environnement, ce qui prend deux à trois ans. Les résultats s’avèrent plutôt positifs.

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Néanmoins, le département de Charente-Maritime opte pour une solution moins « carcérale » : à partir de 1978, des plateformes destinées à recevoir les nids sont installées sur des poteaux dans les zones humides du département, notamment du côté de Rochefort. Ces plateformes ont pour but de décourager les cigognes de s’installer dans les arbres, les nids de 400 kg jetant à terre les arbres les moins costauds, surtout en cas de tempête. Les cigognes retournent néanmoins spontanément dans les arbres, il est vrai que seuls les plus résistants ont tenu le choc face aux rafales des tempêtes de 1999 et 2009 : ils peuvent donc supporter les nids. Les cigognes ne dédaignent pas non plus les pylônes électriques. Bilan pour l’année 2011 (je n’ai pas trouvé plus récent) : 185 nids dans les arbres, 98 sur les plateformes et 32 sur des pylônes électriques.

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Source : LPO
Photos : marais de Brouage, mi-février 2017