Loufoque authentique

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

C’est un argot comme un autre, né au XIXe siècle dans les halles de Paris, bien avant que celles-ci ne deviennent un « trou », lui même comblé par un centre commercial nommé « Forum des Halles ». C’est un argot comme un autre, un jargon, ayant pour but d’être compris de ceux qui le maîtrisent, les affranchis, les gens du métier, mais pas du commun des mortels. Banal, mais pas simple à maîtriser quand on n’est pas tombé dedans petit. Ce qui est mon cas.
En effet, si je suis tombée dans Paris très très tôt, et pour tout dire à deux pas du fameux « trou des Halles », je n’en ai pas chopé toutes les subtilités linguistiques. Un jargon m’est ainsi inconnu, même si j’en connais le nom : le louchébem, ou argot des bouchers. Pariszigzag prétend que c’est facile, je reste dubitative, mais j’en retiens que tous les mots commencent par la lettre « L ». Et que le mot « loufoque », c’est du louchébem. Finalement nous le parlons donc tous un peu.

« Le Bistrot du Louchébem » dans le quartier des Halles à Paris – Mars 2022

Paris, ça s’écrit avec un « P ». Comme Perruche

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes

Comme bon nombre de capitales européennes (j’ai notamment en mémoire Rome et Athènes), Paris n’abrite pas que des pigeons et des moineaux, mais aussi des perruches à collier. Dans l’été 2021, on en dénombrait environ 8000 en Ile de France, selon un article du Monde. La perruche n’est pourtant pas un animal endémique de contrées aussi septentrionales, l’oiseau étant originaire d’Afrique tropicale. Mais il faut croire que l’air parisien lui sied, la perruche ne semblant souffrir d’aucune manière des frimas francilien.

Perruche à collier dans le Jardin des Plantes (Paris) en mars 2022

Mais comment un oiseau, pas spécialement migrateur, a-t-il fait pour passer d’Afrique subsaharienne aux berges de Seine ? C’est une histoire en deux épisodes. En 1974, un conteneur, probablement mal fermé, laisse échapper une cinquantaine de perruches sur l’aéroport d’Orly. Ces perruches étaient destinées à des oiseleurs, dans un temps où la mise en cage d’oiseaux se faisaient encore (à ce sujet, la vente d’oiseaux en cage sur le marché aux oiseaux à Paris, dans le 4e arrondissement, est désormais interdite depuis plus d’un an, mais dans les années 1970, ce type de commerce semblait encore aller de soi). Ce furent au-moins 50 oiseaux qui échappèrent à un funeste sort. La cage aux oiseaux, même fortuitement, avait été fort heureusement ouverte.
Rebelote en 1994, cette fois à Roissy. Les perruches devenues parisiennes ont trouvé pitance et logis, puis ont fait des petits, qui eux-même ont fait des petits, etc etc. La perruche, bien que considérée comme espèce invasive, ne semble pas perturber les autres oiseaux de la capitale. Selon l’article du Monde cité plus haut, elles sont désormais parfaitement intégrées dans l’écosystème local.

Perruche à collier dans le Jardin du Luxembourg (Paris) – Mars 2022

Quand le sirocco redécore la ville

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Cette semaine, un vent chargé de sable du Sahara a balayé l’Europe du Sud au Nord. Si la chose est fréquente aux Canaries, pas rare en Espagne continentale, un peu exceptionnelle mais pas inconnue en Aquitaine, elle est carrément plus inattendue dans le nord de la France et même au Luxembourg, où le ciel est devenu jaune comme partout.
Mardi, à Bordeaux, les voitures, les fenêtres, les plantes, étaient ocre. Le ciel au petit matin tirait vers le verdâtre, puis devint plus orangé au lever du jour. Le sirocco passait par là. Pas facile à prendre en photo, le smartphone, quoique docile, n’étant quand même pas aussi subtil que l’œil humain.

Le rituel de la provinciale à Paris

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Il y a pile une semaine, à trois heures près, le TGV Inoui (un vrai train, pas la bétaillère Ouigo), me larguait sur le quai de la voie 9 de la gare Montparnasse. La gare pour entrer dans Paris. La seule, l’unique, quand, depuis tout petit, on y vient depuis l’ouest du pays. Montparnasse, la porte vers la grande ville, l’entrée dans la capitale. Les mêmes escalators, la même sortie vers l’air parisien (qui ne pue pas quand tu aimes vraiment Paris depuis la plus tendre enfance), le même paysage en jaillissant sur le parvis de la gare. Et la tour en face. Un grand bâton bien laid que je détesterais s’il ne s’agissait pas de la tour Montparnasse. Mais il s’agit de LA tour Montparnasse, et autour il y a tout : l’avenue du Maine puis la rue Daguerre qui mènent vers Denfert, la rue de Rennes (rien que le nom … pour une Bretonne …), la rue d’Odessa (rien que les crêperies … pour une Bretonne), la ligne 4 du métro qui mène aux Halles et la ligne 6 pour l’Etoile. Paname. Et, comme à chaque fois, en sortant de la gare; j’ai pris la Tour en photo.

Œcuménisme culinaire

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

Souvenir des seventies dans le 6e arrondissement

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, On ne va pas en faire toute une histoire, Un peu d'art dans un monde de brutes

Déambulation urbaine et parisienne, du côté du quartier latin. Comme sur de nombreux murs, un peu de street art. Du mignon en mosaïque orange, un casimir tenant une grappe de raisin. Parce-que la rue porte le nom de Casimir Delavigne. Un Casimir. Une grappe. La vigne. Jeu de mots, aurait dit maître Capello. Seventies, suite.

Bien évidemment, le vrai Casimir Delavigne n’avait rien d’un personnage pour série télé. C’était un poète de la première moitié du XIXe siècle, qui a même composé quelques opérettes. Il était proche de Scribe et de Crébillon et, pour être franchement honnête, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur avant d’avoir le regard attiré par le Casimir orange placé au-dessus de la plaque de rue portant son nom.

Bébel au métro Raspail

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Boulevard Raspail, Paris. Sur le sol, sur le bitume sans âme du trottoir, juste devant la bouche du métro Raspail, un graffeur a collé M’sieur Belmondo sur fond bleu et mode cinoche. Je me demande même s’il ne s’agit pas de Pierrot le fou, de Godard.

Retour chez Gainsbourg

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Un peu d'art dans un monde de brutes

Les hasards d’une déambulation parisienne nous amènent, mon homme et moi, rue de Verneuil, dans le 7e. C’est là que, pas mal d’années plus tôt et par un hasard semblable, j’étais tombée sur la maison de Gainsbourg. Ce retour vers la maison qui me semble être la plus taguée de Paris a des airs de pèlerinage en ce mois d’octobre 2021 :

Les tags ont bougé, changé, ont été abimés aussi. Tout n’est pas joli à regarder, mais il reste, de ci de là, malgré tout, une forme d’émotion :

Une chanson de Jonasz dans le 14e

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Une plaque de rue ordinaire en plein 14e arrondissement de Paris. Le Passage Tenaille. Une plaque de rue qu’un quidam a agrémenté, a modifié, a poétisé, et même a jonaszisé :

Souvenir donc de cette chanson de Jonasz, « J,veux pas qu’tu t’en ailles » :

Dans l’eau claire de la Seine

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes

Probablement parce-que la Garonne à Bordeaux est trop limoneuse pour que l’on y voit quelque chose, dès que je croise un fleuve à l’eau transparente, je m’esbaudis, m’esclaffe et m’enthousiasme, parce-que, enfin, on peut voir ce qu’il y a dedans.
À Paris, le long de l’île aux Cygnes, l’eau est ainsi suffisamment limpide pour que l’on puisse y voir des poissons, comme ici ce qui semble être un chevesne :

Plus surprenant si près du bord, et surtout de taille franchement imposante, voici un silure :

Paris, ça commence par Montsouris

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Nos amies les bêtes, Promenons-nous dans les bois

Le week-end dernier fut parisien. Plus de 40 km à pied en deux jours pour arpenter quelques portions de la capitale, un peu perdue de vue suite aux divers confinements. Comme bien souvent, la première balade fut dédiée à un parc. Ça met de bonne humeur dès le matin et ça sent bon. Le parc en ce samedi élu fut celui de Montsouris, dans le XIVe arrondissement. Ce parc borde la Cité internationale universitaire et abrite un observatoire et une société d’astronomie. Outre ces traits qui le distinguent des autres parcs parisiens, c’est d’abord un bel endroit vert et vallonné, dans lequel les habitants du quartier courent, se détendent ou pratiquent divers sports près des grands arbres qui commencent à se donner des airs d’automne :

On peut aussi y voir des oiseaux sur un étang, notamment des cormorans et des cygnes noirs … :

… ainsi que des perruches criardes dans les arbres qui bordent les allées :

Et surtout, histoire de bien nous rappeler que l’automne est là, des champignons se planquent à peine à deux pas des buissons, en particulier de jolies jeunes coulemelles :

La vieille ville du Mans

Il y a une vie en dehors de Bordeaux

On n’y pense pas souvent, ce n’est pas un hot spot touristique, mais la ville du Mans (à une heure de Paris par TGV) regorge de quelques vieilles rues et bâtisses qui ne manquent pas d’intérêt, même par ciel un peu gris comme c’était le cas aujourd’hui.

Un incendie à Strasbourg bloque un lycée à Bordeaux

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Je suis prof mais je me soigne, Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Ce matin, comme tous les matins en semaine, je commence par m’informer de la météo (pour choisir entre le ciré ou le petit débardeur estival), puis du réseau de transports en commun (au cas où le tram aurait rencontré un éléphant sur la voie), et enfin je me connecte sur l’espace numérique de travail (ENT), commun à toute la région Nouvelle Aquitaine, joyeusement nommé « Lycée connecté ». Et rien. J’ai bien eu la météo et le tram, mais pour le boulot : nada. Page blanche, erreur 504 « bad gateway ». Dans le même temps, je lis qu’un data center d’OVH avait été en partie détruit par le feu à Strasbourg. Pas bien réveillée, je ne fais pas le rapprochement, et pourtant, j’aurais du : OVH héberge à peu près les deux-tiers des sites français, autant dire que les dommages collatéraux à l’incendie sont considérables. Parmi les sites bloqués, pour seulement quelques heures ou pour un temps beaucoup plus long, se trouvent le centre Pompidou et l’aéroport de Strasbourg. Et donc, l’ENT des lycées de Nouvelle Aquitaine. Ce qui m’a permis d’expliquer à mes pioupious de première le fonctionnement des sites internet, des hébergeurs, du cloud, tout ça tout ça, et pourquoi un incendie à Strasbourg perturbait un cours prévu à Bordeaux, cours qui reposait, coup de pas de chance, sur les manuels en ligne et autres ressources du fameux ENT. En milieu de journée, ledit ENT a d’ailleurs été plus précis dans son message :

Le dernier A380

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Septembre 2020 : le tout dernier A380 est assemblé à Toulouse. Clap de fin pour ce très gros porteur. Le coronavirus lui a donné le coup de grâce : les commandes en cours sont honorées, mais on n’ira pas plus loin.
Dans ces dernières commandes, il y a celles passées par le meilleur client d’Airbus pour ce modèle, la compagnie Emirates, qui en a déjà acheté 115 et qui en attend encore huit de plus, dont le dernier doit être livré au printemps 2021. Actuellement, cet avion est en essai, il fait des ronds dans le ciel avant livraison, livraison qu’Emirates a d’ailleurs tenté de retarder, crise du covid oblige (tout cela est expliqué dans un article du Figaro du 24 septembre 2020).
Il se peut donc que ce midi, en déjeunant sur la terrasse, ce soit ce dernier A380 en essai que j’ai vu au dessus de Bordeaux. Flightradar était formel : il s’agissait bien d’un A380 faisant des ronds dans le ciel au départ de Toulouse.

Un A380 en essai au-dessus de Bordeaux – 15 février 2021

Les villes vides en temps de covid

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Le monde tel qu'il va, Tous les chemins mènent à Rome

Ce sont deux villes européennes qui, en temps normal et surtout en été, font le plein de touristes. Ce sont deux villes européennes qui, en juillet dernier, étaient vides, preuves à l’appui par GoogleStreetView.
Rome, tout d’abord, aux abords du Colisée, qui en temps normal grouille de monde :

Paris ensuite, rue d’Arcole, donc en plein piège à touristes près de Notre-Dame. Certes, la cathédrale n’est plus visitable depuis l’incendie, mais de là à vider le quartier, il y a un pas :

Source des photos : GoogleEarth, juillet 2020

Une chansonnette

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Le monde tel qu'il va, Made in BZH, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Fleuves et rivières croulent sous le poids de l’eau, ça déborde de partout, ça inonde, ça catastrophe naturelle, ça évacue le monde en barque, ça pose des planches pour marcher dessus parce-que la flotte a pris la rue.
On a beaucoup parlé de la Garonne, qui a pris tant de liberté que le département 47 s’est retrouvé en alerte rouge, mais il y eut aussi des facéties de la Saône à Lyon, de la Loire à Nantes, et, à Paris, le zouave du pont de l’Alma fait soudain moins le fier. Il y a enfin la Charente, une habituée des crues hivernales, comme le chantaient Les Binuchards, des p’tits gars de Gémozac (17), qui ont poussé la chansonnette jusqu’en 2017.

LES BINUCHARDS
Quand la Charente a débordé (2009)

80 jours 6 heures 15 minutes et 47 secondes

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La mer et ses poissons

Dans un mouchoir de poche, façon régate de quelques heures. Ces marins du Vendée Globe m’épatent une fois encore. Ils se tapent un tour du monde à la voile en solitaire, un long voyage semé d’embûches, d’OFNI et d’avaries, et les cinq premiers arrivent quasiment en même temps, comme s’ils venaient de faire trois ronds dans l’eau dans la baie de La Baule. Pour le classement définitif, il faut attendre encore un peu, les navigateurs ayant participé au sauvetage de Kevin Escoffier bénéficiant de compensations. Toujours est-il que la ligne a été franchie à 20 h 39 par Charlie Dalin et qu’il vient de mettre pied à terre aux Sables d’Olonne, 80 jours 6 heures 15 minutes et 47 secondes après le départ de cette course décidément pas comme les autres.
Il y a une dizaine de minutes (21 h 40, donc), Boris Herrmann a heurté un bateau de pêche, ce qui est rageant si près du but. Les arrivées de Louis Burton, Thomas Ruyant, Yannick Bestaven, et, malgré tout, de Boris Hermann, sont attendues dans la nuit. Et je ne ferai pas mienne la phrase de Michel Malinovsky (1979), « Seule la victoire est jolie » : quel que soit leur classement, et même s’ils n’ont pas pu terminer l’aventure, la course effectuée par ces marins est définitivement magnifique.

Site web de Ouest-France, 27 janvier 2021, 21 h 53

Un nouveau départ

American graffitis, Il y a une vie en dehors de Bordeaux, Je suis prof mais je me soigne

Il y a même en fait plusieurs nouveaux départs : les États-Unis sans Trump (mais pas sans trumpisme, car le ver est trop dans le fruit pour que l’intoxication cesse par magie), les lycées avec deux fois moins d’élèves (mais cela ne règle pas le problème des collèges), et puis enfin les grues qui migrent en masse vers le sud serein. Ceci étant, le nouveau départ qui m’interpelle ce soir est celui du Vendée Globe, dont les marins se sont élancés à huis-clos aujourd’hui à 13 h 02. Il est 21 h 20, je m’apprête à suivre la course avec la même attention que lors des éditions précédentes, et nos marins en sont là :

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 29 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Un peu de calme en moyenne montagne. Errance dans le massif des Cévennes, par un chanteur belge :

Vincent Liben
Les Cévennes

Les Cévennes vues du Mont Aigoual – Août 2015

La chansonnette passe l’été en France – Vendredi 28 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Hier, je constatais l’absence des ferias dans le paysage estival méridional cette année. Mais ce sont toutes les grandes manifestations festives qui ont été annulées ou reportées, du moins les plus culturelles d’entre elles. L’annulation du festival d’Avignon, ça a été un choc, une incongruité. Avignon sans le théâtre en été, c’est inconcevable. Et pourtant cela fut. C’est pour cela que j’aime bien la chanson de Biscotte, qui rappelle ce qu’est Avignon quand festival il y a : pour avoir moi-même testé l’ambiance du festival off il y a un paquet d’années, je peux vous garantir que ses observations sont justes. Comme on dit couramment, c’est du vécu.

Biscotte
Dans les rues d’Avignon

Avignon – Août 2009

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 27 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Un peu d'art dans un monde de brutes

Pas de feria cette année, ni à Nîmes ni ailleurs. C’est tout bon pour les toros, moins pour les festaïres, à qui ont manqué le « parfum de fête, autour des arènes / L’odeur du pastaga, dans les bodegas ». Peut-être pas que l’odeur, d’ailleurs, car Les Ricounes finissent par cracher le morceau : « 51 je t’aime, j’en boirais des tonneaux / A me rouler par terre, dans tous les caniveaux ».

Les Ricounes
La feria de Nîmes

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 26 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

« Cap sur les Pyrénées » avec Arielle. Un titre pas bien joyeux (« je veux mourir en Ariège »), où il est question de se « coucher dessus la neige » après être descendu du train « gare de Pamiers / deux minutes d’arrêt ». Arielle, pastille émouvante et sophistiquée du paysage musical francophone, est née et vit en Ariège, elle connait bien sa montagne, qui, manifestement, provoque en elle une intense mélancolie.

Arielle
Je veux mourir en Ariège

Les Pyrénées ariégeoises vues de Pamiers – Juin 2017

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 25 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

C’est l’histoire d’un p’tit gars et de son pote Robert, coincés sur le canal du Midi alors qu’ils ne rêvent que de Paris …

Mano Solo
Canal du Midi

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 23 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Il parait que pour faire ses études, Angers c’est top. Et qui dit études dit souvent « colocation ». D’où Les Coloc’s, qui narrent la ville du mieux qu’ils peuvent, mais ce ne sont quand même pas des pros, surtout niveau musique : là, ça pêche vraiment. Le texte fait dans le concret : les radars à l’entrée de la ville, la localisation, les parkings. C’est bien mignon, mais ça ne tournera pas en boucle dans ma playlist. Demain on retourne en Nouvelle-Aquitaine, faut être un peu sérieux.

Les Coloc’s
Angers Connected Summer

La chansonnette passe l’été en France – Jeudi 20 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette, Tambouille

C’est l’histoire d’un mec … il est « rillettier« , « il n’y a pas de sous métier ». Avec pas mal d’humour, le sarthois Michel Bampély (nom de scène : Saint-Michel), vante les rillettes du Mans sur fond d’histoire d’amour, à moins que ce ne soit l’inverse.

Saint-Michel
Les rillettes du Mans

La chansonnette passe l’été en France – Mercredi 19 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Le Manque est un duo angevin, dont les membres se sont rencontrés à Chartres. En 2007, ils sortent leur premier album, sur lequel se trouve justement Mourir à Chartres. Et Chartres, ils n’aiment pas : « J’aime bien la tranquillité / Mais là c’est un peu exagéré / J’ai atterri dans une ville / qui bouge encore moins qu’un fossile ».

Le Manque
Mourir à Chartres

La chansonnette passe l’été en France – Mardi 18 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Les vacances peuvent être culturelles : c’est largement le but du tourisme urbain. Et quoi de mieux qu’un bain dans la capitale, une visite de Paris, pour parfaire sa culture générale, surtout quand la guide s’appelle Juliette Gréco ? La vénérable dame nous plonge ainsi dans l’histoire d’un des ponts de Paris, nous explique même pourquoi « Louis XIV a gagné ». Suivez bien la visite et n’oubliez pas de prendre des notes !

Juliette Greco
Pont Royal

La chansonnette passe l’été en France – Lundi 17 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Tout le monde sait, grâce à NTM, que « La Seine-Saint-Denis, c’est d’la bombe bébé ». Le département, OK. Mais la ville éponyme, qu’en sait-on, qu’en dit-on, qu’en chante-t-on ? Pour cela, je laisse la place et la parole à Grand Corps Malade, pour un de ses titres les plus émouvants (mais pas triste pour autant) : « Si t’aimes voyager, prends le tramway et va au marché. En une heure, tu traverseras Alger et Tanger. Tu verras des Yougos et des Roms, et puis j’t’emmènerai à Lisbonne. Et à 2 pas de New-Delhi et de Karachi (T’as vu j’ai révisé ma géographie), j’t’emmènerai bouffer du Mafé à Bamako et à Yamoussoukro. »

Grand Corps Malade
Saint-Denis

La chansonnette passe l’été en France – Dimanche 16 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

On rentre dans le dur : les banlieues nord de l’île de France. Pas d’exotisme ici, « Dans le coin, c’est l’Oise qui coule l’ami / Pas le Danube, ni le Mississipi ». Anis nous offre un bel hommage à sa ville, Cergy, pas une ville de carte postale, pas un hot spot du tourisme national, même en ces temps covidiens où la règle veut que l’on passe les vacances en France. Et puis, le 9-5, ça vaut bien le 9-3, non ?

Anis
Cergy

La chansonnette passe l’été en France – Samedi 15 août

Il y a une vie en dehors de Bordeaux, La chansonnette

Marly-Gomont, c’est le premier titre et premier tube de Kamini, lancé à tout hasard sur Youtube, où le buzz ne fut pas long à venir. Marly-Gomont, c’est aussi le patelin (Kamini adore ce mot) où il a vécu quand il était enfant, sans enthousiasme débordant en raison du racisme (une seule famille de noirs dans la commune, il a fallu que ce soit la sienne !), mais avec une bonne dose d’ironie et d’humour, même pour dénoncer les « ordures » qu’il a croisé sur sa route, pour pointer l’ennui de ces patelins « Que même la France y sait pas qui sont là chez elle / Les petits patelins paumés que personne ne connaît / Même pas Jean-Pierre Pernaut« . Si ce coin de l’Aisne vous tente néanmoins pour des vacances à la campagne (esprit d’aventure quand tu nous tiens) ou pour vous mettre au vert en temps de covid, vous ne serez pas déçu : « Y’a pas de bitume là bas, c’est que des pâtures« .

Kamini
Marly-Gomont