Des oiseaux dans la ville : juillet 2017

Le mois de juillet permet de voir de nombreux juvéniles. À Bordeaux, au début du mois, les hirondelles trouvaient encore le nid familial bien agréable :

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Certains sont plus téméraires, ou malchanceux, comme ce que je suppose être un jeune pigeon, à Toulouse il y a quelques jours :

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Mais c’est surtout à Stockholm que j’ai vu le plus de jeunes oiseaux. C’est même un festival. Petit catalogue :

des bernaches nonnettes (en gris clair de part et d’autre des adultes sur la photo) :

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des choucas des tours :

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des goélands :

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une très jeune mouette, trop jeune même pour divaguer seule en centre-ville :

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et des foulques, si rigolos avec leur tête orange :

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D’ici quelques jours, j’évoquerai peut-être aussi, toujours pour Stockholm, les grèbes huppés, les cygnes, des grives que j’ai eu du mal à identifier, …

La chansonnette [9]

BOURVIL
Un clair de lune à Maubeuge
1962

Il y a cent ans aujourd’hui naissait André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil. Acteur doué, désopilant et sensible, cet André-là faisait aussi dans la chansonnette, et, paradoxalement aux talents du comédien, je trouvais les prestations musicales mièvres, pour ne pas dire niaises. Jusqu’à ce que Tom Novembre, dans un album paru en 2006 et simplement intitulé André, reprenne les titres de Bourvil, et sa voix extraordinaire, son humour aussi, m’ont vendu l’André Raimbourg en moins d’un été, avec une mention spéciale pour le Clair de lune à Maubeuge, dont voici la version originale, celle de Bourvil donc :

C’était dans le journal … le 13 juillet 1917

Dimanche dernier, des pluies diluviennes ont transformé les couloirs du métro parisien en piscine, faisant dire à certains twittos que Paris-Plage s’était surpassé cette année. Mais ce que craignent le plus les Parisiens, et à juste titre, c’est le débordement de la Seine.
Ce 13 juillet 1917, soit sept ans et demi après la gigantesque crue de 1910, le Sénat adopte enfin un plan de travaux visant à protéger la ville et ses habitants : il s’agit, grosso modo, de donner plus de place au fleuve, par « l’élargissement du bras de la Monnaie et l’approfondissement de la Seine entre Suresnes et Bougival », le tout devant coûter 67 millions de francs. L’article de L’Humanité rapportant ce projet évoque aussi d’autres travaux en aval ainsi que des « dérivations de la Marne », mais, au final, rien qui ne soit suffisamment efficace. D’ailleurs, la protection de Paris face aux crues de la Seine est toujours d’actualité un siècle après.

Des oiseaux dans la ville : juin 2017

Ce mois de juin fut, ornithologiquement parlant, fort mince. Entre la canicule et les averses orageuses à répétition, le temps ne fut clairement pas propice à des déambulations urbaines. Et puis il y eut le bac, avec le temps passé à surveiller, à corriger et à préparer les oraux, là encore rien de favorable aux balades en ville, quelle que soit la ville. En effet, ce mois-ci, il y eut deux villes : Bordeaux bien sûr, puis Pamiers, en Ariège, où j’ai passé quelques heures sous un cagnard d’enfer.
Bordeaux fut placée sous le signe de la grive, vue en grand nombre et à plusieurs reprises :

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Dans une flaque d’eau d’un parc, un oiseau faisait trempette et se désaltérait. Vu sa couleur et sa taille, je penche pour le serin cini :

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À Pamiers, j’ai surtout vu des rougequeues … :

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… et des bergeronnettes :

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Le pic noir

Je connais assez bien et depuis longtemps le pic-vert et le pic épeiche. Reconnaissables à leurs talents de percussionnistes sur arbres, ils sont généralement repérés d’abord par le son, les voir est une autre paire de manches, et ce malgré leurs couleurs vives.
Je n’avais en revanche jamais vu de pic noir avant la fin du mois de mai ; il est beaucoup plus grand que les deux autres (jusqu’à 50 cm). Il se trouvait très haut sur le tronc de l’arbre, au ras du nid (celui-ci peut être creusé jusqu’à 15 m de hauteur), et donnait la becquée à son petit, sorti de l’œuf moins de quatre semaines plus tôt.
L’alimentation du pic noir est largement constituée de fourmis, mais aussi d’autres insectes, qu’il attrape avec une langue agile et collante, un peu comme le caméléon.

 

Pour en savoir plus : oiseaux.net

Oiseaux observés et pris en photo dans le Maine-et-Loire en mai 2017

Le parc oriental de Maulévrier

Maulévrier est une petite commune de la région de Cholet (Maine-et-Loire). Grâce aux bons soins de l’architecte parisien Alexandre Marcel (qui travailla notamment sur l’expo universelle de 1900), la ville est dotée d’un jardin japonais depuis le début du XIXe siècle. C’est un vaste espace bordé d’une apaisante forêt (qui prépare fort bien à la déambulation dans le jardin japonais lui-même) et dont le centre est formé par un étang, lui même fruit de la rivière « La Moine » qui y coule. Comme dans tout jardin japonais, on y trouve des arbres taillés façon bonzaï et des carpes koï, mais on y voit aussi des vestiges de l’expo universelle de 1900, en particulier un temple khmer. Dois-je préciser que ce lieu est absolument superbe et qu’il est fort difficile de s’en arracher ?

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Balade et photos réalisées fin mai 2017