L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.

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Quand le noir et blanc sauve la mise

En brave touriste, je photographie en couleurs, et bien souvent j’ai tort. Lorsque la nuit est bel et bien là, et qu’en prime, il pleut des cordes, la couleur rend la photo triste à pleurer, là où le noir et blanc y met un peu de vie. Illustrons la chose par une rue vivante et commerçante (pléonasme ?) du 14e arrondissement, la rue Daguerre (j’ai adoré, une vraie vie de quartier, avec un vrai poissonnier au milieu) :

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En plein jour, lorsque le gris s’installe, c’est pire. La photo en couleurs est déprimante et laide (et inversement), alors qu’en noir et blanc, Notre-Dame, finalement, retrouve une certaine allure :

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Idem de la terrasse des Galeries Lafayette, quand, après avoir affronté les hordes touristiques, nous découvrons Paris du dernier étage, avec deux écueils majeurs : le vent de face et les perches à selfie. Mais on affronte, et on aperçoit même la Tour Eiffel :

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Vous l’aurez compris, même si parfois je semble moqueuse, quoiqu’il arrive je photographierai toujours Paris.

Photos réalisées en décembre 2017

Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

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Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

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Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

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… tout comme la grive :

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Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

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… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

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Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

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Une baignassout’ à Paris

Petite définition pour les nouveaux visiteurs : le terme « baignassout' » désigne les vacanciers sur l’île d’Oléron. C’est un petit peu péjoratif. Par extension, je désigne par « baignassout' » tout touriste restant dans les sentiers battus. Et ça m’arrive à moi aussi. Mea culpa.
Donc, pour en revenir au sujet du jour, j’ai fait Paris à Noël. Je passe sur les aspects météorologiques, sans intérêt. Commençons la balade : il faut à tout prix voir la Tour Eiffel, sinon Paris n’est pas Paris et moi je ne suis plus baignassout’. Je tente ma chance du côté de la Concorde, en plein bain de foule. Sauf que brume il y a et que la Tour Eiffel se retrouve sans tête :

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Continuons l’aventure par les Champs-Elysées. Bain de foule, suite. Des artistes de rue jouent, le public rit, mais, ne mesurant pas 1,90m, je me contente de voir le spectacle à travers les écrans des smartphones des spectateurs :

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C’est donc ça, Paris ? une ville dont il manque des bouts ? C’est le lendemain et le surlendemain de Noël que les choses s’améliorent. Tout d’abord par un détour par la Place Blanche et le sublime Moulin Rouge qui me ramène invariablement vers French Cancan, de Jean Renoir (une pure merveille des années 1950, avec Jean Gabin en premier rôle). Une madeleine en quelque sorte :

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Et puis enfin, de la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, la vue sur l’île Saint-Louis, l’île de la Cité et Notre-Dame, avec un beau ciel gris prometteur de pluie (promesse fort bien tenue, mais la météo n’est pas le sujet du jour) :

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Des oiseaux dans la ville : août 2017

Un peu fade, ce mois d’août, que ce soit à Bordeaux ou à Toulouse. Il y eut bien quelques merles et moineaux, des hordes d’étourneaux, mais l’exception ne fut point la règle, ce qui est finalement logique.
À Bordeaux, le faucon crécerelle a fait un retour remarqué au début du mois … :

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… tandis que quelques rares cormorans, avec leurs jolis yeux bleus, ne se décidaient pas à migrer vers l’océan. Le spécimen ci-dessous a été vu aujourd’hui même au Jardin Public :

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À Toulouse, où je n’ai passé que quelques heures en fin de mois, ce fut sur la Garonnette (un vieux bras de Garonne) que le miracle eut lieu. Tout d’abord du quasi-ordinaire en milieu humide, quoique urbain, avec l’aigrette garzette … :

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… et surtout un petit limicole que je n’avais pas encore eu l’occasion d’observer, à savoir un chevalier cul-blanc :

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Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

Des oiseaux dans la ville : juillet 2017

Le mois de juillet permet de voir de nombreux juvéniles. À Bordeaux, au début du mois, les hirondelles trouvaient encore le nid familial bien agréable :

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Certains sont plus téméraires, ou malchanceux, comme ce que je suppose être un jeune pigeon, à Toulouse il y a quelques jours :

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Mais c’est surtout à Stockholm que j’ai vu le plus de jeunes oiseaux. C’est même un festival. Petit catalogue :

des bernaches nonnettes (en gris clair de part et d’autre des adultes sur la photo) :

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des choucas des tours :

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des goélands :

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une très jeune mouette, trop jeune même pour divaguer seule en centre-ville :

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et des foulques, si rigolos avec leur tête orange :

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D’ici quelques jours, j’évoquerai peut-être aussi, toujours pour Stockholm, les grèbes huppés, les cygnes, des grives que j’ai eu du mal à identifier, …