Se souvenir du ciel bleu

Dire que nous sommes passés de l’été à l’hiver en quelques jours relève de l’euphémisme le plus pur. Même en un jour, si l’on considère que des températures frôlant les 15°C fin octobre ont encore un petit côté estival : c’était le cas samedi. Depuis hier, on gèle, on pèle et on grelotte, sous un ciel gris aussi déprimant que le résultat des présidentielles au Brésil.
Mais samedi encore, le ciel était bleu et la bière fraiche était la bienvenue : une bière nantaise du feu de dieu, bien méritée après une chouette balade urbaine. Et au cœur de cette balade, il y eut le théâtre Graslin, planqué derrière sa fontaine, sous un ciel tellement bleu qu’en ce jour tellement gris, je me demande encore si c’était bien dans la vraie vie.

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Théâtre Graslin (Nantes) – 27 octobre 2018

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La chansonnette [18]

INDOCHINE
J’ai demandé à la lune (2002)

Ami blogonaute, habitué ou de passage, as-tu vu la lune ces derniers jours ? Pleine comme un œuf hier, illuminant mon trajet en bus vers le boulot côté sud au petit matin. Une bonne bouille toute ronde et rassurante, chaude comme une chocolatine et douce comme du miel. J’ai alors pensé à Guédiguian, mon Marseillais préféré : je crois que le film en question est Mon père est ingénieur, dans lequel Indochine chante « J’ai demandé à la lune ». Je crois bien que c’est la seule chanson de ce groupe que j’aime vraiment.

Les vacances sont finies

Retour à la réalité depuis hier soir, après vrais huit jours de vraies vacances. Mais, au fait, elles ont eu lieu où, ces vacances ?

L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.

Quand le noir et blanc sauve la mise

En brave touriste, je photographie en couleurs, et bien souvent j’ai tort. Lorsque la nuit est bel et bien là, et qu’en prime, il pleut des cordes, la couleur rend la photo triste à pleurer, là où le noir et blanc y met un peu de vie. Illustrons la chose par une rue vivante et commerçante (pléonasme ?) du 14e arrondissement, la rue Daguerre (j’ai adoré, une vraie vie de quartier, avec un vrai poissonnier au milieu) :

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En plein jour, lorsque le gris s’installe, c’est pire. La photo en couleurs est déprimante et laide (et inversement), alors qu’en noir et blanc, Notre-Dame, finalement, retrouve une certaine allure :

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Idem de la terrasse des Galeries Lafayette, quand, après avoir affronté les hordes touristiques, nous découvrons Paris du dernier étage, avec deux écueils majeurs : le vent de face et les perches à selfie. Mais on affronte, et on aperçoit même la Tour Eiffel :

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Vous l’aurez compris, même si parfois je semble moqueuse, quoiqu’il arrive je photographierai toujours Paris.

Photos réalisées en décembre 2017

Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

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Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

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Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

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… tout comme la grive :

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Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

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… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

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Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

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Une baignassout’ à Paris

Petite définition pour les nouveaux visiteurs : le terme « baignassout' » désigne les vacanciers sur l’île d’Oléron. C’est un petit peu péjoratif. Par extension, je désigne par « baignassout' » tout touriste restant dans les sentiers battus. Et ça m’arrive à moi aussi. Mea culpa.
Donc, pour en revenir au sujet du jour, j’ai fait Paris à Noël. Je passe sur les aspects météorologiques, sans intérêt. Commençons la balade : il faut à tout prix voir la Tour Eiffel, sinon Paris n’est pas Paris et moi je ne suis plus baignassout’. Je tente ma chance du côté de la Concorde, en plein bain de foule. Sauf que brume il y a et que la Tour Eiffel se retrouve sans tête :

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Continuons l’aventure par les Champs-Elysées. Bain de foule, suite. Des artistes de rue jouent, le public rit, mais, ne mesurant pas 1,90m, je me contente de voir le spectacle à travers les écrans des smartphones des spectateurs :

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C’est donc ça, Paris ? une ville dont il manque des bouts ? C’est le lendemain et le surlendemain de Noël que les choses s’améliorent. Tout d’abord par un détour par la Place Blanche et le sublime Moulin Rouge qui me ramène invariablement vers French Cancan, de Jean Renoir (une pure merveille des années 1950, avec Jean Gabin en premier rôle). Une madeleine en quelque sorte :

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Et puis enfin, de la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, la vue sur l’île Saint-Louis, l’île de la Cité et Notre-Dame, avec un beau ciel gris prometteur de pluie (promesse fort bien tenue, mais la météo n’est pas le sujet du jour) :

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