Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

Joshua

joshua-p1060227-jpgEn 1898, le navigateur canadien Joshua SLOCUM clôt un tour du monde à la voile en solitaire, un peu plus de trois ans après quitté le port de Boston. C’est une première : personne, avant lui, n’avait osé une telle aventure, mais d’autres oseront après lui et son voyage va inspirer plus d’un marin.
En 1961, le navigateur français Bernard MOITESSIER fait construire un ketch (voilier à deux mâts dont le grand mât est à l’avant du bateau) en métal par un chantier de Saône-et-Loire et lui donne le nom de « Joshua » en souvenir de Joshua SLOCUM. Comme lui, il rêve de tour du monde à la voile : ça tombe bien, la première circumnavigation en solitaire à la voile part en 1968 (Golden Globe Challenge). Et c’est pendant cette course que Bernard MOITESSIER acquiert sa célébrité, en abandonnant aux deux tiers du trajet alors qu’il est donné vainqueur, et en poursuivant sa route au fil de l’eau pendant dix mois. Il s’installe alors en Polynésie avec femme et enfant. En 1980, on retrouve le marin et son voilier en Californie, mais le « Joshua » est touché par un cyclone en 1982 : il n’est retrouvé qu’en 1989 et en piteux état à Seattle. Il est alors racheté et restauré par le musée maritime de La Rochelle, qui lui offre des ronds des l’eau régulièrement. Bernard MOITESSIER, lui, est décédé en 1994 : il repose dans un petit village du Morbihan.

joshua-p1060228-jpg

Photos du « Joshua » prises lors du Grand Pavois 2016 (La Rochelle)

Echos locaux (jeudi 1er septembre 2016)

  • Au tout début de la Deuxième guerre mondiale, face aux ambitions hitlériennes d’annexer l’Alsace, des Alsaciens ont été envoyés dans des régions françaises suffisamment éloignées de leur biotope pour qu’ils puissent y mener une vie tranquille. Parmi eux, ceux du village d’Elsenheim ont atterri en Dordogne, et certains ont même participé à la découverte de la grotte de Lascaux en 1940 : à lire dans L’Alsace.
  • En 2009, des forages ont montré la présence de gaz de schiste à une profondeur de 3000 mètre sous le lac Léman. Les riverains grognent contre une possible exploitation dudit gaz, et je les comprends : une manif a lieu samedi (Le Dauphiné Libéré).
  • La petite ville de Castres, dans le Tarn, a, pendant un temps, fait preuve d’étourderie : il manque 246 noms sur le monument aux morts de la Grande Guerre. Un historien local vient de publier la liste de ces hommes morts au combat (Le Journal d’Ici).
  • Finissons cette petite note avec de belles images : l’Ille-et-Vilaine vue du ciel (Ouest-France).

Les aigles portent-ils des bottes ?

Sur la Dordogne, là où le fleuve sert de frontière entre le Cantal et la Corrèze, se trouve le barrage de l’Aigle (localisation). Il se pourrait bien que ce barrage tire son nom du rapace, mais ce n’est quand même pas totalement sûr, du moins si on en croit les plaquettes qui expliquent au promeneur toutes les subtilités du site. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que quelques spécimens d’aigles vivent dans le coin : ce sont les plus petits des aigles, pas plus gros que des buses, en l’occurrence des aigles bottés.
Cet été, alors que je déambulais à proximité du barrage pré-cité, j’ai bien aperçu du rapace, loin, haut, trop loin, trop haut. Etait-ce bien un aigle ? cet aigle-là en particulier ? Quant à l’adjectif « botté », j’ignore s’il est justifié : on ne lui voyait même pas les pattes, à cet oiseau. Mais c’était tellement beau de le voir planer …

aigle

Rendez-vous à l’hôtel de police

P1020988Restons dans le XIIe arrondissement, plus précisément dans la partie surélevée de la coulée verte évoquée dans la précédente note.
Un immeuble, probablement banal vu d’en-bas, attire immanquablement le regard : il s’agit de l’hôtel de police du XIIe, situé à l’angle de l’avenue Dausmenil et de la rue de Rambouillet. À première vue, on pense à un bâtiment des années 1930, notamment en raison des immenses statues qui le dominent, des clones massifs d’un personnage d’apparence antique.

imagesP1020989.jpg

Or il n’y a rien d’ancien dans ce bâtiment. Abritant donc un commissariat de police, mais aussi des logements, il a été inauguré en 1991. Il est l’œuvre de l’architecte espagnol Manuel NUÑEZ-YANOWSKI, qui a aussi sévit en région parisienne dans les années 1980 et 1990 (les « arènes de Picasso », à Noisy-le-Grand, c’est lui), ainsi qu’à Alger, Saint-Petersbourg, Sofia, etc.

imagesP1020987.jpg

Les statues qui ornent le toit du bâtiment sont le reproduction en plusieurs exemplaires d’un esclave sculpté en son temps par Michel-Ange.

à cliquer :

Photos : mai 2016

Voilà comment traverser tranquillement le XIIe arrondissement

Quand la provinciale monte à Paris, elle est saisie par le bruit. Et donc cherche des lieux calmes, où déambuler en toute sérénité. La coulée verte René-Dumont, qui traverse tout le XIIe arrondissement correspond exactement à ses attentes.
La balade, d’un peu plus de 4 km, a été inaugurée en 1993. Elle a été aménagée sur une voie ferrée désaffectée depuis 1969 et en partie surélevée par rapport aux rues. Elle a même inspiré le High Line Park de New York, ce qui apporte beaucoup de fierté au-dedans de la provinciale.
La balade démarre rue de Lyon, derrière l’opéra Bastille, et la première partie est donc constituée de ce chemin surélevé que je viens d’évoquer : il s’agit de la partie supérieure du viaduc des arts. La balade est de plus en plus courue, y compris au sens propre du terme.

coulée verte 1.jpg

Elle offre une vue extraordinaire sur les immeubles haussmanniens qu’on ne voit habituellement que d’en bas …

coulée verte 2 immeubles.jpg

… et enjambe allègrement des avenues et des boulevards, comme ici le boulevard Diderot :

coulée verte 3 bd diderot.jpg

La partie surélevée s’achève au niveau du jardin de Reuilly, sur lequel elle passe via un petit pont de bois assez désagréable, animé d’un mouvement pouvant presque donner le mal de mer si on y séjourne trop longtemps :

coulée verte 4 passerelle.jpg

La balade retrouve le plancher des vaches, et alternent alors des tunnels … :

coulée verte 5 tunnel.jpg

… et des zones boisées, à la végétation dense sentant agréablement l’humus :

coulée verte 6 bois.jpg

La fin de la promenade est assez abrupte : on arrive sur un large trottoir entre une avenue passante de la commune de St-Mandé et le périph’, mais cela n’a que peu d’importance : le bois de Vincennes est proche.

Photos : mai 2016