Je veux sortiiiiiiiir !

Je sais que le pré-déconfinement s’approche, qu’à ce jour je suis dans un département vert, que dans une dizaine de jours je pourrais peut-être batifoler jusqu’à 1OO km, mais je craque, j’explose et je disperse façon puzzle, je veux sortir.
Je veux revoir le bois de Vincennes, le phare de Chassiron et la Tour Eiffel
Je veux revoir le Château des ducs de Bretagne, le port de Pénerf et les remparts de St Malo
Je veux revoir le port ostréicole d’Andernos, la dune du Pilat et la plage d’Hendaye
Je veux revoir Berlin, New York et Copenhague
Je veux revoir Stockholm, Helsinki et Athènes
Je veux revoir l’Acropole, le Panthéon et la porte de Brandebourg
Je veux revoir l’Aveyron, la Corrèze et l’Isère
Je veux revoir le Capitole, le canal du Midi et la ville de Sète
Je veux revoir la Normandie, le Pays Basque et l’Occitanie
Je veux revoir les Landes, la Lozère et la Corse
Je veux revoir la Loire, la Charente et l’Adour
Je veux revoir la Vilaine, la Seudre et la Seine
Je veux revoir le vieux port de Marseille, les flamants roses en Camargue et Palavas-les-Flots
Je veux revoir les échasses blanches dans le marais des Bris et les cigognes sur la route de Rochefort
Je veux revoir l’Atlantique, la Méditerranée et la Baltique
Je veux revoir l’estran à marée basse, la plage du Grand Crohot et les Pyrénées
Je veux revoir des arbres, plein d’arbres, très hauts, très grands, avec des écureuils dedans
Je veux revoir ouvertes les grilles de tous les parcs et jardins urbains
Je veux revoir le Péloponnèse, les lacs de Finlande et les grenouilles du jardin botanique
Je veux revoir la gare Montparnasse, le quartier du Marais et le port de l’Arsenal
Je veux revoir Potsdamerplatz, Tiergarten et Unterdenlinden
Je veux revoir le double phare de l’île d’Aix, les berges de Garonne et le canal du Midi
Je veux revoir Nantes, Lyon et Bayonne
Je veux revoir le péage de Virsac, la Brière et la presqu’île de Rhuys
Je veux revoir les étangs du Médoc, le Larzac et les vautours des gorges de la Jonte
Je veux revoir les cargos s’approchant du port de La Pallice et les vagues qui claquent sur la plage des Saumonards
Je veux revoir le fort Boyard, les huîtres de Marennes et mon vendeur de pineau sur le marché
Je veux revoir la rue Rambuteau, la passerelle des Arts et le Pont Neuf
Je veux revoir le RER, le métro et le parvis de Beaubourg
Je veux revoir le miroir d’eau des quais, le pont de pierre et le quai de la Fosse
Je veux revoir la tour romane de Redon, le clocher octogonal de Cozes et le musée Guggenheim de Bilbao
Je veux revoir le Cirès, la forêt du Coulin et Arès

Un autre 25 avril

25 avril 2010 – Gordes

Gordes : le cliché provençal par excellence, avec tout ce que cela peut avoir d’usant en plein mois d’août, mais tout à fait fréquentable au printemps. Un site magnifique, des vieilles maisons, des rues en pente … Et puis, sur cette image, des touristes en voyage organisé, reconnaissables à leurs casquettes vertes, qui se ruent sur les boutiques de souvenirs (lavande, huile d’olive et santon) et les cartes postales, ancêtres des posts sur Instagram. Cette photo a dix ans. Elle représente un monde qui a disparu, le covid ayant mis à terre le tourisme de masse, et les réseaux sociaux sur smartphone ayant remplacé les bises de Provence griffonnées à la pointe Bic au dos d’une photo montrant un bout de vacances à la famille et aux amis.

Un autre 24 avril

24 avril 2009 – Lyon, parc de la Tête d’Or

Une matinée à Lyon au printemps. Rien que le parc de la Tête d’Or, mais pas tout le parc tant il est grand. L’acmé du parc et jardin urbain pour tous les amateurs de parcs et jardins urbains. Une eau transparente (du moins en avril 2009), des oiseaux, quelques mammifères (je me souviens avoir vu des daims du côté des serres tropicales), beaucoup d’arbres, des gens qui profitent de ce lieu si paisible au cœur de la grande ville.

1 kilomètre à pied, ça use, ça use, …

… 1 kilomètre à pied, ça use la géo ! Parce-que c’est bien beau de nous coller un rayon d’un kilomètre autour de notre domicile, confinement oblige, mais encore faut-il savoir pile poil jusqu’où nos gambettes peuvent nous porter sans nous faire sombrer dans l’illégalité. Et pour cela, il y a un petit outil tout mignon, qui permet de faire le calcul et de tracer un joli cercle façon enclos : cliquez ici.
J’ai l’air de me moquer comme ça, mais la chose est sérieuse : si un tiers de l’humanité est confiné, c’est pas pour faire plaisir aux martiens ou valider les pseudo thèses des ces imbéciles de complotistes, c’est vraiment parce-que l’heure est grave et qu’il est souhaitable de sauver notre peau et celle des autres.
D’où l’utilité du petit outil que je viens de citer, qui permet notamment de savoir jusqu’où notre président de la République peut déambuler pour se détendre, ce fameux kilomètre, ici calculé autour de l’Elysée. Il a de la chance, le patron, il peut voir la Seine. Un tout petit peu de Seine, mais quand même. Ce n’est pas rien, la Seine.

Un kilomètre autour de l’Elysée – Capture d’écran du site calcmaps.com

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile tandis que 70 copies à la graphie incertaine piaffent sur mon bureau, je me dis qu’avoir des super-pouvoirs serait quand même une super solution pour ne pas dépasser les 50 heures de travail hebdo : mais à la question « serait-il possible de devenir Batman ? », Slate répond « non ». La messe est dite, je sors le stylo et j’y retourne. Cela dit, Batman pour corriger des copies … je doute …
Je tente alors l’humour en mode bloc de l’Est du temps de la guerre froide, pensant que quelques blagues favoriseront mes compétences en paléographie lycéenne du début du XXIe siècle (à lire sur le site de Libé). Mais si cela me distrait, cela ne corrige pas les copies pour autant. Tentons alors le loisir, la musique, les jolis mots, bref la poésie, avec cette retransmission du concert de Jacques Brel à Knokke-le-Zoute en 1963, disponible sur Arte jusqu’au 21 novembre.
Mais pendant que j’attends Madeleine et le tram 33, les copies ne se corrigent pas. Il ne reste plus qu’une solution, boire une bonne bière, à la moule, soyons fou, et de Charente-Maritime bien sûr (France-Bleu). Les copies ne seront pas plus corrigées, mais ma bonne humeur sera assurée.

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, j’apprends que le bonheur est désormais obligatoire du 5 au 11 octobre. Du moins, il faut en donner l’impression, en particulier si on habite où si on circule dans la commune des Essarts, en Vendée (à lire dans Sud-Ouest).
En déambulant avec bonne humeur et dans Science & Avenir, j’apprends pourquoi nous, les humains, ne sommes pas comme les autres primates, puisque nous n’avons plus de fourrure (cela dit, par les chaleurs actuelles, c’est plutôt plus facile à vivre).
Ma déambulation m’entraîne enfin sur le site Futura Planète, qui répond à la question « D’où vient l’odeur de la mer ? ». Et oui, pourquoi l’océan sent si bon, pourquoi ça fait du bien cette odeur-là ? Un indice : le sel et l’iode n’y sont pour rien (ils sont inodores).

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile en cette extrême fin du mois d’août, je constate avec effroi que les piafs sont en mauvaise posture : la pie-grièche a disparu du sol de France (La Relève et la Peste) et les corbeaux ont trop de cholestérol, par la faute des humains qui laissent leurs restes de malbouffe partout (DailyGeekShow).
En déambulant sur la toile, je déambule aussi dans Paris en 3D, grâce à une carte de l’université de Rennes qui propose une vision de la ville en fonction de la hauteur de ses bâtiments : cette très belle carte est visible ici. Je vous conseille de cliquer sur « carto en 3D » pour bien en profiter.
Poursuivons notre balade par un voyage sonore dans tous les patois de France, grâce à un travail mené notamment par le CNRS, et qui permet d’entendre une fable d’Esope dans toutes ces langues. Dans la foulée, je me permets de vous proposer une pause dans une des ces langues, à savoir le gallo, parlé dans l’Est de la Bretagne, du moins dans les campagnes. Les grandes villes, à savoir Nantes et Rennes, ont depuis fort longtemps adopté le français et n’ont jamais parlé ni gallo ni encore moins breton, n’en déplaise aux bretonnants militants des deux villes. Mais cela reste entre nous, cher blogonaute : de tai a mai, comme on dit par là-bas (Becedia).

Au cœur de la Bretagne gallèse : la ville de Redon (Ille-et-Vilaine) vue de Rieux (Morbihan)

Homo sapiens en été [47]

Toulouse – 2017

Homo sapiens en été [37]

Palavas-les-Flots – 2015

Homo sapiens en été [25]

Mont Ventoux – 2009

En déambulant sur la toile

En reprenant distraitement des déambulations sur la toile laissées en plan au printemps, je reste plus ou moins en mode « vacances » en lisant un petit article publié par Sud-Ouest il y a huit jours, qui concerne les colos de l’île d’Oléron. Colos qui, là comme ailleurs, sont en perte de vitesse. C’est que le collectif, ma pov’dame, ce n’est plus trop la mode.
En déambulant sur la toile, je me replonge dans la préhistoire de l’informatique, et j’apprends à réaliser des captures d’écran comme autrefois (La Boite Verte).
En déambulant sur la toile et en particulier sur le site de Libé, j’arpente le Paris populaire, celui des prolos, celui des révoltes, celui des poètes (on peut notamment localiser le logement qu’occupait Verlaine pendant la Commune).
Pour finir ma balade, je reste à Paris, plus précisément dans le XIIIe arrondissement, là où la famille des nounours des Gobelins s’agrandit. J’avais vu quelques unes de ces gigantesques peluches l’hiver dernier, et l’article d’actu.fr m’y a fait repenser.

Les nounours de l’avenue des Gobelins (Paris) en décembre 2018

Homo sapiens en été [22]

Toulouse – 2017

Homo sapiens en été [21]

Carrière d’ocres de Roussillon – 2009

Homo sapiens en été [19]

L’Isle-sur-la-Sorgue – 2009

Homo sapiens en été [13]

Paris – 2013

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile, je continue de m’insurger contre les réformes que mon ministre de tutelle impose à la société tout entière, celles qui feront de tous les jeunes des imbéciles dociles. Enfin non, pas tous, les gosses de riches seront sauvés, triés sur le volet dès la maternelle : à lire dans Le Café Pédagogique. Dans le même temps, les gosses ordinaires, le tout-venant, la plèbe, auront de braves étudiants en guise de profs, mais pour fabriquer de l’imbécile docile, ce n’est pas bien grave (Bastamag). On peut dans la foulée continuer à s’étrangler de rage avec les effets pervers de la réforme du lycée, dont les lycéens eux-mêmes seront (et sont déjà) les premières victimes (Alternatives Economiques).
Après tout, si les gosses ne reçoivent plus d’éducation, ils pourront toujours jouer dans le bac à sable. Sauf que, BTP à donf’ oblige (et autres joyeusetés), le sable est aussi en voie de disparition (Usbek & Rica). Nos mouflets sont bien mal partis. Sauf si de mouflets il n’y a point. Un maire du Loiret, craignant que l’école de sa petite commune soit condamnée à fermer, envisage sérieusement de distribuer du Viagra à ses concitoyens, pour que la libido revenue, ils fassent plein de petits loupiots qui peupleront bientôt la communale. L’article de La Dépêche qui rapporte l’affaire rappelle, au passage, que, dans ce même département, un autre maire avait interdit à ses administrés de tomber malade, ceci afin de dénoncer les déserts médicaux.

Alfred de Richemont, Les Crêpes, 19e siècle, Palais des Beaux-Arts de Lille

Finissons sur une note un peu plus légère : 1,5 tonnes. C’est le poids d’un robot qui, autrefois œuvrait dans la construction automobile, et qui, aujourd’hui, fait de jolies crêpes bien fines pas bien loin de Rennes. À lire dans Le Monde. Kenavo.

En déambulant sur la toile

En reprenant mes déambulations sur la toile, je suis tombée sur cet article du site Orient XXI qui explique ce qu’est le ramadan . Après tout, c’est de saison !
En déambulant sur la toile et sur le site du quotidien Sud-Ouest, j’ai aussi appris que des communards, prisonniers sur l’île Madame (commune de Port-des-Barques, en Charente-Maritime), y avaient construit un puits mais qu’il ne fallait pas trop que ça sache.
Puis je me mis en colère en découvrant que Vinci déversait du béton dans la Seine, en toute impunité et même pas par accident. Cette pollution est bien volontaire : à lire dans mer-ocean.com.
Toujours dans la catégorie des colères, je me promets de ne plus jamais acheter un seul fromage de la marque Etoile du Vercors, et donc pas d’avantage de Lactalis, celui-ci ayant racheté celle-là et n’ayant rien fait pour stopper le flot de déchets qu’Etoile du Vercors déverse dans l’Isère depuis sa création, qui remonte quand même à 1942 : à lire dans Reporterre.

Des élèves et leurs parents manifestent pour sauver l’école de Crêts-en-Belledonne (Isère)
Site web du Dauphiné Libéré, 8 mai 2019


Pour finir, je suis restée dans le département de l’Isère. Il y a quelques années, les communes de St-Pierre-d’Allevard et Morêtel-de-Mailles ont fusionné pour sauver l’école primaire locale, prenant le nom de Crêts-en-Belledonne. Finalement et en haut lieu, il est décidé que ladite école doit fermer car le nombre d’élèves n’est pas suffisant. Puisque la quantité passe avant la qualité, les parents d’élèves ont réagi avec humour, en faisant inscrire, tout à fait officiellement, des moutons à l’école : à lire dans Le Monde.

Conséquence inattendue de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris

S’il s’agissait d’une guerre, on parlerait peut-être de dommage collatéral : cette conséquence pas prévue au départ, pas souhaitée, et pourtant bien là. L’incendie de Notre-Dame n’est pas une guerre, mais un accident. Qui touche un patrimoine inestimable. Qui a fait la une de tous les quotidiens hier en France et dans pas mal d’autres pays.

Un faucon crécerelle à la chasse dans le ciel bordelais en septembre 2016

Outre une partie du bâtiment lui-même, des œuvres d’art, le grand orgue, etc, l’incendie a aussi détruit autre chose, qui n’était pas classée par les Monuments Historiques, c’est le fameux dommage collatéral que j’évoquais plus haut : l’incendie a mis à mal les abris des faucons crécerelles, dont un couple s’apprêtait justement à emménager dans un des recoins de la bâtisse.
Selon Ornithomédia, il y a actuellement 50 couples de faucons crécerelles à Paris, certes pas tous à Notre-Dame. Les premiers de ces oiseaux ont été repérés sur la cathédrale en 1840. Les oiseaux y trouvent en effet à la fois un abri et un poste d’observation. Il peut ainsi y avoir jusqu’à quatre nichées de faucons crécerelles par an dans les tours et les gargouilles de Notre-Dame.

En déambulant sur la toile [2]

En déambulant sur la toile cette semaine, je bous de rage et de colère en voyant que les rumeurs millénaires poussent encore à la haine nos contemporains. Je veux ici parler des agressions récentes contre les Roms, sous le prétexte imbécile qu’ils enlèveraient des enfants. Il n’est pas inutile de faire l’historique des fantasmes qui entourent les « gens du voyage », comme on dit parfois. L’article du site Actuel moyen-âge s’y emploie fort bien.
Toujours au rayon grogne, j’insiste et je confirme : la réforme du lycée doit être pour le moins reportée, amendée et réellement discutée … avec les principaux intéressés ! Sur le sujet, Alternatives Economiques propose une excellente mise au point.
Déambuler sur la toile peut aussi, et c’est heureux, être plus léger et plus distrayant. On peut ainsi découvrir, via l’excellente émission Karambolage, l’origine du nom « Paname » pour Paris, ou se balader dans un marché d’Helsinki. Ce dernier reportage, visible sur le site d’Arte jusqu’au 17 avril, m’a fait d’autant plus plaisir que ce fut le premier endroit de cette ville que j’ai visité l’été dernier, lors des vacances en Finlande.

Vanha Kauppahalli – Vieille halle du marché d’Helsinki – Juillet 2018

En déambulant sur la toile

En déambulant sur la toile ces derniers jours, j’ai eu la confirmation que j’avais vraiment raison de ne pas vouloir mettre les pieds au Puy-du-Fou, et encore moins d’y laisser des sous. L’article, rédigé par Guillaume Mazeau (maître de conférence à la Sorbonne), est suffisamment clair et argumenté : à lire dans The Conversation.
En déambulant sur la toile, j’ai aussi lu un article fort intéressant sur la hausse de l’océan sur les 270 km du littoral aquitain. Il n’y a pas que Soulac, avec son immeuble prémonitoirement nommé « Le Signal », qui soit concerné : toute la côte morfle et ça va vite. C’est à lire sur Reporterre.
Plus léger pour finir : un très bon documentaire d’Arte sur Pigalle, à voir jusqu’au 25 mai 2019.

Un emblème de Pigalle : le Moulin Rouge. Photo réalisée en décembre 2017

Titis parisiens

Souvenons-nous de Titi, ce canari plus jaune qu’un gilet en décembre, qui jouait à la star dans les dessins animés de notre enfance. Un brave piaf en somme, qui narguait ce pauvre Gros Minet un peu benêt. Un simple zozio. Et du zozio, de nos jours embués par le phytosanitaire définitivement létal dans les campagnes autrefois propices, le zozio, disais-je, trouve désormais refuge, pitance et sécurité dans les villes, où le quidam de base le nourrit et/ou le photographie. Dans les villes, donc, y compris à Paris, où je déambulais il y a peu pour cause plaisante de Noël familial et ensoleillé.

Il y avait bien sûr des mouettes sur la Seine … :

… ainsi qu’une bergeronnette des ruisseaux entre le pont de Bercy et l’embouchure du canal Saint-Martin :

Mais c’est bien sûr dans les parcs et jardins que les oiseaux sont les plus visibles, comme ce héron dans le parc des Buttes Chaumont … :

… et, toujours dans le même parc, des perruches bien vertes, oiseaux immigrés arrivés par hasard et bien adaptés, preuves que l’avenir réside bien dans la diversité des couleurs :

Se souvenir du ciel bleu

Dire que nous sommes passés de l’été à l’hiver en quelques jours relève de l’euphémisme le plus pur. Même en un jour, si l’on considère que des températures frôlant les 15°C fin octobre ont encore un petit côté estival : c’était le cas samedi. Depuis hier, on gèle, on pèle et on grelotte, sous un ciel gris aussi déprimant que le résultat des présidentielles au Brésil.
Mais samedi encore, le ciel était bleu et la bière fraiche était la bienvenue : une bière nantaise du feu de dieu, bien méritée après une chouette balade urbaine. Et au cœur de cette balade, il y eut le théâtre Graslin, planqué derrière sa fontaine, sous un ciel tellement bleu qu’en ce jour tellement gris, je me demande encore si c’était bien dans la vraie vie.

P1220844
Théâtre Graslin (Nantes) – 27 octobre 2018

La chansonnette [18]

INDOCHINE
J’ai demandé à la lune (2002)

Ami blogonaute, habitué ou de passage, as-tu vu la lune ces derniers jours ? Pleine comme un œuf hier, illuminant mon trajet en bus vers le boulot côté sud au petit matin. Une bonne bouille toute ronde et rassurante, chaude comme une chocolatine et douce comme du miel. J’ai alors pensé à Guédiguian, mon Marseillais préféré : je crois que le film en question est Mon père est ingénieur, dans lequel Indochine chante « J’ai demandé à la lune ». Je crois bien que c’est la seule chanson de ce groupe que j’aime vraiment.

Les vacances sont finies

Retour à la réalité depuis hier soir, après vrais huit jours de vraies vacances. Mais, au fait, elles ont eu lieu où, ces vacances ?

L’avenir de la ville est dans le cocottarium

C’est le nom qui a attiré mon attention, alors que je déambulais sur le site Novethic :  « cocottarium ». Mais qu’est-ce donc ? ce qui est sûr, c’est que c’est une idée qui a émergé dans le Val d’Oise et qui mérite de faire son chemin.
L’équation de départ est simple : les humains jettent chaque jour des déchets organiques, les épluchures de légumes par exemple. Les poules se régalent desdites épluchures. Vous me voyez venir ? on confie une poule à chaque humain, il se débarrasse à peu de frais de ses déchets et, en remerciement de ces si bons repas, la poule lui offre son œuf quotidien.
Mais, dans la vraie vie, ce n’est pas si simple : la poule ne vit pas en appartement, ni même dans un jardin exigu. Il faut donc que l’humain ait de la place pour construire son poulailler et y installer la poule (ou les poules) de manière satisfaisante pour elle(s) comme pour lui. D’où l’idée de jouer collectif.
La commune de Neuville-sur-Oise vient donc de créer un poulailler municipal, surnommé « cocottarium ». Les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des collecteurs, ces déchets étant ensuite distribués aux poules. Les œufs sont vendus aux habitants et les excréments des poules sont donnés aux agriculteurs locaux qui s’en servent comme engrais. En échange de cet engrais bio, les agriculteurs donnent des paniers de légumes, afin qu’ils soient distribués aux habitants en difficulté, qui, en échange des paniers, participent à l’entretien des poulaillers. La boucle est bouclée.

Quand le noir et blanc sauve la mise

En brave touriste, je photographie en couleurs, et bien souvent j’ai tort. Lorsque la nuit est bel et bien là, et qu’en prime, il pleut des cordes, la couleur rend la photo triste à pleurer, là où le noir et blanc y met un peu de vie. Illustrons la chose par une rue vivante et commerçante (pléonasme ?) du 14e arrondissement, la rue Daguerre (j’ai adoré, une vraie vie de quartier, avec un vrai poissonnier au milieu) :

Paris-P1170756.jpg

En plein jour, lorsque le gris s’installe, c’est pire. La photo en couleurs est déprimante et laide (et inversement), alors qu’en noir et blanc, Notre-Dame, finalement, retrouve une certaine allure :

Paris-P1170746.jpg.jpg

Idem de la terrasse des Galeries Lafayette, quand, après avoir affronté les hordes touristiques, nous découvrons Paris du dernier étage, avec deux écueils majeurs : le vent de face et les perches à selfie. Mais on affronte, et on aperçoit même la Tour Eiffel :

Paris-P1170750.jpg

Vous l’aurez compris, même si parfois je semble moqueuse, quoiqu’il arrive je photographierai toujours Paris.

Photos réalisées en décembre 2017

Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

décembre-P1170327.jpg

Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

décembre-P1170214.jpg

Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

décembre-P1170540.jpg

… tout comme la grive :

décembre-P1170574.jpg

Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

décembre-P1170767.jpg

… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

décembre-P1170771.jpg

Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

décembre-P1170643.jpg

Une baignassout’ à Paris

Petite définition pour les nouveaux visiteurs : le terme « baignassout' » désigne les vacanciers sur l’île d’Oléron. C’est un petit peu péjoratif. Par extension, je désigne par « baignassout' » tout touriste restant dans les sentiers battus. Et ça m’arrive à moi aussi. Mea culpa.
Donc, pour en revenir au sujet du jour, j’ai fait Paris à Noël. Je passe sur les aspects météorologiques, sans intérêt. Commençons la balade : il faut à tout prix voir la Tour Eiffel, sinon Paris n’est pas Paris et moi je ne suis plus baignassout’. Je tente ma chance du côté de la Concorde, en plein bain de foule. Sauf que brume il y a et que la Tour Eiffel se retrouve sans tête :

paris-P1170681.jpg

Continuons l’aventure par les Champs-Elysées. Bain de foule, suite. Des artistes de rue jouent, le public rit, mais, ne mesurant pas 1,90m, je me contente de voir le spectacle à travers les écrans des smartphones des spectateurs :

paris-P1170687.jpg

C’est donc ça, Paris ? une ville dont il manque des bouts ? C’est le lendemain et le surlendemain de Noël que les choses s’améliorent. Tout d’abord par un détour par la Place Blanche et le sublime Moulin Rouge qui me ramène invariablement vers French Cancan, de Jean Renoir (une pure merveille des années 1950, avec Jean Gabin en premier rôle). Une madeleine en quelque sorte :

paris-P1170719.jpg

Et puis enfin, de la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, la vue sur l’île Saint-Louis, l’île de la Cité et Notre-Dame, avec un beau ciel gris prometteur de pluie (promesse fort bien tenue, mais la météo n’est pas le sujet du jour) :

paris-P1170733.jpg

Des oiseaux dans la ville : août 2017

Un peu fade, ce mois d’août, que ce soit à Bordeaux ou à Toulouse. Il y eut bien quelques merles et moineaux, des hordes d’étourneaux, mais l’exception ne fut point la règle, ce qui est finalement logique.
À Bordeaux, le faucon crécerelle a fait un retour remarqué au début du mois … :

aoûtP1150200.jpg

… tandis que quelques rares cormorans, avec leurs jolis yeux bleus, ne se décidaient pas à migrer vers l’océan. Le spécimen ci-dessous a été vu aujourd’hui même au Jardin Public :

aoûtP1150627.jpg

À Toulouse, où je n’ai passé que quelques heures en fin de mois, ce fut sur la Garonnette (un vieux bras de Garonne) que le miracle eut lieu. Tout d’abord du quasi-ordinaire en milieu humide, quoique urbain, avec l’aigrette garzette … :

aoûtP1150522.jpg

… et surtout un petit limicole que je n’avais pas encore eu l’occasion d’observer, à savoir un chevalier cul-blanc :

aoûtP1150523.jpg

Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.