Une petite phrase en passant

Une petite phrase en passant

Petite phrase entendue ce midi sur FIP :

« Le rire, c’est comme les essuie-glace ; ça n’arrête pas la pluie mais ça permet d’avancer »

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Oléron-petipatapon, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée, Une petite phrase en passant

« L’vin à bouère é meilleur qu’le vin qu’é but » (proverbe oléronais)

Source : Michel Nadreau, Dictionnaire de patois oléronais, 2017

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« En France, comme ailleurs, face aux incertitudes sanitaires, les gouvernements paraissent à la fois autoritaires et hésitants, incapables de prévoir l’avenir au-delà de deux semaines. Aussi la menace d’un confinement plus strict est-elle perçue comme insupportable. Et cette menace coagule tout un ensemble de résistances et d’oppositions qui peuvent s’agréger selon le principe de l’explosion : les explosifs sont là, reste à savoir où est la mèche, qui l’allumera et d’où ça partira. »

François DUBET, « D’un confinement aux autres : à quand l’explosion ? », Alternatives économiques, 27 janvier 2021

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American graffitis, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Lorsque Trump se présente à ses partisans depuis le balcon de la Maison Blanche, qu’il arrache son masque, et se frappe la poitrine, il n’est pas le matamore grotesque que l’on croit voir, nous autres encore un peu doués de raison, il est le « sauveur suprême » auquel le virus ne peut résister. Il ne mime pas Superman, il est Superman. Du moins pour des millions d’Américains. »

Denis Sieffert, « Trump et le délire complotiste », Politis n°1623, 14 octobre 2020

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La mer et ses poissons, Une petite phrase en passant

« Ce n’est pas la mer qu’aiment les Français, mais l’Ambre solaire, le sable chaud, les petits canots échoués à marée basse dans le soleil couchant, et Santiano repris en choeur au dessert. Ce n’est pas la mer qu’ils aiment, ce sont les vacances. »

Hervé HAMON, « Pour une poignée de sable chaud… », L’Histoire, Collection n°8, juillet-août 2000

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American graffitis, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Chaque citoyen américain croit ou est supposé croire que, par son seul effort individuel, il pourra améliorer son sort, quelle que soit son origine culturelle ou sociale : ce rêve américain, depuis les origines, attire les immigrants qui constituent la nation et il permet, en principe, à des hommes et des femmes, infiniment divers par leur origine, leur culture, leur croyance, de vivre ensemble : la Constitution est leur contrat social, l’économie de marché est leur « échelle de Jacob », et de l’Etat fédéral à Washington, on n’attend pas grand-chose. »

Guy Sorman, « Les États-Unis sont maintenant au bord de l’autodestruction », lemonde.fr, 15 juin 2020 (lien pour les abonnés)

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« On critique beaucoup les politiques, mais moi j’ai tendance à critiquer aussi les électeurs. Car, que ce soit en France ou ailleurs : Israël, USA, Russie… je trouve, pour dire les choses simplement, que les électeurs n’ont pas très bon goût. »

Guy Bedos, dans une interview pour Rue 89 Bordeaux (24 mars 2017)

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Chronique du déconfinement, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Les piétons sont au fondement de l’urbanité. Ce sont eux qui animent la ville et la rendent plus sûre. Ce sont eux, aussi, les plus vertueux : vraiment aucune nuisance. Ils doivent être au sommet de la hiérarchie des modes de déplacement et le vélo ne vient qu’après, puis les transports publics et enfin la voiture. »

Frédéric HÉRAN (économiste des transports), lemonde.fr, 20 mai 2020

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Chronique du grand confinement, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« En tant que citoyen, je suis témoin en ce moment de choses très désagréables : le fait que nous soyons considérés comme des mineurs. Ou encore, certains comportements des forces de l’ordre qui, visiblement, n’ont pas la culture de la protection des citoyens et qui profitent de la situation pour punir. C’est très contre-productif. »

Propos d’Olivier Faure recueillis par Marina Bellot pour Retronews, 17 avril 2020

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Chronique du grand confinement, Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Je suis en colère, mais pas contre la pandémie elle-même. Je perçois et vis ce virus comme complètement naturel. Je suis en colère contre la façon dont notre gouvernement gère cette crise d’une façon pathétiquement verticale, centralisée et ultrasécuritaire, en faisant assumer à la population son incompétence crasse. »

Alain Damasio, «Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille», propos recueillis par Hervé Kempf pour reporterre.net, 28 avril 2020

BD adaptée à la vie confinée

Bouquinages, Chronique du grand confinement

Téléportons-nous dans tes temps anciens, des temps d’avant confinement, genre XXe siècle, carrément. En ces temps anciens vivaient Raymond et Monique Calbuth, à Ronchin, dans la région désormais nommée Hauts de France. Vivaient ? vivent, bien sûr, un Raymond et une Monique, ça résiste à tout … Raymond est un aventurier du grand dedans, un homme qui, ne pouvant mettre fin à la guerre froide, a dressé le cartographie complète de son appartement. Qui vit l’aventure hebdomadaire à la supérette du coin, et l’aventure quotidienne dans l’affrontement systématique avec la languette de la vache-qui-rit. Qui peut visiter tous les musées de Paris sans quitter le métro. Qui taquine le photomaton pour ses souvenirs de vacances.
À lire, donc, de toute urgence : Tronchet, La vie échevelée de Raymond Calbuth, aventurier d’appartement (4 albums en un), Glénat, 1993

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Les présidents font l’Histoire mais ils ne savent pas quelle histoire ils font. Avant Emmanuel Macron, Charles de Gaulle, ramené au pouvoir au nom de l’Algérie française, finit par négocier, avec raison, l’indépendance. Valéry Giscard d’Estaing, le libéral, se coltina deux chocs pétroliers. François Mitterrand, le socialiste, dut imposer la rigueur. Jacques Chirac oublia sa « fracture sociale » qui l’avait fait élire. Nicolas Sarkozy fut rattrapé par la crise financière, et François Hollande, ballotté par les événements, petits et grands, ne cessa de répéter que « rien ne se passe comme prévu ».« 

Sylvain COURAGE, « Macron, le virus et la politique de l’imprévu », site web de L’Obs, 9 avril 2020

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Rester chez soi. Lire. Dormir. Écouter de la musique. Cuisiner. Rêver. Jouer avec son chat. Dormir encore un peu. Se reposer. Réfléchir. Prendre le temps d’être soi-même. Ne plus être pressé. Ne plus avoir à courir ou à donner le change. Sentir le temps passer, la vie s’écouler au ralenti comme si plus rien n’avait d’importance. Comme si nous étions seuls au monde, revenus à l’aube de la création. »

Laurent Sagalovitsch, « Se mettre en quarantaine est la meilleure chose qui pourrait nous arriver », Slate.fr, 26 février 2020

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« La grande distribution joue d’une certaine manière le rôle des Anglais dans la famine irlandaise : en préemptant les récoltes qu’elle achète avec des contrats léonins à bas prix, elle affame nombre de producteurs qui la nourrissent et risque d’affamer tous ceux qui lui font une confiance aveugle. »


Gilles Fumey, « Michel-Edouard Leclerc, grand bonimenteur », blog Géographies en mouvement, 13 février 2020 (lien)

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Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Oui, dans la France de M. Macron, il faut du courage pour participer à une manifestation déclarée, sur un parcours autorisé, afin de défendre des revendications qui ont simplement trait au respect des travailleurs… »

Danièle LINHART, « Pas un jour de plus au travail », Le Monde Diplomatique, janvier 2020

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Bouquinages, Une petite phrase en passant

« Le capitalisme devait être éradiqué, ainsi que la plupart des « ismes ». Le socialisme. Le marxisme aussi, si toutefois il existait. Le fascisme et le darwinisme, bien sûr (censés être la même chose). Le cubisme pouvait, en revanche, être conservé, à condition qu’il ne soit soumis à aucune règle. »

Jonas JONASSON, L’analphabète qui savait compter, 2013

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Une petite phrase en passant

« Lorsqu’il parle du pays, le peuple français des H.L.M., des usines, des marchés, des garages, utilise ordinairement un NOUS d’une majesté toute royale. Dans ce splendide pluriel, les petites gens mettent sans façon la communauté nationale entière avec ses pauvres, ses riches, les citadins, les campagnards, les jeunes, les vieux, les vivants obscurs, les morts célèbres, puis cette foule de fantômes illustres statufiés dans le bronze et la pierre sur nos places publiques. »

Gilbert COMTE, « Notre histoire », Le Monde, 17 septembre 1983

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Bouquinages, Une petite phrase en passant

« Mais un bar, ça ne tient pas avec trois touristes qui gueuletonnent un croque-monsieur. Il te faut du pilier, pour tenir, du gars prêt à vendre sa maison pour boire. Si tu vends de l’alcool, il te faut une clientèle de passionnés, pas des amateurs de kir à la fraise. »

Virginie Despentes, Vernon Subutex, tome 2, 2015

Une petite phrase en passant

Le monde tel qu'il va, Une petite phrase en passant

« Le problème aujourd’hui n’est pas tant le capitalisme que le court-termisme. Les entreprises sont aujourd’hui otages de leurs actionnaires, qui s’en fichent de l’avenir à long terme. Si elles étaient à nouveau dirigées par leurs dirigeants, on aurait moins de licenciements économiques, et une stratégie de long terme. »

François Gemenne (chercheur en sciences politiques à l’université de Liège), dans un entretien accordé au site Reporterre, mis en ligne le 25 mai 2019

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Il y a la voiture “droite coupable”. Toujours de marque française, de coupe classique et de couleur sombre. Surtout pas m’as-tu-vu, tu vois ? Et il y a la voiture “droite décomplexée”, comme les 4 × 4 bling-bling et autres SUV qui permettent de dominer les voitures normales. Compris ?

Laurent TELO, « À l’approche des Européennes, voyage en terre de droite », Le Monde, 3 mai 2019

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Bouquinages, Je suis prof mais je me soigne, Une petite phrase en passant

– Alors ? pourquoi tu veux l’être, institutrice ?
– Pour faire chier les mômes, répondit Zazie. Ceux qu’auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder.

Raymond Queneau, Zazie dans le métro , 1959

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Je suis prof mais je me soigne, Une petite phrase en passant

« L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir.

Albert JACQUARD, « Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Éducation, je décrète », L’Humanité, 22 mars 1999

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Bouquinages, Une petite phrase en passant

« … [elle] l’avait regardée avec ces yeux d’adultes qui vous ont talqué les fesses quand vous étiez une bambine, elle s’était retenue de dire « je t’ai connue haute comme ça » ou « comme le temps passe comme tu as grandi », mais son expression disait quand même tout cela, parce-que ça reste une énigme, pour les adultes, que des machins qui se trainaient à quatre pattes en suçant des tétines puissent se transformer en si peu de temps en semi-monstres qui chaussent du 42. »

Virginie Despentes, Vernon Subutex, tome 1, 2015

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Bouquinages, Une petite phrase en passant

« L’argent des riches est plus efficace que celui des pauvres, qui permet rarement de résoudre quoique ce soit. Quand un pauvre essayer de régler quelque chose avec de l’argent, il le perd. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est pauvre ».

Arto Paasilinna, La cavale du géomètre, 1994 (1998 pour la traduction française)

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Une petite phrase en passant

« Il ne faut pas confondre les cons avec les crétins, qui est une forme pathologique. La connerie est une forme de luxe : on choisit d’aller emmerder le monde. »

Phrase de l’historien Antoine de Baeque citée par Quentin Périnel,
« Psychologie de la connerie sur votre lieu de travail »,
Le Figaro, 20 novembre 2018

Une petite phrase en passant

Un peu d'art dans un monde de brutes, Une petite phrase en passant

J’suis pas malin j’ai des excuses
Je viens de cette époque étrange avec 3 chaînes à la télé
Et puis des TGV oranges
Du coup dans ma génération on est pas toujours très très fin
On en demande pas trop à qui a grandi devant TF1

Alexis HK – Extrait de la chanson « Salut mon grand », de l’album Comme un ours, octobre 2018

Tristesse finlandaise

Bouquinages, Finlande

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Arto Paasilinna en 2007 (Wikimedia Commons)

« Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l’apathie ». C’est ainsi que commence Petits suicides entre amis, une des multiples pépites d’Arto Paasilinna, auteur prolixe et finlandais qui vient d’avoir le mauvais goût de mourir, lui qui pratiquait l’humour à assez haute dose, surtout quand il était noir.
Je me suis remis le nez dans Petits suicides … lors de mes vacances en Finlande, et depuis je gloutonne du Paasilina, comme les Finlandais, cette « nation de guerriers », « se rassasient de saucisses graisseuses » lors des fêtes de la St-Jean.
D’un petit détail ne tenant même pas lieu de fait divers (songeons au célèbrissime Lièvre de Vatanen), Paasilinna pondait un roman aux ramifications complexes, inattendu, toujours d’une grande drôlerie. C’est ce côté fantasque qui va désormais manquer à tous ces lecteurs, cette impression d’être emmenés sur le fil d’un funambule qui ne sait pas toujours lui-même où il va. Nous le suivions malgré tout avec une totale confiance, car les livres de cet homme-là ont le pouvoir de rendre heureux.

Une petite phrase en passant

Une petite goutte de science, Une petite phrase en passant

« Si Galilée, Darwin, Spinoza, Pasteur, Einstein et tant d’autres avaient été de grands mondains écumant les afters au petit matin, après avoir dansé toutes les nuits comme des endiablés, nous en ­serions encore à gratter les silex sous la pluie… »

Dr David Gourion, dans une interview au journal Le Monde le 2 octobre 2018

Collection # 357

Bouquinages, La mer et ses poissons, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Envie de vacances

plage

Collection # 350

Bouquinages, Nos amies les bêtes, Oléron-petipatapon, Promenons-nous dans les bois

Balade dans le marais des Bris
Ile d’Oléron, mai 2016

balade