Carte postale [11]

copenhague

Copenhague, avril 2014

Collection # 295

Il y a un an : vacances à Copenhague (2)
Côté campagne

campagne

Collection # 294

Il y a un an : vacances à Copenhague (1)
Côté ville

ville

Collection # 247

L’île de Christianhavn
Copenhague, avril 2014

christianhavn

Collection # 246

Un port de plaisance
Copenhague, avril 2014

plaisance

Madame a des rondeurs

sculptureP1440121C’est une sculpture visible dans le jardin de Louisiana, le musée d’art contemporain situé au nord de Copenhague dont j’ai parlé il y a quelques temps ici-même.
Une dame fort potelée, voire dodue, se tient assise : c’est d’ailleurs le titre de l’œuvre, « La femme assise », réalisée en 1964 par Svend Wiig HANSEN.
La dame, donc, a des rondeurs. On sent bien que le geste qu’elle exécute de la main gauche (une tentative de curage d’oreille ?) est pataud, malaisé. Les doigts, les orteils, tout est rond et pesant. Et pourtant, cette dame ne manque ni de charme ni d’humanité, à la différence de bien des mannequins filiformes et bougons à la mode aujourd’hui.
Toutes les œuvres d’HANSEN n’ont pas forcément cette lourdeur, même si la rondeur revient souvent. Artiste danois polyvalent, mort en 1997, on lui doit aussi bien des illustrations de livres que la déco d’une église, ainsi qu’un grand nombre de peintures.

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L’église de marbre

« Eglise de marbre » est la traduction de « Marmorkirken », surnom donné à la Frederikskirken (« Eglise de Frederik »), à deux pas du palais royal de Copenhague. C’est de l’opéra que l’on voit le mieux son énorme dôme de 31 mètres de diamètre :

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Le dôme n’est pas moins intéressant de l’intérieur :

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Le plus surprenant dans cette église est peut-être sa forme, puisqu’elle est ronde, ce qui n’est pas si courant :

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Cette forme ronde m’a rappelé l’église du Panthéon, à Rome, mais la comparaison s’arrête là. Les travaux de la Marmorkirken furent fort longs : débutée au milieu du XVIIIe siècle à la demande du roi Frederik V, l’église ne fut consacrée qu’à la toute fin du XIXe siècle. Ce temps fort long s’explique par le coût exorbitant des travaux : le marbre de Norvège n’est point donné, et c’est finalement avec du vulgaire, ou du moins plus abordable marbre danois, que l’église fut achevée.

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Chaumières danoises

Même si des maisons sont couvertes en chaume jusqu’en Brière, les pays ayant adopté ce type de couverture pour les maisons rurales sont quand même plutôt des pays d’Europe du Nord, dont bien sûr le Danemark. Nous avons vu des chaumières lors de nos balades hors de Copenhague, dans la forêt de Jægersborg d’abord, puis à Humlebæk ensuite.

chaumières

Collection # 245

Dans le jardin de Louisiana
Humlebæk (Danemark), avril 2014

Louisiana

Louisiana

On quitte Copenhague, mais en train et on ne va pas très loin : cap sur le petit port de Humlebæk, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale danoise. Et là se trouve Louisiana, un musée d’art contemporain d’une telle richesse qu’il a parfois été surnommé « le Beaubourg danois », en tout cas si vaste qu’une journée seule ne suffit pas pour profiter de tout.
Tout d’abord il y a le lieu : un musée largement ouvert par d’immenses baies vitrées sur la nature environnante. On voit la mer, un jardin apaisant, un petit étang, un autre jardin sur une colline : ce dernier est un cimetière.
Et puis il y a les œuvres : pour le détail, dirigez-vous vers le site web de Louisiana. J’ai particulièrement apprécié les salles consacrées à l’art américain depuis 1945, allant de la BD détournée aux classiques de Warhol, une impression de refaire, en plus rapide, la visite du MoMA.
Je fus surtout totalement captivée, pour ne pas dire bluffée, par une expo immense consacrée à l’architecture arabe contemporaine, des réalisations délirantes des Emirats lancés dans une course effrénée à la verticalité, jusqu’aux projets et utopies, en passant par l’adaptation moderne du moucharabieh.

L’opéra de Copenhague

opéraP1430693C’est une immense bâtisse ovale de verre et d’acier, couverte d’une sorte de grande casquette métallique, bâtie sur les anciens docks de Copenhague, dans le quartier de Holmen (un ensemble d’îles artificielles jouxtant l’île de Christianhavn).
Inauguré en 2005, l’opéra de Copenhague est l’œuvre de l’architecte danois Henning LARSEN, décédé il y a un peu moins d’un an, et à qui l’on doit aussi le ministère des Affaires étrangères saoudien. Le bâtiment a été financé par l’armateur Maersk, dont le siège social se situe presque en face (en bateau-bus, ça ne prend que quelques minutes), et qui a dépensé la bagatelle de 336 millions d’euros pour offrir ce bébé à sa reine, dont le palais se situe exactement en face, il suffit juste de traverser un bras de mer.

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D’une apparente grande sobriété, c’est un bâtiment assez époustouflant, peut-être parce-qu’il est entouré d’eau, comme dans un écrin. C’est une fois sur l’eau, en bateau-bus ou autre, qu’on le découvre le mieux, l’approcher par la terre ferme prenant un certain temps : mes pieds ont longtemps gardé le souvenir de la quête de l’opéra, que l’on voyait certes de loin, mais qu’un enchevêtrement de canaux nous empêchait de rejoindre en ligne droite.
Au premier abord, on n’imagine pas forcément qu’il s’agit d’un opéra. D’ailleurs les surnoms que lui donnent ses détracteurs le prouvent :  le grille-pain est de ceux-là, il est aussi comparé à un aérogare, ce qui n’est vraiment pas un compliment.
Néanmoins, et quoiqu’on pense de cette architecture (qui m’a personnellement beaucoup plu, voire impressionné), cet opéra est salué pour la qualité de son acoustique, et c’est quand même bien ça l’essentiel.

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Deux éléphants dans une église

N’étant pas bien informée des us et coutumes de la monarchie danoise, en particulier en matière de distinctions honorifiques, je fus fort surprise de voir deux éléphants de part et d’autre de la porte principale de l’Eglise de Notre-Sauveur (Vor Frelsers Kirke en VO) à Copenhague :

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Il s’agit de la représentation de l’ordre de l’éléphant, décerné aux princes de sang (danois ou pas) et aux chefs d’Etat étrangers. A ce titre, Napoléon en fut gratifié en 1808, après la signature d’un traité d’alliance entre la France et le Danemark. A la différence de notre légion d’honneur, qui honore en pagaille et parfois n’importe qui, l’ordre de l’éléphant est décerné avec parcimonie : si trois Danois l’ont reçu au XXIe siècle, c’est le bout du monde.
insigne éléphantLa décoration représente un éléphant en émail blanc surmonté d’une tour, comme on peut le voir ci-contre (objet conservé au musée du Louvre et datant du XIXe siècle). Il est suspendu à un collier d’or ou à un ruban bleu.
Mais d’où vient un tel symbole pour un pays très éloigné du biotope des pachydermes ? L’histoire remonte au XIIe siècle, lorsqu’un croisé danois aurait tué un éléphant lors d’une bataille contre des musulmans.

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Le pic épeiche

pic epeicheIl est plus facile de l’entendre tambouriner sur les arbres creux façon tam-tam que de le voir. Néanmoins cela arrive, pas forcément dans de bonnes conditions photographiques, ce dont attestent les deux photos ci-contre, prises en avril au Danemark : celle du haut dans un parc du centre de Copenhague, l’autre dans le parc de Jægersborg, là où nous avons vu des biches.
Le pic épeiche vit dans toute l’Eurasie ou presque, y compris dans les régions arctiques. Assez fréquent à ce jour, il est néanmoins menacé par la déforestation.
Muni de sortes de doigts, il grimpe facilement aux arbres. Ceux-ci lui servent à la fois de moyen de communication et de réservoir de nourriture. Les branches creuses sont tambourinées de manière très rapide, jusqu’à 20 coups de bec par seconde : c’est ainsi que ce pic-là communique, en particulier à la saison peace and love, car c’est oiseau-là ne chante ni ne siffle pour attirer les copines ou délimiter son territoire. Il peut aussi tambouriner sur des poteaux électriques. Les branches creuses, qui hébergent des insectes xylophages, sont aussi bien sûr son principal garde manger : insectes et larves sont son régal, même s’il mange aussi des graines et des fruits.
Une fois que monsieur, reconnaissable à la petite tache rouge à l’arrière de la tête, a trouvé madame, il cesse de tambouriner à tout-va. Le couple creuse alors un nid et le meuble de copeaux de bois, ce nid pouvant servir plusieurs années de suite. Une fois les œufs pondus, madame couve le jour et monsieur couve la nuit. Au bout de deux grosses semaines, les petits émergent de leurs coquilles. Ils restent au nid environ trois semaines, puis partent à leur tout apprendre à jouer du tambour.

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L’arrière de Borgen

1P1430765Borgen : excellente série dont les trois premières saisons ont été diffusées sur Arte. Mais pas que. Borgen, c’est d’abord et surtout le surnom que les Danois ont donné au château qui abrite leur parlement et le cabinet du premier ministre : Christiansborg, dont je n’ai vu que l’arrière (pour l’avant et l’intérieur, cliquez ici).
C’est dans la première moitié du XVIIIe siècle que le roi Christian VI fit raser un vieux palais médiéval pour bâtir le premier château de Christianborg afin d’en faire sa résidence principale. L’édifice fut ravagé par les flammes moins de cinquante ans après la fin de sa construction, et un deuxième château de Christianborg le remplaça au même endroit en 1828. Rebelote : re-incendie, à la fin du XIXe siècle. Le bâtiment visible aujourd’hui a été achevé en 1928 après vingt-et-un an de travaux.

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2,5 tonnes de métal sur une clé de 9 mètres

Depuis 2012, il y a une drôle de sculpture géante sur un quai de Copenhague : ZINKGLOBAL, premier élément d’un projet mondial de 12 œuvres. L’auteur, Kim MICHAEL, est connu sous le pseudo de THEZINKER : jetez un œil sur son site web (en anglais) et devenez des adorateurs de la lettre « z ».
ZINKGLOBAL représente un homme (trois mètres de haut quand même, sacré gaillard !) assis en position de penseur sur une clé. L’homme est constitué de déchets métalliques recyclés, aussi bien des pièces de voitures que des éléments électriques.

Collection # 243

Les biches
Forêt de Jægesborg (près de Copenhague), 18 avril 2014

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Le parc de Jægersborg

Sur la même commune que la plage de Bellevue dont je parlais récemment, mais de l’autre côté de la voie ferrée, se trouve un des lieux de balade préférés des habitants de Copenhague : le parc de Jægersborg, en fait une ancienne réserve de chasse royale. La forêt, qui couvre à peu près 11 km2, est absolument superbe, une vraie forêt de conte de fée.

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Les arbres sont pour la plupart très vieux. Quand une tempête leur arrache des branches ou les abat, ils sont laissés à terre, où ils servent d’abris aux insectes.

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Le parc est aussi parcouru par tout un réseau de ruisseaux et d’étangs.

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Et surtout, on peut y voir d’assez près des animaux peu farouches, ceux-ci étant nourris par les hommes en hiver. Qu’il s’agisse d’oiseaux (nombreux pinsons, mais aussi une volaille aquatique assez importante) ou de mammifères, les animaux restent relativement détendus face aux humains. C’est ainsi que nous avons vu, de trop loin, ceci :

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Ce n’est que plus tard, après agrandissement poussif et ultra-pixellisé de l’image, que nous avons compris : il s’agissait de biches. Biches dont nous avons pu observer pendant un temps relativement long tout un troupeau, en gros une vingtaine de bêtes. Nous étions à moins de 20 mètres :

La plage de Bellevue

Klampenborg est une petite station balnéaire située à 10 km au nord de Copenhague (localisation). La plage de Klampenborg porte le nom bien français de « Bellevue ». C’est une plage de sable très fin et très blanc, de largeur toujours égale puisque les marées sont quasiment inexistantes sur la Baltique (jamais plus d’un mètre).

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Les eaux marines sont particulièrement limpides, mais très pauvres en végétaux et surtout en animaux : il se peut que les anciennes pollutions de la RDA y soient pour quelque chose, les biotopes mettant du temps à se reformer.

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On peut y voir les structures des aménagements estivaux, les Danois se ruant sur les plages en été. La température de l’eau y atteint en général 20°C, ce qui n’est pas si mal sous le 55e parallèle.

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Sur les traces d’Andersen [3]

sous l'eau P1430770Cette dernière note consacrée à Andersen évoque un de ses poèmes, dont je n’ai pas retrouvé le texte intégral sur le net, du moins pas en français. Ce poème, écrit lors d’un voyage en Suisse, reprend un vieux conte populaire danois : Agnès et le triton.
Agnès (« Agnete » en danois) est une jeune paysanne. Marchant au bord de la mer, on la devine rêveuse et mélancolique, elle croise un triton et en tombe follement amoureuse. Elle le suit au fond de la mer où, en huit ans, elle donne naissance à sept fils. Un beau jour, alors qu’elle regardait tendrement son dernier enfant dans son berceau, elle entend les cloches de son village. Prise d’une immense nostalgie, elle demande à son triton de mari l’autorisation de retourner à la surface le temps d’assister à la messe. Le triton, pas mauvais bougre, laisse Agnès partir. La jeune femme ne revint jamais au fond de la mer auprès de son époux et de ses enfants.

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La sculpture visible au fond d’un canal de Copenhague, en plein centre-ville, montre le triton resté seul avec ses fils, le plus jeune étant dans ses bras (pas très visible sur les photos). Les huit personnages tendent les bras, attendant en vain Agnès, dans un profond désespoir.

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Cette sculpture a été réalisée par une artiste danoise pratiquant aussi la photographie : Suste BONNÉN. Elle a été installée dans le canal en 1992. On peut aisément faire le rapprochement entre cette sculpture et les photos de Suste BONNÉN, en particulier celles montrant des bébés nés par césarienne, et dont les postures et les visages rappellent les personnages de la sculpure.

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Sur les traces d’Andersen [2]

petite sirène P1430684Il serait inconvenant d’évoquer Andersen en passant à côté de l’emblème de Copenhague : la Petite Sirène, toute petite statue de bronze perchée sur son tout petit rocher, et qui attire si bien la foule que j’ai eu, l’espace d’un instant, l’impression d’être près de la fontaine de Trevi, à Rome.
Au départ, il y a donc un conte d’Andersen, que les studios Disney ont tellement édulcoré qu’ils l’ont rendu niais. La version qu’envisage de réaliser Sofia Coppola semble plus proche de la réalité du personnage, moins lisse et moins mignon qu’il n’y parait.

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La Petite Sirène est, à Copenhague, une nénette de bronze de 175 kg, ce qui est beaucoup pour simplement 1,25 m ! Elle fut réalisée à la demande du fils du patron de la brasserie Carlsberg, en 1909, par un sculpteur qui s’inspira de deux modèles pour la réaliser : une danseuse et sa femme.

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Les aventures de la sculpture furent nombreuses et désagréables : décapitée à au moins deux reprises, elle eut aussi un bras arraché, elle fut barbouillée, dynamitée, et emballée dans une burqa. Mais cela est sans importance : cela fait belle lurette que la statue originale dort tranquillement dans un lieu inconnu, les badauds ne s’extasiant que devant une simple copie.

Sur les traces d’Andersen [1]

Difficile de visiter Copenhague sans penser à Andersen, le conteur et poète danois du XIXe siècle. Célèbre à l’étranger (il vécut en Allemagne et en France) bien avant d’avoir eu la reconnaissance qui lui était due dans son propre pays, Andersen a vécu de longues années à Copenhague, notamment à Nyhavn, en face du quai que je montrais ici-même hier. Une plaque atteste de sa présence.

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Il a ainsi vécu dans une maison aujourd’hui d’un beau rouge vif. C’est notamment là qu’il a écrit La Princesse au petit pois.

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La reconnaissance dans son propre pays fut tardive mais à la hauteur des ambitions du monsieur, et aussi de son talent : il devint conteur officiel des enfants du roi, faisant ainsi ressembler sa vie à un conte de fée. Parti apparemment de rien, famille dans la dèche et conditions de vie sordides dans sa jeunesse, il se hisse au rang des plus grands, tel le vilain petit canard devenu cygne dans un de ses contes. A la fin de sa vie, on offre des banquets gigantesques en son honneur, il est adulé.
Il est mort à Copenhague en 1875, à l’âge de 70 ans. Il est enterré dans un immense cimetière beau comme un jardin sauvage dans le quartier assez populaire de Nørrebro, et des enfants déposent encore aujourd’hui dessins et joujoux sur sa tombe.

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Collection # 242

55°N : signes de printemps
Copenhague et ses environs, avril 2014

printemps

 

Nyhavn

Nyhavn, c’est la carte postale danoise par excellence du moins par beau temps : un canal au cœur de la ville, bordée de maisons colorées qui se reflètent dans l’eau (voir le résultat à l’annexe).

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En danois, Nyhavn signifie « Nouveau port ». Il y a effectivement des bateaux, désormais devenus musées pour la plupart, ou simples objets de curiosité. De beaux objets, néanmoins, comme un bateau-feu (ou bateau-phare) datant de la fin du XIXe siècle.

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Creusé par des prisonniers de guerre au XVIIe siècle, ce canal relie la mer à la vieille ville. Lors de sa mise en service, des cargos et des bateaux de pêche y accostaient. C’était un port comme les autres : haut lieu de la prostitution et de la bière coulant à flot.

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Dès le début du XXe siècle, le port de Nyhavn est devenu trop étroit pour les nouveaux gabarits des navires. Seuls les petits bateaux pouvaient y accoster, mais ils furent vite concurrencés par la route, et Nyhavn fut délaissé jusque dans les années 1960, où des opérations de rénovations transformèrent progressivement ce canal en haut-lieu touristique, en particulier pour son côté ensoleillé l’après-midi, dont les photos illustrent cette note. On y trouve des bistrots avec terrasses, la foule et … d’excellentes glaces.

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Comme un air de « déjà vu » (suite)

Un air de « déjà vu », mais un air seulement. Effectivement, au premier abord j’ai pensé à Berlin. Il y avait de nombreux points communs, notamment l’efficacité et la simplicité des transports en commun, le côté très détendu de la population (plus encore qu’à Berlin, avec une énormissime gentillesse, une vraie bienveillance qui rassure sur l’espèce humaine). Mais la langue n’était point la même, incompréhensible à l’oral (le « g » muet, un vrai piège), à peine déchiffrable à l’écrit (et encore, sous réserve d’avoir quelques bases d’allemand : quelques mots peuvent être devinés, mais c’est tout), même si certains mots se prononcent comme en allemand :

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Voici donc le « O barré », qui se prononce comme notre « œ » (celui de l’œuf). Nous n’étions point en Germanie mais en Danoisie. Un peu moins de cinq jours entre Copenhague et ses abords bucoliques, forestiers et/ou maritimes.

Comme un air de « déjà vu »

Résumé de l’épisode précédent : pour mes vacances, j’avais le choix entre un temps doux et ensoleillé, et un temps plus frais avec quelques nuages. La première option correspondait aux prévisions météo pour Bordeaux : je n’avais pas envie de rester à la maison. J’ai donc choisi l’autre option, et, au final, le soleil a été plus présent que prévu, voire carrément chaud en plein après-midi. Où était ce lieu défiant les lois météorologiques de base et les clichés sur les temps nordiques (car nord il y eut) ?
Jugez un peu via les photos ci-dessous. Il se peut que cela vous dise quelque chose, … ou pas ! j’ai eu l’impression, en tout cas, d’avoir déjà vu ça quelque part, limite retour au bercail.
D’abord, il y avait ces tuyaux colorés sur les zones de travaux :

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Puis il y eut de l’ours :

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Et enfin un vocabulaire qui, s’il m’a amusé la première fois que je l’ai vu, m’a là semblé banal :

indices P1430748Et donc, c’était où ?