La ville est toujours là

Chronique du déconfinement, Si la Nouvelle Aquitaine m'était contée

Le confinement m’avait fait perdre Bordeaux de vue, comme si la ville avait soudainement disparu dans ce rétrécissement majeur de l’espace autour de mon territoire de libre parcours, quelque part en banlieue nord. Le passage en rive droite fut un très grand moment de bonheur, un sentiment très net de la liberté retrouvée, d’autant plus que rien, ou presque, ne rappelait l’existence du covid. Il y a bien eu l’obligation du masque pour franchir la Garonne sur le Batcub, avec gel hydroalcoolique à bord, mais rien d’oppressant, rien d’anxiogène.
Une fois sur les quais de la rive gauche, en centre-ville, il y a bien ce nouveau balisage au sol, qui sépare les équipes, mais cela n’est pas effrayant, pas si contraignant que cela finalement :

La sensation nette que nous avions changé de monde fut ressentie dans un haut lieu du tourisme bordelais, à savoir la Place du Parlement, où nous nous régalâmes d’une glace, parce-que la vie urbaine est aussi faite de petits plaisirs. C’était la première fois que je voyais cette place dans toute son étendue, sans les terrasses des restos qui, habituellement, mangent une grand partie de l’espace. Et là j’ai ressenti que la ville avait basculé, parce-que Bordeaux sans bistrot ni resto, ce n’est pas vraiment Bordeaux.

Photos réalisées le 14 mai 2020

Une réflexion sur “La ville est toujours là

  1. Quelle belle photo de la place du Parlement, j’adore. J’avais lu que La Machine à lire avait réouvert ses portes. J’habite près de la Place Paul Doumer à dix minutes et je n’ai pas très envie d’aller dans le centre. J’aime les quais, c’est là mon plus grand plaisir me promener le long de la Garonne. Merci pour ces photos elles montrent bien toutes ces transformations qui vont rester un bon moment. Une seule crainte, l’ouverture au tourisme qui augmentera le risque. Et de cela, j’ai pas trop envie. Depuis mon arrivée à Bordeaux en 2004, comme tout à changé. Sauf cette affluence touristique étouffante et ces immense bateaux de croisière qui font tant de tort à la nature. Pas au fonds de commerce de la mégapole, hélas ! Le fric d’abord. En Belgique c’est pareil. Mon fils et sa petite famille ne sont plus à Bruxelles, à la campagne. Ils s’y trouvent très bien. En face d’un bois, entouré de quelques maisons. Merci pour ton témoignage.

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