La veille au soir, il y a eu orage. Un orage banal. Et, sur le coup de dix heures du mat’, la Garonne a la couleur café crème des jours un peu houleux. La coque rouge du Sicambre se dégage sans mal sur ce paysage finalement banal :

Si le Sicambre est à quai, le Cyrano de Bergerac, lui, vient d’appareiller et s’apprête à passer de l’autre côté du pont Chaban. Direction l’océan, océan qu’il ne verra pourtant jamais, car le destin des navires de rivière n’est pas de prendre la mer :

Les fleurs qui poussent dans la pierre du quai commencent à faner. Ce doit être un genre de millepertuis sauvage :

À contre-jour émerge une des épaves restées là depuis la Deuxième guerre mondiale, au temps où, de rage de perdre, l’armée allemande avait coulé tout ce qu’elle pouvait pour empêcher la libération du port de Bordeaux :

Une réflexion sur “Un matin de Garonne laiteuse

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